PRIX DE REVIENT DES TRAVAUX DE DRAINAGE
rani à 36 fr. 50 c. pour une profondeur maximum de 5*,60, ou bien cela met le prix du mètre carré de talus assaini à 2 fr. 45 c; mais cette dernière manière de compter n'est pas très-salisfaisante, puisqu'il a fallu, dans Tespèce, faire des travaux d'assainissement aussi coûteux pour la plate-forme que pour tes talus, il serait donc assez naturel d*ajouter la superficie de la plate-forroe à celle des talus, et de dire que la surface assainie est de 4,500 + (500 x i I ) = 7,800 mètres carrés; cette nouvelle façon de calculer porterait le prix du mètre carré assaini à i fr. 40 c.
BcadUal B* iS. — Le remblai n" 15 a éprouvé quelques mouvements au printemps de 1856, un peu au delà du piquet 140 : un examen attentif a démontré que le sous-sol avait cédé sons le poids du remblai, et qu'il était traversé par plusieurs sources ; on les a coupées au moyen d'un drainage, qui a toujours donné une grande quantité d'eau, même pendant la saison sèche. Mais le tassement du sous-sol n'était pas le seul accident qui se fût produit : le remblai lui-même avait coulé, et cela venait de ce qu'il était formé de couches minces de glaise plastique alternant, suivant l'inclinaison, avec des œaches de sable micacé, formant banc de glissement : on comprend que cet effet se produit nécessairement toutes les fois qu'une tranchée fournit des vdncs allematives de terres de natures différentes, et qu'on fait avec ces terres un remblai au wagon. On a remédié au mal en ouvrant, pendant un temps secy une série de coupures dans le remblai ; on a successivement approfondi ces coupures jusqu'à 2 mètres, et, quand leur paroi s'est trouvée bien sèche, on les a remplies avec les terres qu'on en avait extraites, et qui avaient eu elles-mêmes le temps de se sécher : après avoir rempli et pilonné ces preroières coupures, distantes de 4 mètres l'une de l'autre, on en a fait de nouvelles dans les intervalles, sans recourir en aucune façon aux tuyaux de drainage et aux matières filtrantes : depuis que ces travaux ont été laits, le remblai n'a plus éprouvé de mouvements.
Aujourd'hui l'Entreprise fait au wagon un remblai avec les terres venant de la tranchée du Dockenberg, et dans lesquelles on rencontre alternativement de la glaise humide et du sable micacé rempli d'eau; le remblai a commencé à couler; mais, dès qu'on s'en est aperçu, on a eu soin de mettre à la décharge deux ouvriers qui mêlent ces matières ensemble, de façon à couper tous les bancs de ghssement; on espère obtenir de la sorte un remblai qui ^'affennira rapidement.
Nous ajouterons toutefois que ces procèdes économiques ne nous paraissent {)as applicables aux remblais entièrement composés de glaise humide; il faut 3lors recourir aux coupures remplies de modlons ou autres matières filtrantes, et le mieux est encore d'éviter de' faire de pareils remblais.
Tr— cbéc ■** iS. ~ La tranchée n** 15 offre l'application pure et simple des principes généraux qui ont été développés au commencement de cette note; aussi nous n'insisterons pas sur les travaax de cette tranchée. Voici Tes* timation des dépenses faites et à faire pour l'assainir.
DéPKNSES FAITES.
Fourniture de tuyaux 119 fi.
— de matières tiltranles 52
Main-d'œuvre de terrassements, etc., sur une longueur de
555 mètres 999
Frais de blindage 10
Suneillance et fimx frais 52
Total 1,221 fi
Cela met le prix moyen du mètre œuranl de drain, dans des circonstances favorables, à 5 fr. 65 c, pour une profondeur variable de 1*,50 à 4 mètres.