‹ Traité élémentaire de zoologie et d'hygiène [microforme]Chapitre 50 sur 85 · LES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

LES VERTÉBRÉS

L'embranchement des Vertébrés Comprend les êtres les plus parfaitement orwanisés de toute la série animale, et qui, mal-

gré des divergences assez considérables entre les groupes où ils sont répartis, paraissent établis d'après un plan ‘ique, dont l'Homme peut être regardé comme le type le plus accompli,

Voici, d'après Cuvier, les caractères généraux que l'on observe chez les Vertébrés : « Le cerveau et le tronc Principal du système nervenx sont renfermés dans une enveloppe osseuse, qui se compose du crâne et des vertèbres : aux côtes de cette colonne mitoyenne s'attachent les côtes et les os des membres, qui forment la charpente du Corps : les muscles recouvrent en général les os qu'ils font agir, et les viscères sont renfermés dans la tête et dans le tronc. Les Vertébrés ont tous le sang rouge, Un cœur musculaire, une bouche à deux mâchoires placées l’une au-dessus où au-devant de l'autre, des organes distincts pour la vue, pour l'ouïe, pour l'odorat et pour le goût, placés dans les cavités de In face, jnmais plus de quatre membres, »

Les Vertébrés se divisent en cinq classes : les Mon mifères, les Oiseaux, les Reptiles, les Batraciens et les Poissons, Nous allons, dans les Pages suivantes, passer en revue ces cinq grandes divisions,

L'Homme

Traitant des Vertébrés, il nous est impossible de ne pas mentionner ici l'Homme qui, s'il diffère totalement des animaux Par Son origine, ses facultés intellectuelles ct morales, et lim- Portance de ses destinées immortelles, s'en rapproche toutefois

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par son corps, dont la structure parfaite le place en tête, sinon en dehors, de tout l'empire organique. Car il se trouve d’éminents naturalistes, chez les modernes, qui n'hésitent pas à le mettre en un règne distinct : règne hominal, humain ou moral.

Roi de la création, l'Homme est le seul, dans la nature animée, qui possède une âme intelligente et une volonté libre. Suivant que sa vie morale aura été conforme ou non anx lois établies par le Créateur, une éternité heureuse ou malheureuse l'attend au delà du tombeau.

Pour ce qui est de sa nature physique, l'Homme se distingue de toutes les espèces du règne animal par les caractères suivants, que l’on ne trouve réunis en aucun autre être du monde organique: L’harmonie des proportions et la beauté des lignes ; la station droite : le développement considérable du cerveau ; l'équilibre de la tête ; la perfection des mains, oryanes du toucher et de l1 préhension, instruments d'une délicatesse extrême ; l'adaptation des membres inférieurs pour la marche ct la course ; l'appareil vocal, propre à l'articulation des sons et à la prononciation des paroles.

C'est la croyance de l'Eglise catholique que l'Homme a ét l'objet d'une création spéciale. La science incrédule n’a pu opposer au récit qu'en a fait la Genèse que des hypothèses sans fondement sérieux. Il s’est fait, par exemple,beaucoup de bruit concernant certaines trouvailles opérées dan: les couches terrestres ; mais l'Homme fossile reste encore à découvrir. Ce qni est, d’ailleurs, bien démontré par les études géologiques, c'e:t que l'espèce humaine est apparue la dernière sur la terre.

Jusqu'à nos temps, il a été généralement admis qu'il s’est écoulé environ six mille ans depuis l'apparition de l'Homme sur le globe terrestre. Et de fait il ne manque pas de savants sérieux qui sont d'avis que cette durée a été bien suffisante pour l’évolution des phénomènes de la nature qui ont eu lieu depuis la création d'Adain. Toutefois, il y a aujourd’hui une tendance à reculer jusqu'à une limite de neuf ou dix mille ans la période d'existence du genre humain. En cette maticre comme en bien d'autres spéculations scientifiques, l'Eglise ne

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s'est pas prononcée, et laisse aux hommes de science la plus grande liberté d'opinion, pourvu que leurs hypothèses successives ne contredisent en rien les vérités révélées. Car il est de toute évidence que la vraie science ne peut jamais être en op- Position réelle avec la Foi, c'est-à dire avec la parole de Dieu lui-niême.

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