PASSAGE PAR LA SURFACL
Impression de chaleur; elles correspondent aux rayons les moins réfrangibles; ar nous avons vu qu*un prisme de sel gemme dévie d'autant moins les rayons, |ue leur température est plus basse. Si la chaleur communiquée devient plus Qtense, l'amplitude de toutes les vibrations augmentant, les plus rapides fmis- «Dt par pouvoir agir sur la rétine, et le corps échauffé devient lumineux.
D*aprés ce que nous avons dit, ce sont les rayons rouges, dont les vibrations mit les plus lentes, et par conséquent de plus grande amplitude, qui devront ^paraître les premiers ; c'est, en effet, ce que M. Draper a trouvé par l'expéience, et sans idée préconçue. Il a d'abord formé un spectre au moyen d'une iente éclairée, et il a relevé, en se servant d'une petite lunette micrométrique, n positions des différentes couleurs. Il a ensuite remplacé la fente lumineuse or un fil de platine dont il faisait varier le degré d'incandescence au moyen Tnn courant électrique plus ou moins intense ; il vit d'abord apparaître la partie rouge du spectre ; puis, à mesure que l'éclat du fil augmentait, les Moleurs suivantes, jusqu'au violet. Remarquons encore qu'un corps qui devient incandescent paraît d'abord d'un rouge dont l'éclat augmente, jusqu'à ce qu'il devienne d'un blanc éblouissant ; ce qui indique que les vibrations plus rapides, qui correspondent aux couleurs autres que le rouge, viennent joindre plus tard Icnr action à celles qui correspondent aux rayons rouges, pour constituer le
nèbage qui donne la lumière blanche.
Noos aurons à revenir de temps à autre sur ces considérations, toutes les
Wsipienous étudierons de nouvelles propriétés, ou de nouveaux effets de
hebaleur.
Si - DU PASSAGE DE LA CHALEUR PAR LA SURFACE DES CORPS.
WS. Le refroidissement et réchauffement des corps dépendent : 1® de la JilKrence de leur température avec celle du milieu ambiant ; 2<» de la facilité phs ou moins grande avec laquelle la chaleur se déplace dans leur intérieur ; ^ enfin, de la facilité avec laquelle la chaleur peut passer par leur surface pour sortir ou pour entrer. Nous allons d'abord nous occuper des phénomènes que l'on observe dans ce passage, quand on rend les autres circonstances identiques, OQ qu'on annule leur influence.
Loi de iVewton oo de Rlehmann. — Dans les expériences que l'on Tait i ce sujet, on s'appuie sur une loi que nous allons d'abord énoncer, et sur aquelle nous reviendrons plus loin (781 ) : la vitesse du refroidissement ou de *éehau/fement d'un corps est proportionnelle à la différence de sa température vec celle du milieu ambiant. On nomme vitesse, la variation de température eodant l'unité de temps, choisie assez courte pour que la perte ou le gain de haleur puissent être regardés comme uniformes pendant sa durée. Cette A , purement empirique , énoncée par Newton dans ses opuscules, n'est
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qu*approchée ; on ne peut la regarder comme suffisamment exacte que pour des différences de température qui ne dépassent pas 20^, la plus élevée des deux ne dépassant pas elle-même iO*". Elle est connue sous le nom de loi de Newton, ou de loi (le Ihchmann, parce que ce dernier physicien en a constaté l'exactitude approchée, par un grand nombre d'expériences.