‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 150 sur 189 · ACTIONS MUTUELLES DES COURANTS · texte numérisé non relu

ACTIONS MUTUELLES DES COURANTS

on courant indéfini ( 1689 ) ; car on volt que ia partie du courant mobile plae en dehors du conducteur circulaire tend à marcher en sens contraire de celle li est placée dans l'intérieur.

m«tati«M ém courant eircniaire. — Si le conducteur ab est fixe, et le conidenr circulaire, mobile autour de son centre, ce dernier tournera sur lui-même ins le sens même du courant qui le parcourt , quand le courant rectiligne sera rigé du centre à la circonférence ; et en sens opposé, dans le cas contraire. lie courant rectiligne était extérieur au courant circulaire, les mouvements de

I dernier se feraient contrairement à ce qui a lieu quand le courant rectiligne

II intérieur. Pour vérifier ce dernier résultat, Savary suspend sur la colonne ntrale du vase annulaire de la /f^. 1253, la spirale plane ab (fig. 1252). Le «rant arrivant par la colonne centrale, suit les spires, d'où il s'échappe pour

Fig. 4t52.

Fig. 4 253.

î diriger vers les parois du vase annulaire. En chaque point, n, de la spirale, t croisent deux courants; l'un, r, relativement fixe et dirigé, dans le liquide, rivant le prolongement du rayon; l'autre, s, qui parcourt la spirale. Ces deux Hinnls agissent l'un sur l'autre de manière à faire tourner celle-ci en sens Nitraire du courant qui la parcourt. Si l'on renverse le courant qui traverse appareil, la spirale continuera à tourner dans le même sens; car les deux curants qui agissent l'un sur l'autre en chacun de ses points seront l'un et l'au- « renversés; seulement, le mouvement se trouvera alors de môme sens que le durant dans la spirale, les courants qui traversent le liquide allant des parois » vase à la spirale, pour remonter par le fil f. Si la spirale dextrorsum ab était ^placée par la spirale simslrorsum figurée à sa gauche, le mouvement aurait BU en sens opposé.

Ampère obtient la rotation d'un courant circulaire , au moyen de l'un des rstèmes acoy a'c'o\ (fig. 1253) qu'il suspend sur la colonne du vase annulaire.

rest une lame de bois, et o,o\ une bande d'ivoire. On voit que aVc' se compilera comme la spirale dextrorsumy et aco, comme la spirale sinistrorsttm ; car

courant, quand il arrive par la colonne, parcourt le cercle a'o\ de o' en a', et cercle ao de a en o, pour s'en échapper par tous les points, en rayonnant à avers le liquide. Le sens de la rotation est indépendant de celui du courant, ^me pour les spirales.

!••&• ActloA é*um ««nrast elrealaire umr «« sysCèBie de c^wrMito

Fig. 4254.

perpemdlealalres et parallèles k son plan. — Si nous COnsklèroas d'abord le système abcd (fig. 1254) mobile autour d*un axe ao' qui passe par k centre du courant circulaire, il est facile de voir que les actions sur les quatre parties ab, cd, oc, oh s* ajoutent pour produire le mouvement de rotation. Si les

deux parties aho, ocd étaient la continuatioi du même courant, le système serait évidenment astatique.

Cas di*éqniiibre. — Considérons le conducteur c'ÂBc terminé à l'axe ce' passant par le centre du courant circulaire ; les action sur cB et sur BA tendent à faire tourner le système dans un sens, etl'action sorc'A, dus le sens opposé; et comme cette dernière adin s*exercc à une moindre distance, on ne peot prévoir le résultat. L'expérience montre queTcfTet est nul, quelque soit Icpoiil où le plan du courant circulaire coupe AB. Le résultat est le môme, quand, ii lieu d'un conducteur composé de parties rectilignes, on a un conducteur^ forme quelconque ayant ses extrémités sur l'axe cc% chaque élément obKqv pouvant être remplacé par deux autres , l'un parallèle, l'autre perpendiculaire à l'axe (1689).

Si le courant mobile se conlinue de l'autre côté de Taxe, comme en nn, l'action sur chaque partie étant nulle, l'easemble restera en équilibre. On peut donc dire que :n courant fermé de forme quelconque et mobile autour tn axe qui le coupe en deux points, ne reçoit aucune acittti d'un courant circulaire perpendiadaire à cet axe suffoù passer par son centre. Réciproquement, si le courant fenai est fixe, il n'a aucune action sur un courant circulaire ousar une partie de courant circulaire mobile autour de son aie. Pour constater ces résultats, un place au-dessous du système mobile A de b fig. 1248, le multiplicateur circulaire de la fig. 1250, en ayant soin que soi centre coïncide avec l'axe de rotation du circuit mobile. Pour vériOer la réciproque, on suspend sur deux coupes , le circuit circulaire (/îy. 1255)nioiHlf autour d'un axe qui passe par son centre, et l'on fixe au-dessous ou au-dessas, un circuit fermé tel que A (fig. 1248), de manière qu'il soit coupé endeti points par l'axe de rotation du circuit circulaire, dont les parties rectiligoess^ neutralisent mutuellement.

n. Dm lois mathématiques des phénomènes éleotro-dynamiqiies.

«696. Les actions de deux parties finies de courant sont les résultantes* toutes les actions mutuelles des éléments infiniment petits qui les conposeflt-

Fig. 4 255.

Toir étudié, dans les divers cas, les phénomènes produits par les coulis. Ampère a cherché les lois des actions de deux éléments infiniment ois relatives à leur distance et à l'angle qu'ils font entre eux. Une fois établies, il s'en est servi pour obtenir, par les méthodes du calcul intés elTets résultants produits par les courants finis, afin de retrouver les s donnés par l'expérience et môme d'en prédire de nouveaux. Comme eut expérimenter avec des courants infiniment petits, il a fallu conclure des actions exercées entre ces éléments, des effets observés sur des i finis placés dans des conditions déterminées. Pour cela, on peut pro- 1 cherchant, par des essais successifs, quelles sont les lois qu'il faut r présider aux actions entre deux éléments, pour qu'on puisse en déduire ilcul l'effet résultant donné par l'expérience, considéré tant dans sa Q que dans son intensité. Mais cette méthode générale, longue et pénige que Ton fasse des mesuresd'intensité, travail danslequelon rencontre le de difficultés pratiques. Ampère a suivi une autre marche, en pai*tant lins cas d'équilibre donnés par l'observation ^ Parmi les principes ience sur lesquels il s'est appuyé, nous rappellerons les actions des s sinueux, qui conduisent à la décomposition des courants rectilignes, et énéral que, si l'on change en même temps le sens de deux courants qui ), l'un sur l'autre, les effets restent les mêmes.

r. DIreetlon de la force résoltaBt des actions mnlnellesdedcux lia de coarant. — Les courants finis agissant les uns sur les autres action ou répulsion, il doit en être de même des éléments infiniment petits composent. Nous allons montrer que ces actions sont dirigées suivant ; qui joint les milieux de deux éléments.

idérons deux courants infiniment petits non situés dans le même plan n' (fig. 1^56), et soit oo' la ligne qui joint leurs milieux ; ce que nous ire des moitiés ouy o';»' s'appliquera aux éléments entiers mn, m'n', nt on peut être remplacé par deux autres oa^ oh capables de produire les effets (i689). L'élément o'n' peut être remplacé d'abord par deux o'b', o'c, dont le dernier, o'c, est perpendiculaire koo' dans le plan Ce dernier, o'c, peut être lui-même remplacé par o'a' parallèle à oa^ erpendiculaireà o'a\ De sorte que l'élément o'n' est remplacé par les iments o'a', o'b\ o'r, qui sont les arêtes d'un parallélipipède rectangle / est la diagonale. Au lieu des éléments mn, m'n\ nous en avons donc ,res, deux en o et trois en o\ et il faut examiner les actions des deux s stir les trois autres. Or, les actions de 2o6 sur 2oV et sur 2oV, et de 2oV et sur 2o'6', sont nulles ; car l'un de ces éléments est perpendipar son milieu au plan dans lequel se trouve l'autre (1688). Il n'y a donc qu'entre les éléments oa, o'a' qui sont parallèles, et ofr, oV qui sont

. et l'Ac. des se, de Paris, t. YI, p. 175; et Ann. de ck. et deph,, S« sér., t. XX, et XXIX, p. 384.

dirigés suivant la même ligne droite. Les actions de deux éléments de eounats peuvent donc être remplacées par celles de deux éléments parallèles et de deai antres placés sur la môme ligne droite.

II suffit donc, pour démontrer que les actions de deux éléments sont dirigées suivant la droite qui joint leurs milieux, de le prouver pour le cas d*élémeflts parallèles et d*éléments placés sur la môme droite. Dans le premier cas, supposons que la force résultant de l'action des courants parallèles, tels que oa, oV {fig, 1256), ait unedirection ÂR différente de oo', et décomposons cette force ei deux autres, Tune Âe, perpendiculaire à oo' ; Tautre \d suivant oo'. La première composante sera nécessairement nulle; car, si nous faisons tourner tont le système, de ISO*' autour de oo', les courants oa, o'a' changeront de sensés même temps, et ÂR, venant en AR',et kt en Ae', l'efTetdes deux conrantsM, o'û! serait modifié; ce qui ne peut être, d'après ce que nous venons de rappeler (1696). Il faut donc que la composante kt soit nulle, et par conséquent qie

AR se confonde avec w/. Dans le c»

^f V • i> ^^^ courants tels que o6, o'h* , si h fr'yf, force résullant de leur action éttil y^l : dirigée suivant AR différent de n', 'I <^ I en faisant tourner le système aotev

/\^ X ^^- -• de cette dernière droite, AR décrira ^ Hi'X^ ^ un cône dont toutes les arêtes coi-

viendront également à la directioi Je Fig. 4 256. l'action des deux courants; cette

action aurait donc une infinilé k directions, et nous ne pourrons échapper à cette conséquence qu'en supposant que AR se confond avec oo ,

4698. Expression de l'InteBsIté d'aetlon de deux courante élésflitalres. — Soit (/s, ds' les longueurs des éléments oo, o'a' {fig. 1256), i, »' te intensités des courants dont ils font partie, a, « les angles que font les moitié des éléments vers lesquelles marchent les courants, avec la partie de oo' qui est à la droite des sommets o, o' de ces angles. Soit enfin 0 l'angle a'o'c desdeex plans passant par oo' et contenant ces éléments. Les seules composantes (M les actions mutuelles ne soient pas nulles sont, comme nous venons de le voir.

o6, o'6' et oa, o'a\

Les premières ont pour valeur o6 = t.rf5cosa; o'6' =t'.rfs'cosa'; et te deux autres oa = t. dssin a; o'a'=i'.o'c cosô = t'. as' sin a cosô. Les (ten dernières étant parallèles entre elles, leur action mutuelle ne dépendra que (k leur distance, de leurs longueurs et de leurs intensités ; et comme nous Toyaes toujours les forces de la nature varier en raison inverse d'une puissance «te !> distance, et que l'action est ici évidemment proportionnelle au produit (te intensités ^ et au produit des longueurs des éléments, cette action serarepr<-

1 Nous YcrroDs plus loin comment ce point a été vérifié par rexpérieoce (4700}.

sntéepar

itdsdi'

sin a sin a cos G; r étant la distance oo\ De même Tac-

iidsds'

on des éléments oh, o'V sera proportionnelle à cos « cos a . L'action

»lale serait donc la somme de ces quantités, si les courants oa et o'a\ ob ioV étaient dans les mêmes conditions : mais les deux premiers étant parailes, et les deux autres sur une même ligne droite, on ne peut supposer qu'ils pssent avec la même eflicacité. Si donc k représente le rapport entre les itensités de leurs actions, Tintensité I des actions réunies de mn etmV sera

i'dids'

(sin oc sin a' cos G+A cos a cos a').

(pression dans laquelle il reste à déterminer les valeurs de n et de A:. DéCermlBatloA de« constantes. — Pour déterminer les constantes net k, mpère s'est appuyé sur deux cas d'équilibre. Le premier, déjà indiqué (1695), msiste en ce qu'un courant circulaire n'a as d'action sur un courant mobile autour on axe perpendiculaire à son plan et passant ar son centre , quand les extrémités du mrant mobile aboutissent à cet axe.

Toici le second cas d'équilibre : deux Durants circulaires de même intensité, de lême sens et situos dans le même plan , 'ont pas d'action sur un troisième courant ircalaire aussi de même sens et placé dans i même plan entre les deux premiers, quand !S centres sont en ligne droite et à des istances respectivement proportionnelles ax rayons des cercles. Pour prouver ce

U d'équilibre , Ampère a employé l'appareil de la fig, i%7 ; 0,0" sont deux inducteurs circulaires fixes, et 0' un courant circulaire placé dans le même tan que les deux autres et mobile autour de l'axe ce' qui ne passe pas pan* son ^tre, j9 est un contrepoids. Les flèches indiquent la marche que suit un même >urant dans les trois circuits. On trouve qu'il y a équilibre quand les

'Stances des centres 0, 0', 0" sont telles que l'on ait o'o\o' 0" = --rl-7r \

r', r" étant les rayons des cercles.

Ampère, se servant d'abord du premier cas d'équilibre, a calculé, en ^nt de la formule[1], la somme algébrique de toutes les actions des différents toents du courant circulaire sur les éléments du courant terminé à l'axe du ^le , et comme il y a équilibre, il a écrit que cette somme est nulle, ce qui * a donné une première équation de condition, qui estn -f 2A — i =0. Un icul semblable appliqué au second cas d'équilibre, l'a conduit à une seconde nation de condition , qui lui a donné n = 2. Portant cette valeur dans

Fig. 4 257.

646 ÉLECTRO-MAGNénSME.

n + 2t — i = 0, on en conclut A: = — |, et la formiile qui exprime les actions mutuelles de deux éléments de courant, devient

- ii'dsdt' / . . / ^ j ,» rai

I = — — (sin « sm « cos • — | cos a cos « ) , p|

qui montre que Faction de detix éléments de courants varie en raison it^ftneh carré de la distance. Quand I est positif il y a attraction, et quand il est négatif, répulsion.

Si les deux courants sont dirigés dans le même sens suivant la même ligne

iidtdi'

droite, il faut faire «=«' = 0, et il \ient 1 = — -. Cette valeur élant

négative, il y a répulsion ; d*oû Ton voit que les parties consécutives d*ao mène courant se repoussent (1687).

4600. Remarques. — Résoltata da ealeol. — Ce n'est pas du premier coup qu*Âmpére a déterminé les constantes comme nous venons de rexpliqoff. Dans le principe, il admettait comme évident que Taction variait en raisoa inverse du carré de la distance, en se basant principalement sur ce que ¥sx6m d*un élément de courant sur un élément magnétique suit précisément cette W (1660). Plus tard, avecSavary, il trouva une seconde relation, en s'appuyait sur ce fait qu'un circuit formant un grand nombre de spires égales autour d'oa anneau en bois, n*a aucune action sur un courant mobile quelconque. Sanrj ayant calculé la somme des actions des éléments d'un pareil système, au mojei de la formule \% trouva que, pour que cette somme soit nulle généralement, il faut que l'on ait kn -1-1 = 0.

Dans la méthode suivie par Âmpére, on admet à priori que l'action de deai éléments de courant varie en raison inverse d'une certaine puissance n de la distance, et qu'il y a un rapport constant k entre l'intensité des actions de deux éléments parallèles et celle de deux éléments en ligne droite. L'accord entre les résultats calculés au moyen de la formule et ceux de l'expérience, prouve à posteriori que ces deux suppositions sont légitimes. Du reste, M. Masson a, depuis, retrouvé l'expression [2] sans rien supposer sur sa forme, en partant de la formule générale

ii'dsds' j f (r) cos a cos a' + F (r) sin a sin a cos ô { ,

dans laquelle il a déterminé la forme des fonctions /'et F au moyen de deoi cas d'équilibre *.

Une fois trouvée l'expression de l'action de deux éléments de courants Ampère, Savary, de Montferrant ^, Masson,.... ont déterminé par le calcol la nature, la direction et l'intensité d'action de deux courants placés dans des ronditions données. La question est alors purement mathématique et ne pr^

^ Théorie des phénomènes électro-dynamiques et du magnétisme (4 838), p. 9. '^ Maniiel d^éleclricité dynamique (4823).

ÊLECTRO- DYNAMIQUE. 6i7

Tes difficultés que celles qui résultent, dans certains cas, de l'insuf-

\ méthodes analytiques. Les résultats obtenus ont toujours été

lec ceux de l'expérience, quand celle-ci a pu être faite. Voici quel-

nportantes obtenues par cette méthode :

ion d'un courant rectiligne indéfini dans les deux sens, sur un petit

:tiligne placé d'une manière quelconque dans l'espace, est perpendi-

) dernier.

on d'un courant indéûni sur un courant rectiligne parallèle, varie

inverse de la simple distance^ comme pour l'action d'un courant

r un élément magnétique (1660). Il résulte de là

mt indéfini nn ( fig. 1258) n'a pas d'action sur deux

lis oao, cbc de même intensité, qui lui sont parallèles

es à un même axe oo , quand le conducteur nn se

s distances des parties parallèles à l'axe, réciproque-

•rtionnelles aux longueurs de ces parties. C'est, en

)ue l'expérience montre. Les actions du courant

les parties horizontales s'entre-détruisent, parce que

sont de sens contraire et de même longueur. On s'est Fig. 4258.

de ce cas d'équilibre pour déterminer les constantes.

ctions de deux courants parallèles de longueur égale sont exprimées

ii'ft iule /"= — ; d étant la diagonale du rectangle qu'ils forment

réunit leurs extrémités deux à deux, l leur longueur et r leur

urant fermé ne peut imprimer un mouvement de rotation continu à •urant fermé mobile autour d'un axe.

Sxpérienees de M. i/Veber. — Les expériences de vérification ^mpère et par les physiciens qui l'ont suivi, n'ont porté que sur la ) sens des actions prédites par le calcul. Les résultats relatifs aux 'avaient pas été vérifiés, h cause des difficultés que présentent les ntensiié. M. Weber, en 1848, est parvenu à combler cette lacune, 'un instrument très délicat, auquel il a donné le nom de dynamo- 'o-dynamique. Cet appareil ressemble beaucoup au magnétomètre lu même physicien (1613) {fig. 1189). Le multiplicateur est circumposé de 300°^ de fil formant 900 tours. L'aimant mobile est ir un autre multiplicateur circulaire, formé de 200*° de fil formant , et suspendu dans l'intérieur du premier par deux ûls d'argent 'es rapprochés, de SO*"" de longueur. C'est par ces fils que le courant t dans ce multiplicateur mobile, dont le centre coïncide avec celui '^teur fixe, et qui tend toujours à se placer dans le même plan que de manière que les courants marchent dans le même sens. Si le ur mobile est dérangé de celte position, il tend à y revenir avec ni est mesurée par le sinus de l'angle de torsion du système bifilaire

(1247). Parmi les résultats observés par M. Weber, nous citerons le somnl: Taction réciproque des deux multiplicateurs circulaires est proportionnelh id carré de l'intensité d'un même courant qui passe de l'un à l'autre; ce qn justifie Ampère d'avoir admis que l'intensité des actions mutuelles de deox éléments de courant était proportionnelle au produit de leurs intensités (1698).

f V9i. De rexplIcatloB éen «elioBS éleetro-dynaml^acs. — Os a cherché à rattacher les actions mutuelles des courants, aux attractions et répulsions électriques ordinaires. P. Prévost, dès Tannée 1822, faisait les premières tentatives à ce sujet ^ Il considérait un courant comme composé de deux coirants simples marchant en sens contraire dans le même conducteur, l'un foraé de fluide positif, l'autre de fluide négatif. Il admettait ensuite que les électricités en mouvement dans deux conducteurs voisins s'attirent ou se repoussent eorae dans l'état statique, et que les actions sont bien plus vives lorsque les fluides sr meuvent en sens contraire, c'est-à-dire sont en mouvement relatif, que lorsqu'ils marchent dans le même sens dans les deux conducteurs, ou sont en repos rditif. Comme il y a deux courants simplesdanschacun des deux courants ordinaires, il y a quatre actions s'exerçant soit entre des courants de même fluide, sd entre des courants de fluides contraires. Si les courants composés sontdeoéie sens, les courants simples de même nom sont en repos relatif, et se repousseit moins fortement que les courants simples de sens contraire ne s'attireDl, A il y a attraction entre les deux conducteurs. C'est l'inverse quand les courants composés sont en sens contraire.

M. Weber a développé les idées de P. Prévost, et leur a donné une forne plus précise, en considérant les courants comme formés par des décharges prticulaires (1509); il a appliqué le calcul aux quatre actions produites entre deai éléments de courant, par les courants simples qui les composent, et il a troiné pour expression de la résultante de ces actions, la formule qu'Ampère avait déduite de quelques expériences fondamenlales. Cette concordance est bien faite pour donner quelque confiance en celle théorie ; mais elle est présentée ai moyen de calculs trop élevés pour être exposés ici.

m. Aotions des aimants et de la terre sur les courants.

iVOlS. Actions des almaBts sar les courants. — Le principe de ï entre l'action et la réaction conduit à admettre que, si les courants agissent sar les aimanls, réciproquement les aimanls doivent agir sur les courants. C'est, en efl*et, ce qui a lieu : vient-on à placer un aimant horizontal au-dessosda conducteur mobile cf de l'appareil (fig, IÎ235), ou de l'aiguille r de l'appard Jîy. 1:230), après avoir enlevé le courant indéfini mn ou le conducteur fiieae. on voit le conducteur mobile c/* ou r se mettre en croix avec l'aimant,*

< liibliolhèqv.e unkmelk de Genève, l. XXI ;< 822), p. HS.

Ftg. 4259.

ACTION DE LA TERRE SUR LES COURANTS. ftiO

le pôle nord de ce dernier se trouve à la gauche du courant. On

ilacer Taimanl horizontalement au-dessous du point milieu des

les A ou Bifig, 1248), ou en M (fig. 1259), au-dessus du côté

t flottant mnrp, ou bien enfin dans l'intérieur de ces circuits, et

ujours se placer de manière que leur plan soit perpendiculaire à

ue le pôle austral de ce dernier

le de chaque partie du courant.

môme qu'un courant fermé

aiguille aimantée dans le

ngueur , de même un aimant

rpendiculairement dans Tinanneau électrique flottant,

rallélement à lui-même dans d'équilibre que nous avons

)62). Si le pôle nord est à la

iranl , l'équilibre est instable

au se trouve au milieu de l'aimant ; on le voit alors s'approcher

s , le dépasser, puis tourner sur lui-môme de 180° , de manière

ord de l'aimant soit à la gauche du courant; l'anneau est ensuite

it vivement au milieu du barreau où il finit par s'arrêter dans une

lilibre stable. Tous ces mouvements, étudiés avec soin par G. de

xpliquent facilement par la tendance du

tourner de manière que le pôle nord de

à sa gauche.

s vu que les circuits agissent sur les

er doux, et tendent à les placer transver-

ur direction. M. Leroux a imaginé des

ngénieuses dans lesquelles, réciproque-

lace un courant au moyen du fer doux.

atine très fin et très flexible /(^^. 1260) entre deux liges ûc, «c, articulées en

iniquanl avec les pôles d'unepile à char-

nzaine de couples. Le fil est engagé en

petits trous percés dans des lamelles de

nanière qu'il puisse tourner sans se

i il est en platine, il rougit et ses mouvements sont plus faciles Si on lui jiréseme le pôl« d'un aimant, on le voit prendre des

iables, suivant la position de Taimant et le sens du courant. Si une masse de fer doux, le fil se précipite à sa surface et y

î. — 20 A un cylindre de fer doux, (S. fig, 1260), placé sur le pôle

limant, est attaché un fil d'argent dont on tient l'autre extrémité

Fig. 4 260.

chimie el de physique^ ^^ série, t. LIX, p. 409.

à la main, et qui est parcouru par un courant. Quand réledro-aimant est n activité, ie Gl, qui tend à se placer transversalement au cylindre A, s'eDnwle tout autour, en formant une hélice ayant le sens qu'elle devrait avoir poorloi donner Taimantation qu*il possède. On peut enrouler le fil sur une bobine B qui communique avec Tun des pôles dé la pile.

Nous avons vu que Tare voltaïque change de forme sous Tinflaence d'an aimant (1535) ; c'est qu'on peut le considérer comme formé d'une multitodele courants d'une flexibilité parfaite, se comportant comme le fil f. M. Phidur a étudié, à ce point de vue, les actions des aimants sur Tare voltaïque; noK reviendrons sur ce sujet, en parlant de la production de l'arc au moyen des appareils d'induction.

La terre ayant, comme nous l'avons vu, toutes les propriétés d'un aimantj était naturel de penser qu'elle devait avoir une action sur les courants mobiles. C'est, en effet, ce que Ampère a découvert, en i820. dans le cours de ses premières recherches sur les actions mutuelles des courants '.

iV03. Aetion de la terre sur an conraiit fermé. — Un circuit fenié

mobile autour d'un axe vertical, se tourne spontanément dans une diredioi

perpendiculaire au méridien magnétique , de manière

que le courant marche de l'Est à l'Ouest dans sa partie

inférieure. Ce résultat se prouve facilement au mn^

du flotteur de G. de La Rive (/?(/. 1261 ), dont le fil U

plusieurs tours , afin d'augmenter l'efiet. On emploie

encore le système «/"(/?(/. 1262) qui peut tourner bkR-

ment autour d'un axe vertical, et dans lequel le coonBl

arrive par le ûl f plongeant dans une coupe pleine de

mercure dont il ne touche pas le fond, et sort par b

Fig. 1261. colonne a et le fil f. On voit toujours le circuit raokSe

se placer perpendiculairement au méridien magnétiqoe,

de manière que le courant marche de TEst à TOuest dans sa partie inférieure.

Une légère aiguille en bois perpendiculaire au plan du circuit, m [fig. 1261).

prendra donc la direction de l'aiguille de déclinaison.

Ampère a aussi reproduit, par l'expérience, le phénomène de l'tnclfn*!** de l'aiguillle aimantée : un circuit plan de forme quelconque (/î(/. 1263)est mobile autour de l'axe oo' qui passe par son centre de gravité, etquel'ondirip perpendiculairement au méridien magnétique. Le courant, arrivant, pv exemple, par la colonne de droite, entre par la partie o' de l'axe, dans le cinwl mobile, qu'il parcourt, et retourne à la pile par c'co et parla colonne de gancke. En c et c' les parties qui se croisent sont séparées par des lames de bois. Dès que le courant est établi, le circuit mobile s'incline de manière que la flèche W, perpendiculaire à son plan, soit parallèle à l'aiguille d'inclinaison. 4904. Courants asiatiques. — L'action de la terre intervient dans b

1 Annales de chimie et de physique, 2<^ série, t. XV, p. 4 88.

Page 1