‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernement (volume 2)Chapitre 165 sur 186 · APPAREILS D'INDUCTION · texte numérisé non relu

APPAREILS D'INDUCTION

ce qu'on puisse faire varier avec facilité la rapidité des interruptions, et l'intensité des courants induits qu'elles provoquent.

Divers réo tomes. — Une pièce importante de tous ces appareils est le réotome, destiné à interrompre et rétablir successivement le passage du courant inducteur. Un réotome fort employé est la roue dentée de Hasson (1766). Un autre système, employé dès 1804 par Aldini, dans ses expériences de physiologie faites avec lapile, consiste en une plaque métallique striée, communiquant avec une des extrémités du circuit inducteur, et sur laquelle on fait glisser plus ou moins rapidement l'autre bout du fil, de manière que le courant se trouve interrompu, pendant le passage du fil, d'une partie saillante à la suivante. M. de La Rive a employé aussi un arbre tournant portant des aiguilles métalliques, qui plongent à chaque tour dans des capsules de mercure isolées, de manière à fermer le circuit, dont les extrémités aboutissent à ces capsules. Un mécanisme d'horlogerie fait tourner l'arbre avec une vitesse quel'on modifie h volonté. Ce système donne les plus fortes commotions, mais le mercure est projeté , il s'oxyde bientôt, et la communication n'est plus aussi complète.

On se sert le plus souvent de réotomes automatiques agissant d'eux-mêmes sous l'influence même du courant de la pile. L'appareil tournant de Ritchie (1669) a été employé pour cet usage par M. Breton, par M. Bianchi. ... Le courant qui passe par cet appareil est interrompu toutes les fois que les extrémités du fil de F électro-aimant tournant, passent pardessus la cloison qui traverse le mercure.

Un des réotomes les plus employés est le trembleur , imaginé en même temps par Fig. 4340.

M. Neef et par M. de La Rive. Ce système

n'est autre que celui dont nous avons vu le jeu dans le condensateur voltaïque, et qui a été utilisé, depuis, par M. Froment dans son appareil électro-musical (1669).

4169. Appareils à commotions. — Ces appareils, assez nombreux, différent principalement par la manière dont se fait la rupture du courant inducteur, et par les dispositions qui permettent de modifier l'intensité des courants induits. La fig. 1310, représente lepetit appareil de M. Mirand, modifié par M. Bianchi, et qui donne des commotions énergiques avec un simple couple à charbon de 10 centimètres de hauteur. Sur une bobine de bois E, sont enroulés deux fils recouverts de soie. Le premier, assez gros, constitue le fil inducteur; l'autre, beaucoup plus fin et formant un très grand nombre de tours, appartient au circuit induit ; il aboutit à deux boutons à vis o', o\ auxquels on fixe les réophores qui doivent transmettre les courants induits. Les extrémités du fil inducteur sont fixées aux boutons 0, 0, auxquels aboutissent les électrodes P du couple voltaïque. Le courant, après avoir parcouru la bobine E, arrive au support métallique a, parcourt les ressorts r, < quand ils se touchent, passe dans

ELECTRO-MAGNETISME.

le support c, et retourne à la pile après avoir circulé dans l'hélice magnétisante d'un petit électro-aimant c. Cet électro-aimant attire le ressort en fer r, ce qui rompt le circuit en sr ; alors le ressort r revient en arrière, le circuit est de nouveau fermé, et l'électro-aimant attire le ressort de manière à rompre de nouveau le circuit, et ainsi de suite. Pour modifier la rapidité des oscillations du trembleur $r, on écarte plus ou moins de l'électro-aimant, les ressorts r et s, en faisant tourner sur eux-mêmes les supports c et a. On fait varier l'intensité des courants induits, en enfonçant plus ou moins dans la bobine E, des fils de fer /"en nombre variable. Les commotions, assez faibles en l'absence du fer, deviennent insupportables quand le faisceau est introduit. C'est afin de pouvoir déplacer à volonté les fils de fer, qu'on fait fonctionner le trembleur au moyen d'un électro-aimant séparé. L'appareil peut être enveloppé d'une boîte dont le dessus s'ouvre à charnière, et dont le fond est formé par la table même de

l'instrument. Cette botte laisse en dehors les boutons 0, 0 ; 0', 0', et porte une ouverture par laquelle on introduit les fils de fer. Enfin , une petite caisse séparée contient le couple et deux flacons dans lesquels on verse les acides, quand on cesse de s'en servir.

Appareil velta - faradiqne 4e ■• Daehenae. — Dans cet appareil (fty. 1311), le couple est renfermé dans un tiroir T, où il peut resler amorcé pendant plusieurs mois. Ce couple est composé d'une caisse en zinc z , qui s'ajuste dans le tiroir, et renferme une masse rectangulaire en charbon de cornue, qui la remplit exactement. On verse dans la caisse un peu d'eau salée, et l'on imbibe le charbon d'acide azotique, que l'on verse dans une rigole « , creusée à sa partie supérieure. Ce système constitue un couple à charbon sans diaphragme. Deux boutons à vis v, v' communiquent avec le zinc et avec le charbon ; et quand le tiroir T se trouve enfoncé de la même manière qu'un second tiroir T' , ces boutons touchent des lames de platine e, e, auxquelles sont soudées les extrémités du fil inducteur. Le courant du couple passe d'abord par un réométre fixé dans le tiroir T, et de là dans un ressort qui s'appuie sur la roue dentée à manivelle r, servant de réotome. De l'arbre de cette roue, le courant est conduit dans un trembleur disposé comme celai de la syrène électro-magnétique (1669), et dont on règle les vibrations au moyen de la vis c. Si l'on veut employer le trembleur, on place la roue r de manière que le ressort s'appuie sur une partie métallique. Si l'on veut se servir de la roue dentée, on serre la vis c de manière à établir une communication permanente entre les ressorts du trembleur. Le courant passe

Fig 43H.

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