‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 2)Chapitre 180 sur 239 · PRIX DE REVIENT DE TRAVAUX D'ASSAINISSEMENT · texte numérisé non relu

PRIX DE REVIENT DE TRAVAUX D'ASSAINISSEMENT

J ai reconnu que le travail de ces quinze ouvriers peut produire 75 mètres carrés de revètemenl de 0",30 d'épaisseur en une journée de dix heures. Si on suppose que Jes terrassiers soient payés â raison de 0 fr. 50 rheure et le chef de chantier 0 fr 50» la dépense de main-d'œuvre pour 75 mètres carrés de pilonnage sera donc de 47 fr., «et pour 1 mètre carré de 0 fr. 626 (a).

Le recouvrement des talus en trois couches» comme l'indique M. Sazilly» t'3t abandonné depuis fort longtemps; voici comment il faisait :

Supposons un talus à consolider; une première couche de terre remplissait les redans; après le battage de cette première couche le talus droit était rétabli et les redans devenaient par conséquent inutiles. On répandait ensuite deux autres couches a, /^que Ion pilonnait ou plutôt que l'on battait séparément. De cette manière on formait dans le recouvrement lui-même des surfaces lisses qui facilitaient le passage des eaux de pluie ou des dégels. Des revêtements semblables avaient très-peu de solidité : on les a remplacés par des revêtements pilonnés par couches horizontales de 0"J5 â 0-,20 d'épaisseur.

J'ai dit ailleurs la manière de pilonner les terres des recouvrements; j*ai dit aussi le nombre d'ouvriers nécessaires à la bonne organisation d'un chantier de pilonnage. Il ne me reste plus qu'a indiquer la manière dont je dispose un atelier.

11 est avantageux de n'entreprendre les travaux de recouvrement que sur une longueur totale de 60 mètres divisés en trois entre-profils de 10 mèlres.

Les ouvriers sont ainsi placés dans chacune des parties de la travée de TiO mètres : dans l'une travaillent les quatre pilonneurs; dans une autre, un régaleuret les quatre lanceurs; et enfin, dans la troisième, le régleur : les routeurs doivent décharger les terres dans l'entre-profil où travaillent les lanceurs et le régalcur.

De celte manière, le travail se fait beaucoup plus régulièrement; l'ouvrier ne perd pas de temps, et il a bion vite c<»mpris le travail dont il est chargé.

J'ai l'espoir qu'on ne trouvera pas mal que je parle de l'organisation d'un -atelier : il est bien reconnu que de la bonne organisation d'un chantier il résulte souvent des économies considérables et un travail mieux fait.

J'ai supposé tout à l'heure que les terres du recouvrement étaient prises dans les cavaliers de dépôt provenant du retroussis de terre végétale qui se fait généralement en commençant le déblai des tranchées. Mais, quand par avance on reconnaît la nécessité d'assainir les talus d'une tranchée, il est très-avantageux de réserver au-dessus des talus une quantiti* (le terre végétale suffisante au recouvrement et que Ton n'enlève que lorsqu'on en a besoin. C'est ainsi que l'on a pu avoir à proximité des terres

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toujours bien fraîches. On avait pris les dispositions nécessaires pendant U> déblai pour qu'il restât au-dessus de la banquette, au niveau de la partie supérieure des glaises, un volume de terre végétale et sable argileux correspondant à celui nécessaire au recouvrement de la partie argileuse du talus.

Dans de semblables circonstances, il suffit alors de deux piocheurs, deov lanceurs, un régaleur, quatre pilonncurs et un régleur; ajoatons-y un chef d'atelier, nous aurons, en évaluant le prix de la journée comme cidessus, une dépense de 35 francs au lieu de 47 francs, ce qui ne porte plu> le mètre carré de pilonnage qu'à 0 fr. 46G. On voit donc qu'en agissaoi comme je viens de le dire on fait une économie réelle de 0 fr. Itt par m**tre carré de pilonnage.

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