‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 187 sur 205 · Prii · texte numérisé non relu

Prii

dans la bobine llUetd'un p",""^ '*^", courant induit direct compitt* u'oi

ip« d'an mppinil Toltl-fuadiqns dUpoié pour IW'

biaa lur liquilla Mt «nroaU la lit Indncltar qai ull da la pile. — B'R', Kobioe «ur liqaclle nt an-

dans la bobine B' B' ; le '^mi^tJ' *' °'™" """"' " ""' ^"""' "' '" ''°"'" ^ Ireuibleur revenant ensuite b lia [josition iireniière, le courant inducl«ur se rétablit et développe un courant inverse dans la bobine induite en même temps qu'il éprouve luitiiême un afTaiblissement dû à la naissance de l'extra-courant de fermeture. D'autre part, l'aimantation et la désaimantation alteniatives du barreau de fer doux exercent des actions de même sens que la fermeture et la rupture du courant; elles contribuent ainsi à accroître la force des courants induits et de l 'extra-courant.

Ku fuisant subir au dispositif qui précède une légère modiflcation.on peut utiliser simultanément l'extra-courant et le courant induit. 11 suffit, dans ce

but, de réunir par un con- ^ ,

lïucteur métallique l'une (les extrémités du fll induit avec une extrémiié da fil inducteur, de manière que ces deux con ducteura forment un circuit unique parcouru ù un moment donné par des courants de même direction. Telle est la disposition n-présenté(!

dans la ligure i'-'S, ou un âl métallique K Is' réunit bout à bout le circuit inducteur et le circuit induit. Les flèches indiquent la roule suivie, au moment de la rupture, par les courants qui traversent l'eusemble du svstèmo. L:i fusion des deux circuits en un stnil augmente lu i-ésistance qui s'opjiose il la propagation de l'électricité; un t>b.-4erve nêiuitnuinsquo cette <lisp>isilion accroît uutublement les efieU pUysiylogiques du coura.it résultant.

WunvT-UoHoiw, fkjra. uMie., * Mit. U

DE I, ELECTRIClTi:

Les considérations précédentes suftisenl pour donoer uoe idé»' nHIe lies prlucipes qui présiileut à la coustructiuii des appareils vol la -farad îques; j! nous reste à passer ea revue les principaux dispositifs imaginés en vue Jw besoins médicaux.]

350^. Apptnlll gllw«oient de da Boii-Refmoiid. — Cet appareil, représenté dau la figure A'à'J, se coiupose di' deux liobiues ; sur la bobine inductrice B ki disposé, Pli hélice, un gros dl enruulé un prtil nombre do fois soiilemeiil: autour de l'autre bobine B', évidéiià l'intérieur de inariifr'.' ii iir.uM.ir o.iifc

la première, s'enroule le circuit induit formé d'un fil tin et très long, doii les extrémités aboutissent à deux bornes situées derrière la bobine et quiwnl invisibles sur la figure ; c'est à ces mêmes bornes qu'on attache le» fil* destinés h faire entrer dans le circuit les parties à travers lesquelles on tjI diriger les courants induits. Cftte bobine B' est portée par un charnf qu'on peut à volonté rapprocher ou éloigner de la bobine iuductrice, en V faisant glisser dans une coulisse pratiquée dans l'épaisseur de la planche UH. qui sert de support à l'appareil, et le long de laquelle sont gravées des éclt^ divisées permettant de mesurer la distance du circuit induit au cimul înducteur.Quant à la bobine B, elle est fixée horizontalement par sonritRmité antérieure à un cadre en bois placé de champ sur le support; eUeroferme ordinairement dans son intérieur un faisceau île tils de fer data»» renforcer l'action inductrice du courant voltaïque. Deux bornes A, .V'.stt"» sur le devant de l'appareil, reçoivent les fils de la pile et les mettent «D cw munîcaliou avec le circuit inducteur par l'intermédiaire d'un IrenMtvè Aee/'.Cet interrupteur, desli[ié à [iroduire automatiquement les iutermitlfw" du courant inducteur, est représenté par le martf-au E, dont k- maucbf.tx* d'un ressort eu argentan, est fixé en a à une colonne de laiton qui sora* la borne A ; une lamelle de platine soudée sur le manche vers sa partie tnut^ s'appuie contre la çu\B\e 4*; la vva v ; celle-ci est portée par une ]â*k

laiton qui contourne la tranche du cadre en bois et va rejoindre l'une des extrémités du fil inducteur. Ce fil, après s*être enroulé successivement sur la bobine B et sur les branches d*un petit électro- aimant vertical D, aboutit par son autre extrémité à la borne A'. Le courant de la pile arrive en Â, par exemple, monte le long de la colonne a, se rend dans le manche du marteau, et de là, par l'intermédiaire de la vis t?, dans le fil qui entoure la bobine inductrice ; puis il circule autour de Télectro-aimant en fer à cheval et revient à la pile en passant par la borne A'.

Le circuit étant fermé comme on vient de le voir, le courant inducteur s'établit ; mais, à Tinstant même, Télectro -aimant D entre en activité, attire la pièce de fer doux E placée en regard de ses pôles et qui forme la tête du marteau ; dans ce mouvement, le trembleur s'écarte de la pointe de la vis v et le circuit se trouve subitement interrompu. Aussitôt le courant 8*arrête ; par suite l'électro-aimant redevient inactif, ce qui permet au trembleur de ré*prendre sa position initiale sous l'action de l'élasticité du manche qui le porte et de rétablir ainsi la continuité du circuit. A peine le courant passet-il de nouveau, que Télectro-aimant agit comme la première fois pour provoquer la rupture du circuit, et ainsi de suite. Le trembleur se trouve donc dans un état continuel d'oscillation. Chaque mouvement de va-et-vient détermine alternativement la rupture et la fermeture du courant inducteur ; la rupture de ce courant engendre dans la bobine induite un courant direct; lorsque le courant se rétablit dans la bobine inductrice, un courant inverse prend naissance dans l'autre bobine. Le circuit dont fait partie le fil induit enroulé sur B' se trouve ainsi parcouru par une série de courants instan* taaésqui changent alternativement de sens.

Quand on veut étudier séparément l'effet de chacune des deux espèces de courants induits, on enfonce la vis v jusqu'à ce que la tête du marteau soit pressée contre les pôles de Télectro-aimant ; après avoir mis de cette aianière le trembleur hors d'état de fonctionner, on coupe l'un des fils de la pile et on fait plonger les deux bouts ainsi obtenus dans un godet rempli de mercure: on produit alors Tintermittence du courant inducteur en retirant hors du mercure et en y introduisant alternativement un des rhéophores.

[L'appareil de du Bois-Reymond permet aussi d'utiliser l'extra-courant ; il porte dans ce but deux bornes de dérivation placées sur le trajet du circuit inducteur et fixées à la tranche du cadre en bois qui soutient la bobine B ; une seule de ces bornes se voit en I sur la figure.]

On peut régler entre certaines limites la vitesse avec laquelle le succèdent les interruptions du courant inducteur, en faisant varier la distance qui sépare le noarteau E des pôles de rélcctro-aiiuant D. Plus, en effet, cette distance est petite, et on la diminue en enfonçant la Tis r, plus les oscillations du trembleur se suivent rapidement, ainsi qu'on en peut juger d'après la hauteur du son engendré par la succession des chocs.

On peut modifier dan» des limites encore [)lus étendues la fréquence des interruptîonf« en remplaçant le marteau de Neef [lar un pemlule vertical de longueur tariable : tel est le prin- <-i|ie qui préside à la consti-uction des appareils volta-faradiques que fabrique M. Zimmermanoi à Heidelberg.

Dans un grand nonibro de circonstancci*, il est désirable de pouvoir obtenir dans la bobina induite des courants qui, au lieu de changer alternativement de sens, aient tous la même direction et se succèdent a des intervalles très rapprochés. Le moyen le plus simple pour atteindre ce résultat, lorsque le- courants ont une grande intensitéi c.*>teelui de M. PoggVD'

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dorff: il consiste à rompre la continuité métallique du fil induit en un point quelconque i1^ son trajet, de manière à introduire dans le circuit une mince lame d*air. D*autre part, on peut isoler les courants induits directs et inverses, en employant, pour déterminer la fermeture et Touverture du courant inducteur, un commutateur analogue k celui que nous ferons connaître dans le § 351* , à Toccasion des appareils magnéto-faradiques.

350<^. Appanil volta-toadiqae de Helmlmltx. — Nous avons dit, § 348, p. 750. qu'on peut rendre les effets du courant induit inverse sensiblement égaux à ceux du courant direct, en permettant à Textra-courant do rupture de s'écouler dans un circuit annexé au circuit inducteur. Dans ce but, M. HelniholU modifie l'appareil de du Bois-Reymond delà manière suivante : à l'aide d'un fil métallique il établit une communicalion permanente entre le sommet de la colonne a (fig. 439) et la vis t?, et il relève celle-ci de telle sorte qu'elle ne puisse toucher la tige du trembleur; le circuit principal, comprenant b bobine, la pile et Télectro-aimant de l'interrupteur, reste doue toujours ferme. Mais le courant, en suivant ce trajet, met en activité rélectro-aimant D tf celui-ci attire le marteau E; en s'abaissant, le manche du marteau tkÉl buter contre la pointe d'une vis qui ermine une colonne métallique dont oi surmonte la borne â' : les bornes A et Â' se trouvent alors en commmiictfioi par une seconde voie plus directe, plus courte et offrant moins de n'iiiiliaf» que celle qui traverse la bobine inductrice et rélectro-aimant; le coofOl (le la pile passera donc presque en entier par cette nouvelle voie; en temps, comme le circuit dont le fil inducteur fait partie est resté l'extra-courant qui succède à la disparition du courant inducteur poom former et s'écouler. Dans ces conditions, le courant s'éteint bien plus tement dans la bobine B qu'il ne le fait quand sa disparition est due k b rupture du circuit.

Arec le dispositif que nous venons de décrire, les courants induits de sens opposé qui prennent naissance dans la bobine B' sont presque égaux eu énergie. Toutefois il existe encore entre le courant direct et l'inverse uue légère diff'érence, et une observation attentive montre que c'est maiutenant le courant inverse qui a pris le dessus. Puisque des deux courants de sens contraire, celui qui dans l'appareil non modifié donnait les effets les plus faibles, se trouve être devenu le plus énergique, relativement à l'autre, il est évident que la modification apportée a l'appareil en a diminué la puissance ; aussi la machine modifiée de Helmholtz ne peut-elle servir queda;^ les cas où Ton n'a pas à produire d'effets intenses. Au reste, Tarrangemest de l'appareil est tel qu'on peut à volonté faire ou non usage du dispositf modifié.

La macliiue volta-faradique de Helmholtz offre plusieurs avantages, ai Ton (ait afastractùc ile rinconyénient qu'elle présente d*ètre d*un emploi restreint, en raisou même de son ftfs ai puissance. La dittéicncc entre les effets (ies deux courants induits est minime ; rétiDoelk ^ dans les appareils onliuaires, jaillit entre le trembleur et la vis, et qui occaaiHioe deiiac;^ lités dans la pi-opagation du dôvcluppeiaent individuel de chaque oaurant, ne se prodak ph» ici, ou, du moins, se ti\)ave considérablement aiiaiblie ; enfin, les edeto d*iii«iaictioa «op^ laire, dont nous nous occuftomus plus loin (voy. § 352), ne se manifestent [tas, a inûiiis ^'* n'emploie des bobines il'iuductiou d*uue puissance inusitée. Le courant dired ec Tis^crt devicudraieut rigoureusement égaux en cuei*gie, si on rendait la rêaistanoe de la piW &t^' geable eu comparaison de celle de la bobine d*induction, et la résialanœ du ck^ail àav» MigUgeablo en comparaison de colle do la pile. Pour réaliser ces raniiifimi, il ^Wnit

introduirfl dana la bolôiie uoe résiitancc très grande ; luùg alora l'aclion inductrice éprou- Terait uo aSaibliiseinent trop coiuidérable.

[3S0'. Apptnll à sUiinunt d^Triplw. — Cet appareil, imité de celui de duBois-Reymond, est un peu plus compliqué ; en revanche, il permet de varier davantage les conditions de l'induction. Dans tous les autres appareils voltafaradiques, le circuit inducteur fournissant l'extra- courant est formé d'un fll grosetcourt, tandis que les courants induits se développent dans un fil long et Un ; les courants du second fll ont plus de tension et moins de quantité, comme OD peut s'en assurer experimentaleraent.il en résulte que les différences qu'on obsei>ve entre les effets physiologiques et thérapeutiques produits par ces deux ordres de courant sont dues non-seulement à cette circonstance que l'extra-courant et les courants induits prennent naissance dans deux circuits

distincts, mais encore àce que ces circuits différent entre eux sous In rApport de la longueur et du dianiètrc Afin d'écnrtrr cette cause d'erreur dans l'examen comparatif des courants de même nature développés dans des flls de longueur et de grosseur différentes, M. Tripier a disposé son appareil de telle sorte que le courant inducteur puisse circuler à volonté ilans l'un ou l'autre des circuits.

A cet effet, deux bobines creuses lî et Ij' (figure 4^0) recouvertes, la première d'un fil long et mince, la seconde d'un fll gros et court, ont chacune leur pile en rapport avec la ri'sistancedu circuit ii parcourir; ]iourl« filfln, il faut une pile de 50 très petits couple-sau sulfate de mercure; 3 ou 4 couples de dimension moyenne sunîsciit pour li* gros 01 La communication entre

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chacun de ces circuits et la pile correspondante s'établit par rintermêdiaire de lames métalliques qui aboutissent aux bornes A, A' pour la bobine à gros fil B',et aux bornes a,a' pour l'autre circuit. Une manette D permet de lancer àTolontédansl'un ou l'autre fil le courant inducteur dont les intermittence;} sont réglées par un trembleur de Neef placé sur le trajet de chacun des circuits. Le commutateur C sert à faire marcher le courant dans un sens ou dans l'autre.

Les bobines B et B' sont toutes les deux mobiles suivant leur axe, iinlêpendamment l'une de l'autre, et leurs dimensions sont calculées de manièni' k ce qu'on puisse faire rentrer la seconde dans l'intérieur de la première. L* bouton E termine un faisceau cylindrique de fer doux qu'on engage plus ou moins dans l'axe de la bobine B'.

Deux bornes fixées sur chacune des bobines permettent de recueillir à l'aide de fils terminés par des manipules ou par une pince a expérience, :»(»it l'extra-courant de haute tension développé dans le circuit inducteur, soit ks courants de faible tension engendrés dans le circuit induit.

Lorsqu'on veut soustraire l'une des bobines aux actions inductrices exer cées sur elle par le passage du courant dans l'autre bobine et aux réaction» qui en sont la conséquence, on la retire. Un écran métallique, placé à cheral sur le système et s'enlevant à volonté, permet de compléter alors l'isolemeot de la pièce retirée.

Le recul de la bobine dans laquelle se produisent les courants induits, s^ns interposition de l'écran métallique, donne le moyen d'affaiblir ces avorants autant qu'on le désire. On diminue la force des extra-courants m moyen d'un tube à eau. Les uns et les autres s'a£EaibUssent encore par le retrait du faisceau de fer doux.

Voici, d'après M. Tripier, les divers effets qu'on peut obtenir par le glissement snin'J leur axe d*ane ou de deux des trois pièces fondamentales de Tappareil ci -dessus décriL La trois cylindres étant superposés et le courant de la pile traTersant lliélice du fil ^ros «iccwt on peut recuefllir : 1<* Textra-courant de rupture de ce fil ; 2* les courants induits du fil &&• Dans ces deux cas, les actions inductrices récipnxpies des deux circuits s'ajoutent a celle àa faisceau de fer doux agissant comme électro-aimant; c*e8t ainsi que fonctionnait tooi ^ autres appareils Tolta-faradiques répandus dans la pratique médicale.

Les trois cylindres étant toujours superposés et le courant de la pile trarersant Vbëî^ > fil long et fin, on a: 3^ les extra-courants de grande tension de ce fil ; 4« des courants indsits de £uble tension déTeloppés dans le gros fil. Dans ce cas encore, les actions réciproques 4a deux bobines s'ajoutent à 'celle de l'électro-aimant.

La bobine à fil gros et court étant seule retirée, et le courant de la pile étant laDcê div la bobine à fil fin, on peut recueillir: 5* les extra-courants «le haute tension du fil ûn,ê^^ conservation de l'infiuence de rélectro-aimant et suppression de l'action inductrice de b bobtf à gros fil.

La bobine à fil fin étant seule enlevée et le courant de la pile traversant la bolise a p^ fil, on a: G« les extra-courants de iaible tension de celle-ci, avec conserration de Fictifli inductrice de l'électro-aimant et suppression de celle de la bobine à fil fin.

Le faisceau central de for doux étant seul retiré, on obtient : 7» ot 8* de» oxlra-«iBi«li d'origine exclusivement voltaîque tians le fil fin ou le en» fil, suivant que l'un ou Taotr» « traversé par le courant de la pile: — en même temps que: 9* et 10* les courants d*iDdnelHS ▼oltaîquodu gn>s fil ou du Ûi fin dans les mêmes circonstances.

Ënfiu, lorsqu'une bobine et le faisceau ùe fer doux sont enlevés, on a les extra-conrsal* ^ npture, savoir: ii« extra-courants do haute tension, si la bobiue conaerrée est ccUe s t^ long et fin : r>« extra -v>>urant de fiiible tension si l'on a gardé seulement la bobice a fii çn* *l court]

[S5t*. 6rai4 tnuéO. nlU-tandl^ie de Dacluue (de BnlegM). — Cet appareil, après diverses modiflcations successivfs, a pris la forme représentée dans la fl<;ure 441. Sur la bobine A sont enroulées deux liélices superposées et concentriques : l'intérieure est formée d'uu âl gros et court, ayant un demimiUîmètre de diamètre ^„ ,„

ot une longueur de cent mètres; c'est lui qui constitue le circuit inducteur. L'iiéliceextt'rieure, qui est seule visible, est formée d'un m long et fln iPun dixième de inilliinêlre d'épaisseur et (le mille mèlres de longueur. La pile, (.■«inijwsi'e fie trois couples plats , zinc et acide sulfuriquc avec collecteur de charbon de cornue à gaz, se trouve logée dans le tiroir fi; les [Kiles de cette pile communiquent avec les extrémités de rhélîco il frros ni; un commutateur, que l'im maiin>uvre il l'aide du

bouton Ui permet de changer rapidement le sens du courant inducteur. Cn second commutateur K, auquel aboutissent les extrémités de l'héliea iuiluite, ainsi que deux fils de dérivation du circuit inducteur, sert k lancer à volonté l'cxtra-couranl «u W courants induits dans les conducteurs qui jiortent l'électricité sur les parties à faradiser, et qui s'attachent aux bornes I, J; ou recueille l'extra -courant nu les courants induits, suivant qu'on amène en regard du chitTro 1 on du chiffre 2 l'aiguille F, qui tourne avec le Imuton Ë.

L'action inductrice du courant de la pile est renforcée par l'aimantaUon Ipmporaire d'un faisceau de fils de ferl), placé dans rinlérieurdela bobine; ce faisceau de fer doux est représeiitt'i à part dans la figure 442, oii D en montre la coupe longitudinale, et !>' la section. Los interruptions du courant sont jiroduites h l'aide d'un tremhleur qui n'est pas visible sur la figure, et qu'nn peut régler de manière à obtenir un nombre plus nu moins considérable d'intermittences par secoTide, Pour graduer avec jirécision l'intensité des courants d'induction fournis par son appareil, M. Duchenne emploie un ffraduateur, fondé sur le principe de la méthode de M. Dovc : deux mfinchon-i concentriciues en cuivre enveloppent, l'on H, l'hélice imluitc, l'autre C. le faisceau île fer doux : on les rt^tire plus ou

K«;. <tj.

Is Dncbcnns.)— A.BobliM - R, TdIhi icFdInilatir poar t. -i:, TuIh BTii'diiiIsur pour l'htllcs inl-^riaun. — 1 de fer <l<>u>. — K, Cammulataor dM hilleea. — F, nuUtanr — (1, Tlrtirqui r*nf>mM U plia,— H, Cous. — I, J. Itnriiei auiuiudli» do sUub* la* Ali daiUaM

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760 DE l'électricité

moins, soit ensemble, suit séparément, quand on veut augmenter la I des courants induits.

Indépendamment des parties principales énumérées et décrites cidessus, M. Duchenne joint encore à sou appareil une boussole qui sert à mesurer l'intensité du courant, une pédale destinée à produire avec le pied des intermittences plus espacées que celles qui sont engendrées par les oscillations du trembleur, enfin, un modérateur à eau, à l'aide duquel onpmit affaiblir autant qu'on le désire les commotions que donnent les couranU d'inductiou. Ces deux dernières pièces se voient dans la figure 443, qi;i

représente un plus ancien modèle que celui de la figure 441. La pédâk Mt figurée en Y. Quant au modérateu)', que M. lîonijol a appliqué dès 1840k ses cassettesd'induction, il consiste en un tube deverrol rempli d'eau, etdnl la monture métallique inférieure reçoit l'un des fils qui sert à condninfe courant sur les parties h faradiser, tandis que dans la supérieure, eoco»munication avec une extrémité du circuit parcouru par les courants itidlib. joue à frottement durune tige conductrice J, qu'on peut enfoncer pln*M moins ; la colonne d'eau ainsi interposée dans le circuit affaiblit par s> lèsistance l'intensité des courants.]

[350'. FMlt appareil ToU»-Ar&<]lqaa da Dachenne (de Boslope). — Le grand 1^ pareil décrit dans le paragraplie précédent peut rendre de bons seni» comme appareil de cabinet: mais ilesl peu commode dans la praliqiMci*ranle, car il n'est pas portatif; l'auteur lui-même n'y a recours qmdiv certains cas de diagnostic, ou pour certaines expériences électro-pbyncligiques, quelquefois aussi dans un but tbérapeulique, lorsque, ]i ii i liiifh , la conlractilitê ou la sensibilité sont abolies ou considérablemeot diroinMab Pour les besoins ordinaires de la pratique, M. Ducheuue a imaginé un nb* appareil plus petit, donnant à volonté, comme le précèdent, ruxtra-cowl

et les courants induits de premier ordre, et pouvant suffire dans la grande majorité des cas.

Le principe de ce petit appareil est le même que celui du grand ; le dispositif seul diffère. Toutes les pièces se trouvent renfermées dans une boîte

qui «Ublloant 1» commnnicilio P<*c«i divan». fâUint partiad

— E, Lcvlar de l'intcrrupuur.

— 0, HoFla qui fsrnlg Ib cDm n enlre Isa pftJei d* 1* pil* «t

- F, F', Bonlou qui [«ponden ■ boatoM F,F'.-I.J,K, L

Pio. «5. - l'édila pour produire

en bois, qui a la forme d'un livre et les dimensions d'un volume in-S", La boite étant ouverte, comme le montre la figure AAi, on voit en ]i une case dans laquelle sont rangés des excitateurs île forme iliverse; au-Jessous est un compartiment A destinéà recevoir la pile; celle-ci, composée d'un couple au sulfate de mercure, est figurée séparément k droite et au bas de l'appareil (fig. 446). Lorsque la pile est en place, les pièces N et L', fixées à ses pilles, se mettent en rapport avec les extrémilés en platineF et F'(fig.444) du fil inducteur, et établi.ssent ainsi la communication ; le contact est rendu plus intime par la pression des ressorts H et H', qui viennent s'appliquer sur les pièces L' et .N, quand on ferme la porte G. A droite, se trouve la bobine sur laquelle sont enroulées deux hélices constituées par les mêmes fils que ceux du grand appareil ; mais la longueur s'en trouve réduite à 60 mètres pour le gros fil, et à 1300 mètres pour le fin. En D, se voit le bouton du tube grailuateur. Le compartiment qui renferme la bobine est fermé par une ]il;iiicliette qui porte l'interrupteur, un commutateur

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et les bornes auxquelles on attache les fils conducteurs. L'interrupteur, figuré à part en haut et à droite de l'appareil (fig. 4i7), est représenté par la barre horizontale E, qui, toutes les fois qu'elle se sépare du boutou I, ouvre le circuit ; un ressort K la ramène dans sa position première.

Les fils conducteurs qui doivent porter l'électricité sur le sujet en eipèrience s'attachent aux bornes 1 et 2, et selon qu'on incline en avant ou en arrière, jusqu'au point d'arrêt, la tige du commutateur C, on lance dans h circuit extérieur l'extra-cou ra ut ou le courant de l'Iiélice induite. Quand nu veut produire des intermittences lentes, on immobilise la barre E du trtiijbleur, à l'aide du levier L, et on se sert de la pédale Y (fig. 445), qu'on Îltroduitdansle circuit en reliant par des fils métalliques les bornes 3^1 i aux bornes 5 et 5'.

La puissance physiologique de cet appareil est très grande, eu èganl au petit volume de sa bobine ; l'intensité de ses efiets est due principalement û l'énergique aimantation de son fer doux, qui est enroulé en hélice et présente ainsi une large surface magnétique.]

|3S0'. ippuAll partitif d« Rilifflkorff. — Nous reproduisons ici, d'après l'article Électricité, du Nouveau dictionnaire de tnédecine et de chirurgie pratiques [t. XII, p. 409), la description et le dessin d'un petit appareil à induction voltaïque que M. RuhmkorfT construit pour la pratique civile, et qui est très commode par le petit volume qu'il pr^ente.

La figure 448 le montre au tiers de sa grandeur natureCe. Il cootient deui

l'ia. iiS. — Apparaît porlatif d« Rulimkonl.

couples au sulfate de mercure, constitués par de petits godets en charbon tk cornue à gaz. renfermant une bouillie de sel mercurique au inilieu de b quelle plongent des disques épais de zinc, llya deux bobines d'induction qui fonctionnent de la mémo manière, et qu'on peut recouvrir plus oa rooins' complètement d'une enveloppe eu cuivre; le courant inverse qui prend naissaocedans cette gaine métallique affaiblit le courant des bobines en raison de l'étendue de la surface recouverte, en sorte qu'on peut graduer i volonté l'intensité du courant ()litenu.

X* seul reproche qu'on puisse aciresser h cet appareil, c'est d'avoir conrrè saillants h l'exténeur les bornes auxquelles se fixent les rbèopboTW. îiTÎâqui règle la ra|ii'li[è des oscillations du trembleur et lo mécanismr lltarraptaur h roue dentée.)

1 350^. Ip^nn vslti-Aridifae de fiilllè (uclw mtdèle). — Cet appareil, l'un dee plus répandus, est eucora moins volumineux que leprècêilent : il a le format d*un petit in-13; par suite, i[ est plus portatif. En outre, aucune pièce ne fait saillie h l'extérieur.

La figure Ài9 le représente au quart de sa grandeur naturelle, les deux volets du couvercle ouverts. La pile L se compose d'une petite auge rectan-

gulaire en giilla-perclia, divisée en deux compartiments par une cloison transversale; une plaque de cliarbon, incrustée ilansle fond de chaque comj)artiment. représente l 'élément positif, et une plaque de zinc, placée en guise de couvercle, constitue l'élément négatif; de l'eau et un peu de sulfate de mercure complètent la pile qui comprend donc deux couples. L'auge, en gutta-perciia, est serrée entre deux ressorts qui établissent les communications de la pile avec le fll inducteur de la bobine M; autour de cette dernière s'enroule en même temps le ât fin dans lequel prennent naissance les courants induits; R est le bouton du tube graduateur qui enveloppe le faisceau central de fer doux. Le trembleur se trouve en Q avec la vis 0, qui permet de régler la fréquence des interruptions, ^le bouton P forme la tète d'un ressort au mo^'en duquel on peut efTecluer à la main des intermittences plus lentes. En N sont deux cylindres creux emboîtés l'un dans l'autre et qui, enlevés et séparés, constituent deux excitateurs, danf^ l'intérieur desquels on introduit des éponges liurnides. La case T renferme divers autres excitateurs et (ieux manclies destinés h les tenir à la main. Les rhéophores, au lieu de s'attacher à des bornes métalliques, sont reçus dans de petites douilles de cuivreenfoncéesdaris l'épaisseur de la traverse saillante EF et en communication métallique avec les extrémités de l'hélice inductrice ou de l'hélice induite : suivant qu'on fait usage de tel ou -tel système de trous, on obtient, soit l'extra-courant, soit les courants induits, soit la réunion de ces deux {inlres de courants; ainsi, le système marqué 1 donne l'extra-courant, le .système 2 les courants du circuit induit; pour recueillir simultauémentces deux ordres de courants, il f;uitplacerles rhéophores dans les trous extrêmes marqués PP et MN. Enfin, on voit en K un tube de verre qui contient une petite provision de sel niTcuriel, et à côté une cuiller destinée à le transporter dans la pile.]

\3W. ippireil Tolta-hndiqo« d« Galffe (noweas BOdMe). — Dans ce nouvel appareil, de construction plus récente, M. Gaifl'ea utilisé les qualités précieuses de la pile au chlorure d'argent dont nous avons donné la desfrriptiou au gSO^", p. 638. Cett« pile a sur celle au sulfate de mercure l'avantage inappréciable

DE tELECTRICTTE

da ne fonctionner qu'autant que le circuit est fermé ; ou peut, par conséquenl, si le circuit est ouvert, la laisser montée et en place pendant un temps quelconque, sans craindre qu'elle ne perde de son activité.

La pile, la bobine d'induction et tous les accessoires sont contenus dans une boite rectangulaire ABCD (fig. 450), de même format que l'ancien ini>-

dèle. Une traverse saillante EF divise l'intérieur de la boîte en deux partie* La première case renferme les deux couples électro-moteurs L, L*, serre» entre la paroi AD et des ressorts qui établissent les comiuunica lions. IMm la seconde case se trouve la bobine M, sur laquelle sont enroulés les tk inducteur et induit. Le tube graduateur se termine à l'extérieur par le bouton plat R. A l'autre extrémité de la bobine est placé le tremblear, ilonlU marche est commandée par un petit levier articulé P, qui peut 8*iucUiiff jusqu'en P'. Suivant l'inclinaison plus ou moins grande de cette pito, 1* trembleur vibre plus ou moins rapidement; dans la position P* le ctrcwl est rompu d'une manière permanente, et ou peut alors obtenir d«9 intermittences espacées, en exerçant avec le doigt sur la tète du levier dt* pressions qui le uietlent en coramuncation momentanée avec U fttàx vis O. La position P' est celle qu'on doit donner au levier lursqa'oa Vf se sert pas de l'appareil; la boite porte, du reste, dans sou couvercle, n: pièce de bois U, qui l'empêche de se fermer, h moins que le levier n'oq la position du re\>,^s. Des butloirs limitent dans les deux uens la i

n'oqgi^^

iNoncTioN 765

du levier et garantissent contre les chances de dérangement de Tinterrupteur.

Sur la traverse EF viennent aboutir, aux trous 1, 2 et 3, les extrémités des fils inducteur et induit. Le système 1 et 2 donne l' extra-courant qui naît dans le circuit inducteur; le système 2 et 3 fournit les courants induits; enfin, la combinaison 1 et 3 permet de recueillir les deux courants réunis. I^s lettres P (positif) et N (négatif), imprimées sur la traverse, indiquent le sens des courants.]

[3S(M. Appareil vcdtarDtfaélqiie de Trovfé. — Cet appareil est le plus petit, le plus mignon de tous ceux du même genre que l'on ait construits ; c'est la ce qui, joint à l'indépendance et à la solidité de tous ses organes, ainsi qu'à la propreté de sa pile, en constitue le principal mérite aux yeux du praticien.

I^ figure 451 représente l'appareil en demi-grandeur, monté et prêt à fonctionner. La pile A, dont on voit la coupe en grandeur naturelle dans la figure 452, consiste en un étui de caoutchouc durci, qui se ferme hermétiquement à l'aide d'un couvercle vissé. A ce couvercle est fixé intérieurement un petit cylindre de zinc qui n'arrive pas tout à fait jusqu'à la moitié de la longueur de l'étui, et qui se continue avec un bouton métallique extérieur. La surface intérieure de l'étui est revêtue dans sa moitié supérieure d'une couche de charbon de cornue à gaz qui communique avec un bouton métallique latéral. On complète la pile en introduisant dans son intérieur environ trois grammes de sulfate mercurique et de l'eau jusqu'à mi-hauteur. L'étui étant placé droit, le zinc se trouve hors de l'eau et la pile ne peut fonctionner; pour la metti^ en activité, il suffit de coucher l'étui horizontalement, car alors le liquide baigne les éléments zinc et charbon.

La bobine B (fig. 451) est recouverte d'un gros fil enroulé sur six couches, et d'un fil fin formant dix-huit couches. Une mince feuille de fer doux, roulée en hélice, comme dans le petit appareil de Duchenne, occupe l'axe de la bobine ; un tube de cuivre, servant de graduateur, entoure le noyau de fer doux; on peut retirer plus ou moins le tube à l'aide du bouton 0 qui le termine. Les extrémités du gros fil aboutissent aux bornes M et M' ; le courant de la pile est amené dans ce circuit par l'intermédiaire de cordons métalliques attachés, d'une part, aux bornes M et M', de l'autre, à de petites pinces P etF, entre les branches desquelles on engage les boutons métalliques qui font saillie à l'extérieur de la pile.

L'extrémité de [la bobine, opposée à celle qui est munie des deux bornes indiquées ci-dessus, porte quatre autres bornes I, l\ J, J', disposées en croix et destinées à recueillir les divers courants d'induction. L'un des cordons conducteurs s'attache invariablement à la borne l\ qui est toujours négative; en fixant alors l'autre cordon successivement en i\ I et J, on peut avoir : 1* le courant du gros fil seul ou l'extra-courant ; 2^ le courant induit du fil fin seul; 3"* les deux courants réunis.

L'interrupteur, représenté (fig. 453) à une échelle double de sa dimension réelle, se fait remarquer par son petit volume et la précision avec laquelle il fonctionne. Occupant l'une des bases de la bobine, celle qui se trouve du côté des bornes Met M', il est préservé de toute violence extérieure par ua

DE I. ELECTBICITK

petit couvercle eu caoutchouc durci, qui, daus la figurr, a ele enlevé poi montrer à nu !t! ti-embleur A et le levier iiiobtle V, dont la maïUBUv: permet de faire varier entre certaines limites la rapidité des mlerrupUoi

du courant inducteur. Un petit ressort en platine maintient soulevé la 4 de fer doux qui constitue le trerableur, tandis qu'une goupille, fixèenh vier, limite l'action du ressort. Suivaut que le levier est plus mi écarté, soit à droite, soit a gauche de la position perpendiculaire di parla lettre V, les excursions du trembleuront plus d'étendue, et, urM fléquent, les osc\\\?.Uo?.9 %w\V\Auî, lentes. C'est dans la position T^h

inlerruptiulis ont leur maximum de rapiditti. Les vihralioiiis du trembleur engendrent uu petit bruit ciiniparable au bourdonnement d'une grosse mouche. Si on désire produire des intermittences encore plus lentes et espacées au gré île l'opérateur, ou enlève la piuee P et on ferme à volonté le circuit de la pile, en appuyant directeuieut le pôle libre sur un petit bouton en cuivre que porte la bobine entre Met M'.

Les diveises pièces qui composent l'appareil vol la- farad iq ne de Trouvé peuvent se ranger dans un portefeuille en cuir de petite dimension, constituant ainsi une trousse électrique ^^^^ très portative, que '

la figure 4ô4 représente ouverte et en demi -grandeur naturelle. On voit en A la pile, en D les deux manipules <m poignées rentrant l'un dans l'autre avec la bobine dans leur intérieur, en C un tube de verre qui cimtient assez de sel mercuriel pour renouveler deux ou troi» fuis la pile; puis divers excitateurs, l'un D, à liout olivaire , un second en forme de brosse E; enfin, deux pinces F, G, destinées à recevoir des éponges renfermées dans la poche II avec les cordons conducteurs.

Cet appareil, malgré ses petites dimensions, produit des secousses à peine tolérables ; il est assez énergique pour décomposer l'eau. I-'onctionnant avec deux couples, U atteint une puissance extrême considérable,]

351. ippareib d'Indaetlon magnéto-fuadlqi». — [Dans les appareils voilafaradiqu^s l'induction est dêt.Tndnéf parla fiTaieture et la rupture alternatives d'un courant vtdtaïque; l'action de ce curant inducteur se trouve renforcée par celle d'un barreau de fer doux dont les aimantations et les désaimantations engendrées par les intermit ences du courant [>ossèdeat !a même vertu inductrice. | Dans les appareils ma gnélo-farai litres, uu aimant perman*^nt remplace le courant de la pile et le circuit inducteur. D'après ce que nous avons vu,g34ô, toutes les fois qu'on approche ou qu'on éloigne

768 DE l'électricité

brusquement le pôle d'un aimant d'un circuit fermé, il se développe dans ce dernier un courant induit instantané ; lorsque Taimant se rapproche, on observe que le courant est inverse de celui qui existe autour du barreau magnéti(iue, en assimilant celui-ci à un 2>olénoîde, conformément à la théorie d'Ampère ; si l'aimant s'éloigne, le courant est direct. On obtient 1« mêmes effets en laissant à demeure, dans l'intérieur d'une bobine à un seul fil, un barreau de fer doux qu*on aimante et qu'on désaimante alternativement à l'aide d'un aimant permanent. [Au lieu de disposer l'hélice induite autour du barreau de fer doux, on peut aussi l'enrouler autour de l'aimoLt permanent, et faire tourner en regard des pôles de ce dernier une armature de fer doux; nous savons, d'après l'obsen^atiou de M. Page, que dans ces conditions, non-seulement le fer doux s'aimante temporairement, maisencoiv que cette aimantation réagit sur l'aimant permanent et y produit des modifications passagères de l'état magnétique, moflifications sous l'influence desquelles se développent des courants induits dans Thélice enveloppante. Cesi sur ces principes, appliqués séparément ou simultanément, que repose b construction de tous les appareils magnéto-faradiques ; tantôt la bobine d'induction entoure le barreau de fer doux, comme dans les appareils de Pixii, de Clarke, de Saxton ; tantôt le fil induit recouvre l'aimant perma* nent (appareil de Dujardin, de Breton, de Duchenne); enfin, l'appareil de Gaiffe réunit ces deux dispositions.

Nous allons décrire les principaux appareils magnéto-faradiques imaginés en vue des besoins de la médecine, laissant de côté les nouvelles machines plus puissantes de NoUet, de Siemens, de Wild, de Ladde, etc., destinées à d'autres usages, et notanunent à l'éclairage électrique.

La première machine magnéto-faradique a été construite par Pixii, en 1832; puis sont venues celles de Saxton et de Clarke. Dans Tappareil de Pixii, l'aimant en fer h cheval est mobile autour d*un axe vertical, tandis que les bobines d'induction sont fixes. L'appareil de Saxton présente la disposition inverse : c'est l'aimant qui est fixe et placé borizontalement.

351*. lackiat Bagiètt-faraditie àt dukê. — La figure (55 donne une vue d'ensemble de cet appareil, qui n'est qu'un perfectionnement de oriui de Saxton. En A se trouve un fort aimant composé de plusieurs lames d'acier, et fixé verticalement à une planchette en bois. Devant cet aimant et au niveau de ses pîdes se meuvent deux bobines en bois B et B', dont les axes en fer doux sont implantés sur une plaque transversale V, du même métal. Sur chaque bobine est enroulé un tilde cuivre recouvert de soie, tt faisant un très grand nombre de tours; le sens de l'enroulement est indiffê rent en lui-même, pourvu qu'on ait soin de réunir les extrémités des ûli de manière que les c >urants de direction contraire qui prennent naissance au même instant dans les deux bobines ne se contrarient pas mutuellement. S les deux hélices sont eui'oulées eu sens oi>iK>sé, l'une étant dexlrorsum ^* l'autre sinisirorsum; si, d'autre part, on veut associer les bobines en bit terie, on fait iilK>utir le biiut terminal de chaque fil à l'axe de cuivre i (fig. 161 ), qui est (>er|>endiculaire au milieu de la plaque Y de fer doux ; les deux autres bouts vieiiiient se fixer à une virole en cuivre ç, qui entoura l'axe A, mais qui en est séj^aree {«ar un cylindre d'ivoire J. En avant deb TÎrole q se trouve un comiUuliUeur de^tiuè à ramener dans la méoiediKC'

tîoQ les courants qui, sur chaque bobine, changent de sens k chaque demirèrolution ; nous décrirons plus loin le mécanisme de cette partie de l'appareil. Les faces des bobines qui regardent l'aimant sont reliées par une plaque de cuÏTre ; celle-ci porte en son milieu, sur le prolongement de l'axe du commutateur , uu arbre métallique qui passe entre les branches de l'aimant et se termine derrière la planchette verticale par une poulie, à laquelle on transmet un mouvement de rotation au moyen d'une courroie sans lin et d'une grande roue R («g. 455) mue par une manivelle. i.io. iio. Appj«ii nuEnwo-f.rndiyuï d. ciork».

Pournous rendre compte de la manière dont les courants induits se succèdent dans l'appareil, il suffit de suivre la marche de l'une des bobines, B par exemple, pendant qu'elle accomplit une révolution entière devant les pôles de l'aimant fixe. Prenons comme position initiale celle où la droite qui joint les axes des deux bobines est parallèle k la ligne des pôles austral et Iwréal de l'aimant, et supposons la bobine B située devant le p&le austral a : le noyau de fer doux correspondant sera aimanté de manière à avoir son pôle boréal en regard de l'aimant fixe, et les courants magnétiques y circuleront dans le sens indiqué par la petite fièche b' {Rg. 456) en supposant les bobines situées en avant de l'aimant ab.he mouvement de rotation du système éloigne la bobine du pôle a de l'aimant ; le magnétisme du fer doux va donc en décroissant progressivement et cette diminution développe dans le fil de la bobine un courant induit de même sens que le courant magnétique, comme l'indique la flèche B de la fig. 450. Au moment où la droite qui joint les axes des bobines est perpeu'Uculaireà la ligne des pôles de l'aimant, le magnétisme du fer doux est nul, puisque <-e dernier se trouve à égale distance de deux pôles de nom contraire. La rotation continuant, l'action du pôle boréal 6 de l'aimant devient prédominante, et le fer doux, s'aimantant en sens contraire, prend un pôle austral; le courant magnétique a alors la direction de la petite Hèclie a' (fig. 457); mais comme le magnétisme augmente à mesure que le fer doux se rapproche du pôle fixe, le courant développé dans le fil do la bobine est inverse de celui de l'aiment, et par conséquent de même aeus que celui qui a pris naissance pendant le premier quart de révolution. Ainsi, durant la première demi-

Win«)T-UtE<oTn, rh;i. mii., f M.t. 49

révolution, le fil écroulé sur la bobioe B a été parcouru successivement par deux courants induits d'intensité Tariable, mais de même sens; et si la rotation est assez rapide pour qu'il n'y ait pas d'interruption sensible entiv

les deux courants, oc pourra les confoolr^ en uu seul. — £q appliquant le même raisonnement aoxfig.45^ et 459, OQ verrait que pendautlademi-réTOlution suivante le Û induit est encore parcourt! par un courant, mais de direction ofposée à celle du courant engendré poidaDi la demi - révolotioD précédeDie.

En résumé, dans \t cours d'u ne révolatio::

entière le courant :eduit est alternative ment dirigé dans ql sens et dans l'autre.

Le même effet se ftoduit sur l'autre bobine B', avec celte différence que le courant y est toujours de sens inverse i celui qui, au même ioslant, traverse la bobine B. Par conséquent, cbaqur

bout^du fil de chacune des bofaiue?

est alteroativemeL:

positif et négatif.

Ces explicatiooi étaDt données, il rest*" à montrer i-' quelle manière b commutateur ramène dans nu même direction W courants de Kta alternativemed contraire qui a

"-"^— ^— "^— ^^^-. -- — - dêTeil<^peot iuî

F:a. «eo. - Csuimntiteur i« iip^nu de CJuke. tb » p<r^*:lîtf. leS boll^nes; CtCt

partie de l'appanil se trouve représenta' en perspective dans la fig. 460, et en coupe rfaw la flg, 4til. Nous avons déjà dit que les deux boots des flls qui possèanl tu même Joslant Li même es[>é^t* d'élecricité, soit positive, soit ncgitivi.

INDCCTION 771

aboutissenl à l'axe métallique k (âg. 4G1), landis que les deux autres bouts, qui restent aussi toujours de même signe l'uo par rapport à l'autre, se fixent à la virole de laiton q (fig. 460 et 461). Par conséquent, l'axe k et la virole q représentent des pôles voltaïques constamment de nom contraire, mais qui prennent ta place l'un de l'autre à chaque demi-révolution des bobines. En avant delà virole y (fig. 461), sur le cylindre d'ivoire J qui enveloppe l'axe A, sont fixées deux demi-viroles o, 0', aussi de laiton et complètement isolées l'une de l'autre ; la seconde o' communique avec l'axe k par une vis r {ôg. 461), tandis qu'un languette métallique £C relie la demi-virole 0 à la pièce q. Ces demi-viroles sontdoncelles-mêmesalternativement positives et négatives. Audessous du commutateur et reposant sur le socle en bois qui supporte toutes les pièces de l'appareil, se trouvent deux plaques de laiton m, >i(âg. 460), séparées l'une de l'autre par un bloc isolant de bois M; deux ressorts métalliques & et c font communiquer chacune de ces plaques avec une des demi-viroles. Par suite du mouvement de rotation qui est transmis au commutateur , chaque ressurt se trouve successivement en contact avec les deux pièces o, o' \ ces dernières sont d'ailleurs disposées de telle sorte qu'à l'instant même où leur

électricité cltange de signe, elles abandonnent l'un des ressorts pour se mettre en rapport avec l'autre ; de cette manière c'est toujours le même pôle Toltaïque qui communique avec le même ressort. 11 eu résulte que la plaque m reste, par exemple, constamment positive, et la plaque n constamment négative. Pour fermer le circuit et permettre ainsi l'établissement du courant, il suffit de réunir les deux plaques par un fil conjonctifp(fig. 460) ou par tout autre système de conducteurs. On obtient ainsi un courant continu, dont la direction reste constante, mais dont l'intensité présente des variations périodiques.

Quand on veut se servir de l'appareil de Clarke pour produire des commotions énergiques, le dispositif précédent n'est pas suffisant; il faut y adjoindre un ensemble de pièces qui constituent le disjoncleur, et qui ont pour effet de déterminer des interruptions du courant des bobines et d'engendrer ainsi un extra -courant. Dajis co but, sur le cylindre d'ivoire J (fig. 460), en avant du commutateur, sont fixés deux appendices métalliques, dont un seul i est visible sur la Hgure. Ces pièces auxiliaires s nt isolées l'une de l'autre et situées aux extrémités d'un même diamètre; mais chacune d'elles communique avec la demi-virole opposée. Enfin, un troisième ressort a (fig. 455) vient s'appuyer sur la circonférence du cylindre d'ivoire où sont (iiés les appendices en question. Toutes les fois que le ressort a touche l'un des appendices, il est en communication avec la demi-virole que presse le ressort opposé b ; en conséquence le circuit se trouve fermé par l'intermédiaire delà plaque n, et le courant circule dans l'intérieur de l'appareil. Mais sitôt

que le ressort a cesse d'être en contact avec run ou l'autre des appendices, le circuit est ouvert, et le courant, accompagné d'un extra-courant de rupture, se précipite dans le circuit dérivé constitué par les rhéophoros munis d'excitateurs P P, et par le corps du sujet en expérience auquel ces excitateurs aboutissent. L'extra-courant ainsi obtenu produit des effets bien plus énergiques que le courant induit lui-même ; il est déjà très sensible dans les appareils où les courants induits ne possèdent pas d'intensité appréciable. C'est pour cela que dans les machines magnétofaradiques on a recours de préférence à l'extra-courant pour produire des effets physiologiques.

Quand la résistance du circuit extérieur a une grande valeur, et tel est préciflément le cas qui se présente dans les expériences physiologiques et thérapeutiques, il faut associer les deui bobines en 5^rie, afin d*augmenter la résistance intérieure. Pour obtenir ce résultat, onjoiii: ensemble le bout terminal du fil de Tune des bobines avec le bout initial deTautrc, si TenroQlement est en sens contraire, ou les deux bouts terminaux, si le fil s'enroule dans le méiDc sens sur les deux bobines ; de cette manière les bouts qui se font suite passent au même instant par des états électriques de signe contraire, en sorte que les deux fils forment m* seul circuit, dont la longueur est égale à la somme des circuits de chaque bobine ; ce circuit total est parcouru par deux courants qui changent de sens à chaque demi-réTolution, mais qui restent toujours de même sens Tuu par rapport à l'autre. Quant aux autres bouts des fils, l'un d'eux va se fixer à l'axe k du commutateur et l'autre à la virole q.

En associant les bobines en batterie ou en quantité^ comme nous l'avons supposé dans la description de la machine de Clarke, on a un circuit moitié moins long et de section double : la résistance est alors bien moindre, et ce dernier dispositif convient toutes les fois que U résistance extérieure est aussi très faible ; le cas se présente dans la production des eflèti lumineux et calorifiques.

[Pour les efiels physiologiques et chimiques, le fil des bobines est fin et long (500 à 600 mètres sur chaque bobine). Pour les effets physiques, au contraire, un fil gros etcosH (25 à 30 mètres) est préférable.]

Il est souvent difficile de juger de la direction du courant d'après le sens de renroolemeit des fils sur les bobines. Un moyen pratique pour reconnaître cette direction consiale à iaiiv plonger les deux électrodes dans de l'empois d'amidon ioduré ; le pôle positif se décèle alon par la coloration bleue qui se développe dans son voisinage immédiat, et qui est due à l'adioa de l'iode mis en liberté sur l'amidon ; le même procédé est applicable aux appareils d*t&duction volta-faradiques.

[35P. Appareil magnèto-fâradiqie de Breton Mret. — Un des premiers appareils maguéto-faradiqùes facilement transportables qui aient é'é mis au service de la pratique médicale est celui de Breton, dans lequel les courants d'induction sont engendrés par la métliode de Page, c'est-à-dire par les variations que subit Tètat magnétique d'un aimant placé en regard d*an barreau de fer doux en mouvement (cf, § 351).

La figure 462 représente l'appareil de Breton. En regard des extrémités polaires d'un puissant aimant en fer à cheval A, se trouve une plaqae rectangulaire de fer doux P, montée perpendiculairement sur un axe hori lontal; un mouvement de rotation très rapide est communiqué à cette plaque par une roue dentée E, que l'on fait tourner avec la maia à laide de b ivdle MD, et qui commande le pignon F par l'intermédiaire d'une cbaiiK* un. Les brandies de l'aimant sont engagées dans Tintérieur des bobine* luction B, B', sur chacune desquelles s'enroulent deux fils, l'un gn* «■Ml court, l'autre fin et beaucoup plus long, superpose au premîtf. Ob

la, tes, — Appireil raignélo-f indiqua d* Brtton frtnt. - Aïo en fer 1 ohaval. — B, B'. Bobinai d'iDdoclion IriTenCei pir IM brancbei de l'ilmant et racouTertei ctaauane de daiii DU enranlla an JiAlica, l'un Hd el lona, l'autre ktbi et court. — C. Roua dant le coaan loèUI, el qu'on inlroduil dksi

'. reçu F m il e UquI Cl

quodi

pignon P. -

a ainsi deux circuits dans lesquels l'aimant dtîveloppe des courants induit» dont les effets ne sont pas tout à fait les mêmes, ce qui tient à la différence de résistance des fils : les courants du fil gros et court ne donnent que de faibles commotions, tandis que ceux du fil long en déterminent d'énergiques. On peut à volonté recueillir les courants de l'un ou l'autre circuit, suivant la manière dont on établit les communications entre les diverses parties de l'appareil. En G et G' sont des bornes auxquelles se fixent les rhèophores.

Quand on ne veut employer que les courants d'un même sens, on introduit dans le circuit le rliéotome C, qui consiste en une roue dont le contour < st alternativement en bois et en métal ; cette roue reçoit son mouvement de rotation de la iiianivelle M qui fait tourner l'armature de fer doux, et sa

vitesse est telle que les courants d'un certain sens passent par les partied métalliques, tandis que les courants de sens opposé sont interceptés par le bois.

Pour graduer l'intensité des courants induits développés, on manceuTre la vis de rappel V, qui permet d'approcher ou d'éloigner plus ou moins l'aimant A de l'armature de fer doux P ; les distances sont données par un index ff, qui se meut le long d'une éclielle divisée. En outre, une tige de fer doux, suspendue au bouton T, peut être appliquée latéralement contre les pôles de l'aimant ; dans cette position elle prend un état magnétique opposé à celui de l'airnant et amoindrit ainsi l'action inductrice de ce dernier sur le fil des bobines.]

[aSP.ApparflUiiusBito-ftridlqHdeDichame. — Indépendamment des deux appareils volta- faradiques dont nous avons donné la description §§ 350* et 3î)0', M. Duchenne (de Boulogne) a imaginé un grand appareil magnéto-faradique d'une construction assez compliquée, mais remarquable par les moyens qu'il met à la disposition de l'opérateur pour varier et graduer l'énergie des effets produits.

L'appareil de Duchenne repose sur le même principe que ceux deDujardin et de Breton; la rotation d'une armature de fer doux en regard des pôles

a da rippal pour rlglar 1>

I ligidei

774 DK L BLECTRICITB

d'an aimant permanent. Dans l'appareil de Duchenne (fig. 463), l'aiiDaiit est formé de deux branches cylindriques, paratlèles, disposées horizoatalemeDt et réunies à leurs extrémités postérieures par une plaque transversale de fer doux. Deux bobines E, E entourent les branches de l'aimant; chaque bobine est recouverte de deux hé'ices superposées, l'une formée d'un fil de cuivre de '/i millimètre d'épaisseur et de 24 mètres de longueur, l'antre d'ao

Fis. M3.— Apparut atguliqg* d* Dmchtos*.

fil de ',, de millimètre de diamètre et de 600 mètres de long. L'armature en fer doux est mise en mouvement par un mécanisme composé d'une manivelle M portée par l'axe d'une grande roue A, divisée sur sa circonCérenoe eu 64 dents et reliée par une chaîne sans fin à une petite roue à {Hvot armée de 8 dents. Les rhéophores se fixent aux bornes P et P', entre lesquelles se trouve un commutateur U. qui permet de recueillir k voloDlé le courant du gros fil ou celui du fil fin, suivant le seusdaus lequel on tonmele bouton T; ce commutateur est construit comme celui de l'appareil vollafaradique du même auteur.

Vu rhéotome placé dans le circuit du gros fil de chaque bobine détenuiM des interruptions du courant, au nombre de 2 ou 4 par rèvolution.Cerfaêotome consiste eu un crlindredebois B monté surl'arbre qui porte l'armatan de fer doux et tournant en même temps que celle-ci ; une virole métallique munie de quatre dents également espacées et dont deux sont plus ooortaa que les autres, enveloppe le crlindre de bois. Un ressort S, auquel aboatit l'une des extrémités du gros fil. s'appuie sur la partie pleine de la Tin)ie;nn second ressort S', en communication avec l'antre bout da mèine fil. presse contre la partie du cylindre en bois, sur laquelle sont les prolongenmti métalliques de la virole ; on peut, à volonté, disposer ce ressort de mauêre que pendant la durée d'une révolution deTarmature il rencontre les quatre dents ou seulement deux. Toutes les fois que le ressort S' toache une doU, le circuit iiuprx.ts fil se trouve fermé et le courant développé sous l'influente de la variation de l'èlat maguétique de l'aimant circole dans l'intérieur à» l'hélice; au rontraire, lorsque le ressort abandonne une dent poor se metttt

en contact avec le bois du rhéotome, le circuit primitif est interrompu et le courant ne peut plus passer par le même chemin que précédemment. Mais, si une autre voie s'offre à lui, il s'y engage sous forme d'extra-courant de rupture. La disposition qui permet de recueillir cet extra-courant est la suivante : une plaque horizontale de laiton G, qui porte l'armature en fer doux,lerhéotome et tout le mécanisme moteur, se trouve en communication métallique, d'une part, avec l'extrémité du gros fil qui aboutit au ressorts» d'autre part, avec le commutateur U, par Tintermédiaire de ce que M.Duchenue appelle le régulateur des intermittences. Cette partie de l'appareil consiste en un axe métallique qu'on peut faire tourner à l'aide du bouton D et qui porte deux ressorts : l'un, supérieur et long, I, dont nous indiquerons plus loin l'usage ; l'autre plus court et dirigé vers la plaque G, contre laquelle il presse, quand la position du bouton D est convenable. Un fil métallique part du régulateur des intermittences pour se rendre au commutateur U, et de là à Tune des bornes P ou P' ; de son côté, le ressort S' est relié au commutateur par un fil métallique. On a ainsi un circuit dérivé extérieur, dans lequel le courant du gros fil se précipite quand il ne peut plus passer directement par le rhéotome.

Le régulateur des intermittences étant placé comme nous venons de le supposer, on recueille autant d'extra-courants que le rhéotome produit d'interruptions, c'est-à-dire deux ou quatre par révolution de l'armature de fer doux, seize ou trente-deux par chaque tour de la grande roue. Si on veut avoir des intermittences plus espacées^ il suffit de faire tourner le bouton D, de gauche à droite, de manière que le ressort inférieur quitte la plaque G, tandis que le ressort supérieur I rencontre successivement, soit deux, soit quatre goupilles a, a, fixées sur la roue Â, à des distances égales. Dans ces nouvelles conditions, l'extra-courant de rupture n'est pas recueilli à chaque interruption produite par la rotation du rhéotome; il ne passe dans le circuit extérieur, dont fait partie le corps, que lorsque ce circuit est fermé par le contact du ressort I avec l'une des goupilles de la grande roue.

Quand au fil long et fin, il est complètement indépendant du gros fil et sans communication avec le rhéotome ; il correspond au fil induit des appareils volta-faradiques. Les courants qui y prennent naissance ont une origine en quelque sorte mixte, savoir, l'influence des variations magnétiques de l'aimant et l'action inductrice du courant qui s'établit et s'interrompt alternativement dans le gros fil. L'une des extrémités du fil fin aboutit au commutateur des hélices U, et par suite à la borne P, l'autre se termine à la plaque G et se trouve ainsi en communication avec la borne P', par l'intermédiaire du régulateur des intermittences.

M. Duchenne a recours à deux moyens pour graduer l'intensité des courants fournis par son appareil. Un premier moyen consiste à faire varier la distance qui sépare l'armature de fer doux de Taimant ; à cet effet, une vis de rappel N, que l'auteur nomme régulateur de Varmature, permet d'approcher ou d'éloigner la plaque G qui porte l'armature et son mécanisme moteur. La seconde méthode de graduation repose sur l'emploi de deux manchons en cuivre H, H, qu'on fait glisser à l'aide de la tige R, de manière à recouvrir les bobines sur une étendue plus ou moins considérable.

DE L ULECTRICITK

(Juaiid Oii ne serL pas de l'appapeil, il faut mettre l'armature en conUcl avec lespiMes de raimaut permanent et en même temps exercer sur cette armature une certaine traction, afin d'entretenir la puissance deraimanl; c'est dans ce but qu'on fixe sur la tète de la vis de rapptd N un petit levier courbe, h l'extréniilé duquel est suspendu un sceau C, renfermant des balles de plomb ; le poids du sceau ainsi chargé tend à l'aire tourner la vis dans le sens voulu pour que l'armature soit sollicitée h se séiiarer de l'aimant, w qui arriverait si la charge élalt trop forte.]

[SSl". Appareil mapiéto-faradlqoe de Gaiffe. — Cet appareil, représenté dai;* la figure 464, réunit les dispositions fondamentales des appareils de C

et de Breton; non- seulement les branches de l'aimant permaueatet flwy sont entourées d'hélices conductrices, mais encore l'armature mobile pOte à ses extrémités deux bobines d'induction. Les courants induits dèveloppéi dans les deux systèmes de bobines peuvent être recueillis, à volonté, séparément ou ensemble. La puissance de l'appareil se trouve ainsi accnie, ttW qu'il soit nécessaire d'en augmenter les dimensions,]

[351'. InOaence da la vitesse de rotation sur rintsnsltd des effets produlta |V l> machines magn^to-raradiques. — Quand on augtueald la vitesse de rolatîoa <lei ipptfA

Diagnéto-farailiqucti. on accroît l'inteusilÀ des efieta qu'il produisent, non BeuleoMBt fBff que le^ courants induiti se Euci:ùdent plus rapidement, mais encore parco qu« ttiMesn '■■ individuelle ment augmenta d'iatensité. Toutefois il â:iialc, d'après M. Leas«tM. del^Hm. un maximum de vitesse au delà duquel les effets diminuent d'énergie, et ce maximum itywi de la rôeislancedu circuit induit; plus In résiataDce est grande, moins l.t valeur de b litrax maxinin est élevée- l£nfiu, la vitesic de rotation qui correspond au maximum Att rf» dépend aussi de la rapidité avec laquelle la ter change d'état magnclique; il peut mim arriver que le fer, s'il n'est pas parfaitement doux, n'ait pas le temps de a'aimaaUt tl ^ revenir à l'état neutre pendant la durée de cliaque demi lour, et qu'alors aucun oooraot hM no puisse prendre naissance.]

[351'. Compiraison entre les appareils volta-faradlqoes et iiii|i.iiii|ii fiiiidl|M - Nous empruntons à l'article Electricité, publié par Buignel, daas 1» Nouveau Dictionnaire de médecine et de chit'urgie, les co&sidénlîM' suivantes qui T\o\ia-pavaw8eu\.aNCi\v mûp certaine importance praticjne.

a II n*est pas sans intérêt d*examiner comparativement les deux systèmes d'appareils d'induction que nous venons de décrire. Tous deu x rentrent, en réalité, dans un type commun, puisque, dans les uns comme dans les autres on 86 propose d'obtenir, soit par une force mécanique, soit par rélectricitô d'une pile, un courant initial, dont la rupture détermine ensuite un extracourant que Ton utilise de diverses manières. Dans les uns comme dans les autres, l'action est considérablement renforcée par la présence d'un fer doux dans l'hélice inductrice.

c Les appareils volta-faradiques diffèrent, toutefois, des appareils magnéto faradiques par la rapidité des intermittences et par l'instantanéité des cou* rants. Au premier abord, il semble que les appareils magnéto- faradiques permettent de graduer à volonté la fréquence des interruptions, puisque celle-ci est intimement liée à la rapidité du mouvement de la manivelle; mais il arrive que lorsqu'on diminue la vitesse de rotation, et, par suite, le nombre d'interruptions qui se produisent dans l'unité de temps, on diminue aussi l'intensité des effets, puisqu'on rend plus lent le mouvement qui détermine les variations de l'aimantation. Il faut alors, si l'on veut con • server l'intensité constante, tout en faisant varier le nombre des intermittences, rapprocher les armatures à mesure que la vitesse de rotation dimi* nue ; ce rapprochement doit se faire suivant une loi qui est encore inconnue.

<c Les appareils volta-faradiques l'emportent donc sur les appareils magnéto-faradiques, en ce sens que l'on peut y faire varier la fréquence des intermittences, sans changer l'intensité du courant, et en ce sens aussi que, les interruptions étant automatiques dans la plupart des cas, on peut soutenir les effets pendant un temps assez long sans l'intervention directe de l'opérateur, avantage qui compense largement l'inconvénient attaché u l'emploi d'une pile. Du reste, les piles dont on fait usage aujourd'hui n'exigent aucun soin immédiat, et permettent la mise en œuvre de l'appareil d'une manière aussi prompte que cela a lieu pour les appareils magnéto *faradiques. »]

358. IIMi d'iitaetioi ulpaUire. — Dans les appareils volta-Caradiques, l'établissement ou la rupture du courant inducteur ne peuvent engendrer de courant dans le circuit induit quand celui-ci est ouvert. Néanmoins, mémo dans ces conditions, à l'instant où le courant inducteur éprouve une variation dans un sens ou dans l'autre, il s'opère dans le fil induit une séparation des électricités de nom contraire : le fluide positif se porte vers l'une des extrémités et le fluide négatif vers Pautrebout du fil. Si, à ce moment, on approche les deux bouts polaires l'un de l'autre, la recomposition des deux électricités a lieu avec production d'une étincelle. Laisse-t-on, au contraire, les extrémités du fil induit éloignées l'une de l'autre, les fluides électriques reviennent sur leur pas et se neutralisent dans l'intérieur du fil, dès que l'état variable du courant inducteur a disparu.

Quand l'action inductrice a une grande puissance, la quantité d'électricité qui s'accumule ainsi à chaque extrémité du fil induit est très consi dérable; en présentant alors à un seul pôle, immédiatement après l'établissement ou la rupture du courant inducteur, un conducteur en communication avec le sol, on peut obtenir une décharge électrique tout à Cui(

778 DB L*ÉLBCTRICITB

semblable à celle que fournissent la bouteille de Lejde ou les machineâ électriques.

Si Ton Teut que Tinduction qui se produit à la fermeture du courant donne une décharge deforce notable, on doit employer des bobines d'induction très puissantes; c'est pourquoi aussi les appareils Tolta-faradiques, dans lesquels la rupture du courant coïncide avec la fermeture d'un circuit dérivé, ne donnent pas, en général, des effets appréciables d'induction unipolaire. Â l'ouverture du courant, ces effets n'acquièrent une intensité notable, dans les appareils de force moyenne, que si l'on opère la décharge du pôle en expérience, à Taide d'un conducteur communiquant avec le sol; lorsqu'on se sert d'un conducteur parfaitement isolé, il ne se produit pas d*étincelle unipolaire, à moins que l'appareil ne soit d'une très grande puissance.

L€8 effets d*indaction unipolaire peuvent devenir très gênants, quand l'appareil volta-iandique est employée exciter les nerfe ou les muscles, car alors Texcitation ne reste pas limitée aux parties qui se trouvent placées entre les deux points d'application des électrodes ; die s*étend au delà à une distance indéterminée. Un moyen qui suffit ordinairement pour parer à cet inconvénient, consiste à isoler les parties qu*on vent faradiser; on arriTe encore phu sûrement à supprimer l'influence fâcheuse des effets d'induction unipolaire, en ûûsant nsa^e du dispositif dont il a été parlé plus haut (§ 350* ).

De nos jours, on a très souvent recours aux effets unipolaires des appareils d'indue tinp pour se procurer de l'électricité statique. Les étincelles obtenues par ce moyen sont an moÎDi aussi fortes, sinon plus, que celles des machines électriques les plus paissantes, et dles oat, en outre, l'avantage de n'être soumises â aucune de ces influences multiples, tdles que la température, l'humidité, etc., qui agissent si défavorablement sur les itMi<*bifw»a électrique* ordinaires. De tous les appareils d'induction destinés à la production des effets de tension unipolaire, les plus puissants sont ceux que construit M. Ruhmkorff, â Paris, et qui sont conBV tous le nom de hotnne de Ruhmkorff.

(358*. Bobine da Robmkorff^'^ — Construite d'après le principe fondamental de tous les appareils Yolta-£aradiques,la bobine de Ruhmkorff est redeTable de la supériorité de ses effets de tension à la bonne proportion de ses différentes parties constituantes et à la réunion d'une série de perfectionnements empruntés à divers physiciens; et dont les plus importants consistent dans le cloisonnement de la bobine, d'après le système de Ritchie, dans l'adjonction d'un condensateur dont l'idée est due à Fizeau, et dans l'emploi de l'interrupteur à mercure imaginé par Foucault.

La figure 465 représente une bobine de Ruhmkorff de grand ntiodèle, poovant donner des étincelles de 50 centimètres de long à l'air libre, et déplus de 10 mètres dans des tubes à air raréfié. Sur la bobine se trouvent enroidées deux hélices concentriques et superposées : l'intérieure, jouant le r&la de circuit inducteur, est formée d'un fil de cuivre gros et court (3 miUiméti^ de diamètre). L'hélice extérieure se compose d'un fil de cuivre de V»de millimètre d'épaisseur et de 100 kilomètres de longueur; les spires de ce fil, au lieu d'être rangées les unes à côté des autres horizontalement, et de former ainsi une série de couches superposées occupant chacune toute li longueur de la bobine, sont disposées par groupes, de manière à constituer

. (0 Du If ONCKX., Nottc« lor l'appare l d'iDdaclion èlccUiqae d« Rahmkorff, V 4dîU Paris, 1817.

autant de tranches circulaires dont l'épaisseur ne comprend que quatre on cinq tours de fil ; chacune de ses tranches représente on quelque sorte une petite bobine, qui n'est reliée aux voisines que par des fils réunissant les deux bouts des spirales contiguës. Ce cloisonnement de la bobine a pour but d'empêcher la production de décharges latérales entre deux couches de spires; dans le système d'enroulement habituel, oii les spires superposées aux extrémités de la bobine se trouvent, relativement les unes aux autres, dans des états de tension électrique très différents, les décharges latérales peuvent survenir et détruire l'isolement des spires. Le fil de cuivre est recouvert de soie et enduit d'un vernis à la gomme laque; du papier ciré

Fin. MB. — Bobiia da Rabiiikarff.

complète l'isolement entre les différentes tranches et les différentes couchas ; en outre, un tube de verre, à parois épaisses, sépare l'hélice induite de l'hélice inductrice. L'axe de la bobine est rempli par un faisceau de fils de fer doux.

Les extrémités du fil induit aboutissent à deux bornes A et B, montées sur des pieds de verre et représentant les pôles de l'appareil. Quant aux bouts du gros fil, ils sont mis eu communication avec les pôles d'une pile de Bunsen, par l'intermédiaire d'un commutateur ft d'un interrupteur à mercure.

L'interrupteur, imaginé par Foucault, se compose d'un trembleur de Neef, qui fonctionne indépendamment du courant inducteur etqui nécessite en conséquence une pile spéciale formée par un couple unique de Bunsen. Dans la figure, C et D sont les rhéophores de cette pile. La tige <lu trembleur est portée vers son milieu par une lame élastique verticale pouvant osciller autour de son extrémité inférieure ; cette lame est en communication métallique, d'une part avec l'un des bouts du gros fil de la bobine, d'autre part avec l'une des extrémités de l'iièlice enroulée autour de l'électro-aimant du trembleur.Dela portion delà tige opposée & celle qui se tennine par le marteau descendent deux pointes de platine; chacune d'elles plonge dans un

que le \ide est plus ou moins parfait, et stms une pression de „,|,^ d'atmosphère, elle atteint 25 niillimètres ; la figure -i66 montre cette région obscure s'ètendanl de part et d'autre d'une lame médiane d'aluminium qui constitue le pôle négatif, tandis que le fil positif rlu courant se dédouble et aboutit aui deux extrémités du tube. Le physicien anglais regarde cet espace commf mesurant la course libre moyenne des molécules qui se meuvent autour du pôle négatif et qui n'entrent en collision avec d'autres molécules qu'âU distance où la lumière commence à se manifester.

Une des propriétés les plus remarquables de 'a matière radiante consiste dans les phénomènes de phosphorescence que produisent ses molécules lorsqu'elles viennent à choquer un corps, dont la nature influe d'ailleurs sur

l'intensité et la coulnr de la lumière émise. La phosphorescence n«coti]nience à se montrer qu'au moment où la pression s'abaisse à ,j<^ d'atmosphère ; si le vide a été poussé trop loin, toute trace de lumièrr disparaît, l'espace intérieur du tube perdant alors sa conductibilité électrique. Pour montrer les caractères lumineai différeuts que présente le passage du courant dans un gaz de plusenjilu raréfié, M. Crookes munit le tube principal d'un tube supplémentaire contenant des fragments de potasse que l'on chauffe afin de provoquer un dégagement de vapeur d'eau, lorsqu'on veut augmenter la pression inlârieure, et que l'on refroidit quand, au contraire, on désire opérer sans la plus petite pression possible.

La phosphorescence engendrée par le choc des molécules s'accompagne d'un dégagement de chaleur. Si, au moyen d'une électrode u^ative concave, on concentre sur un point de )a paroi du tube un faisceau it

matière radiante, b chaleur dégagée eil assez inlenv pov faire foodre le vem.

L'éiiergiti de ccb collisiosa des mole culea radiaules «1 surflsaDtepoureDgMdrer de» actioi» m*caniques. H. Oocka l'a monlré au noj»

du tube de la figure 467, dans l'intérieur duquel le constructeur a pl«* un système de deux rails parallèles sur lesquels peut se déplacer es rMU l'axe d'une roue à palettes; les électrodes que l'on voit aux exlrénàlHA

ISDUCTION

tube sont disposés h uo niveau tel que la matière radiante, qui, ainsi qu'on le verra plus loin, se meut en ligne droite, rencontre le bord supérieur des palettes. Lorsque le courant passe, la roue se déplace en tournant et le sens de son raouvement montre que la matière radiante s'élance du pôle négatif vers le p6!e positif.

Les figures 468, idO et •470 représentent les appareils qu'emploie M. Crookes pour démontrer que la ma lière radiante se meut en ligne droite. Si l'on prend deux tubes inclinés l'un sur l'autre {Fig. 468) et portant chacun un électrode à leur extrémité libre, celui des

deux où aboutit le pôle négatif devient seul lumineux, tandis qu'à la pression ilequelques millimètres,

Loe qui est le cas des tubes de Geissler, l'espace intérieur serait Ulumiuè eu taotier, quelles que fussent d'ailleurs les sinuosités du tube-

DE LELKCTRICITE

La figure 469 représente deux appareils identiques comme forme et différant seulement par la pression du résidu gazeux intérieur, pression qui, dans la boule de gauche, est de quelques millimètres de mercure, tandis que dans la boule de droite, la matière a été amenée à l'état radiant. Si l'on fait aboutir, dans les deux cas. le pôle négatif a l'électrode a légèrement concave et que l'on amène successivement le pôle positif aux points b, c, d, la bande lumineuse de la boule de droite conserve une direction invariable et telle que chaque rayon du faisceau qu'elle forme soit normal à l'électrode; dans la boule de gauche, au contraire, la direction de la bande lumineuse change et va toujours du pô!e négatif aa pùle positif.

Le trajet recliligne de la matière radiante et la phosphorescence que détermine le choc de ses molécules sont mises en évidence dans l'expérience suivante : un tube (fig, 470) est muni intérieurement d'un écran en aluminium ft;

au moment où l'on vient a faire passer un courant d'induction dans le sens indiqué par les lettres s et p, on obtient sur k fond du tube une ombre c d limitée par les point} où cesse la phosphorescence que les chocs de 11 matière radiante COBmuniquent au verre. Un fait curieux à signaler, au sujet de cette expérience, est la difficulté de plus en plus grande avec laquelle le verre répond à l'excitation de la matière radiante lorsque les chocs moléculaires se sont produits pendant un certaÎL temps; la phosphorescence devient de moins en moins vive; on le démontre en faisant basculer l'écran b que le constructeur a rendu mobile autov d'une charnière; la portion c d du verre {fig. 471), qui était protégw tantôt contre les coUisium de la matière radiante, et qui se détachait en noirs»

le fond illuminé du tubc^ subit alors les chocs nuliculaires et lalumièreqn'dli émet est plus vive que (A des parties <>nvironnat)ta

la dures ds I'uUdd ds la mitigre radiints. eXcitécS depuis plus lûBj:-

temps; aussi oblient-onainô une croix bnllantee/'(fig. 471)surfond plus sombre.

La figure 472 est relative à une autre propriété des fluides exlrêmemo.' raréfiés ; en face du pôle négatif, situé k l'extrémité gauche du tube, est ntf lame de mica percée d'une ouverture; on isole ainsi une bande lumiMMe qui, d'abord recliWçM, se coMvbe en branche de parabole loraqu'oo apiiwh

B maUbrs radlinle.

rxDiicTioN 785

che du tube un électro-aimaut en activité. M . Crookes compare co pliénomène au mouvemmit d'uu projectile lancé par uue arme à feu : la répulsion du pôle négatif sur les molécules environnantes représenterait la force d'impulsion de la poudre et l'action de l'éleclro-ainiant serait assimilable à l'altraclioii terrestre. Dans l'uu comme dans l'autre cas, la courbure de la trajectoire augmente avec la résistance du milieu ambiant; la démonstration de ce fait, pour la matière radiante, se fait en chauffant légèrement l'extrémité gauche du tube, qui contient des fragments de potasse; le dégagement de vapeur d'eau qui en résulte augmente ia pression intérieure et la déviation de la ligne lumineuse devient plus accusée. Lora-

que la pression intérieure atteint une valeur suffisante la bande de lumière est seulement infléchie dans le voisinage de l'aimant ; au-delà, elle reprend sa direction première.

Ajoutons que le courant de matière radiante que l'on obtient dans les espaces extrêmement rarifiés n'est pas assimilable à un courant électrique. On le démontre en isolant, au moyen d'un écrau percé de deux ouvertures situées en face d'un électrode négatif double, deux bandes lumineuses qui, si aucune cause déviatrice n'agissait, devraient converger légèrement pour aller rejoindre un pôle positif unique ; or cfi3 deux courants de matière radiante se repoussent comme des corps chargés d'électricité de même nom et leurs directions deviennent divergentes; si chacune des bandes lumineuses était assimilable à uu courant électrique, elles s'attireraient au contraire en vertu des lois électrodynamiques)].

[352'. ipplicatloni mMicales. Splanchnoieop*. — Dès 18C0, M. Fonssagrives avait songé à tirer parti des propriétés des tubes de Geissler pour l'éclairage artificiel des cavités naturelles du corps humain; depuis cette époque, M. Milliot, médecin français, établi en Russie, a repris ces essais dans le but spécial d'éclairer l'intérieur des viscères profonds qui ne sont séparés de l'extérieur que par une membrane translucide; l'estomac remplit ces conditions, la muqueuse qui forme ses parois et la peau de l'abdomen qui le recouvre n'étant pas assez opaques pour qu'on ne puisse voir far transparence l'inlérieur de l'organe s'il est suffisamment éclairé. M. Milliot, en introduisant dans la cavité stomacale d'un honuue ou d'un cliien, à l'aide WDKDT-Uonoin, l'hjra. mtd., V Mil.

786 DE LÉLECTftrCITÉ

de la sonde œsophagienne, un tube de Geissler, d'une disposition particulière, et en le mettant en communication avec une bobine de Ruhmkorff, a rendu visible au dehors l'intérieur de l'estomac. Tel est le principe du splanchnoscope. ]

[FoNssAORivBs, Éclairage arliâciel des cavités du corps à l*aide des tubes lumineux {Comptes

rendus de V Académie des sciences^ZS janvier 1860). Jules Bruck, Dos Stomatoscop^ fireslau, lii65. IxukuEyVUréthroscope et le Stomatoscope pour éolaii*er et rendre diaphanes Vurèthre

et ses parties avoisinantes^ les dents et leurs parties atoisinantes^ au moyen de la

lumière élcctro- galvanique, Breslau et Paris, 18C8, ia-8. M11.UOT, Splancbnoscopie {Comptes rendus du Congrès médical intemationnal de 1867.

Paris, 1868).

Le mâub, De la dioptro-organo e( somuloscopie. Gas* me'd. de Paris^ 1870, p. 399).

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