‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 2)Chapitre 183 sur 239 · PRIX DE REVIENT DE TRAVAUX D^ASSAINISSEMENT. C · texte numérisé non relu

PRIX DE REVIENT DE TRAVAUX D^ASSAINISSEMENT. C

Pilonnage . (a) 0 fr. 6^16

Gazonnement de banquettes. . (b) 0 083

Cuvettes en maçonnerie. . . (c) 0 075

Semis (d) 0 030

Total. . . . 0 fr. 814

le cube du déblai enlevé pour faire place au pilonnage est de 0',50 par mètre carré de talus. Le prix de ce déblai étant fait â raison de 1 fr. le mètre cube, le prix précédent devient :

Ofr. 814 + 0 fr.30«lfr. il.

Je dois faire remarquer encore ici que j'ai supposé qu'il était nécessaire de transporter les terres à 30 mètres; que le prix du gazon comprenait Tindemnité au propriétaire du terrain où il a été extrait. Le prix 1 fr. 11 se réduirait à 0 fr. 80, en supposant qu'il soit possible de faire l'économie de 0 fr. 16 expliquée plus haut et que le gazon soit extrait dans des terrains compris dans la zone d'acquisition pour la construction des chemins de fer.

Les prix que j'indique diffèrent sensiblement de ceux trouvés par M. Sazilly. Ainsi il évalue à 2 fr. 9â le mètre courant de caniveau; j'ai- fait voir déjà que, même dans des circonstances défavorables, il ne doit coûter que 1 fr. 41. Cette différence tient aux dimensions des briques, qui exigent une fouille d'autant moins considérable qu'elles sont de moindres dimensions ; cela dépend surtout de la disposition de ses caniveaux, qui exigeaient une fouille plus considérable, plus difficile et une plus grande quantité de pierres cassées.

La différence du prix des revêtements n'est que de 0 fr. 16, comparant les prix que je donne à celui de M. de Sazilly; mais il est bon d'observer qu'outre cette économie de 0 fr. 16 par mètre carré, j*ai fait entrer dans le prix 1 fr. 11 la dépense nécessaire à la construction des cuvettes en maçonnerie et au gazonnement des banquettes.

Quant au prix de revient du mètre carré de talus, tout compris, assainissement et revêtement, il n'est guère possible de le déterminer exactement à l'avance. Il varie d'après la quantité des bancs de suintement. M. Sazilly cite la tranchée de Gagny, où Ton n'a construit qu'un mètce courant de caniveau pour 6 mètres carrés de talus. Mais toutes les tranchées n'ont pas aussi peu de bancs de suintement. Je citerai aujourd'hui la tranchée de la Vinoterie, où Ton est obligé d'établir presque 1 mètre courant de caniveau par mètre carré de talus. On conçoit la différence qui doit résulter dans la dépense nécessaire aux travaux d'assainissement des talus de ces deux tranchées. 11 est juste de dire que la quantité relative de caniveaux à la tranchée de la Vinoterie sera rarement aussi forte.

La dépense nécessaire à la consolidation d un remblai argileux ne peut guère s'évaluer d'avance avec une certaine approximation. Elle varie a\oc ta hauteut des remblais, leur disposition, la nature des terres, la distance du transport et le prix des pierres ou des cailloux.

Je vais Teprendre la supposition que j'avais faile de consolider les talus du remblai des Gonveaux. Le cube des conti^fortl^ett d'environ 8,300 mètres. Or, en supposant que la dépense pour fouille, transport et pilonnage des terres, soit de i fr. par mètre cube, le prix des contre-forts sera 8,200 francs.

Le cube des empierrements serait à peu près de 750 mètres. Le prix étant supposé 'de 10 francs le mètre cube, la dépense nécessaire à rétablissement de ces empierrements serait donc de 7,500 francs.

Les travaux de consolidation de ce remblai coûteraient donc 15,700 fr.

Quoique cette somme soit assez peu importante, on ferait exécuter les mêmes travaux à un prix moindre et dans de meilleures conditions en remplaçant Tempierrement par un fascinage.

Les fascines ayant 0*,25 d'épaisseur, le cube de la pierre cassée, ou doh cailloux, ou des scories, sera au plus de 627 mètres. En faisant les fascines avec les dimensions suivantes : 0*,70 de longueur, 0*,25 de diamètre, on devra en employer 20,200.

La fourniture du bois (bouleau ou genêt), la fa^n et la posa des fascines, peuvent être évaluées à 0 fr. i5 pièce, ce qui fait pour les 20,200 fascine$ une dépense de 3,030 francs.

Les pierres cassées étant payées à raison de 7 francs le mètre cube, la dépense totale sera de 4,389 francs.

En remplaçant les empierrements par les fascines en pierres cassées, récononiie ne sera pas appréciable : elle sera peut-être nulle. Le seul avantage'qu'on en retirera, ce sera la solidité du travail. Mais, si Ton employait du gravier ou des scories au lieu de pierres cassées, elle pourrait être Je 2 ou 3,000 francs; elle serait plus considérable encore si Ton se contentait d'employer des matières beaucoup plus communes : rien n'eaipocherait d'employer toute espèce de substance perméable, par exemple des débris de pierres, gelives ou non.

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