‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 27 sur 201 · XXIV TABLE MÉTHODIQUE DES MATI]P:RES · texte numérisé non relu

XXIV TABLE MÉTHODIQUE DES MATI]P:RES

gnctiqucB. — 342*. Mam^rc d'observer les phc^nomënoB du diomAgndtinnie. — 343. Explication du dlamagncUiRine. — 343*. MagndtiHinc des cristaux. — 343^. Rotation du plan de polarisation de la lumière sous rinfluencu des aimants ot des courants.

CUAPITIIK IX- — IXDUCTIOX 65

§§ 344. Induction par les courants. — 344». Loi gdnërale de Tinduction galvanique. — 345. Induction par les aimants. — 346. Induction d'un courant sur lui-même. Extra-cuurant. — 347. Intensité des courants induits.

— 348. Durée et marche des courants d'induction. — 349. Théorie des phénomènes d'induction. Courants induits de difTérents ordres. — 350. Emploi des c<»urants induits en physiologie et en thérapeutique.

— 350*. Ap]>areils d'induction \olta-faradiques. — 350**. Aj)pareil de du Hois-Reymond. — 35()<î. Appareil do Helmholtz. — 350«*. Appareil d<! Tripier. — 350«. Appareil de Duchenne (grand modèle). — 350'. Appareil de Duchenne (prtit modèle). — 350». Appareil de Kuhmkortr. — 350*». Appareil de (iaiffe (ancien modèle). ~ 350». Aj»parfil d»* (îailfe (nouveau modèle). — 350J. Appareil do Trouvé. — 351. Appareils d*indueti(»n magnéto-faradiqiies. — 351*. Machine de Clarke.

— 351*». Appareil magnéto-faradi(iU(t de Hreton. — 35K. Appareil de Duchenne. — 351**. Appareil de Gaiffe. — 351*". Influence de la vitesse de rotation sur Tintensité des eitVts produits par les machines magiuttofaradiques. — 351 '. Comparaison entre les appareils volta-faradiqnes. et maguéto-faradic|iieH. — 352. EHuts d'induction unipolaire. — 352*. Bohine de Ruhmkoril'. — 352*>.*Tubes de (ieissler Applications médicales. Splanchnoscope.

Ekhata et additionh 6{

TaDLE Al.I'lIAUl^.TKjUE ET ANALVTIQI'E 1>KS MATIÈRES 6^

DE

i. [Objets et phénomènes. — L'homme, armé de ses sens, constate autour de lui Teustence à'ohjets ou de corps matériels. Il reçoit de ces divers corps des impressions qui non-seulement lui en révèlent la présence et lui permettent de les distinguer les uns des autres, mais qui les lui montrent encore, dans certains cas, le siège de modifications, de changements plus ou moins profonds et plus ou moins durables : tout fait, tout acte par lequel un corps manifeste ainsi ses qualités et ses modifications porte, dans les sciences physiques, le nom àe phénomène. L'ensemble de tous les corps, c'est-à-dire de tout ce qui peut exciter en nous des sensations, constitue le monde, Vunivers, le cosmos y ou la nature.

Panni ces corps, il en est qui ne peuvent subsister qu'à la faveur d'une fonue et d'une structure particulières, en un mot, de l'organisation qui leur e>t propre , et à la condition de renouveler èans cesse les matériaux dont ils se •i)mposent ; ce sont les êtres organisés ou vivants, comprenant les végétaux et l<*s animaux et constituant le règne organique. L'existence de ces corps, en taiit qu'individualités distinctes ou vivantes , a une durée limitée ; mais ils jouissent de la faculté de se reproduire. Les autres corps de la nature, dépourvus (les attributs (jui viennent d'être indiqués comme propres aux êtres vivant, sont les corps inorganisés et minéraux, et composent le règne inorga- '»i'/Me. 11 n'a pas été possible, jusqu'à présent, de découvrir dans les êtres orç'aiiisês d'autres matériaux premiers que ceux qu'on retrouve dans le règne niin»'Tal.

Un distingue de même plusieurs classes de phénomènes : les uns , les phéu^juiènes vitaux, sont l'apanage exclusif des êtres vivants ; les autres, que nous appellerons phénomènes non vitaux , sont communs à tous les corps de la nature. Cette seconde classe se subdivise elle-même en deux catégories : tantôt b Mil)stance du corps éprouve une altération profonde , qui va jusqu'à le transfc>riner en un nouveau corps différent du premier ; on est alors en présence d'un phénomène chimique; tantôt le changement est moins considérable , il '«pecte la nature intime du cori)S ; il constitue , dans ce cas , un phénomène y^^ll^ique, La chute d'une pierre , l'attraction exercée sur des corps légers pai* ua bâton de verre préalablement frotté avec de la laine, sont des phénomènes

WUNDT, Pliyglque m^dkalt. 1

qui rentrent dans cette dernière catégorie. La métamorpiiose du fer en rouille , la formiition du savon aux dépens des corps gras par Tintervention d'un alcali, sont des pliénomènes chimiques. On trouve un exemple de phénomène vital dans le développement d'un germe organisé donnant naissance, suivant les cas, à une plante ou à un animal.

La ligno do di^marcation quo nous venons d^tftblir entre les phënomënes d*ordre chimique et ceux d'ordre physique semble un peu vague , aussi longtemps qu*on n*A pas àéûiû ce qu'il faut entendre par nature intime d'un corps. L'interprétation rationnelle des phénomènes observes a conduit les savants à rejeter l'idëe d'une divisibilité indéfinie et infinie de la matière ; on a donne le nom à''<Uomeê aux dernières particules matérielles, à celles qui ne peuvent plus être divisées par aucun des moyens à nous connus. Les atomes n'existent jamais à l'état isolé ; ils se réunissent par groupes poor former une molécule y et la réunion d'un nombre plus ou moins grand do ces molécules constitue à son tour un corps. Nous pouvons dire dès lors que les phénomènes chimiques apportent on changement dans l'équilibre des atomes constituants des molécules matérielles, qu'ils en modifient le groupement ou qu'ils altèrent la composition de la molécule. Les phénomènes physiques peuvent porter atteinte à l'équilibre des mol^ cules les unes par rapport aux autres, mais leur action ne s'étend pas jusqu'aux atomes. Los propriétés chimiques d'un corps ne dépendent que do la nature et du modo d'arrangement de ses atomes; les propriétés physiques dépendent, en outre, du groupement de ses molécules. Un corps ne change de nature que s'il survient une modificatioii dans la constitution de ses molécules, en sorte qu'un même corps peut se prësonter sous plusieurs états physiquement difiiérents, tout en restent le mémo sous le rapport chimique. On voit par là qu'il n'y a entre les phénomènes chimiques et physiques qu'une difiérence du plus au moins.

Telle est, suivant nous, la seule distinction vraiment scientifique qu'on puisse établir entre les deux catégories de phénomènes non vitaux. Il n'est pas conforme aux* faits de dire, comme le répètent les auteurs classiques, que les phénomènes physiques sont indépendants de la nature des corps : la résine, par exemple, ne manifeste pas les phénomènes électriques de la mémo manière que les métaux ; les phénomènes optiques qu'on observe dans un cristal de quartz* difierent de ceux auxquels donne lieu lo verre ; et d'ailleurs, ne sait-on pas que les corps chimiquement diflérents ne se ressemblent pas non plus par tous leurs caractères physiques? il est tout aussi inexact de dire que les phénomènes physiques n'apportent jamab de changement permanent dans les ci>rps : ainsi, quand on fait circuler un courant électrique autour d'un barreau d'acier, le bart roau est aimanté et conserve son aimantation, même après qu'on a supprimé lo couranqui avait déterminé cette modification.

L'observation montre que tout phénomène chimique est accompagné de phénomènes physiques. On constate aussi qu'il ne se produit pas de phéno' mène vital sans qu'il apparaisse en môme temps de phénomène physique ou chimique, et, le plus souvent, l'un et l'autre à la fois ; d'ailleurs ces actes que nous appelons vitaux, sont réductibles, en dernière analyse, à des phéiio« mènes d ordre physique ou chimique^ auxquels l'être vivant imprime, en raison de son organisation particulière, un cachet spécial. De plus, les corps doués de vie manifestent des phénomènes dont la nature physique ou chimique tombe inmiédiatement sous les sens. On comprend dès lors la nécessité de commencer par étudier les phénomènes physiques et chimiques, avant d'aborder ceux qui se passent dans les élres vivants et que nous ap|)ellerons du tenne générique de phénomènes physiologiques , en i^éunissant sous ce nom tous les phénomènes , tant vitaux que non vitaux , qui ont leur siège dans les organismes eu état de vie.J

i*. Histoire naturelle et sciences physiques. — En observant attentivement la variété infinie [des objets et] des phénomènes de la nature, on remarque qu'ils peuvent être envisagés sous deux points de vue dififérents , qui ouvrent à l'investigation scientifique deux voies entièrement distinctes l'une de l'autre.

Lorsque nous considérons les objets, tels qu'ils s'ofirent à notre examen dans le moment présent, sans nous occuper de leurs modifications dans le temps et dans l'espace, la nature nous apparaît comme un ensemble d'êtres isolés et plongés dans l'immobilité ; ces êtres présentent des caractères en partie communs, en partie distinctifs, qui permettent de les distribuer en groupes plus ou moins nombreux; le soin de donner à cette classification des bases scientifiques et d'arriver ainsi à une compréhension systématique de U nature tout entière incombe à [ce que nous appellerons la science des objeU ou] Vhistoire naturelle ; cette branche des connaissances humaines se sabdivise en autant de rameaux séparés qu'il est possible de distinguer de dasses principales parmi les corps de la nature.

Porte-t-on, au contraire, son attention, non pas sur les objets eux-mêmes considérés à l'état de repos, mais sur les changements variés qui s'y observent et cherche-t-on à se rendre compte de la nature et des causes de ces modifiaiions, on entre dans le domaine des sciences physiques , que des raisons pratiques ont fait diviser en trois grandes sections, savoir : la phijsiquey la (himie et la physiologie,

S. Des lois physiques. — Dès les premières impressions qui nous viennent du dehors, nous nous apercevons qu'il y a de la régularité dans la manifestation des phénomènes de la nature ; c'est ainsi qu'un corps tombe toujours de la même manière vers la surface de la terre, que les oscillations d'un pendule se répètent en suivant des règles invariables , que les planètes accomplissent autour du soleil des révolutions périodiquement uniformes. Nous exprimons cette régularité de manifestation en disant que les phénomènes de la nature «)Dt soumis à des lois; chaque groupe de phénomènes dont le mode de manifestation reste le même est régi par ce qu'on appelle une loi naturelle ou pkysique ; c'est dans ce sens que nous parlons de la loi de la chute des corps, <ie la loi du pendule, de celle des mouvements planétaires etc.

Toute loi, et il en est ainsi des lois physiques , implique un rapport de dépendance : un phénomène naturel ne peut se reproduire d'une manière uniforme ({D'autant que quelques-unes, an moins, des circonstances dans lesquelles il s'est nanifesté une première fois se retrouvent les mêmes. En toute rigueur, les cireonstances corrélatives d'un événement embrassent, à la fois, l'état du monde au moment où l'événement est arrivé et l'état antérieur ; car la somme des circonstances qui président à l'apparition actuelle d'un événement n'est évidemnient complète qu'autant qu'on y comprend la somme de tous les autres événelaenls dont la réunion a constitué le cours du monde jusqu'au temps présent. Toutefois l'expérience nous apprend que, parmi cette infinité de circonskaces dont pourrait dépendre un événement, il n'y en a jamais qu'un petit innbre qui aient une influence réelle ; les conditiojis d'un phénomène sont prèdaément ces circonstances , présentes ou passées , avec lcs([uelles le phéno^ considéré se montre en relation nécessaire.

En général , les phénomènes aussi bien que leurs conditions sont des événements complexes : par exemple , lorsqu'une boule tombe en roulant sur un plan incliné, elle est animée d'un mouvement qui résulte en partie de l'attraction exercée par la terre , en partie de la résistance du plan, en partie du firottement, en partie, enfin , de la résistance de l'air ; la loi du mouvement de la boule dépend à la fois de toutes ces circonstances. Aussi, quand on veut déterminer la part d'influence qui revient à une condition donnée, est-on obligé de simplifier le phénomène en séparant Time de l'autre les différentes conditions. Cette simplification des faits par l'isolation intentionnelle de chacune des conditions qui président à leur manifestation , constitue un des éléments les plus importants pour arriver à l'explication des phénomènes et s'appelle Vexpérimentatian ; le savant se trouve presque continuellement dans la nécessité de recourir à cette méthode d'investigation, car il est rare qu'une condition se rencontre d'elle-même à l'état isolé.

Lorsqu'on est parvenu , en dernière analyse , à une condition irréductible et, par conséquent, à un phénomène qui ne peut pas être simplifié davantage, on a découvert ce qu'on appelle la cause de ce phénomène. La nature de la relation qui existe entre une cause isolée et son effet représente une loi physique simple ^ c'est-à dire qui n'est plus susceptible d'être décomposée en d'autres lois dont elle ne serait que la résultante. Je suppose que, dans rcxcniple précédemment choisi, nous laissions de côté toutes les autres conditions, à l'exception de la pesanteur, et que nous répétions l'expérience eo faisant tomber la boule librement dans le vide : nous observons alors une loi simple, celle de la chute, tandis que la boule, en descendit le long d'un plan incliné, suivait une loi complexe, c'est-à-dire résultant du concours d'un certain nombre de lois plus simples ; parmi ces dernières figure la loi de la chute ; on arriverait à connaître les autres en étudiant séparément l'influence du frottement, de la résistance de l'air et de l'inclinaison du plan.

3. Représentation algébrique des lois physiques. — Une loi simple peut aussi être exprimée, en général, d'une manière très-simple : c'est ainsi qu'on énonce la loi de la chute des corps dans le vide en disant que la vitesse d'un corps qui tombe croit proportionnellement au tetnps , et que la vitesse acquise au bout de la première unité de temps est une quantité cotistante , égale à 1>°,8 , si l'on prend pour unité de temps la seconde. En désignant cette constante par g , le temps par ( et la vitesse par t>, on a , pour représenter la I(M de la chute des coq)s, l'équation v=:gt. Toutes les lois physiques peuvent ainsi revêtir une forme mathématique et s'exprimer par des équatiotiSy c'est-à-dire par des relations déterminées entre les diverses grandeurs qui font partie intégrante du phénomène ; mais on comprend que, lorsque la loi est compliquée, l'équation qui la représente soit aussi moins simple que celle qui se rajH porte à l'exemple précédent.

K [Les formules mathématiques sont toujours utiles en physique, car leur emploi donne plus de clarté et de précision aux lois qu'elles représentent , et pennet, en outre, de déduire d'une loi donnée toutes les conséquenc<^s qui en découlent. Parfois même, elles deviennent indispensables : il serait, par exoniplo, malaisé, sinon impossible, d'énoncer en langage ordinaire , sous une

INTROpUCTION. 5

forme intelligible, la relation qui existe entre les distances des foyers conjugués dans la réfraction à travers une lentille ; on verra, dans l'optique , que

, dans

cette relation s'exprime très-simplement par l'équation : — -+-V= ^

laquelle p eip* désignent les distances des foyers conjugués à la lentille, et /*, une quantité qui est constante pour chaque lentille et qui s'appelle la longueur focale principale.]

>. Etpréiâitation géométriqae ou graphique des lois physiques. — Les lois peuvent encore être représentées par des courbes géométriques. S'agit-il , par exemple, de figurer la loi de la chute des corps formulée plus haut : on porte sur la droite OX (Fig. 1) , à partir du point 0 pris pour origine

des coardonnéeSy des longueurs ou abscisses OA, OB, OC, OD , qui

représentent les temps écoulés depuis le début du phénomène et qui leur sont respectivement proportionnelles ; aux points de division on élève des perpendiculaires ou ordonnées y dont les longueurs doivent représenter les vitesses correspondantes aux temps considérés. En 0, qui répond à l'instant où le corps commence à tomber, la vitesse est nulle, et par suite l'ordonnée correspondante est aussi nulle ; au bout de la première seconde, la vitesse est égale à ^,8; nous représentons cette dernière grandeur par une ordonnée de longueur AA' et passant par le point A qui répond au temps i ; comme , d'ailleurs, la vitesse augmente proportionnellement au temps, il s'ensuit que les ordonnées relatives aux temps 2, 3, 4 etc., doivent avoir des longueurs respectivement double, triple, quadruple etc., de celle de l'ordonnée AA'. On voit dès lors que la ligne menée par les extrémités A', B', C, D'... des ordonnées est une droite dont l'inclinaison sur l'axe des abscisses OX dépend de la grandeur constante AA'. Cette droite OK' n'est évidemment qu'une représentation symbolique de l'équation v=sgt^ c'est-à-dire de la loi en vertu de laquelle la vitesse croit proportionnellement au temps écoulé.

Toute loi susceptible d'être formulée avec précision, ou, en d'autres termes, d'être mise en équation , peut aussi être figurée par une courbe géométrique. Ce mode de représentation est particulièrement utile quand il s'agit de lois compliquées dont la mise en équation offrirait de grandes difficultés et ne permetfarait pas d'apercevoir assez facilement les relations qui existent entre les divserses circonstances d'un phénomène. Dans le domaine de la physiologie [et de la météorologie] , on a fréquemment affaire à de telles relations complexes ; OD se contente alors de les représenter graphiquement , et cela suffit pour le but qu'on se propose. Supposons, par exemple, que la fig. 2 représente la loi «ûtant laquelle la température du corps humain varie aux différentes lieures de ^ journée ; si on voulait exprimer cette loi algébriquement , on arriverait à une

Fig. 1. •>- BeprësenUtion gëomëtriqae d*ane loi physique (Loi des rlteiset dans U chute des corps).

i) rîfTRonucnoN.

/«#(fmtirfn i*xlrArruîmi»nl complnxft ot qui ne mettrait pas directement en évilii'iM'i» |{i n*liilioii rhi»rcli/îe r?iilre la température et l'heure, tandis que la repHtm^uM'um ((rnpliiqui! montre ce rapport à la simple inspection de la courbe. , Dans les cas compliqués, tels que

celui dont nous venons de donner un \^ exemple , on est ordinairement en pré-

ffi n

'^ ' ' ' ' ' sonce , non pas de lois proprement dites,

I I i j ; I ; ; ; mais d'effets résultant du concours d*un

/••II,, ^^o

i I grand nombre de lois qui , en outre,

I I i I I I I I I ; î î n'agissent pas nécessairement toujours

' ' ! ' • i - .' . ! 1 Li do la même manière. Il est clair, par

• i^idaitflOii^ici »wÊmâ exemple , que ce ne sont pas les heures

rui. I. U0|)niMMit«uon imiphiquo d*nno loi oom* de la jouméo , Considérées en elles*

îXiJ.l')!'*'^ ^ "'^'** ^"^"^ ** ** ^' ^^^^ y ^ déterminent l'élévation <ra

l'abaissement de la température du (Mirpn , xwtiU quo cos variations sont dues à des conditions qui , telles que h cluilour ««xti^ritMHV , l'alimontation, le sommeil ou la veille etc., ne sont pas les lllt^nu^l• aux tliiïi^ivutH moments du jour ; la relation entre la température et riiouiv |Hnirrait donc Mrt> ix^olueon un plus grand nombre de relations moins

tHnuplH|U<iW.

Vax gtViuNral, on ih> mot en équation que des lois simples, et quand on &H ilua^^ do la ivpnWiitatiou graphique pour les relations plus compliquées , m vim\ imn |viH ^ ligtirt^r gi>ométriquement une éipiation, mais à remplacer on mi!«oiuhlo do dtmiuVv^ dis)H>séos en tableau par une courtie qui parle phis dai* nmiH'ul aux \oux,

(iHi a iiiu^iiH^ dos ap|>aroil$ qui tracent eux-mêmes la courbe repréaentanl la ix'UIhmi ouIiv Io Uhu|i«( oI un autre élément du phénomène ; ce sont ce qu^m AmH^lk^ ikvt ap|>aivîls fktt^trt^rt . ou à iiulic^tvttaift^ cimftfiiief , dont Tem- |4^^ \K'nUhiI \K' plus ou plu$ fWVquotit dans Ws $citHice$ médicales. Nous aurons l\K\\i«ik>M d\Hi ^KVriro uu i>^rtùn nombre et notamment le cymographe, le «|^\V[nH>^tnj4^\ rKénK\ln>aKMnèlrv onr^i^rtstr^ur^ le phooautogiàphe^ elc« Les ;i^t|«iur%Hb onro^:i»lrvur» (vn^twiilent riuuuotis«^ avanti^ de Êun^ coonaitre, jus- ^110 diju^ s%^ uKHtiiirt^ d^Haib« la uurcho d'un phénomène donné et d*en oon- 9irrwr uuo Irokv dunihlo. v|ui pertu^H ensuite dêtudîer à sixi aèe la durée de c^ |4WiKmiène. W^tii di>f%^rs!^f^ pkks^ psir Wi$queiW$ peut axwîr pabssê W ^fÊK^ \\^ owkAÎdère^ <t de dètenuiner avec une extrême prêcèâiMi b mmnkk}^tit^y^ d^ \anaitK«k< t^èifeoiéei^ |

iiiiè«»f«<L Jk^it ti |)^y!»4Uie i À sVvti^rr. :^mI powr en ieoNtxrir b canse^ soit IpM^tr li^ dediufe de cuMtsji^tîi ctKutnni^. pe^veiiit être dtwè» «n «àpftx «èiBss«e«t une ^fettuère ^èoe retUienne W^ phètfcjaaèm» ^\»ù oMBâs^nift en ^lenBettfe^ «le li^lalifee des svq^« ssus ^tip^ le coq^ ^<u càart^ lins^t ^Ji^

ItfK ^JKHfv«HSieH À* lu '«eomdc ^«erv pe«i^euc ki^ji^ftfr r%>«fe<efiii>ie ^m c%99i^ W|K>c^ . tu\t< ils iiny^HttfttC iattt> *«es pr-nNie^es ies wuatdcachias %|tii ^uni^ Ar^urttieni ^-rwpctbMvts pur W^ :wn^ ^m tncikt^ 4 awone mi rmiirimr an

INTROMCTION. 7

dressais. La chute d'un corps ^t }fn phénomène de la première classe; à la dernière appartiennent la congélation de Feau, l'aimantation du fer entouré d'un fil que parcourt un courant électrique. Il arrive fréquemment qu'un même phénomène comprenne à la fois des mouvements de totalité et des modifications de propriétés ; nous pouvons donc désigner d'une manière abrégée tous les phénomènes qui ressortissent à l'étude de la physique, comme des changements y soit de position y soit de propriétés des corps, ou comme une combinaison de ces deux sortes de changements. De ces trois espèces de modifications, les plus simples sont évidemlnent les changements de position, car les différents mouvements des corps ne se distinguent les uns des autres que par la grandeur de leur vitesse et par le sens et l'étendue des variations qu'elle peut subir. Les changements de propriétés des corps sont, au contraire, variés à l'infini, et il n'est pas facile de prime abord de les réunir en un faisceau unique ; cependant on est arrivé , sur ce point , à une conception qui permet , dès maintcâiant , d'expliquer un grand nombre de ces modifications de propriétés au moyen des lois du mouvement : la physique ramène, en effet, tous les changements dans les qualités des corps aux mouvements des dernières particules de la matière.

En nous plaçant à ce point de vue nouvellement acquis , nous pouvons dire que la physique est la science des mouvements qui se passent dans le monde matériel. Prise ainsi dans son acception la plus large , elle embrasse non-seulement les phénomènes physiques proprement dits , mais encore ceux d'ordre chimique et physiologique ; toutefois on a l'habitude de distraire ces derniers de la physique , et on définit alors celle-ci , la science des mouvements qui s effectuent dans le monde matériel , à l'exception de ceUx qui appartiennent ao domaine des manifestations de l'affinité chimique ou qui constituent les phénomènes vitaux des organismes. H résulte de là que la physique y en tant que science générale des mouvements, occupe le premier rang dans l'ensemble des sciences physiques ; après elle , vient la chimie , laquelle n'étudie qu'un groupe particulier de mouvements, ceux qui sont dus aux attractions réciproques que les particules matérielles exercent les unes sur les autres, en vertu de leur nature propre, mouvements d'où résultent des combinaisons en proportions définies. Le troisième rang appartient à la physiologie ; cette science ûe considère que les phénomènes physiques et chimiques qui sont en rapport avec la vi^ des êtres organisés. [Nous avons indiqué, § 1, la ligne de démarcation <iui sépare les uns des autres les phénomènes physiques, chimiques et vitaux.]

5. Des forces naturelles ou physiques. — Tous les phénomènes physiques se trouvant ramenés à des mouvements , il en résulte que les causes dont la physique a à s'occuper sont exclusivement des causes de moin^ement.

On donne communément le nom de force à la cause d'un mouvement ; nous citerons, comme exemple, la force musculaire de Thomme , dont les efTets nous ?0Dl le plus familiers. On distingue autant de forces physiques qu'il y a de causes différentes de mouvement; mais, dans tout mouvement, les parties qui se déplacent peuvent ou se rapprocher ou s'éloigner l'une de l'autre ; di» là , feux espèces de forces qui existent en réalité dans la nature , savoir la force ^'attraction et celle de répulsion. La pesanteur, par exemple , est une force

8 INTROlftiCTION.

(rattraction ; nous verrons que la forcç électrique est répulsive ou attractive , suivant que les électricités en présence sont de môme nom ou de nom contraire ; la chaleur, en augmentant le volume des corps , se comporte comme une force répulsive. Ce dernier cas nous offre en même temps un exemple d'une force dont Faction s'exerce, non pas entre des corps isolés, mais entre les parties élémentaires d'un seul et même corps ; les forces de cette espèce sont fréquemment désignées sous le nom de forces moléculaires^ et la partie de la physique qui traite de leurs effets prend alors le titre de physique mole' ciilaire ; mais il n'est pas possihle d'éUd)1ir entre la physique des molécules et la physique des corps une ligne de démarcation nettement tranchée.

[De ce que nous avons distingué des phénomènes vitaux , propres aux êtres vivants , ce n'est pas à dire pour autant que nous admettions l'existence d'une force vitale , c'est-à-dire d'une force spéciale , distincte de toutes les autres et présidant aux manifestations de la vie. Les seules forces en jeu dans les êtres organisés , comme dans les autres corps de la nature , sont les forces physiques et chimiques ; si les effets qu'elles produisent revêtent parfois un caractère particulier , ce résultat est dû uniquement à l'organisation même de l'être vivant, c'est-à-dire à la composition et au mode d'agencement de ses différentes parties constituantes].

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