V -fc::.. ^ tervalle de dérivation, et le
^\ \\ >> courant qui traverse cette parti*
ï^ \^ ^/^ V-' est le courant par/i>/; CD appelle
\jê\ ^. ' y courants dérivés ceux. qui pa5-
^^ ^SS- -^'^ sent dans les fils de dériTatioft
^\ "^ Ar,B, Ar,B. Il est évident qoe
^ ^^-^ . dans l'intervalle de dérivatioQ
Pio. 403. coaraau dérivés. Kt^ B le courant sera moins va-
tense que dans le reste du circuit principal; mais on voit aussi qu'en dehors de cet intervalle de dérivation le courant primitif deviendra plus intense, puisque la présence des fils de dérivation diminue la résistance du circuit total entre les pcnnts AetB..
Nous avons maintenant à rechercher la relation qui existe entre les inteosités du courant dans les différentes parties du circuit. Or, il est clair que la quantité d'électricité qui traverse dans l'unité de temps Tenseaible (ks sections des fils kr^ B , Ar, B, A/'a B doit être ^le à celle qui passe par la section du circuit principal placé en dehors des points de dérivatioD. Donc, en désignant pari'i, t,, i^les intensités du courant en r|,»'.,r.. par I riutensitè en PrA , nous aurons :
ti H- r -+- 13 = i
d'où tj -f- it H- iz — î = 0.
Si nous considérons comme positive l'intensité des courants qoi 1» dirigent vers un point de dérivation tel que A, et comme négative riniessiù des courants qui s'éloignent du même point, l'équation précédente se traduit par l'énoncé suivant: la somme algébrique des intensités de ions les coffrafiis qui partent d'un tnème point de dérivation ou qui y abo^diS' sent est égale à zéro. Cette loi peut être représentée par la fonnuk symbolique :
Z I =0 .Il
qu*on lit: somme de I égale zéro. Quand il n'existe qu'une $eale for» électro-motrice dans le circuit, comme c'est le cas représenté •îaii< 1* figure 403, on peut employer inunédiatement la formule d'Ohm IR=L en y mettant à la place de IR la somme des produits ir -^ «t **! ^ «t ^^ -I- ... etc., >\ r^ , r, , représentant les résistances des parties da arcml qui ont pour intensités correspondantes 1, t\ , t, ... On obtient ains Téça*tion :
it' T- I, r, -H 1. 1% -h 1*3 r, = E. Si. au heu d'une forc« èlectro- motrice, le circuit en
Ei , E, etc., il n'y a qu'a mettre à la place deE, dans l'équation précédente, la somme E< -f- E, -h E3... La loi d'Ohm, appliquée au cas d'un courant à plusieurs dérivations et à plusieurs forces électro-motrices, prend donc la forme :
2 m = 2 E (II)
Les lois formulées dans les équations (1) et (11) permettent de résoudre tous les problèmes que peuvent présenter les courants dérivés, dans le cas où ils circulent dans des conducteurs linéaires.
Avant de quittei' ce sujet, nous allous essayer de donner une démoustraiion plus rigoureuse de la seconde de ces équations, qui ont été établies pour la première fois par M. Kirchhoff dans toute leur généralité; nous tirerons ensuite de ces deux é([uations quelques-unes de leurs conséquences les plus importantes.
Coiiaiiiérons un circuit r, ri ,r2 (fig. 404) dans lequel se trouvent trois couples voltaîques PN, Pi Ni , Pj N« ; nous avons ainsi affaire à trois forces élocti*o-motrices e, ei , C2 . Désignons par i et r Tintensitc du courant et la insistance dans la portion PNi du circuit, par t'i et r^ les mornes qiuntités relativement au fil Pi Ni etc. ; soient enfin H la tension de Télectricité libre à l'extrémité P du conducteur r, h la tension à Tautre extrémité Ni du même conducteur, Hi et hi les mêmes quantités pour le fil ri etc. L*intcnsité du courant dans le fil r e.^t évidemment égale à la diffei^encc des tensions de Velec • tricité libre aux deux extrémités de ce conducteur divine par la résistance r ; on a donc 1 = - ; de
même pour la portion P| Nj , on a: ii = * - - *- ,
1 * • •• ^' Hj{ — Ai ,, , Wi(j. XAl
et pour la troisième portion : iv = . Ils ensuit '
que: t r -h n n +- i, r2 = (H — h) 4- (Hi — Ai ) 4- (H« — ht ).
Mais H — A -^ e», Hi — hi=ei , Ht — h^ -~ ct , de sorte que le second membre de Tégalité priïcêdentc est égal à £ E ; la formule (II) se trouve ainsi démontrée.
Propo»ons-nou8 encore de calculer la résistance du circuit tout entier en fonction de la réaistan<:e de ces dilierentes i>arties du circuit. Reportons-nous à la figure 403 et, pour abréger, laissons de côté la dérivation Arj B ; occupons-nous seulement des courants Ari B et Ari B. Nous avons alors à considérer trois cii'cuits fermés PAri EN, PAr* BN et Art Bri. Dans le premier et le deuxième de ces circuits la force électro-motrice est K ; dans le troisièmtî alie est nulle. L*(k{uation (II) que nous venons d*établir nous donne alors immédiatement:
f r 4- it r2 = K fij)
t'i ri — I, /•«=() (y)
Ije ternie if r^ deréquation (y) doit être affecté du signe — , puisque dans le circuit Xrs Bri les coui-ants 11 et it marchent en sens C(mtraire Tuu do Tautre. D*autre part, en vertu de la formule (I), nous avons : t'i -|- 1^ — 1 = 0. Kn remplaçant dans cette dernière équation ti ^t i* par leurs valeurs tirées des équations (sj et (p), nous obtenons après rt'>ductioii :
/•/•i 4- rri -h n r, ^ '
Si nous reportons cette valeur de t dans les équations (a) et (|i), nous en d^luirons:
Il = K , (2)
rri 4- rrt -H /'i r.
684 DE l'blbgtricitb
Pour connaître la résistance totale R de Tenaeinble du drcoity il suffit de substitiier, dm
E la formule d'Ohm t == -^, à t sa valeur (1) précédenmient trouvée. Noos obtenons sina:
ri 4- rt
Cette équation peut être étendue à autant de fils de dérivation que l'on désire. Si Ton sépare du reste de la résistance celle du circuit principal en dehors de llaismOe de dérivation, ce qui s'obtient par la mise de r en ûicteur commun, il vient :
ri-4-ri On voit alors que la résistance produite par Tensemble des ramifications Art B et Art Bot
=— ^ — , c*est-À-dire qu'elle est égale au produit des résistances de chacun des jQi
divisé par la somme de ces résistances.
315*. Dérifatiim en forme de po&t — Un cas intéressant à étudier esteooon celui où un fil CD (fig. 405) relie sous forme de porU deux courants dérÎTês
ACB et ADB.
Désignons par ri, r,, r,, r^ les rèsistaDces dei ,. X différentes parties du circuit limitées par kf
// \A quatre points de dérivation A, B, C, D; appeloai
\ti , ts , t'a , t4 les intensités correspondantes ; soient en outre, p et t la résistance et l'intensité du coollk rj\ rant dans le pont.
^1 1 La force électro-motrice étant nulle dans FIa-
'' / térieur du circuit A CBD, nous devons avoir poQr \ y r, Ji/i la portion A C D A :
^X \y tin-h tp — i3r3= 0. . . . lal
\ .-^ et pour la portion C B DC :
Fio. 405. — Pont de WheaUtone. tj Tj — t p 14 r4 = 0. . . . {b)
En outre, les intensités des courants qui aboutissent aux extrémités CetD du pont doivent satisfaire aux équations :
t = ti — t« (c)
Pour que Tintensité du courant i soit nulle, c'est-à-dire pour qu'il oe passe pas d'électricité dans le pont CD, il faut qu'on ait : en vertu it l'équation (a):
en vertu de l'équation {b) :
et d'après les équations (c) et (d) : .
h = ii et ij — tV
Il en résulte qu'on doit avoir:
Il= il
ELECTRICITE DTNAHIQCE 68d
Te) est le rapport qui doit exister entre les résistances des quatre parties AC, CB, AD, DB, pour qu'il ne passe pas de courant dans le pont CD.
316. Fnpigitioi da coorkat diu lat conteetsin à doux et à trali dliuulm. — La marche du courant se complique davantage quand, au lieu d'un conducteur linéaire, on a affaire à un corpa à deux ou à trois dimensions : cependant on peut ramener en partie le problème à des données plus simples, en regardant le corps quel qu'il soit comme composé d'un grand nombre de conducteurs linéaires.
Considérons, par exemple, la plaque circulaire de la figure 406 ; soient P etNdeux points diamétralement opposés par où le courant entre et sort. Nous pouvons nous figurer cette plaque comme composée d'une infinité de conducteurs linéaires, tels que ceux qui s^nt représentés par les lignes P/iN, P/fN , P/,N... Si la plaque est homogène, la ligne médiane est une droite qui réunit le point P au point N; les autres sont des courbes qui passent parles deux mêmes points, et qui à mesure qu'elles se rapprochent de la périphérie, mesurent des hauteurs de flèche de plus en plus grandes, jusqu'à ce que finalement la dernière courbe se confonde avec la circonférence limite de la plaque. Les longueurs/,, l,,l3... de ces lignes augmentent à mesure qu'on s'éloigne de la ligne médiane; et comme la résistance d'un conducteur linéaire est proportionnelle & sa longueur, toutes choses égales d'ailleurs, les intensités des courants en^,, /,. /j doivent dirai- Doer à mesure qu'on -se rapproche de la périphérie. Si nous développons ces courbes de manière à les rendre rectilignes, la variation ' des tensions dans chacune d'elles sera représentée par une droite comme dans la tigure 401 ; cette droite coupera la ligne des abscisses en son milieu et les ordonnées extrêmes des points P et N seront les mêmes pour toutes les courbes. Or, la perpendiculaire élevée au milieu de PN divise toutes les courbes en deux parties égales ; par conséquent les tensions des points situés sur cette perpendiculaire sont égales entre elles, c'est-à-dire égales à zéro.
D'un autre côté, la droite PN coupe les deux extrémités de tous les courants linéaires qui cheminent à la surEace de la plaque; en ces points les tensions sont donc encore les mêmes pour toutes les courbes, c'est-à-dire égale» aux ordonnées extrêmes -i- Het — 'H. Dans chaque courant linéaire 'i. fi, U--- les tensions varient depuis -I- H jusqu'à zéro pour la première moitié, et depuis zéro jusqu'à — H pour la seconde muitlé. Il faut donc qu'à chaque point de la courbe /, corresponde un point des courbes i,,ii... qui possède la même tenNion. En réunissant par une ligne continue chaque système de points d'égale tension, on obtient une série de courbes s,, «,, <>..., qui sont perpendiculaires à la fois à tous les courants linéaires et à la circonférence du conducteur. Les lignes ainsi tracées portent le nom de courbes d'égale tension, ou courbes d'égale charge dynamique ou encore courbes iso- électriques.
Comme, dans tout conducteur, rélectricitê se porte toujours d'un point
OÙ la tension est plus êlevêa à un point oii elle est moindre, elle ne peut jamais passer d'un courant linéaire à Tautre, par exemple, de /, à /4 ou ii V» car un point quelconque de l^ a immédiatement au-dessus et au-dessous «le lui un point de /^ et de /j qui appartient a la même courbe iso-électrique. Il suit de là qu'au point de vue de la propagation de l'électricité, nous pouvons remplacer un conducteur à deux ou à trois dimensions par une série <!<• conducteurs linéaires isolés les uns des autres. Attendu d'ailleurs que b surface d'un corps se confond avec le courant le plus extérieur, les courb»*5 d'égale tension doivent être normales à cette surface, et, par suite, 1 eleclricitê n'a pas plus de tendance à s'échapper du corps, qu'elle n'en a à passer d'ua courant linéaire au voisin.
316*. Éléments électro-motears des oerfs et des miscles. — Les muscles et Ie> nerfs sont parcourus par des courants électriques, et l'étude de ces phénomènes conduit il admettre que ces courants ont pour origine des couplf^ électro-moteurs dont les deux éléments positifs se louchent. Ce cas difiêrf encore de celui qui a été traité dans le paragraphe précédent eu ce quel» surfaces qui sont le siège des forces électro-motrices ont une certaine étendue. Figurons nous, par exemple, comme élément électro-moteur do nerf ou du muscle, une molécule formée d'une zone polaire positive et d'une zone polaire négative, ces deux zones se touchant et la molécule tout entière étant entourée d'une couche de liquide conducteur (cf. Wundt, Traiir âe physiologie, 2* édit., trad. par Bouchard, § 161 ;Paris, 1871). Dechaqoc point de la partie positive de la surface part un courant linéaire qui se dirige à travers l'enveloppe conductrice vers un point correspondant de b zone négative. 11 se produit ainsi autour de chaque élément dipolairenn système de courants linéaires, allant de la zone positive à la négative, et entièrementdistinct des courants auxquels donnent naissance les molécui^ voisines. L'intensité de ces courants linéaires qui circulent entre les deux zones d'un élément dipolaire devient moindre quand la longueur du traje: parcouru augmente; cette longueur étant nulle aux points de contact de deux zones, l'intensité du courant y est infinie; elle diminue graduellement à mesure qu'on s'éloigne de cette position limite et suit une marche décroissar.te semblable a celle qu'on observe dans le cas représenté par la figure 406.
316^. Gourants musculaire et nerveux. — Un cas particulièrement intéressa&t ])()ur les recherches d'électricité animale est celui où les extrémités d'ot conducteur en forme d arc sont mises en rapport avec deux points différet.t' d'un corps ou d'une surface parcourue par des courants. Si Tare est métallique, tandis que le corps auquel il est appliqué appartient aux conducteo.*' delà seconde classe, il est évident, a priori, qu'il passera plus d'électricilr par l'arc de dérivation que dans les parties du corps comprises entre fc points de dérivation. En outre, le courant qui passe dans Tare métallique!^ saurait en aucune manière donner la mesure des forces électro-motrices qii agissent dans rintérieur de l'autre conducteur; on peut seulement déterminf? quelles forces électro-motrices devraient exister aux i)oints touches de j surface pour produire dans l'arc de dérivation un courant d'intensité r2a> à celle qui est observée. Figurons-nous une surface électro-motrice $ub>t' tuée aux nombreux éléments électro-moteurs disséminés dans rintérieur«'a corps qui produit les courants observés ; cette surface peut être rempU-n
son tour par un conducteur linéaire dans lequel circule uu courant d'une itensité déterminée. Le problème se trouve ainsi ramené à celui des couants dérivés, dont les lois ont été établies précédemment.
Nous pouvons dès lors employer immédiatement les formules (2) et (3) du
315 eu représentant par ij et par ri T'intensité du courant et la résistance ans le fil substitué au conducteur primitif, par i^ei r* l'intensité et la réistance dans Tare de dérivation, les formules permettent de calculer la force lectro-motrice E de la surface fictive considérée ; mais il est évident que I valeur de E ainsi obtenue ne nous fournit aucune indication relativelent à Tintensilé des forces électro-motrices qui agissent k l'intérieur de électro-moteur réel.
Dans les expériences sur Télectriclté animale, il n'y a que les éléments loctro -moteurs en contact immédiat avec les extrémités de Tare de dérivaion qui puissent produire un effet utile; les autres éléments ne sauraient voir la moindre influence, puisque les actions des zones polaires de nom ontraire de deux molécules adjacentes se détruisent mutuellement ; c'est à une conséquence nécessaire du mode d'arrangement que la théorie nous idique comme étant celui des éléments électro-moteurs dans les nerfs et »s muscles.
Ainsi donc, la surface d'un muscle ou d'un nerf est seule active, c'est-àire qu'elle intervient seule dans la production des courants dérivés. Or, oiume la coupe longitudinale d'un muscle ou d'un nerf met k nu principaenaent les zones positives, et que la coupe transversale laisse a découvert artout les zones négatives, il en résulte qu'en réunissant par un fil con- 3nctif un point de la section longitudinale avec un point de la section i-ansveise, on obtient un courant qui va de la première k la seconde k traers le fil de dérivation, ainsi que le montre la figure 407. Les surfaces naurelles des muscles et des nerfs se comportent exacteneut de la même manière que les surfaces produites Ttificiellement : la section longitudinale est toujours (ositive. Par contre, quand on réunit deux points pris ous deux, soit sur la section longitudinale, soit sur a transversale, on n'observe pas de courant, dans le as du moins où toutes les molécules dipolaires possèlent la même force électro-motrice. Si M. E. du Bois- courtn't**raoV<^uire. leyiijond a constaté dans ses expériences l'existence de aibles courants, quand il réunissait deux points soit de la section longitu linale,soitde la section transversale, ces deux points étant inégalement disants du milieu de la surface, il y a Ik un phénomène probablement dû k ce [ue les forces électro-motrices des éléments du tissu em])loyé ne conser- 'ent pas une valeur tout k fait c instuit??, notamment après la mort.
Dans bî § iJ'^8^ nous décrirons les méthodes et les appareils employés K>ur l'observation et l'étude du courant muscidaire ou nerveux.
317. Diffasioa des courants èlectriqoes dans le corps hiuntio. — Un des cas les plus ;ompl iqués de la projiagation de l'électricité est c«dui qui se présente quand on iait passer un courant k travers le corps de l'homme ou d'un animal. Appli- [uons, par exemple, en deux points quelconques du corps humain les pôles l'un électro-moteur : le courant se divisera en une infinité de bras qui se
688 DE L*ÉLECTRICrrE
répandront dans le corps entier, car tous les tissus organiques conduisent plus ou moins bien l'électricité ; mais les intensités de ces divers courants seroDt très différentes. Si nous imaginons de nouveau le corps entier subdivisé eouo certain nombre de conducteurs linéaires, l'intensité du courant dans chacan de ces conducteurs dépendra de sa longueur et de la résistance spécifique des tissus qu'il traverse. Aux points mêmes où sont appliqués les pôles, la densité électrique a sa plus grande valeur, puisque tous les courants élé mentaires passent par ces deux points. Si tous les tissus avaient le mènH pouvoir conducteur, le courant le plus intense suivrait le trajet de la droite qui joint les deux pôles ; et plus les courbes considérées s^écarieraient d< ce premier trajet, plus les courants seraient faibles, jusqu'à ce qu'enfin leur intensité devint nulle. Mais, par suite de l'inégale conductibilité des difiërents tissus, les trajets des divers courants ne sont pas disposés aossi régulièrement que nous venons de le supposer. Si, par exemple, nous appliquons les deux pôles en deux points de la peau éloignés l'un de Tantn et placés aux extrémités d'une même droite contenue tout entière dans la membrane cutanée, le courant qui se propagera le long de cette droite n son qu*une faible intensité, à cause de la mauvaise conductibilité de la peaQ;k courant le plus énergique cheminera dans la couche musculaire soos-jicente, attendu que les muscles offrent moins de résistance ai| passage de l'électricité.
Par suite de la diffusion du courant électrique dans toutes les directions, nous ne pouvons jamais, à vrai dire, exciter isolément une partie qodconque du corps ; mais il est en notre pouvoir de faire passer dans u endroit donné un courant dont l'intensité soit très grande en comparais de celle des courants voisins. Le but qu'on se propose en soumettant à I'ktion de courants électriques le corps de Thonmie ou des animaux est ordinairement d'exciter les muscles ou les nerfs. Le premier de ces tissas oondid relativement assez bien l'électricité ; aussi se laisse-t-il aisément traverser par le courant; toutefois, en raison de la constitution anaiomiqae eldeli disposition des muscles, il est difficile d'en exciter un isolément. Les nnscles ont, en général, une certaine longueur ; il faut donc, pour les exciter directement, placer les deux pôles de la pile à une assez grande distanee Tu (le l'autre ; dans ces conditions, une portion notable du courant se rèfui toujours dans les tissus voisins. L'électrisation est bien plus facile à locû- User quand il s'agit des nerfs. A la vérité, la substance nenreuae offre boncoup plus de résistance que le tissu musculaire au passage de rélectridtê: mais, par contre, un courant d'une tension relativement faible et qui Ilepl^ court qu'une très petite portion du trajet d'un nerf suffit pour produire M forte excitation dans toute la longueur de ce nerf et jusque dans ses famnaisons. Aussi, en appliquant les pôles à une petite distance l'un de Taotre. dans une région de la peau correspondant au trajet d'une branche nervewf située superficiellement, détermine-t-on une excitation assez paissante por provoquer soit une forte sensation, si Ton opère sur un nerf sensitif, soft u» contraction musculaire énergique, s'il s'agit d'un nerf moteur.
JM. lV)udet «le Paris a imaginé, «lans le but de localiser l'action do «« rant, la disposition des pôles concentriques ; l'un des électrodes de la pik aboutit à un anneau métallique taudis que l'autre est mis en communia-
lion avec une pointe ou disque conducteur qui occupe le centre de Tanneau; on empêche ainsi la formation de courants de dérivation.]]
317^. iBflaenca de la forme et de la nature des excitateurs sur le trajet du conra&t prédominant. — Les électrodes qui servent k conduire le courant sur les points choisis par Texpérimentateur portent à leur extrémité terminale des pièces de nature et de forme variées ; ces pièces, nommées excitateurs^ s'appliquent directement sur les parties par lesquelles doit passer le courant.
Le mode d'application et le choix de l'excitateur permettent de modifier dans certaines limites la route suivie par le courant principal. La forme même des excitateurs a une grande importance sous ce rapport. Si l'excitateur se termine en pointe, c'est à l'endroit même où il est en contact avec le tégument que la densité électrique acquiert sa plus grande valeur. Aussi, pour produire une excitation limitée à un point, faut-il terminer l'un des rhéophores par un excitateur pointu et l'autre par un excitateur à large surface ; l'intensité du courant est alors à son maximum au point de contact de l'excitateur aigu. Quand, au contraire, on veut électriser des parlies situées profondément, on doit faire eu sorte que la densité du courant ne soit guère plus forte au niveau des points de contact que dans les parties les plus courtes du circuit; en conséquence, il faut employer des excitateurs à large surface. Mais cette condition ne suffit pas encore, car l'épiderrae à l'état sec est, pour ainsi dire, un corps isolant, dans lequel les petits pertuis correspondants aux pores cutanés et aux canaux sudoripares sont seuls meilleurs conducteurs. Dans ces conditions, une plaque métallique appliquée sur la peau se comporte comme une série d'excitateurs terminés en pointe; le courant ne peut guère arriver jusqu'aux tissus humides situés dans la profondeur que par la voie des pores et des canaux de l'épiderme ; il en résulte que les nerfs qui se distribuent dans les couches superficielles de la peau reçoivent des courants d'une intensité considérable, tandis que les parties sous-jacentes ne sont traversées que par de faibles dérivations. L'expérience confirme d'ailleurs ces déductions théoriques ; elle montre que Tapplication d'excitateurs métalliques sur la peau à sec excite vivement les nerfs cutanés, et n'agit que faiblement sur les tissus sous-jacents, notamment sur les muscles.
Quand on veut porter l'action principale du courant dans la profondeur, il faut augmenter le pouvoir conducteur des parties delà peau sur lesquelles s'appliquent les excitateurs ; c'est ce qu'on obtient en recouvrant la surface métallique des excitateurs d'un morceau de cuir ou d'épongé que l'on mouille avec de l'eau salée. Par ce moyen, on augmente le pouvoir conducteur de la peau de manière à le rendre à peu près égal à celui des tissus sous-jacents. Le courant électrique circule alors entre les deux points d'application des excitateurs, en donnant naissance à des ramifications, qui pénètrent d'autant plus profondément que les surfaces de contact des excita-* leurs sont plus larges et plus éloignées l'une de Tautre. Si donc on veut électriser directement un muscle, il faut choisir des excitateurs iiumides à surface assez large, et les ai>pliquer sur la peau à des points correspondants aux extrémités de ce muscle. S'agit-il, au contraire, d'exciter isolément une branche nen'euse, on emploiera avec plus d'avantage des excita-
WoNOT^MortOTn, Phys., Méd., «• «dit. 44
690 DE L ELBCTRICITE
teurs humides, mais à petite surface, et oo les appliquera dans le roisinage l'un de l'autre, sur la région de la peau qui recouvre le nerf.
[Dans certaines affections nerveuses occupant une grande ^ndue da corps, il peut être désirable d'électriser à la fois et d'une manière uaifom» tout£8 les parties malades. M. Boulu a imaginé dans ce but des escitateurs i trèslai^e surface (lîg. 408), composés d'un nombre plus ou moins grand
d'èpODges recouvertes de flanelles et placées entre deux plaques mètalliijiiei de grandeur et de forme diverses ; ces plaques sont armées en difiëml) endroits de boutons auxquels on fait aboutir plusieurs fils partant d'u même pôle de la pile. Les éponges, prèalablenaent rendues humides par a liquide conducteirr, distribuent assez uniformément le courant sur twiK l'étendue des parties avec lesquelles elles sont eu contact.
La figure 409 représente un sac électrique, consistant eu une sorte iV vêtement de laiue sillonné par des bandes circulaires en tissu métallique; ces bandes sont armées de distance en distance déboutons, auxquels on au les fils multiples destinés à conduire le courant électrique. Le malade estii troduit dans ce vêtement, quand il s'agit de faire passer le fluide électn^i' à travers la totalité du corps humain, et sans que le courant se localtsedvx une région plutôt que dans l'autre. ]
M. DucliCDuc (de Boulogne) a dccouTei'tcnipinqucmeul la différence des eflbUquoKif*' suivaDt quo les eicilateui-s cinployéa sont EecB ou humides ; c'est à M. A- Fïck tfi'oL M^ première eiplicationdeces pbéiiomèoes. M. Duchenne n'a exciU que 1m niiucleaetliiM^ cutanés. Itemak a appelé l'attention sur la manière la plua coOTeuable pour agir mr ImM* moteurs situés Buperliciellemont, et .M. Ziemasen a précisé davantAge les {Kttuls où Tv '^ appliquer de préférence les éleclrodes |)our eiciter telle ou telle branche neneweO^- ZiBHSgBK, Die ElectricUdl in dtr Médian, 2' édit. ; Berlin, t866).
318. Inploldas eoaruti dêri?ès poor gradter l'iiteatiti d'u eoirut dasi. MimW
— En vertu de la loi d'Ohm, on peut modifier l'intensité d'un coarMi eu faisant varier, soit la force électro-motrice de la pile, soit la résisUnc
du circuit interpolaire; c'est à ce second moyen que l'on a généralement recours ; on obtient une augmentation plus ou moins grande de la résistance en introduisant dans le circuit une colonne liquide dont on fait varier la longueur, ou bien un cylindre bon conducteur recouvert d'un fil métallique qu'on déroule plus ou moins. Mais, par suite de la polarisation fréquente des électrodes (cf. § 327), l'emploi des colonnes liquides ne saurait convenir, en général, toutes les fois qu'on a besoin d'un courant aussi constant que possible. Quant aux fils métalliques disposés sous forme de rhéostats^ il eu faudrait des longueurs énormes pour que la résistance qu'ils introduisent dans le circuit fût une fraction appréciable de celle de la pile.
318*. Rhéochorde de Heumanii. — L'emploi des courants dérivés ofi're un moyen commode de diminuer Tintensité d'un courant donné; les lois établies au § 315 montrent qu'à l'aide d'une dérivation on peut faire varier l'intensité dans un circuit donné depuis zéro jusqu'à une limite supérieure. L'appareil ordinairement employé à cet effet porte le nom (ïe rhéochorde. Celui de Neumann se compose de deux fils de platine parallèles tendus sur une planche ; les extrémités antérieures de ces fils aboutissent à deux bornes de laiton isolées l'une de l'autre et auxquelles viennent se fixer, d'une part, des fils en communication avec les pôles de la pile, d'autre part, les extrémités du circuit parcouru par le courant dont on veut faire varier l'intensité. Le fil de platine traverse à frottement une petite auge en fer remplie de mercure, et forme ainsi un circuit dont la longueur varie suivant la position dans laquelle on amène l'auge en question. Par suite de la disposition de l'appareil, le courant de la pile, en arrivant à la borne positive, se divise en deux : une portion passe par le rhéochorde ; l'autre se rend dans le circuit sur lequel on expérimente ; ces deux courants revienuent k la borne négative pour retourner de là à la pile. Or, on peut augmenter ou diminuer à volonté le trajet du courant dans le rhéochorde, suivant qu'on éloigne ou qu'on rapproche des bornes de dérivation l'auge qui éUiblit la communication entre les deux fils; plus on diminue la longueur du circuit dans le rhéochorde, plus on affaiblit l'intensité du courant dans l'autre circuit.
318b. Rhiochorde de du Rois-Rejmoiid. — En vue de certains cas déterminés, on a api)orté diverses modifications au rhéochorde de Neumann. Quand il s'agit, par exemple de réduire dans une très forte proportion le courant du circuit partiel, on emploie à la place de fils de platine, un épais fil de fer. Veut-on, au contraire, se réserver la faculté de faire varier l'intensité du courant entre <les limites plus étendues, il faut augmenter la longueur des fils du rhéochorde ; le moyen le plus simple consiste à disposer à côté des fils de platine un grand nombre d'autres fils, qu'on peut introduire dans le circuit de dérivation en quantité plus ou Tnoins grande; ces fils additionnels sont en maillechort, dont le pouvoir conducteur est moindre que celui du platine. Tel est le principe sur lequel repose le rhéochorde de du BoiS'Reymond (fig. 410).
Sur une caisse en bois de plus de 1 mètre de long sout tendus parallèlement, l'un à côté de l'autre, deux fils de platine AA' et BB', soutenus à une certaine hauteur par un chevalet d'ivoire CD. Au-dessous des fils et parallèlement à leur direction se meut un chariot eu laiton, qui porte deux dés eu
692 DE L ELECTBiaTE
fer D, D soudés suivant leur longueur, remplis de mercure et fentiés par des bouchoDS de liège; les fils de platine traTerseut à frottement ilom ces
déa et sont ainsi réunis par un conducteur raélaltique à large section. La position du cbariot est donnée par une échelle divisée en millimètres et placée sur le côlé. Les extrémités A et B des El) de platiue aboutissent à deux plaques de laiton par faitement isolées ; l'nM porte une borne P, dau laquelle on engage à la foi^ l'électrode positif de la fit et l'une des extrémités da circuitdont on vent ulilisff le courant ; à côté de l'autre plaque désignée par le chiffre i , s'en trooTeal cinq semblables marquée»
2, 3, 4, 5, 6; sur la tenière s'élève une borne N.
destinée à recevoir l'éWtrode négatif de la pilf.
ainsi que l'autre eitrèmiU du circuit. De la plaque 1 part un fil de maill«boit qui chemine dans l'intérieur de la caisse et qui.
après s'être réfléchi sur h poulie I», se termioe t 11 plaque 2 ; sa longueur ■ été choisie de manien qu'il offre une réâslaDft égale à celle des deni fit de platine, lorsque le ch^ riot est arrêté à la dÎTision iOOO. Ciatre autre»
systèmes de fils de BdA-
F,., il). - Kh.ocl.onJ. J. -lu Boi.-H.j»»n. ,0. = 1. 10). ,^j^^^j dispOsés d'une I*
nière analogue, comme le montrent les lignes pointillées de la figure^ offrant dea résistances qui sont respectivement 1,2,5, 10 fois pins pran*» que celles du premier système U, réunissent deux à deux les plaques »ivautes. En outre, on peut établir une communication large et directe «W ces diverses plaques, en enfonçant rlans l'intervalle qui les sépare desew» de laiton à sections circulaires.
BWi^^^^B *'' 'H
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Cela posé, tous les coins étant en place, et le chariot au zéro de l'échelle, le courant qui arrive en P trouvera dans la série des plaques et du double dé un large conducteur qui n'offrira pas de résistance appréciable ; il suivra donc cette voie de préférence à toute autre. Si on éloigne le chariot, la résistance augmente et a pour mesure la longueur des fils de «platine que doit traverser le courant; celui-ci ne passera donc pas en entier parle rjiéochorde ; une portion ira dans l'autre circuit. Le chariot étant arrivé à l'extrémité de sa course, il faudra, pour augmenter encore la résistance, enlever le coin ]dacé entre les plaques 1 et 2 ; alors le courant sera obligé de passer par le système de fils Ij,, ce qui ajoutera une résistance égale à 1 fois celle des fils de platine. L'enlèvement successif des coins suivants introduirait dans le circuit du rhéochorde des résistances croissantes, qui peuvent s'élever juqu' à 20.
Désignons par t'i et n Tintensité du coui*ant et la résistance dans le circuit qu*on veut vtUiaer, par E et r la force électro-motrice de la pile et la résistance du circuit principal, y oompria la résistance intérieuie de la pile, enfin par rg la résistance du rhéochorde ; Té- ^[luitîon (2) du § 315 donne
rri 4- rr^ + ri r^
Quand le circuit utilisé compi*end des tissus animaux, la résistance r est ordinairement très petite en comparaison de n . Si, en outre, on introduit dans le circiiit du rhéochorde «M longueur do fil telle que r soit négligeable par rapport à rt , Téquation précédente se rMiiit à
• Erg E ** "" n rj "^ ri '
Cette formule nous montre que dans le cas où la résistance du rhéochorde est très grande -par rapport à celle de la pile,rintensité du courant dans Tintervalle de dérivation est la même ^■6 si le rhéochorde n'existait pas.
Prend-on, au contraire, r^ assez petit pour qu'il soit négligeable en comparaion de r et n, il Tient:
ll=:E
rri
Donc, dans le cas où la résistance du rhéochorde est très petite, l'intensité du courant utilisé en raison directe de oette résistance.
318^. Levier-def de du Bois^eyinoiid. — Le principe de la dérivation des courants a encore trouvé quelques applications très utiles dans la pratique. CTest ainsi que le levier-clef de du Bois-Reymond permet, non seulement d'ouvrir ou de fermer un circuit, mais aussi de lancer le courant dans un sircuit supplémentaire d'une faible résistance. Cet appareil se compose d'une tablette G (fig. 411) en caoutchouc durci, sur laquelle sont fixées deux bornes métalliques A et B. Un prisme de laiton C, muni d'un manche isolant en ivoire, établit la communication entre les deux bornes, quand il est Mnché horizontalement ; on peut redresser verticalement cette pièce, qui représente la clef proprement dite, en la faisant pivoter autour de la borne B; la communication se trouve alors interrompue. Le tout est porté sur un Hrre-joints qui permet de fixer l'appareil k une table. Si l'on n'engage dans les bornes A et B que les électrodes venant d'une pile, la clef sert tout sim- ^ment à ouvrir et à fermer le circuit, et tient lieu du godet rempli de
694 DB L ELBCTRICITE
mercure qu'on emploie ordinairement à cette fin. Mais si les bornes reçoivent d'une part les fils de la pile PÀ et NB, de l'autre les extrémité du cir< cuit dérive AlB. le courant de la pile passera en entier à travers la clef , quand celleci sera fermée, car elle offr* une résistance presque DoUe en comparaison de celle lin circuit AlB ; ouvre-t-on ]t clef, toute communicalii»
entre les deux bunies w peut plus exister qu'à Inxen le fil AIE, et celui-ci reçoit alors tout le courant.
31t. ■•«»««■ rialstawK- ■■ ■■■lima- Pour pouvoir comparer enlr*
/ elles les résistances qu'oppo-
/ ' sent les difiëreot^ codJqc-
teurs k la propagation <)u courant électrique, il faut ramener toutes les mesure: i
"" '■^'^ une même unité. Oncbobil
' a cet effet, pour unité de ré-
sistance, celle d'un corps donné sous l'unité de longueur et l'unité de section. M. Jacobi a pris pour unité de résistance, celle d'un fil <iecuivre cylindrique de 1 mètre de long et de i millimètre de diamètre. M. Mathieî*Dî proposé un alliage formé de deux parties d'ai^ent et d'une partie d'or; M'Wiedmaun de l'argent pur. L'aident ou l'alliage d'or et d'ar^Dtsoul préférables au métal adopté par M. Jacobi, car on peut les obtenir diDS un plus grand état de pureté, (Un métal qui conviendrait encore inîeui et qui a été proposé par Ponillet, c'est le mercure, attendu qu'il est possitit de l'avoir toujours identique k lui-même.] Les résistances ainsi mesuras ne donnent que des valeurs relatives ; nous verrons, dans le cbapittt Tii (§ 338), la manière dont on détermine la résistance absolue.
Il existe, sous le rapport de la conductibilité électrique, une diffèreDce considérable entre les conducteurs qui, comme les métaux, livrent passage au courant, saus éprouver eux-mêmes de modification chimique (ooiducteurs depreiniVre classe), et ceux qui sont décomposés parle connal (conducteurs de seconde classe). Ainsi, la conductibililê d'une solatixc saturée de sulfate de cuivre est à celle du platine, à peu près coaiine 1 fr: à2.546.680; et il mesure que le titre de la solution baisse, sa condnctiklitè s'aflîaiblit encore bien plus ; le pouvoir conducteur de l'eau pure tt
s'élève qu'il -jfgr- du nombre qui se rapporte à la solution saturée âa salbif
de cuivre,
Lesmètniix se rangent relativement à leur conductibilité pour les cmmat» galvaniques ou tliermo-électriques dans le mêioe ordre que poor lear OMductibaité à l'égard de lélectricité développée par frotlemeot. MM. Wwà»-
éLEGTRIGITE DYNAMIQUE 695
nann et Franz ont fait remarquer que cet ordre est identique à celui des x>nductibilités des mêmes corps pour la chaleur.
Quand la température s'élève, le pouvoir conducteur des métaux di* ninue sensiblement en raison directe de Taccroissement de température. Sous ce rapport les conducteurs de seconde classe se comportent aussi au- :rement, car leur pouvoir conducteur augmente ordinairement avec la tem- Dérature.
Nous donnons ici, d*après les expériences de M. Mathiessen, une liste ibrégée des pouvoirs conducteurs des principaux métaux à la température ie O*, la conductibilité de l'ai'gent étant représentée par 100 :
Argent 100 Fev 14,44
Cuivre 77.43 Étain 11.45
Or 55,91 Platine 10,53
Sodium 37,43 ■ Plomb 7,77
Aluminium 33,76 Argentan 7,(57
Zinc 27,39 Strontium 6,71
Magnésium 25,47 Mercure 1,63
Pota«iium 20,84 Bismuth 1,19
Lithium 19,00 Charbon 0,038
SIQ*. CoadQctibiUté det tisins organiques. — Le pouvoir conducteur des tissus mimaux à l'état humide dépend essentiellement de celui des liquides qui les imprègne, car ces mêmes tissus, à l'état sec, ne conduisent presque pas le courant; les différences de conductibilité qu'on observe entre les divers tissus sont donc dues à la différence de composition de leur contenu liquide.
D'après les expériences d'Ed. Weber, les tissus animaux conduisent 10 a 20 fois mieux que l'eau distillée; c'est-à-dire environ 50 millions de fois fooinsbien que le cuivre. lien résulte que la résistance des tissus à l'état fiumide serait à peu près double de celle d'une solution au i/100 de chlorure de sodium ; car, d'après les expériences de M. W. Schmidt, cette K>lution possède une conductibilité 20 millions de fois plus petite que celle Ju cuivre.
M. Eckhard a cherché à comparer entre elles les résistances des nerfs, le.s tendons et des muscles : il a trouvé que les nerfs et les tendons ont la même conductibilité, et que leur résistance, par rapport à celle du tissu musculaire prise comme unité, varie entre 1,8 et 2,5. Les recherches de cette nature comportent une foule de causes d'erreur qu'on ne peut éliminer; aussi ne peuvent elles donner que des résultats approximatifs.
Pour mesurer la conductibilité électi ique d'un corps, ti ois a|)pai*cils sont nécessaires : Boe pile, un galvanomètre et un rhéostat ou un rhcochorde. Tout d'abord il faut graduer le riiéostat, c'est-à-dire déterminer la longueur de fon fil équivalente à Funité de résistance. K cet effet, après avoir fait choix du fil normal qui doit représenter l'unité de résistance, m Tenroule autour d*un tube de verre, on le place dans un milieu maintenu à Oo par do la glace fondante et on Tinterpose, en même temps que le galvanomètre et le rhéochorde, iaos le circuit de la pile. Le rhéochorde étant au zéro, on note la déviation indiquée par l'aiguille du galvanomètre ; le fil normal est alors enlevé, et on introduit dans le circuit une longueur de fil du rhéochorde telle que la déviation du galvanomètre soit la mémo qjoe dans le premier cas. On connatt de cette manière la longueur de fil du rhéochorde tpà correspond à Tunité de résistance.
Cette opération préliminaire étant faite une fois pour toutes, la résistanee d*un oorpi quelconque peut être mesurée à Taide de Tune ou de Tautre des deux méthodes niitactes:
Première méthode. — On met à la place du fil normal le corps dont il s'agit de mesurer la résistance, et on procède comme ci-dessus. La résistance de ce corps est alors mesura [v!r la longueur du fils du rhéostat qu'il faut introduire dans le circuit pour produi^-e le mêuie effet que le corps lui-même.
Deuxième méthode, — On dispose le corps en expérience et le rhéochoi'de. de uiauère à former deux courants dérivés qu*on réunit (var un pont dans lequel est placé le gahau) mètre. 11 suffit alors de donner aux résistances des poilions de circuit qui ahoutis:>eot à Tanc des extrémités du pont un rapport tel que le courant ne passe pas par le galvanomètre ;pLi» d'appliquer la formule du § 315**, qui permet de calculer la résistance de la portion du circuit dans laquelle est placé le corps en expérience.
320. Mesure de la force électro-motrice. — De même que la conductibilité électrique des corps se mesure, en général, par comparaison avec celle d'un conducteur choisi arbitrairement, de même on évalue liabituellemeLt les forces électro «motrices en les rapportant à celle d'un couple voltaïqueà courant constant, par exemple, au couple de Daniell ou deGrove. Mais il n'existe aucune relation entre la force électro-motrice ainsi déterminée et les unités choisies pour mesurer les autres quantités, l'intensité et la résistance qui figurent dans la formule d'Ohm.
Quand on veut que toutes ces quantités aient une commune mesure, on prend comme unité de force électro -motrice celle qui, dans un circoiî dont la résistance est égale à l'unité, produit un courant tel que, o-nduit à travers un voltamètre et conservant la même intensité, il y dégagerait, dans l'espace d'une minute, 1 centimètre cube de gaz détonnant. En adoptant cette unité, on peut calculer la force électro -motrice au moyen i
E la formule d'Ohm I = rrj-, du moment que Ion connaît l'intensité I et la
ri
résistance R.
Si on représente par 1 la force électro-motrice d'un couple de Daniell, celle d'un couple de Grove ou de Bunsen est égale à environ 1,7. Do reste, ces rapports varient un peu avec la concentration des liquides. Si nous adoptons, au contraire, pour mesurer l'intensité du courant, Tuiiité indiquée ci-dessus, et comme unité de résistance celle d'un fll de cuivre Je 1 millimètre de diamètre et de 1 mètre de long, la force électro-motrice Jn couple de Daniell a pour valeur le nombre 470.
Rapportée aux mêmes unités, la force électro -motrice des couple:? à gaz dont il a été question dans le § 300 est représentée jïar les nombre suivants :
Hydrogêne et chlore 574
» et oxygène 461
» et acide carbonique. . . . - . 416
» et air 390
I^s forces électro-motrices des couplesthermo-électriques ont été mesurée* par M. Wiedemann qui, en représentant par 1 la différence Ihermo-éliîCtrique entre le zinc et le cuivre, a trouvé les valeurs suivantes :
Fer et argent 29,12
» et zinc 29,44
» et cuivre 30,44
Fer et étain 35,70
1) et maillechort ... 61,3$ » et laiton dM^
Quant aux forces électro-motrices des couples formés par l'association des métaux composant le second élément des couples inscrits dans le tableau précédent, on peut les calculer au moyen de la loi des tensions (cf. § 304). C*est ainsi, par exemple, que pour le couple zinc et cuivre on a :
Ztiy Cu = Fe, Cii — Fe, Zn,
et en remplaçant ces symboles par les forces électro -motrices correspondantes :
Zn, Cu = 30,44 — 29,44 = 1
La force thermo-électro-motrice croît en raison directe de la différence de température des soudures. Si, par exemple, cette différence s'élève successivement à 10**, 20^, 30®..., les forces électro-motrices correspondantes croissent comme les nombres 1,2, 3... Aussi, quand on veut comparer les forces électro-motrices des couples thermo-électriques avec celles des couples liydro- électriques, importe-t-il d'indiquer pour quelle différence de température les premières ont été déterminées. M. Wild a trouvé que la force électro-motrice d'uu couple, cuivre et maillechort, pour une différence de température de 100% était égale à 0,001108 de celle d'un couple de Daniell.
|320'. Système C. 6. 8. d'unités de mesure. — Nous venons de montrer dans le paragraphe précédent comment on peut choisir les unités d'intensité, de résistance et de force électro-motrice , de telle sorte que cette dernière dépende des deux autres. On est allé plus loin dans cette voie en utilisant les relations qui existent entre les diverses quantités que Ton mesure en pliyslque, et on a rattaché les unités des diverses espèces de grandeur à un {>etit nombre d'entre elles que Ton choisit arbitrairement.
Ces unités indépendantes ou, comme on les appelle, fondamentales sont celles de longueur, de masse et de temps ; on l(»s représente par les symboles L, M, T ; toutes les autres sont dites unités dérivées, et la formule qui exprime chacune d'elles en fonction des unités fondamentales porte le nom de dimensions de l'unité dérivée.
Unités fondamentales. — Le congrès international des électriciens, réuni a Paris en 1881, a adopté :
pour unité de longueur, le centimètre,
pour unité de masse ^ la masse de un gramme,
pour unité de temps, la seconde.
Ces valeurs sont celles dont avait fait choix déjà l'Association britannique.
Le système d'unités établi sur ces bases est appelé système centimètre, gramme, seconde, ou plus simplement système C. G. S.
Unités dérivées, géométriques et mécaniques. — On déduit immédia tement de ce qui précède pour unités de surface et de volume, le centimètre :arréet le centimètre cube, dont les dimensions sont respectivement L* et L*.
Avant de nous occuper des unités électriques du système C. G. S, nous levons encr)re définir les unités mécaniques, c'est-à-dire les unités de vi- :esse, d'accélération, de force et de travail, dont nous aurons besoin.
L'unité C. G. S. de vitesse est celle d'un mouvement uniforme qui ferait
698 DE L'ÉLECTRicrré
parcourir à un mobile l'unité C. G. S. de longueur pendant Tunité C. G. S. de temps, c'est-à-dire un centimètre pendant une seconde. La formule du mouvement uniforme donne immédiatement pour dimensions de l'upité de
vitesse il"---! ou ["lT-*].
L'unité C. G. S. d'accélération est donnée par l'accélération d'un mouvement uniformément varié dont la vitesse augmente de 1 centimètre par
seconde.Lesdimensionsdecette unité sont: -^ ou LT~* ; on les tire de la
formule v = gt, dans laquelle on remplace la vitesse v par ses dimensioLS précédemment trouvées.
La force unité dans le système C. G. S. est celle qui communique à l'unité de masse une vitesse de 1 centimètre au bout d'une seconde.
On a donné a cette unité le nom de dj/ne. De la formule f= mff, daos laquelle on remplace g par ses dimensions, on tire pour dimensions de
l'unité C. G. S. de force : \-^^l^ 1 ou Tm L T"*].
La proportionnalité des forces aux accélérations qu'elles impriment à une
même masse, montre que la dyne est égale — ou . gramme.
if
L'unité de travail est représentée par celui qu'effectue l'unité C. G. S. de force, ou dyne, faisant parcourir à un mobile un chemin de 1 centimètre. On déduit facilement de là que les dimensions de l'unité C. G. S. de travail.à
laquelle on a donné lenomd'^r^r, sont: — ^j^— ou M L*T~* .
Il est facile de voir que l'ancienne unité de travail, le kilojrammètre, vaut 98.100.000 ergs.
L'nités électriques. — Si nous représentons par i l'intensité d'un c<mrant fourni par une force électro-motrice e à travers un circuit de résistance 7% par q la quantité d électricité qui circule pendant le temps t, et parrr le travail que peut fournir le courant, on a entre ces quantités les rela tions :
g=t l 10=: qe.
Ces formules nous permettent de définir trois des quatre quantités g,i.ir,
e, en fonction de la quatrième, que Ion rattachera, par sa définition, au
unités dont nous venons de parler. Or, on peut choisir pour cette quatriffDe
grandeur, soit la quantité d'électricité que Ton définira par la considêrtliua
du phénomène des attractions et répulsions électriques, soit Fintensité dont b
définition sera établie au moyen de l'action d'un courant sur un pôle magw-
tique. De là, deux systèmes d'unités électriques que l'on désigne par fc
noms d'électrostatique q\. à* électro-magnétique. Cesi ce dernier sy stèsie
qui a été adopté par l'Association Britannique et consacre par le Goagrw
international d'électricité de 1881 ; c'est aussi le seul dont nous nous occuns.
ÉLBCTRICiré DYNAMIQUE 699
L'unité C. G. S d'intensité de pôle magnétique est celle du pôle qui agissant à une distance de 1 centimètre exerce sur un pôle identique une force
répulsive égale à 1 dyne. Les dimensions de cette unité sont : M «"L"» T^ ;
elles se déduisent de la loi des attractions et répulsions magnétiques : /*= -
formule dans laquelle on remplace les diverses quantités par leur symbole ou par leurs dimensions.
L'unité précédente, une fois établie, nous pnuidrons pmir unité C. G. S.
d'intensité de courant, d'après la formule f =r. î— , celle du courant qui
lancé dans un circuit long de 1 centimètre et courbé en arc de cercle de 1 centimètre de rayon, exerce une force de 1 dyne sur l'unité de pôle magnétique placé au centre du circuit. Les dimensions de cette unité résultent
^^^ etsontiTM'^L"*'!-*
La quantité d'électricité qui représente l'unité (^. G. S. de quantité est celle qui est fournie pendant une seconde par un courant dont Tintensité est égale à TunitéC. G. S. Cette définition sedéduit de la formule q = it qui conduit en même temps aux dimensions de l'unité C G. S. de quantité, lesquelles
sont : M « L^ .
L'unité C. G. S. de forci» électro-motrice résultedela considération do la formule w=qe\ c'est c<»lle qui doit exister dans un circuit pour que le passage
de l'unité C. G. S. de quantité d'électricité développe une unité G. G. S. de
r i. 3 travail, c'est-à-dire un erg. Ses dimensions sont par suite: M * L* T"*
Enfin, la formule d'Ohm i= —- nous conduit à choisirpour unité C. G. S.
de résistance, celle d'un circuit qui, possédant une force électro-motrice égale à l'unité C. G. S., est traversé par un courant dont l'intensité est d'une unité