ME8DRB DE L ETAT ELECTRIQUE DES CORPS ET DES FORCXS ELECTRIQUES
Ml. Auatiti d'élMtridté. Deailté et teniloa éUetrltVM. — L'électricité, de oéme que toutre autre force, ne saurait être mesurée que par les effets [0*elle produit. Déjà dans le chapitre précédent nous avons été obligé, oor les besoins de la démonstration, de prendre en considération les quanités de fluide rois eu liberté; quelque soit, en effet, le moyen auquel on ait ecours pour se procurer de Télectricité, Tétat électrique obtenu peut varier a intensité.
En partant de l'hypothèse que nous avons adoptée pour expliquer la naare de Télectricité, nous admettrons que la grandeur de l'état électrique *uii corps est en rapport avec la quantité de fluide positif ou négatif que e corps possède. Or, une même quantité d'électricité peut être répartie ar une surface plus ou moins grande ; l'intensité d'action d'un corps élecrisé dépend donc de la couche de fluide libre qui s'y trouve accumulé, c'estde la densité électrique. Si, à égalité de surface, un corps renferme
656 l'électricité
deux fois plus de fluide qu'un autre, il est évident que la densité électrique sera deux fois plus grande dans le premier cas que dans le second. Désignons par S la surface sur laquelle est distribuée une quantité E d'éledri-
E cité, le quotient -^ exprimera la densité électrique. Plus la valeur de ce
rapport devient grande, plus Taction répulsive des particules du fluide électrique les unes à Tégard des autres augmente, et, par suite, plus est considérable l'effort que fait l'électricité pour abandonner le corps à la surface duquel elle est accumulée. Cette propension de l'électricité à s'écbpper ou à aller rejoindre l'électricité de nom contraire se nomme la tensm électrique. On voit que la tension, comme la densité, est proportionDelle
E au rapport -^
303*. Lois des attnctloii et des ripaliiom èlectriivet. — Afin d'avoir d» mesures de la densité on de la tension électrique comparables entre elles, il est nécessaire de choisir une unité pour évaluer les quantités d'électricité. On a d'abord utilisé dans ce but l'effet le plus général que produit rélectridté, effet dont nous nous sommes servi pour reconnaître si un corps est électrisé et quelle est la nature de son électricité ; nous voulons parler de la propriété que possèdent les corps de se repousser quand ils ont des électricités de même nom et de s'attirer quand leurs électricités sont de nom cootnire. Conformément aux conventions adoptées en mécanique pour la mesure des forces (cf. §25), on a choisi pour unité électrique la quantité d'électricité qui, à l'unité de distance, iinprime à l'unité de masse une vitesse égale ï un* [[Nous verrons plus loin (§ 320J) que cette unité électro-statique de quantité â été abandonnée et remplacée par une autre que nous définirons en nme temps que les autres unités électriques.]] Imaginons deux sphères pesiot chacune 1 milligramme, et dont les centres se trouvent à un millimètre de distance l'un de l'autre; nous supposons le diamètre de ces sphères assez petit pour qu'on puisse le négliger en comparaison de la distance des ceD* très ; il est alors permis de considérer toute l'électricité accumulée sur chaque sphère comme rassemblée au centre. Cela posé, communiquons i chacun de ces corps la même quantité d'électricité de même espèce. Cett quantité sera considérée comme égale à l'unité quand les sphères se repoos* seront avec une force capable de leur imprimer pendant Im première seconde une vitesse égale à un millimètre. Si la charge de chaque spbae n'est pas égale à l'unité, mais que l'une d'elles renferme une quantité d'électricité E et l'autre une quantité E', la force de répulsion ne sera plus 1 : elle aura pour valeur le produit E X E'. Si, en outre, cette force, au li« d'agir sur l'unité de masse, est appliquée à une masse qui correspo»!
h un poids de M milligrammes, elle lui imprimera une vitesse -^p.
Pour pouvoir mesurer les quantités d*électricité contenues dans les coq», lors même que ces derniers sont séparés les uns des autres par un intcr valle quelconque, il nous reste à rechercher la loi d'après laquelle k> forces attractives et répulsives varient avec la distance. Or, si on di^Me l'une en regard de l'autre deux sphères chargées de quantités égales de fluide du même nom, et qu'on fasse varier la longueur de rinternlle