‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 78 sur 201 · CONSONNES · texte numérisé non relu

CONSONNES

produites

par Toarerture

bnuqoe

de U bouche.

CONSONNES produites pendant la fensetnr ou moins compté de la boucha.

L*air passe

par la bouche.

S, CH, .1, Z, TH angL, L.

H,rHalleni.,

G hollandais,

J cspa^ol.

L'at

le

122. Bmits qui prennent naissance dans l'appareil respiratoire, t- L'étude sique des hruiU qu'on entend ({uand on ausculte les appareils de la n*spii et de la circulaHon soit à l'état noi mal , soit à Vél;it patholo<;iqiie , est e hien incomplète; nous ij^norons même le mod(» de production il'un a iiomhre d'entre eux.

Les bmits de souffle (»l de sihilance prennent naissiince, comme oui . pré(M»demmeni (cf. |5 120), lorscjue Tair s'échappe par un orifice ivtr^ élaqp; le même elîet se pmduit ((uand un confiant d'air traverse un tul* le calihn» éprouve une variation hrus(|ne et notiihle. L'appareil de la n*spii présente deux endroits où les conduits qui livrent passajreâ l'air inspin'cha brusquement de section : il existi» un rétrécissement à rentrée du larynx élargissement au |HÛnl où les dernièn^s ramifications des bronches s'oi dans les vésicules pulmonaires. \a* bruit cpii se produit dans le pn^inier i points est un souffle rude et res.s<Mnble à celui qu'on obtient en souillant à

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lice U'mi tulxî île ni^ine largeur fUo b Iruchùe-artèi^e ; le bi*iiit Ibriiiê au nivL-uu ilm vésii'ules piilmoiuiiresestunsoullk excessivement fin; nu l'entend cnniipHi[iBnl l'oreille sui' la poitrine. La différence de timbre qu'on remarque entre ces iWiii braits respiratoires est évidemmenl en rapport avec l'inégalité de hauteur 'kvTOtis qu'on obliendi-ait en sonfllant successivement dans la trachée-ailère et tbiw une petite binnclie avec assez de force pour (aire parler ces tuyaux oi^aiii(|UM; en réalité, nous observons des dilfèrences du inômeonb-e dans lebmil produit par te [lussage d'un courant d'air au-dessus de l'orifice d'un tube, suilanl que le tube est lan^e ou élroit. Par conséquent, tes vihnitions sonores n!tu]lanl de l'ébranlement de l'air dans les terminaisons de l'arbre bron- ■ liiliie sont plus rapides que celles qui prennent naissance à l'entrée de la tra- 'liée-îirt^rf.

Les deux bniiL'! respiratoires varient, en outre, d'inlensité, suivant qu'ils se |iniiliii«ent pendant l'inspiration ou l'expiration; le brull ({ui a sou sié^e dans 1» IncWe est plus faible pendant l'enlrfe de i'air dans la cavité pulmonaire que pnxluit sa sortie; le bruit qui se passe dans les poumons est, au contraire, Hii» intense k l'inspiration qu'à l'expiration. Ces particularités trouvent leur I I^Kcation dans le fait indiqué plus liaut, à savoir que l'ébranlement de l'air et ir wite le son est pbis intense, quand l'air s'écoule d'un espace étroit dans un * lariçe, que dans le cas oiiil suit une marciic opposite. I II wt )Kissible qu'aux points de bifurcation des bronclies pi-cnnenl naissance K bniils semblables à ceux que détermine le passage de l'air dans le loi^nx n i l'inspiration , soit à l'expiralion ; niais l'existence de ces bruits bronciùques Blpa» prouvée d'une manière certaine, et en tout cas ils doivent être extréiiL-nl faibles. Aussi se base-t-on sur un caractère douteux, quand on appelle luit bronchique le souFFIe qu'on entetiil dans la tracbée-artëre et qu'on l'up- •mure vésiculaire, en désignant sous ce dernier nom le bruit qui i siège dans les vésicules du poumon.

Dans certaines circonstances, le souille dit bronchiiiue ou Iwfjuire s'entend ncoup plus loin que d'babitude; c'esl ce qui arrive notamment quand les B des bronches sont épaissies, par exennple, par des dépôts <rexsndats; ^.ctmtenn dans les bronches ainsi modifiées résonne facilement , el c'est pour n seule que le bruit en question est alors perfu dans une plus grande le. Il est reconnu, en eRet, que l'air renfenné dans un tul>e ouvert vibre Éaisément par influence si les parois du tube sont rigides que si elles sont s «t |)eu résistantes. Lorsqii'en oidre la portion de poumon qui entoure I iHDiiAcations bronchiques épaissies est imperméable à l'air, et c'est le cas lel , le murmure vésiculaii-e est aboli à ce niveau, et à sa place on entend Mille bronchique renforcé.

» eoaditions qui président à la Irausmissiou dans l'intr^riniir du poiimoii du ~c engendré au niveau du l:u'ynx pi^uvoul uu^-^î dùN'imirn'r li' n-li^nli-se- RtdeWvoix jusque dans les pi-ol'ondenrh lii- l^irbir aérii'ii. Kii ;i|i|ilii|tiaril ■ VoniUe contre les pai'ois de la i-aye tliumdque, on enli.iid li' suri de In pnobnépar la résonnance de l'air contenu dans les ranùficalious brunes. Cette résonnance de la voix (brondiuphonie) peut arriver à un degi-é Wcnnié tel que Ifi» parois du thorax vibrent d'une manière sensible au ton-

(lier (*• que la voix semble pi*eii(lre nai.s8ance ilans la poitrine même. 11 (à\\ jfarderde cix)in\ comme on le fait souvent, (|ue dans les cas de ce jçenre, leb respiratoire ou le son «le la voix sont simplement renforcés et qu'ils n'éproiii pas d'autres m<Mlifications; le son qui produit la résonnancc de la colonne d contenue dans les bronches est influencé par ces vibrations communiqi; comme Test dans la i)en!ussi(m le son du plessiniètre |Kir les vibrations des j fi(»s sous-jacentes : le caraclèrcî général du son primitif est conser>é, mais intensité, sa durée et sa tonalité dépendent de la colonne d'air qui i*ésonne même temps.

I-.e rétixVîissement anormal du calibre des bronches , par suite du ^oiiflem de la mu(pieu.S4» peut donner naissance à un bruit de souffle très-intense, môme à de la sibilanc<». I^i*sque les |Kirois intérieures des j^fosses bronc sont nH*ouvertes de nmcosités , il se produit à cliaque mouvement respii-at( un bniit de m/e; si les mucosités occupent les petites bmnclies, la hauteur s<m s'élève et le mie devient crépitant. I/onjfine de ces bniits pai-ait être la » vante: d'une pari, l'air, eu traveisîuit le liquide qui obstrue la lumière bronches, forme des bulles, les(|uelk»s venant à éclater pixNluisent un bniit n\le ou de crépitation; d'autre pail, les parois des lines ramifications bn chiques, agjflutinées jMMidant l'expiration, se sépîirent violemment ptîiid l'inspiration. Ce n'est pas sans i*aison qu'on distingue des n\les«ecic et des ré humidefi ; les premiers prennent naissance* (piand le dé|K)t de nnicus est \ ((ueux ; l<*s seconde? quand Tair travers*^ un liquide très-fluide. On sait, en cÉ (pi'une bulle d'air qui éclate dans un liquide visipieux rend un son bivf et < pounu fh» caractèi'e musical; si le liquide est très-fluide, le raie s4î rappnx davantage du bruit de gan^ouillement.

Enfln le raie ^KUit être renforcé, comme la respiration bronchiqut», lorsc les parois des bi-onches sont éjxiissies , dt» manière que la colonne d'air reufeni dans l'arbre aérien vibre à Tunisson du son émis dans les bnuiclies mêmes dans leur voisinage. Telle estroriginc» fl(*s rôles dits consonmints,

123. Bniits qui prennent naissance dans l'appareil de la circnlation. — Oii i trouve dans rapjKireil de h\ circulation des conditions analogm^s à celles qui p sident à rap|writion des bruits dans l'ong-ane de la n^spiration ; aussi la circi lion du sang engendrM-<dle des sons |uirticuliers: toutefois le li(|uide sanguin joue }ws ici, comme on serait tenté de le cn)in% \v même rôle cpie l'air d) les phénomènes acousticpu^ «le la respiration. L'tVoulement du i^xw*;: ilans Y: térieur dt»s vaisscnmx n'agit que connue caus«» d'ébranlement , mais les vibi ti«ms sonoivs ont leur si«^e dans l«*s |»an)is même d<.»s vaisseîiux conliv |t quelh^ vitMit S4» lieurltT h» courant sanguin.

[Nous étudierons successivement les bruits «pii se produisent dans les \-a seaux (hntits vasntiaii^es) et ceux «pii ont leur sit*ge dans le cieur {hnfitf

Bruits vasculaihes. — L«'s ivcherclu»s <»ntn»prises sur récoutemeiit liquides dans h^ tulx^s ont appris qne, en toutes circonstuii-t^s , il suffit d'ai monter convenablement la rapidité du courant |M>ur donner iuii.«sance à luniit, et quinvers4Mnent <»n jH'ut toujours éviter la production du bruit, dimimiant suflisannuen* la viU»ss4» de rnoulement.

Les conditions les plus favorables à la formation des bruits qu'eng^endre le mouvement des liquides se trouvent réunies quand :

i® Le liffuide en mouvement possède une grande fluidité ; 2*» Que les parois du tube dans lequel a lieu l'écoulement sont minces ; 3» Que le tiibe lui-même a un calibre notable; 4» Que la surface interne du tube présente des aspérités ; .V Les bruits se produisent plus facilement dans des tuyaux flexibles (tubes lie caoutchouc, intestins etc.) que dans des tubes rigides en métal ou en %-erre;

0» Enfin, les variations qui surviennent dans le lit du courant, c'est à-dire dans sa largeur ou dans sa direction , sont éminemment aptes à engendrer des vibrations sonores; c'est ce qui arrive surtout quand le liquide passe brusquement d'un point rétréci dans un point dilaté, et plus facilement encore lorsque» le courant , au lieu de suivre l'axe du tube en entrant dans la partie dilatée , prend une direction oblique et va se briser contre la paroi.

Dans les conditions physiologie jues, le sang paraît couler silencieusement dans les vaisseaux des systèmes artériel et veineux ; mais , sous l'influence de certains états morbides, il se produit des bruits qui reconnaissent généralement pour cause des changements sur>*enus dans le lit du courant; c'est ainsi qu'on entend souvent un bruit de souffle dans la veine jugulaire , notamment chez les individus affectés de chloro-anémie. Les tumeurs anévrvsmales donnent aussi naissance à un bruit de sifflement svnchrone avec la svstole des ventricules.

[La théorie qui vient d'être donnée des bridts produits par l'écoulement du m^ dans les vaisseaux artériels et veineux est celle que Th. Weber a fait conlaHre en 1855. Le physiologiste allemand^ on Ta vu , rapporte la production de <"« bruits au frottement du liquide contre la surface interne des vaisseaux et aux vibrations sonores que ce frottement excite dans les parois vasculaires.

IV année auparavant, M. Heynsius, d'Utrech» , avait émis une autre théorie, l^ïsée aussi, cx)mine celle de M. Weber, sur l'expérimentation. M. Heynsius, ayant remarqué que le li(piide forme des remous ou tourbillons au niveau des pwties dilatées , attribue le bruit au choc et à la collision des molécules licfuides ^tre elles; pour le physiologiste hollandais, l'origine du son est dans 1(î li({uide "•«ne; les vibrations qu'on observe dans la paroi des tubes élasti(jues sont dos ^ii>rations transmises. M. Heynsius regarde d'ailleurs, avec M. ^Vel)er, la pré- ^♦''wx» de rugosités dans l'intérieur des vaisseaux comnio favorable à la produc- •i^mdes bruits.

Le» expériences de M Chauveau, (|ni datent de 1858, ont conduit leur im- Nrà nier formellement l'influence de l'état rugueux du tube , et le savant fraii- '^>5* attribue le bruit de souffle à la vibration d'une veine licjuide se produisant ^^a«|iio fois que le liquide pénètre dans une partie relativement plus lai-ge o\ ^^w une vitesse sufflsante.

^^ présence de ces expériences et de ces affirmations contradictoin»s , il

\<'>ftvienl de réserver son jugement, et il y aurait en tout cas témérité à

adoplfir Tune des théories à l'exclusion des autres; car il n'est |>as impossible

4U0 (-(K* diflerentes causes intervieimen^ , suivant les cas, dans la production

^* HniiU de la circulation sanguine.

Quant à Tintensité , à la hauteur, au timbre de ces bruits , ils varient suivant une foule de conditions , la plupart du temps difficiles à préciser, telles que la vitesse d'écoulement, la viscosité du sang, le degré du rétrécissement vasculaire, l'état moléculaire des tissus qui transmettent le son jusqu'à l'oreille de l'observateur etc. Les cliniciens ont depuis longtemps distingué des bruits intermittents ou bruits à simple courant (bruits de souffle, de râpe, de scie, murmures vasculaires) , des bruits à double courant (bruit de diable) etc.]

Bruits du cœur. — Les bruits qu'on entend , à l'état physiologique comnlc^

à l'état pathologique , lorsqu'on ausculte la région précordiale , sont dus en msi.^

jeure partie aux saillies que le sang rencontre sur son passage à travers 1^> cœur.

Aux orifices des différentes cavités cardiaques se trouvent, en effet, des v£^l. vules dont la fermeture s'opère brusquement sous l'influence du courant sa^:^^ guin ; le choc du liquide contre ces soupapes membraneuses les fait entrer ^^d vibration ; de là , production de bruit. Évidemment les valvules ne peuvent vibrer de manière à rendre un son appréciable, qu'à la condition de faire obstacle au rx>urs du sang ; on entendra donc au moment de la systole des venticules un premier bruit dû à la fermeture des valvules auriculo-ventriculaires et au début de la diastole, un second bruit produit par les vahules sigmoîdes. Dans l'état normal , les valvules du cœur ferment hermétiquement les orifices d'entrée et de sortie du sang , à chaque systole ou diastole des yentricules ; le son est alors de courte durée et présente un caractère musical.

Le premier bruit ou bruit systolique est donc attribué à la fermeture des valvules auriculo-vcntriculaires , le second bruit ou bruit diastolique à celle des valvules sigmoîdes. De fait, ces dernières valvules sont éminemment propres à rendre un son bien accentué : brusquement refoulées pai' la tension artérielle au moment où cesse la contraction des ventricules , elles deviennent le siège de vibrations sonores qui se communicfuent aux gros troncs artériels. [Nous avons là un exemple d'un bruit de la nature de ceux que Cagniard de la Tour appelle bruits solidiens. D'une manière générale, ces bruits se produisent toutes les fois qu'une membrane élastique est soumise tout à coup à une tension considérable; elle entre alors en vibration et donne naissance à un bruit plus ou moins fort, suivant la rapidité et le degré de la tension.]

La tliéorie qui explique le second bruit du -cœur par le claquement des wl* vules sigmoîdes, théorie due à Rouanet, est donc exacte, sans aucun doute; un fait qui milite en faveur de cette explication, c'est que ce bruit a son maximum d'intensité au-dessus de la base du cœur. [Ajoutons enfin , comme preuw irréfragable , que l'excision des valvules sigmoîdes entraîne la suppression du second bruit.]

La fermeture des valvules auriculo-ventriculaires donne aussi iiais.sance à des vibrations cjui se comnmniquent aux parois du cœur. Mais, en même temp^? la contraction des fibres musculaires des ventricules doit produire de son c^ des vibrations sonores (cf. § 423*). Il y a donc lieu de regarder le premi^ bruit comme étant avant tout un son de nature musculaire, ou bruit rotatoif^t auquel vient s'ajouter le bruit occasionné par le claquement des valvules^ aur^7 culo-ventriculaires. Celte théorie s'accorde avec ce fait, (|ue le premier br^^^

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