‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 3)Chapitre 105 sur 171 · DE L'ÉBULLITION · texte numérisé non relu

DE L'ÉBULLITION

le, où elle se liquéfie; sa tension étant plus grande que celle qui correspond température du serpentin. Le liquide, ainsi régénéré, sort en r. Comme 1 du réfrigérant s'échauiïe rapidement par la chaleur latente qu'abandonne ipeur qui se condense, il faut la renouveler souvent ; le mieux est de la } arriver d*une manière continue par un tube extérieur t\ qui la conduit au I du réfrigérant; tandis que l'eau chaude supérieure s'échappe par un trop- Q et s'écoule par le tube /. On renouvelle le liquide dans la cucurbite par ificeo, sans avoir besoin de démonter l'appareil.

l'est avec l'alambic qu'on distille le vin pour en séparer l'alcool, qui, étant ; volatil que l'eau, distille en plus grande proportion. L'eau-de-vie, ainsi mue, étant distillée de nouveau, ne l'alcool du commerce, la moyen de l'alambic, on peut, sur navires, se procurer de l'eau douce distillant l'eau de mer. Il résulte ipériences de MM. Clément et Freycinet, que l'eau douce ainsi mue ne coûte pas plus de 1 centime tre, et que le charbon nécessaire à production n'occupe que ^ de l'es- B qu'elle occuperait , et ne pèse que e son poids. Un grand nombre de ionnes, soumises au régime exclusif cette eau, s'en sont trouvées aussi •oeentrations.

bien que de l'eau douce naturelle.

Quand on ne tient pas à recueillir le liquide qui pass(> ^apeur, par exemple quand on veut concentrer une dissolution, on emploie Tents moyens. On peut opérer à la température ordinaire eu accélérant iporation par un courant d'air, comme dans les bâtiments de graduation salines : on fait tomber l'eau salée à la partie supérieure d'une espèce de construit avec des fagots, et orienté perpendiculairement à la direction tuelle du vent. Le liquide disséminé à travers le menu branchage, présente lir une grande surface par laquelle se fait une évaporation abondante, tiand on veut employer l'action de la chaleur et quand la température ne doit être trop élevée, on fait le vide au-dessus des chaudières de concentration, 6t en chassant l'air par la vapeur même et fermant ensuite toutes les 3rtures, tantôt au moyen de machines pneumatiques. L'ébullition se fait 8 à une température inférieure à 400®. La vapeur est condensée dans des igérants, et le liquide régénéré se rend dans un vase fermé, d'où on trait de temps en temps. Cette méthode est appliquée en grand dans les oeries de sucre, pour concentrer les sirops.

CHANGKMKNTS U ETAT IHiS r.ORPS.

lY. Liquéfaction des vapeurs et des gu.

9114. Quand une vapeur satuio un espace, on peut, pour la liquéfiei,

employer deux moyens : le refroidissement ou la compression. Si la vai»fu;

n'est pas à son maximimi de tension, il faut commencer par Tumener à ce^ état, soit en diminuant son volume, soit en abaissant sa température. Lci==^=^

substances qui se présentent habituellement à l'état gazeux duivcnl être consi

déiées comme des vapeurs très éloignées du point d« saturation. On pouria donc les liquéfier en les amcoaiL ^ à ce point, par un refroidissement suffisant, ou [o. « une giMnde compression, ou enfin par ces deux raojea s réunis. Il y a des gaz qui se liquéfient facilenieoL . comme l'aride sulfureux, qu'il suffit de porter à — 10~ , sous la pression de 700""». L'acide liypoazoliquc peut être considéré comme à la limite des sub.'ilance:^ liquides et de celles qui sont gazeuses à la température* ordinaire ; car il se liquéfie à -j-^8 degrés.

Le premier gaz qu'on ait liquéfié est le gaz ammoniac. Van-Marum ayant comprimé de l'air autour d'un-" éprouvette remidie de ce gaz et reposant sur le mercure, vit (c liquide monter peu à peu, puis tout àcoi'î' remplir complètement l'éprouvette. L'acide sulfureo ^ ;i été liquéfié par Monge et Cluuet, en le foisar' * arriver sec dans un vase à 10° au-dessous de zéro. En 18:î.*i, Havy et M. Farailay sont parvenus à liquéfier le chlore et quelque-^ autres gaz, par une mélliode très simple' : on introduit dans un tube de verr ^" très épais courbé en forme d'T, les iiigrédiens qui, mélangés et écliaufft-î^ • doivent produire les gaz, on les rassemble à l'une des extrémités qui e^ ' bouché(\ puis on ferme l'autre à la lampe et on la plonge dans un raélan;; réfrigérant. (.)n cliaulle alors l'extrémité opposée, pour faire dégager le i,aqui, ne pouvant s'échapper, s'accumule dans le tube, et se dépose à l'él. - ' liquide dans l'exlréuiité refroidie. — Uuand les substances mélangées ré.igi=^' sent à la température ordinaire, comme on ne pourrait fermer le tube, à ciu?^ de l'expansion du gaz (jui éc.irt(Mail les parties ramollies du verre, on met ur. '" de>i suijstauces dans une petite nacelle en platiue, qui repose sur l'auix" ■' substance, et qu'on renverse par des secousses quand on veut faire dégainer ' «;az. On peut encore employer un tube recourbé comme en abcd (fitj. G9Ti; i«'" snb>tances sont intioduites en h et c, et après avoir fermé les exlréniil''' a et^/, on renverse le tube a'd' en faisant passer les substances dans la nii'ff.'

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