‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 42 sur 195 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Virenla solet fleri vitrea. stricta, Tfl pluribas lagnlis in modam clavc lona : hcc si tx trancverso solem accipit , colorem Ulem qnalis in aixQ Tideri solet. reddit.

(Skxic Queêt. natunl,, lib. i, cap. vi).

sesi. Nous avons considéré jusquà présent les rayons lumineux comme des lignes mathématiques, abstraction faite des qualités ou propriétés physiques qui peuvent les distinguer, et nous avons étudié les changements de directions qu'ils éprouvent quand ils se réfléchissent ou se réfractent sur des surfaces de forme donnée. Cette parlie de Tétude de la lumière constitue Yoplique géométrique. On peut étudier les rayons lumineux à un autre point de vue, et considérer les phénomènes qui dépendent des qualités particulières qu'ils peuvent posséder, soit qu'elles se manifestent par la manière dont ces rayons impressionnent Forgane de la vue, soit par les effets divers qu'ils produisent en se rencontrant, ou qu'ils éprouvent de la part des milieux qu'ils traversent, ou de la part des corps qu'ils viennent raser de très près. Cette seconde branche de l'optique est Yoptiqne phyiique dont nous allons nous occuper dans ce chapitre et dans ceux qui suivent.

SMS. De la ehr«aui«iq«e. — La lumière rayonnée par les corps lumineux, ou renvoyée d'une manière diffuse par les corps éclairés, proiduit sur l'organe de la vue, des impressions diverses indépendantes de l'intensité et de la direction des rayons. Ces rayons possèdent donc des qualités différentes, qui constituent ce que nous désignons par le mot couleur. La partie de l'optique qui traite des couleurs est la chromatique, science créée par Newton ; avant lui on n'avait sur ce sujet que des notions vagues et erronées.

Les couleurs peuvent être considérées dans les rayons lumineux, ou dans les corps éclairés, qui les renvoient d'une manière diffuse et avec des teintes qui dépendent de leur substance et de l'état de leur surface. Ces couleurs, dont la nature embellit et diversifie à l'infini toutes ses productions, nous font distinguer les objets, indépendamment de leur forme, de leur grandeur et de leur position, par l'espèce de lumière qu'ils nous renvoient. Nous considérerons d'abord les couleurs» dans les rayons lumineux.

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