CHAPITRE III
CHALEUR SPEaFIQUE
258. Heure le la cbaleir. Ciltrli. — Plus la masse d'un corps est grande, plus il lui faut de chaleur pour le faire arriver aune température déterminée. Prenons, par exemple, d'une part 1 kilogramme d'eau, d'autre part 2 kilogrammes du même liquide; élevons de un degré les températures de ce> deux masses d'eau, températures que nous supposerons primitivement égales: les indications fournies par le thermomètre seront identiques dans les deux cas, bien qu'il ait fallu à la seconde masse deux fois plus de chaleur qn a la première. La preuve en est que, pour obtenir cet échauffement de 1*, il faudrait ajoutera chacune de ces masses son propre poids d'eau k -h2*, li l'on suppose leur température initiale égale k O*. Or, il est évident qne deux kilrgrammes d'eau renferment 2 fois plus de chaleur que 1 kilogramme à la même température. L'indication du thermomètre ne mesure donc pas la quantité de chaleur contenue dans un corps ou transmise d'un corp à un autre, pas plus que la vitesse d'un mobile ne donne la quantité de mouvement. Le thermomètre indique seulement l'intensité des vibrations calorifiques.
Pour mesurer la quantité de chaleur perdue ou gagnée, il faut multiplier la Variation de température, exprimée en degrés thermométriques, par la niasse des corps considérés, en prenant pour unité de chaleur la quantité qui échauffe de 1"* l'unité de masse. Mais comme cette quantité varie avec la nature de chaque substance (cf. § 259 ^ on a dû choisir la chaleur spécifique de Tune d'elles pour unité ; le choix s*est tout naturellement pc»rté sur Teau.
L'unité de chaleur, ou, comme on l'appelle, la calorie, est donc la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 0* à 1* la température d'un kili^ gramme d'eau.
On a reconnu que la quantité de chaleur qui élève de 1* la températoiv d\ia kilogramme d'eau est sensiblement la même dans toute TétaulBe di r«ehelW thermométrique ; que, par conséquent, il faut, k très peu près.