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CHANGEMENTS D ETAT DES CORPS

Pour mesurer la densité des vapeurs, on se sert habituellement du procédé suivant, imaginé par M. Dumas, et analogue à celui que nous avons décrit au § 93^ pour les gaz. Le liquide dont on cherche la densité de vapeur est introduit dans un ballon muni d'un col à pointe effilée, puis porté à rébullition. Lorsque la vapeur, en se dégageant par la pointe effilée, a chassé tout l'air du ballon, on ferme celui-ci au chalumeau; en même temps on note la pression et la température. Le poids du ballon ainsi rempli de vapeur est égal au poids de la vapeur augmenté du poids du verre, et diminué du poids de l'air déplacé ; nous pouvons donc trouver le poids P de la vapeur. D'autre part, du volume V du ballon, qu'on calcule au moyen du poids du mercure qui peut le remplir, on déduit, en tenant compte de la dilatation produite parla chaleur, le poids de l'air qu'il peut contenir à 0® et à la pression de 760. La densité de la vapeur est obtenue alors à l'aide de la formule donnée plus haut.

La rechei*che des densités à des températures et à des pressions différentes peut servir à férifiier l'exactitude des lois de Mariette et de Gay-Lussac. On a reconnu de la sorte que la ooDstADce de la densité pour des températures et des pressions diâei*ontes n*est qu*approximatife ; c*est là une nouvelle preuve que les lois de Mariotte et de Gay-Lussac ne sont pas rigoureusement exactes. Pour les vapeurs, les variations de la densité oscillent entre des fimites encore plus étendues que pour les gaz. Ce n*est qu*à une distance afsez grande de leur point de saturation que les vapeurs possèdent une densité constante.

2^. Loi de la dilatation des corps dans les trois états et pendant les changements d'état.

— - Nous avons vu que la loi de proportionnalité qui existe entre la dilatation d*une vapeur

«t là température, u*est plus exacte aux envii'ons du point de condensation et qu'en ce point

anême il survient brusquement une forte diminution de volume. Les liquides nous offrent dans

Itnr dilatation une chute analogue lorsqu'on les amène à leur température de solidification:

^e changement d'état s'accompagne aussi, /]

«huis la généralité cies cas, d'une réduction / i

«obitede volume. Si nous voulons représenter ^

yar la méthode graphique la marche de la ^

«Satation d'une substance dans les trois états,

^OQs obtenons une courbe semblable à celle I

^ la figure 343. La ligne horizontale AD est ^^ ]

X*axe des abscisses sur lequel sont portées les - i

Itapératures; les ordonnées donnent les ac-

^Kroitiements correspondants du volume. On

calque la ligne qui joint les sommets de toutes

lii ordonnées est brisée en deux points, qui ..-^'

répondent aux changements d'état : en Ba lieu A n c n

BepftsMge de l'état solide à l'état liquide, en G „. a*« « a . *• u- ^ i j<.

m-V^ .j . P'. * n Flg. 3A3.-.RepréMnUlion graphique dtlsdlla-

Mê passage de 1 état liquide a 1 état gazeux. De uiion des corps dios le» troiî éuts.

^ à B, la ligne des ordonnées figure la dila-

de la substance à l'état solide; de B à G, la dilatation relative au liquide, et au delà C, la dilatation de la vapeur.

IhùA la figure en question nous avons supposé que les augmentations de volume étaient **igottreusemeiit proportionnelles aux accroissements de température; nous avons pu, en conii^équeoce, représenter par des lignes droites la marche de la dilatation dans lea trois était. "^oQtefois la loi de proportionnalité entre la dilatation et la température, vraie pour les gaz et *<Qlement à partir d'une certaine limite, n'est plus aussi exacte dani les autres était de la *^tjère; un grand nombre de corps solides la vérifient encore assez bien; mais les liquides ■^ «Il écartent d'autant plus qu'on les prend à une distance plus voisine de leur point d'ébul- ™><m. M. H. Kopp a trouvé que le phosphore suit de très près, dans sa dilatation, la loi P^Présentée par la figure 343 ; le soufre, à l'état liquide, se dilate proportionnellement à ^^croîssemonl de température, mais à l'état solide, son coefficient de dilatation angmaiito

avec la température. L*eau (ait naturellement exception, en ce sens qu*au moment àe eod passage à Tétat solide, elle se dilate aussi brusquement que la plupart des autres liquides le contractent. La stéarine présente une marche tout à fait anormale; en deçà de son point de fusion, vers 50<> environ, elle éprouve une diminution subite de volume, apT*è8 quoi elle te dilite de nouveau rapidement et fond 00<> en se dilatant encore davantage.

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