‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 4)Chapitre 79 sur 193 · MACHINE DE COMPRESSION · texte numérisé non relu

MACHINE DE COMPRESSION

qai sont destinés à soulever la soupape et à la maintenir entre-baillée pendant le passage de la lame T, à laquelle on a donné une courbure qui lui permet de g;lisser sans toucher le bord de la soupape. On voit, à gauche de la figure, la partie supérieure du tuyau, et sa soupape entre-ouverte à l'endroit où est engagée la lame T. B, B sont les traverses en bois sur lesquelles est fixé le tuyau, ainsi que les rails du chemin de frr.

Les machines pneumatiques de Saint-Germain sont composées de quatre corps de pompe de 2",53 de diamètre et de 2 mètres de hauteur. Elles sont mues par des machines à vapeur de la force de 400 chevaux, et enlèvent •i mètres cubes d'air par minute. Le diamètre du tube est calculé de manière à donner une vitesse de 15 lieues à l'heure avec une charge de 54 tonnes à remorquer, quand il reste i d'atmosphère du côté où l'on fait le vide. Cette pression se reconnaît au moyen d'un tube ///, qui traverse le piston, sort du tuyau et communique avec un manomètre barométrique (332) placé dïins le premier wagon.

Le système atmosphérique, permettant de franchir des pontes aussi rapides que Ton veut, donne la facilité d'introduire les chemins de fer dans les pays de montagnes. Les inconvénients qu'il présente ont été, pour la plupart, corrigés après divers perfectionnements, mais qui n'ont pas reçu la sanction de rcxpérience sur une grande échelle.

n. Machines à comprimer kf cas.

33S. Maehlne de conipreisslon. — La machine destinée il comprimer l'air consiste essentiellement en un corps de pompe muni d'un piston (fig. 284), disposé comme celui de la machine pneumatique, avec cette différence importante que les soupapes s'ouvrent dans le sens opposé. Ce corps de pompe communique avec le vase V dans lequel on veut comprimer l'air.

Tout l'appareil étant rempli d'air à la pression atmosphérique, supposons qu'on enfonce le piston ; la tension de l'air augmentera dans le corps de pompe, la soupape r se fermera, et, la soupape s s'ouvrant, l'air du corps de pompe sera chassé dans le vase V. Si l'on retire îilors le piston, la soupapes Fig. tni.

se fermera, la soupape r s'ouvrira, et le corps de

pompe se remplira d'air à la pression atmosphérique. Cet air sera refoulé dans le récipient quand on enfoncera de nouveau le piston, et ainsi de suite.

Pression dans le rèelpicnt. — Pour calculer la pression x qui existe dans le récipient après un nombre n de coups de piston, soient v et V les volumes du corps de pompe et du récipient. Après n coups de piston, on aura

CORPS GAZEUX

introduit un volume nv d*air pris à la pression atmosphérique P. Cet air, joint à celui qui remplissait d*abord le récipient sous la môme pression, n'occupe plas que le volume V; on aura donc (318)

x:? = y + nv:\; d'où a: = P^^.

Pression limite. — On ne peut comprimer Tair indéûniment, à cause de l'espace nuisible (333). En effet, il arrivera un moment où Tair du récipient sera tellement comprimé, que celui qui remplit le corps de pompe sens h pression atmosphérique P, étant réduit à ce petit volume, u, n'aura qae h pression existant dans le récipient. Alors cet air ne pourra faire ouvrir h soupape s. Cela aura lieu quand la pression x dans le récipient sera teDe, que Ton ait

d'où

Il faudra donc, pour comprimer fortement l'air, employer un grand corps de pompe et rendre l'espace nuisible aussi petit que possible.

339. Description de la machine de compression. — Les machines de compression sont ordinairement à deux corps de pompe (/î(^. 285), disposés

comme ceux de la machine pneumatique. Les pistons sont construits de la même manière. On voit en S la coupe de celle qui se trouve au bas du corps de pompe ; elle est tournée de manière à se fermer quand le piston que sa lige traverse, s'élève, et ses déplacements sont limités de manière à ce qu'elle ne s'écarte que très peu de l'ouverture.

L'éprouvette est ici remplacée par un manomètre m. Le robinet R, disposé comme celui de la machine pneumatique (332), sert à faire sortir l'air comprimé, à la fin des expériences.

Le récipient est maintenu contre la platine par un système de colonnes, qui retiennent, au moyen de vis et d'écrous, un plateau métallique placé au-dessus. Enfin, un treillage en gros fil de fer enveloppe le récipient, pour en arrêter les plus gros fragments en cas d'explosion.

340. Pompe de compression. — Quand on veut exercer de très fortes pressions dans des récipients en métal, on se sert d'un corps de pompe contenant un piston non perforé, et portant à sa partie inférieure deux soupapes; l'une qui s'ouvre de dehors en dedans pour laisser entrer l'air dans le corps de pompe; l'autre s'ouvrant de dedans en dehors, par laquelle le gaz refoulé passe dans le récipient. Quand le corps de pompe est trop étroit, la soupape d'entrée se place sur le côté, comme on le voit dans la fig. 327. Dans tous les cas, on la fait communiquer avec le réservoir qui contient le gaz à comprimer. Quand

Fig. 285.-1/20.

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