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VITESSE DE LA LUMIÈRE

12S. Yitafia de propagation de la lumière dans les espaces planétaires. — Le temps que met la vibration lumineuse pour se transmettre d'un point à un autre est excescdvement petit.

La vitesse de propagation de la lumière est si grande par rapport à celle du son (voy. § 109) qu'on peut déterminer cette dernière en mesurant le temps qui s'écoule entre l'instant où Ton aperçoit la* lueur produite par un coup de canon et l'instant où l'on entend le bruit de l'explosion.

Pour mesurer la vitesse de la lumière , on a eu recours à deux méUiodes principales : les observations astronomiques et Temploi d'appareils physiques spéciaux. Les divers procédés employés ont fourni des résultats assez voisins et qui conduisent à une vitesse de 77,000 lieues (308,000 kilomètres) par se* conde; il a été reconnu, en outre, que cette vitesse est la même pour toute espèce de lumière, quelles qu'en soient la couleur et Tôngine.

Cest en 1670 qu'Olaf Rœmer, astronome danois, calcula le premier la vitesse de la lumière, à l'aide de l'observation des éclipses du premier satellite de Jupiter. Bradley et Molineux ont utilisé dans le même but le phénomène de rofterrofton des étoiles fixes ; on sait que ce phénomène consiste dans une déviation apparente des étoiles du côté vers lequel se transporte la terre, dé- ^OTi due à la combinaison du mouvement de progression de la lumière et ih mouvement de translation de notre planète autour du soleil.

129. Vitesse de la lumière dans Tair. — La méthode astronomique donne la ^ur de la vitesse de la lumière dans le vide des espaces planétaires. Il impor- UHdonc de déterminer cette vitesse dans l'air, et pour cela il fallait opérer sur Bne lumière prise à la surface de la terre. Fizeau et Foucault, chacun de son cW, sont parvenus, à l'aide d'appareils extrêmement ingénieux^ à mesurer la vitesse de la lumière dans l'air, le premier sur une distance de quelques kiloi&ètres, le second sur une distance de 4 mètres seulement. Fizeau a trouvé le oombre 78,800 lieues ; cette valeur comparée à celle que fournissent les meuves astronomiques pour la vitesse dans le vide est un peu forte, puisque la hmière doit se propager plus lentement dans l'air, ainsi que nous allons le dire dnis le paragraphe suivant. Il est vrai que la méthode astronomique pèche sous 1^ rapport de l'exactitude et que le procédé de Fizeaif renferme aussi des causes terreur. Les dernières expériences de Foucault ont donné le nombre de 75,000 Ueues (300,000 kilomètres) pour la vitesse de la lumière dans l'air.

idO. Vitesse de la lumière dans différents milieux. — La lumière ne se trans •

^l pas avec la même rapidité dans les différents milieux ; elle se propage plus

lentement dans les milieux [plus réfringents, lesquels sont aussi, en général,]

pins denses. La vitesse de la lumière dans l'eau , par exemple, n'a que les 3/4

^ la valeur qu'elle possède dans l'air. C'est ce que Foucault a démontré ex-

penmeatalement en Daisant passer les rayons lumineux successivement dans

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Tair et au travers d'une colonne d'eau. Fizeau^ de son côté, et avec un appareil analogue à celui de Foucault, est sirrivé au même résultat.

On se rappelle que la vitesse de propagation des ondes diminue quand la densité du milieu augmente (voy. § 41). Les expériences de Foucault apportent donc une preuve directe en faveur de la théorie des ondulations.

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