I. Hydrogène
I\'. Oxyde de carbone. .
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Y. Protoxyde d'uote.. .
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L'abaissement de température que produit la dilatation d*un gaz semble généralement moindre que Télévation produite par la compression ; mais il faut remarquer qu'une partie de la chaleur dégagée par la compression est enlevée par les parois du corps de pompe, et qu'une partie du résultat produit par la nfféfaction est compensé par la chaleur cédée par ces parois. Or, ce dernier effet est plus prononcé que l'autre; car le piston, en se retirant, abandonne au gu une plus grande surface de contact avec les parois. Remarquons que la ^lifférence entre les deux effets n'est pas la môme pour tous les gaz ; elle est la plus grande pour l'hydrogène. MM. Favre et Silbermann expliquent ce phénomène en remarquant que ce gaz conduit mieux la chaleur que les autres, comme nous l'avons déjà dit (823) ; et, en effet, ils ont vu le thermomètre de Breguet atteindre son maximum d'écart beaucoup plus promplement dans l*bydrogéne que dans les autres gaz.
I04II. Remarques. — Les expériences destinées à mesurer la chaleur dégagée par la compression des gaz ont été entreprises en vue de comparer 'es capacités calorifiques à pression constante et à volume constant. C'est après ^ publication des résultats trouvés par Clément et Désormes, que l'on a cherché i expliquer la différence que l'on trouvait entre la vitesse du son dans l'air donnée par l'expérience, et cette vitesse calculée au moyen de la formule de Newton. C'est aussi pour comparer les deux capacités qu'on s'est attaché .\ ^^aluer la quantité de chaleur dégagée par une réduction de volume égale h la ^Uatation pour l'', et l'on admettait qu'elle était égale à la quantité de chaleur U 30
absorbée pour dilater le gaz de ^f,. Nous verrons (1076) qu'il n'en est pas ainsi , et qu'il n'y a qu'une différence à peine sensible entre les capacités à volume constant et à volume variable.
Dulong avait conclu de ses expériences, qu'une même compression produisait une même élévation de température chez les gaz simples qui ont même capacité caloriHque. 11 admettait qu'il en devait être de même pour les gaz composés, et que les différences observées provenaient des différences eotre leurs capacités; et il énonçait les lois suivantes: 1° des volumes égaux de tous les gaz pris à la même pression et à la même température, dégagent ou absorbent la même quantité de chaleur, quand ils sont comprimés ou dilatés d'ooe même fraction de leur volume : S^' les variations de température qui en résulteot sont en raison inverse de leur chaleur spéciGque à volume constant. — Mais 3 résulte du tableau précédent que, pour un même gaz, une même réduction de volume produit une élévation de température différente suivant la pressioo d'où Ton part. La seconde loi paraît donc difficile à accepter, à moins qu'on n'admette que la capacité d'un même gaz diminue notablement avec la pression .
i047. Chaleur produite daus la eoudensatlon des fax par les solides. — Nous avons vu (1, 383) que les gaz se condensent à la surface des corps solides. Cette condensation est accompagnée, au moment où elle se produit, d'un dégagement de chaleur, qui devient surtout marqué quasi l'étendue de la surface absorbante est très grande par rapport à la masse di corps, comme cela a lieu dans les corps spongieux. Nous avons décrit (1, 384) le briquet à gaz hydrogène, dans lequel un jet de gaz s'enflamme après avoir rendu incandescent un fragment d'épongé de platine. Les poudres métalliques impalpables, comme le noir de platine, peuvent faire détoner en s'échauffant, un mélange explosif dans lequel on les projette.
Chaleur de eapiiiarifé. — M. Pouillet a constaté par des expériences nombreuses *, qu'il y a de la chaleur dégagée au moment où un liquiik mouille un corps solide. Pour rendre sensible cet effet, qui est peu prononcé, il faut réduire le corps en poudre fine et y plonger un petit thermomètre très sensible. Ce thermomètre monte pendant deux à quatre minutes, puis redescend lentement jusqu'à la température ambiante. M. Pouillet a opéré sur le fer, le bismuth, l'antimoine... ; les oxydes insolubles, comme la silice, l'alumine, la magnésie; les oxydes de zinc, de fer, d'étain, etc.; le verre, la brique, la porcelaine, l'argile. Les liquides employés étaient l'eau, l'huile, l'alcool, l'éther acétique et l'essence de térébenthine. Les variations de température ne sont que de 0°,2 à 0°,5, et semblent indépendantes de la nature des corps rais en présence.
H y a encore dégagement de chaleur quand un corps solide d'origine organique absorbe un liquide. Dans les expériences de M. Pouillet, l'élévation de
* Annales de chimie cl de physique, 2« série, t. XX, p. 444.