‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 86 sur 189 · DU CONTACT · texte numérisé non relu

DU CONTACT

Gfiiides ; mais , dans ce cas encore, on a pu constater l'absence de résultat irâtes les fois qu'il n'y avait pas d'action chimique. De nombreuses expériences, k |»lapart pour soutenir l'influence du contact, ont été faites à ce sujet par m. Becquerel, Karsten , Buff. Les plus importantes sont dues à Peclet > ; il cbrgeait l'électrométre condensateur, ou son appareil à trois plateaux (1 324) , » moyen de fragments de différents métaux qu'il tenait entre ses doigts , nouilles avec divers liquides. Le métal a presque toujours reçu le fluide négatif, ce qui indique une action chimique. Les métaux non oxydables, or, platine , argent, et le charbon, ont pris avec les liquides acides , le fluide positif , mais en quantité excessivement faible. M. de La Rive explique ce résultat par l'action ckimique exercée par l'acide sur les doigts. Le peroxyde de manganèse a aussi |risle fluide positif, mais il se désoxyde au lieu de s'oxyder. L'huile d'olive, riuile denaphte, donnent l'électricité négative aux métaux, comme s'ils étaient •ijdés : il faut remarquer ici que la couche liquide est trop mince pour empécker l'humidité naturelle des doigts d'arriver jusqu'au métal; autrement, comme ca liquides sont mauvais conducteurs, il n'y aurait pas coromunication-avec le ad, et le condensateur ne se chargerait pas. Nous rappellerons encore les «ipérieDces de M. Faraday (1452) : tant que les liquides des deux vases n'attafieot pas l'un des métaux de l'arc de communication, il n'y a aucun signe fflectneité. Si l'on sépare les métaux à leur point de jonction , et qu'on iiteqN>se du papier mouillé avec un liquide capable d'attaquer un des métaux, tt a aussitôt un courant.

On a dit, il est vrai, que s'il y a toujours action chimique quand il y a dégageaient d'électricité dans le contact, cette action est la conséquence, et non la Cttse, de la présence de l'électricité. La question, ramenée à ces termes, ne |eut plus être résolue par les expériences faites jusqu'à ce jour. 11 nous semble cependant qu'il n'y a pas lieu à hésiter. D'abord, comment expliquer que iM^oursle contact dégagerait assez d'électricité pour décomposer les dissolutions ti présence , quelles quelles fussent , quand nous voyons que les courants «Uient avoir une certaine force minimum pour décomposer la plupart de ces blutions ? D'un autre côté, l'étude des différentes sources d'électricité pouve que, pendant que les deux fluides se produisent , les molécules des «erps sont toujours dérangées de leur position d'équilibre, et que tout dégageaient cesse dés que ces molécules sont revenues à l'état de repos. C'est ce fn a lieu dans le frottement, les actions chimiques, et, comme nous allons le ^eir, dans l'action de la chaleur. Or, dans le simple contact, les molécules tt présence, une fois le contact effectué, restent en repos. Au premier moment, 9 peut bien y avoir un mouvement moléculaire et un changement dans l'équilibre brique , mais il ne pourrait en résulter tout au plus qu'un dégagement ^mentané d'électricité , et non un dégagement persistant pendant toute la ^e du contact. Il n'y a donc aucune raison de croire que le contact soit

^ Awialet de chimie et de physique^ 3« série, t. II, p. 233.

362 SOURCES D*ÉLECTRICrrÉ.

une source d'électricité ; et même il est évident que, si à l'époque de Gahaoi, on eût su que les actions chimiques dégagent de Télectricité, il ne serait Teiml la pensée de personne de chercher si le simple contact était plus capable ée produire de Télectricité, que de produire de la chaleur ou de la lumière.

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