SS
Bœuf (maigre)
Maquereau.
Fromage (Chester). . . .
Jaune d'œuf.
Urée
Acide urique
Acide hippurique. . . .
2M. Théorie mécanique de U chaleur. — Quand on envisage rensemUe d» phénomènes calorifiques, on arrive forcément à conclure que la chaleur est un mouvement. Le doute ne saurait s'élever sur la nature de ce mouveaMt, en ce qui concerne la chaleur rayonnante. Les radiations calorifiques ooo* sistent en vibrations transversales, puisque dans la région lomineaie ai
nVE DK LA CHALEUR ET THÀ>BIB DES PHENOMENES CALORIFIQUES 921
solaire elles ne sont pas distinctes des vibrations qui produisent la
ropriéte la plus générale des ondulations consiste donc dans la^ ion de sensations calorifiques, tandis qu'une partie' seulement de Lilations est apte à impressionner l'organe de la vision et à procurer isations de lumière. Nous pouvons conclure de là avec beaucoup semblance que la chaleur inhérente aux corps, celle qui se ma* I nous par la température qu'ils possèdent, consiste aussi dans un lent vibratoire. Mais jusqu'à présent les physiciens ne sont pasd*acr la question de savoir si dans ce cas ce sont aussi les atomes de |ui vibrent ou les molécules pondérables des corps. Les propriétés ; rendent cette dernière opinion probable : on les déduit toutes, en cette hypothèse que les molécules gazeuses se meuvent dans toutes les ns et qu'elles parcourent des trajectoires rectilignes (D. Bemouilli, s). Si les solides et les liquides se comportent autrement, on peut sr ce fait en supposant que dans les corps solides, les molécules t autour de positions d'équilibre fixes, tandis que dans les liquides ait combinaison de mouvements ondulatoires et de mouvements de sion, chaque molécule liquide pouvant facilement être chassée, pen^ l'elle vibre, hors de la sphère d'attraction des molécules voisines, ae conséquence des idées qui viennent d'être exposées, nous devons e qu'un corps qui rayonne de la chaleur transmet aux atomes qui nnent le mouvement de ses propres molécules. L'augmentation ité de ce mouvement se traduirait par une élévation de température s, et la propagation de la chaleur par conductibilité consisterait dans émission directe du mouvement de molécule à molécule. Au reste^ [ue soit l'idée qm'on se fasse de la chaleur contenue dans les corps, porte peu pour la théorie des phénomènes calorifiques ; il suffît de ir à cette notion générale que la chaleur est un mouvement dont ité peut augmenter ou diminuer, et que de là [résultent des modis correspondantes dans la température des corps, c'est-à-dire dans le e leur chaleur sensible.
Trifiil de dlsgrigattoa et tra? lil de fttrt^. — Chaque corps renferme taine quantité de travail mécanique qui y est accumulée sous forme vement calorifique ; ce travail a pour mesure la somme des forces 3'est-à-dire la demi-somme des produits des masses de toutes les es par les carrés de leurs vitesses de vibration (cf. § 25). On désigne nom de travail de vibration le travail correspondant à la portion vement qui dans un corps se présente sous forme de chaleur sensible, entation ou la diminution de ce travail se traduit par l'échaufie- 1 le refroidissement du corps. Mais il n'est pas dit pour cela que idition de calorique doive nécessairement accroître le travail de )n. Quand la chaleurajoutée produit un changement permanent desdismutuelles des molécules matérielles, il peut arriver de deux choses u qu'une quantité déterminée de travail soit consommée et que ce rest * dans le corps à l'état de force de tension (énergie potentielle), qu'une certaine quantité de la force de tension qui préexistait dans ; devienne libre et passe à T^tat de force vive. Si la distance moyenii#
des molécules augmente, ce qui a lieu dans les changements d^élat diredt ou dans la dilatation des corps, il y a consommation de travail, comme dans le cas où l'on élève un poids à une certaine hauteur; si, au oontriire. les distances intermoléculaires deviennent plus petites (changements d'élM inverses et diminution de volume), du travail devient libre comme dans la chute d'un poids. On appelle travail de disgrégation la force Tive qui est ainsi dépensée ou rendue libre pendant le changement de distance dei molécules. Lorsque du travail de vibration est converti en travail de disgrégation, nous disons que la chaleur passe à l'état latent; quand, au contraire, une partie du travail de disgrégation se transforme en travail de vibratioQ, cela signifie que de la chaleur latente devient libre.
Le travail de disgrégation et celui de vibration constituent par leur rèanion le travail intérieur d*un corps. Ce travail intérieur peut être augmenté par l'addition d'un travail eor/^rieur, il peut diminuer en se transformant en travail extérieur. Si, par exemple, nous ajoutons de la chaleur à un corps, cette chaleur représente une certaine quantité de travail de tîbration, qui se convertit en partie en travail de vibration intérieur, en partie en travail de disgrégation. Si nous enlevons, au contraire, de la chaleur, cette soustraction de calorique se fait aux dépens, soit du travail de vibration, soit du travail de disgrégation. La quantité de chaleur qu'on donne oi qu'on enlève à un corps est donc toujours proportionnelle à la somme des variations concomitantes des travaux de vibration et de disgrégation.
On voit que la production de la chaleur par le travail mécanique on dn travail mécanique par la chaleur consiste toujours dans la conversioD di travail de disgrégation en travail de vibration ou dans la transformatioQ inverse. La loi de l'équivalence de la chaleur et du travail mécanique n'est donc qu'un cas particulier de cette loi plus générale, en vertu de laqndle da}is chaque corps la somme des travaux de disgrégation et de vibn tion reste constante^ aussi longtemps qu'aucune addition de chdev ou de travail ne lui arrive du dehors^ auquel cas la somme en question augmente proportionnellement à la chaleur ou au travail ajouté. C'est précisément parce que la chaleur n*est elle-même qu'une forme particulière de mouvement, qu'il j a équivalence entre cette force et le travail mécanique.
Le travail accompli par l'affinité chimique pendant la combinaison de deus corps équivaut aussi à une certaine quantité de chaleur. Il est clair que bf modifications d'ordre physique qui s'opèrent pendant l'union de deux coffi ont la plus grande analogie avec le travail de disgrégation qui accompagne les changements d'état. Quand deux corps se combinent, de même que lorsqu'un liquide se solidifie, ou qu'un gaz se condense, le déplacemeift permanent des molécules matérielles exige la mise en liberté d'une oerdîM quaotité de chaleur ; en efiet, supposons que les éléments en présence aieit déjà fait partie de la combinaison qu'ils sont aptes à former; il aura Mapour les séparer, proiluire un certain travail qui aura exigé une absoiptioa de chaleur ; il existe donc dans les éléments non combinés une eerlaïaé somme de travail de disgrégation à l'état de force de tension ou d'êoergi' potentielle, et c'est ce travail de disgrégation qui apparaît après la cod- UBaison» sous forme de travail de vibration* La quantité totale de cbalear