‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 113 sur 189 · ACTIONS LENTES · texte numérisé non relu

ACTIONS LENTES

mière à ne laisser sortir rélectricité que par leur extrémité. En les déplaçant cmenablement, on modifie à volonté Tépaisseur du dépôt anx différents foints, de manière à obtenir la nuance désirée. Au moyen de 6 couples de coirre et zinc amalgamé chargés avec de Teau faiblement acidulée, Topération €it terminée en une ou deux minutes. On lave ensuite à grande eau, et l'on sèehe. D'après M. Becquerel, la dissolution est un plombate de potasse, et ffxyde de plomb se dépose sur Télectrode positif en passant à Tétat de *|eroxyde, aux dépens de 1 oxygène de Teau décomposée. Quand le courant est trop fort, on a un dépôt jaune non adhérent, que M. Becquerel regarde comme irâé de peroxyde combiné avec un équivalent d'eau.

L'or, l'argent, le platine, le cuivre, l'acier, le maillechort..., peuvent ainsi neevoir les couleurs les plus vives ; la nuance dépend de l'épaisseur de la «iDcbe, et aussi de la couleur du métal ; car le dépôt est tellement mince, qu'il ^ transparent. Le succès tient surtout au soin que l'on apporte à rendre bien la surface à recouvrir. L'or, le platine, le fer et l'acier sont simplement Irrés à la brosse dans une eau alcaline ; le cuivre et ses alliages sont décapés dus les acides, comme pour la dorure. Il faut éviter de toucher la surface 9nc les doigts. Malgré les précautions les plus minutieuses, l'opération peut iMnqner ; on plonge alors la pièce dans l'acide acétique, pour enlever la couche 'txyde, et l'on peut ensuite recommencer. '

Les couleurs dues à l'oxyde de plomb s'altèrent à l'air par l'action des

«ihalaisons acides ou ammoniacales, qui enlèvent de l'oxygène au peroxyde.

éviter cet inconvénient grave, M. Becquerel recouvre la pellicule colorée,

^Wà vernis saturé d'oxygèue. Pour préparer ce vernis, on chauffe modéré-

it pendant deux heures dans un pot vernissé, un demi-litre d'huile de lin

avec 4 à 8 grammes de litharge et 2 grammes de sulfate de zinc ; on

ensuite, pour séparer l'excès de litharge. Ce vernis s'applique simplement

an pinceau. S'il était trop épais, on y mêlerait de l'essence de térébenthine,

ynriGée de tout acide en la faisant bouillir sur de la litharge.

▼I. Applleattons dlvenes. -> Aetions lentes produites par les oonrants très faibles.

lSfl4. Nous venons de décrire les applications que l'on fait de la précipitation électro-chimique des métaux ou de leurs oxydes. L'électricité peut encore froduire d'autres effets quand elle agit très faiblement pendant un temps très hig; elle peut alors précipiter des substances qui ne peuvent l'être par des ^rants à forte tension, et produire des combinaisons inconnues dans les 'iboratoires de chimie, mais que la nature, qui dispose d'un temps illimité, •ffre toutes formées à l'étude du minéralogiste. M. Becquerel, qui s'est le premier livré à des recherches suivies sur les actions lentes de l'électricité, est P^enu à obtenir un grand nombre de composés curieux, et à lever ainsi un

Fig. H 76.

coin du voile qui cache leur mode de formation dans le sein de la tem allons citer quelques exemples, susceptibles de donner une idée des dil méthodes employées dans ce genre de recherches. Commençons par la tation de corps simples.

Siiieinm. — Davy ne put décomposer la silice au moyen d'une pi

forte tension ; M. Becquerel en a séparé le silicium par le moyen suivai

tubes verticaux (fig. 1176) plongent dans un flacon plein d'eau salée;

bouchés à leur partie inférieure avec de l'argile imbil

salée, et retenue par un linge. L'un des tubes est n

silice en gelée dans de Tacide chlorhydrique du co

qui contient un peu dé fer. L'autre tube est rem|

dissolution saturée de sel marin. Dans ce dernier pl(

lame de zinc /, et dans l'autre une lame de platii

fait communiquer ces deux lames, à l'extérieur, a

d'un fil métallique ; alors l'acide chlorhydrique esl

posé, l'hydrogène à l'état naissant décompose la

l'oxyde de fer, et il se dépose de petites lamelles de

de fer, puis des lamelles de silicium qui conser

éclat tant que dure le courant. Si le courant cesse, (

promptement dissoutes. Quand on veut les conserve

retire rapidement du tube, on les lave, on les fait sécher dans le vie

les introduit avec du potassium, dans un tube qu'on scelle à la lampe.

aiodIbIo». — Ce métal, qui ne peut être séparé directement de :

par un courant à forte tension, peut être précipité par de très faibles (

M. Becquerel verse dans un tube en U dont les deux branches sont

par de l'argile humide, d'un côté une dissolution concentrée de chlom

minium dans laquelle s'enfonce une lame de platine, et de l'autre del'e

avec une lame de zinc. Les deux lames étant unies par un fil métal

platine se recouvre peu à peu de cristaux d'aluminium contenant un pc

Le magnésium, le zirconium ont été précipités par le même moyen.

Arbre de satnrne. — On remplit un flacon, d'une dissolution limpi tate de plomb. Au bouchon, est fixée une lame de zinc à laquelle on plusieurs fils de laiton qui plongent, ainsi que le zinc , dans la dissoli bouchon est luté avec soin avec de la cire. Le zinc et le laiton forment ui le zinc attaqué prend l'électricité négative et la transmet au laiton, e1 positif se répand dans le liquide, de manière à former un courant qui v au cuivre. Ce courant décompose l'eau, et l'hydrogène transporté sur 1 réduit l'oxyde de plomb et précipite le métal sous forme de lamelles bi qui apparaissent à la partie supérieure des fils , se multiplient et gnu en formant des ramifications , nommées arbre de satnrne, dont la di;

* Traité d' électro-chimie, et Annales de chimie et de physique, passim.

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