‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernement (volume 2)Chapitre 154 sur 186 · ROTATION DES COURANTS PAR LES AIMANTS · texte numérisé non relu

ROTATION DES COURANTS PAR LES AIMANTS

produit exactement les mômes effets. Quelquefois l'appareil lui-même fournit le courant , comme dans celui de la fig. 1266; il suffit, pour cela, que le vase vv soit'en zinc.

M. Breton a produit la rotation des courants par les aimants, au moyen de l'appareil (fig. 1275) : deux systèmes mobiles /jf, ff peuvent pivoter sur les

Soles d'un aimant en fer à cheval. Les extrémités des fils /jf, ff plongent dans es capsules pleines de mercure m, m\ qui sont isolées des branches de l'aimant. On fait communiquer ces capsules avec les pôles d'une pile , et le circuit est fermé par l'aimant lui-même. On voit alors les systèmes mobiles ff* ff *ourner dans le même sens ; car, si les courants y marchent en sens inverse, d'un autre côté les pôles de l'aimant sont de nom contraire. Si l'on renverse le courant, le sens du mouvement change dans les deux branches de l'appareil.

On peut encore, comme l'a fait M. Cumming, opérer avec un courant thermo-électrique : c (fig. 1276) est un fil de cuivre soudé en a et b à unTil de platine aorb. Le système est suspendu par une pointe o, à l'extrémité d'un aimant vertical n. Une lampe à alcool échauffe la soudure 6, et le système tourne par l'action de l'aimant sur la partie oa , la partie orb étant assez éloignée pour ne pas subir d'action sensible. La soudure b s'échauffant à chaque tour, le mouve ment continue indéfiniment.

M. Marsch a imaginé un appareil qui fonctionne aussi sans pile séparée, et dans lequel on obtient simultanément le mouvement dans les deux sens. Un vase annulaire en cuivre c c' (fig. 1277) peut pivoter sur l'extrémité d'un barreau aimanté, au moyen d'une pointe o' fixée ;\ l'arc AA. Ce vase est rempli d'eau acidulée, dans laquelle peut tourner un cylindre en zinc zzy soutenu par l'arc a o et par une pointe o qui s'enfonce dans une pelitc cavité pratiquée à l'extrémité de l'aimant. L'action de l'eau acidulée sur le zinc produit un courant qui suit la direction des flèches, dans les arcs AA, aa, lesquels tournent en sens opposé sous l'influence de l'aimant.

Bouc de Barlow. — Une roue très légère (fig. 1278) armée de pointes profondément découpées dans un disque de cuivre , est mobile autour d'un axe horizontal reposant sur des supports métalliques. Pendant la rotation , les pointes viennent plonger successivement dans du mercure remplissant une cavité creusée dans la table de l'appareil , entre les branches d'un aimant

Fig 4 275.

Fig. 4 276.

Fig. 1277.

ELECTRO-MAGNETISME.

Fig 1278.

en fer à cheval. On fait communiquer les pôles d'une pile avec Taxe de la roue, par la colonne qui la soutient, et l'autre pôle, avec le mercure. Le circuit est fermé par la pointe qui plonge dans ce liquide. Si le pôle nord de l'aimant est en avant de la figure, les courants d'Ampère qui circulent dans les deux branches,

présentent en dedans, à la roue, leurs parties verticales et montantes; et la pointe verticale , dans laquelle le courant est supposé descendre, est chassée vers la gauche, puis remplacée par une autre pointe, repoussée à son tour; de manière que la roue tourne rapidement dans le sens de la flèche r. Si Ton renverse le courant, le mouvement change de sens. Ce phénomène peut aussi se rattacher au mouvement qu'un aimant imprime à un courant mobile qui lui est perpendiculaire (1702).

1919. Rotation des aimants par les courants. — Pour faire tourner un aimant sous l'influence d'un courant-, on emploie l'appareil suivant : V ( fig. 1279) est une éprouvette remplie de mercure dans lequel flotte un aimant vertical «, représenté à part en n's, lesté par un cylindre de platine p. En n est vissée une petite coupe contenant du mercure dans lequel s'enfonce une

pointe de métal/. Cette pointe communique par ab avec l'un des pôles d'une pile, dont l'autre pôle communique avec le mercure de l'éprouvette, par o'c et par un anneau a qui plonge dans ce liquide.

L'électricité positive arrivant en o\ et la négative , en o, le courant passe de l'anneau a à l'aimant n, en suivant la surface du mercure, et retourne à la pile par la tige t et le bras 6. On voit alors l'aimant tourner sur lui-môme. Si on le renverse de manière à mettre le pôle Sud en haut , il se meut en sens contraire. Si, sans modifier la position de l'aimant , on change le sens du courant , le sens de la rotation change aussi.

Ampère a expliqué ce mouvement, dans sa théorie, par Faction des courants qui circulent, suivant les rayons, à la surface du mercure, sur les courants circulaires qu'il suppose exister dans l'aimant. Soit ne (fig. 1280), le pôle Nord de ce dernier dans lequel les courants circulaires ont la direction des flèches, et n un des courants qui circulent sur le mercure en allant, par exemple, du centre

Fig. 4 280.

Fig. 4 279.

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