DU SIPHON
Le cylindre de la pompe Letestu n'a pas besoin d*étre alésé, Teau peut tre chargée de graviers sans entraver le jeu de Tappareil , et il n'y a pas le frottement ^pendant qu'on enfonce le piston. La pompe représentée n ab {fig. 302) est aspirante et élévatoirc. Li soupape r est disposée omme la soupape dormante, et le presse-étoupe est remplace par un cône de uir f , soutenu par un cône métallique, et dont l'eau presse les parties voisines lu sommet, contre la tige /.
Le système Letestu s'applique aux pompes foulantes, comme on le voit îH TB; Feau doit alors arriver par la partie supérieure m du corps de pomjpe. )es pompes à incendie construites dans ce système sont peu coûteuses et d'un entretien très facile, tout le mécanisme y étant d'une grande simplicité.
n. Siplimi. — Bconlement intermittent. — Beonlement constant.
3S4. Da siphon. — Le siphon est un tube deux fois recourbé hne (fig. 303), servant à transvaser les liquides par dessus les bords des vases. Pour qu'un liquide chemine à travers le siphon, il faut deux conditions : i» le siphon doit être amorcé, c'est-à-dire rempli de liquide ; 2<» l'orifice de sortie c doit être phis bas que le niveau a du liquide à transvaser.
Supposons ces deux conditions remplies , et cherchons comment se fait l'écoulement. Une tranche n prise au point le plus haut du siphon, supporte dans la direction a'n , la pression de Tatmosphère se transmettant à travers la colonne liquide an, diminuée du poids Fig. 303.
d'une colonne liquide de hauteur aa' .
Dans le sens opposé c'n, cette même tranche n supporte la pression atmosphérique se transmettant à travers la colonne en, diminuée du poids d'une colonne liquide de hauteur égale à cc\ Comme ce' est plus grand que aa\ cette dernière pression est moindre que celle qui s'exerce dans le sens a'n, de la différence entre les colonnes aa' et ee' ; c'est-à-dire que la tranche n est poussée vers l'orifice par une force égale au poids d'une colonne liquide ayant pour hauteur ce' — aa' = de. Lécoulement aura donc lieu par l'orifice c, et continuera jusqu'à ce que le niveau a prolongé passe par le point c, ou arrive au-dessous de l'une des extrémités c ou b du siphon. Si l'on fait abstraction des frottements et de la viscosité, la vitesse d'écoulement sera (239),
Remarques. — i* 11 résulte de la théorie du siphon qu'il n'est pas nécessaire que les deux branches soient inégales, comme on l'a cru longtemps, si bien que Rissélius crut faire une découverte en voyant fonctionner un siphon à branches égales.
2o Si l'on pratique une ouverture en n, la colonne liquide se divise en ce point, les deux parties tombent chacune de leur côté, et l'écoulement cesse. Il en est de même dans le vide. Quand on voulut, pour la premièrefois, en faire l'expérience, le siphon marcha, parce qu'il restait beaucoup d'air, et l'on était tenté d'en revenir à l'horreur du vide, lorsque Burcher de Volder, à Leyde, fit l'expérience exactement. Pascal ayant opéré dans l'air avec un siphon de plus de 32 pieds de haut, vit l'écoulement s'arrêter. II opéra aussi avec des siphons remplis de mercure et reconnut qu'ils ne fonctionnaient plus , quand la hauteur a a' ( fig, 303) dépassait 0",76.
3» L'écoulement s'arrête, si l'air ne pénètre pas librement au-dessus du liquide à transvaser. On le vérifie avec le petit appareil (fig. 30 A); dés qu'on ferme l'orifice unique 0, le siphon cesse de fonctionner.
4° Vn siphon capillaire fonctionne dans le vide; c'est que la cohésion empêche la colonne liquide de se diviser. On peut aussi le percer à la partie supérieure, sans arrêter l'écoulement. Enfin, un simple fil métallique mouillé et ayant la forme d'un siphon, peut servir de véhicule au liquide. Les jardiniers, pour humecter certaines plantes d'une manière continue, plongent dans un vase plein d'eau, un morceau de toile dont l'extrémité tombe à l'extérieur plus bas que le niveau. L'eau s'écoule goutte h goutte, après avoir franchi les bords du vaso^ à travers les mailles capillaires du tissu.
Manière d*amoreer le siphon. — Pour amorccr le slphon, il suffit d'aspirer en c (fig. 303), pendant que la branche opposée plonge dans le liquide. Quand ce dernier est tel qu'il serait dangereux ou incommode d'en recevoir dans la bouche, on aspire par un tube c/, adapté en c, après avoir fermé l'orifice c. Ce tube et porte souvent un renflement T, dans lequel le liquide ne monte que lentement, pour éviter qu'il n'arrive jusqu'à la bouche si l'on aspirait trop brusquement.
On peut faire en sorte qu'un siphon reste amorcé quand on le retire du liquide à transvaser, en lui donnant des branches égales relevées verticalement à leur extrémité, pour empêcher l'air de pénétrer en divisant la colonne liquide.
355. Siphon dans un niiiieu quelconque. — Nous avous supposé, dans la théorie du siphon, que la pression du milieu ambiant était la même en a et
Fig. 304.