‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 26 sur 195 · DISTANCES · texte numérisé non relu

DISTANCES

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RÉFRACTiONS.

ZÉNITHALRS

REFRACTIONS.

ZENITHALES

RÉFRACTIONS

apparentes.

apparentes.

apparentes.

On voit que la réfraction près de l'horizon étant de 33', et le diamètre apparent du soleil et celui de la lune, de moins de 33', ces astres pourront être visibles pendant qu'ils seront entièrement au-dessous de Thorizon.

A partir de 70 à Ib'', les résultats ne peuvent être employés avec sûreté, à cause des irrégularités acciilentelles dans la constitution des couches inférieures de Tatmosphère. Aussi, les astronomes évitent-ils autant que possible d'observer à une trop grande distance du zénith. Cette irrégularité des couches d'air dans la direction de l'horizon est attestée par les déformations que l'on observe de temps à autre dans le soleil quand il est très bas, ou dans les objets

très éclairés situés à l*horizon. On voit dans la figure 1470, quelques formes bizarres du soleil près de se coucher, observées à Dunkerque, par HM. Biot et Mathieu.

i9SS. on MOAliB. Le mirage est un phénomène atmosphérique qui fait apercevoir une image symétrique et renversée des objets placés à la surface du globe, comme s*il y avait une nappe d*eau entre ces objets et leur image. On lobserve surtout dans les plaines sablonneuses échauffées par le soleil. Il est fréquent daors l'Arabie et l'Egypte ; le Koran compare au mirage {serab) tout ce qui est trompeur. Ce phénomène, connu dès la plus haute antiquité, est resté longtemps sans explication. M, Huddart parait en avoir entrevu la cause ; et Monge a donné une théorie complète de ce curieux météore, dont il fut souvent témoin lors de la campagne d*Egypte, en 1798. La Basse-

Fig. U70.

Egypte forme une vaste plaine sensiblement horizontale, parsemée de petites éminences, sur lesquelles on a construit les villages, pour les mettre à Tabri des inondations du Nil. Au moment de la grande chaleur du jour, ces villages paraissaient de loin comme au milieu d*un lac, dans les eaux fantastiques duquel on voyait les images renversées des maisons et des arbres. Les contours de ces images étaient un peu incertains, présentant souvent des mouvements ondulatoires, comme s'ils étaient réfléchis dans une eau agitée. A mesure qu'on s*approchait, ce prétendu lac semblait fuir, Tapparence disparaissait, et les soldats, épuisés de fatigue et accablés par la soif et la chaleur, éprouvaient une déception d^autant plus cruelle que Tillusion avait été plus complète. Ce même phénomène se produit aussi dans nos climats, et plus fréquemment qu'on ne le croit généralement.

1986. ExpiieatioB du oUrace. Voici comment Monge explique le mirage. Supposons une plaine de sable à peu près horizontale, frappée par les rayons du soleil. Le sable s'échauffera rapidement, pendant que l'air traversé par les rayons solaires ne leur empruntera pas sensiblement de chaleur, à cause de son pouvoir diathermane. Mais la couche d'air qui touche le sable, en recevra de la chaleur par contact et se dilatera. Elle tendra alors à s'élever ; mais comme la couche dilatée présente la même tendance dans une grande étendue, il ne se formera pas de courants ascendants, et l'air chaud ne pourra que se mêler plus ou moins complètement aux couches immédiatement au-dessus. Celles-ci tendront, au contraire, à descendre, de manière à donner naissance à de petits courants contraires formés d'air inégalement dilaté, et

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