I. Intensité
SS4. L'intensité du son dépend : \^ des conditions de sa production; 2^ de la distance à laquelle on le perçoit; 3» des circonstances de sa propagation.
I. L'intensité d*un son dépend d*abord tle Yamplitude des vibrations du corps sonore. On le reconnaît en faisant fortement vibrer ce corps, et Tabaiidonnant ensuite à lui-même ; on entend le son s'affaiblir à mesure que Famplitude des vibrations diminue.
On prouve, par le calcul, que Yinlensité est proportionnelle au carré de ramplitude, toutes circonstances égales d'ailleurs.
L'étendue de la surface du corps vibrant a aussi une grande influence m l'intensité. Ainsi, une corde vibrante ne produit qu'un son très faible, parte qu'elle frappe l'air par une surface très étroite, et que cet ébranlement , en se propageant, diminue rapidement d'intensité, par la communication qui se fait aux parties latérales de l'air. Une cloche, au contraire, se fait entendre très loin, à cause de l'étendue de la surface par laquelle elle agit sur l*air. Si db instrument à cordes produit des sons intenses, cela tient à la communication dn mouvement vibratoire des cordes, à la caisse, qui 'agit ensuite sur Tair par de grandes surfaces. C'est par une cause semblable que le son d'un diapason en acier s'entend à peine, tandis qu'il devient très marqué quand on appuie soo pied sur une table à laquelle il communique ses vibrations.
sss. Influence dn milieu. — Toutes circonstances égales d'ailleurs , l'intensité du son augmente avec la densité du milieu dans lequel il est produit. Ce résultat se prouve par le calcul ; on peut aussi s'en rendre compte, es observant que la masse des tranches ébranlées est proportionnelle à leur densité, et que c'est de cette masse, en même temps que des changements d'élastidté produits par les déplacements du corps vibrant, que dépend l'intensité de l'ébranlement (p e qui doit se propager (504).
L'expérience vérifie ce résultat de la théorie. Hauksbée, ayant comprimé de l'air sous un récipient dans lequel se trouvait une cloche, reconnut que le son de la cloche s'entendait d'autant mieux que l'air était plus comprimé. Quand, au contraire, cet air avait été raréfié, le son devenait plus faible. Sur une haute montagne, où l'air est peu dense, le bruit d'une arme à feu mérite à peine le nom d'explosion, comme Saussure l'a constaté sur le mont Blanc, à 4800" de hauteur. Dans les expériences qui furent faites à Quito, pour mesurer la vitesse du son entre deux stations élevées de 3000" et 4000"» au-dessus de la mer, le bruit d'une pièce de canon de neuf, à une distance de 20500", ne faisait pis autant d'effet que celui d'une pièce de huit, à la distance de 31 300", dans les plaines des environs de Paris. Gay-Lussac, à une hauteur de 7000", vecmniA que sa voix était très faible.
Il résulte de là qu'un son produit sur une montagne s'entend faiblement dans la plaine ; tandis que le même son, produit dans la plaine, s'entend beaucoup mieux sur la montagne, à égalité d'amplitude du corps vibrant. Dans différents gaz, pris à la môme pression, l'intensité du son ne dépend que de leur poids spécifique y et diminue avec cette quantité. Cela résulte des expériences de Priestley, faites en remplissant âc gaz le récipient d'un appareil analogue à celui de la fiq. 389, et a été confirmé par les expériences de PéroUe cl de