‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 179 sur 284 · PRIX DE RETIENT DES TRAVAUX D^ASSALMSSE)IENT · texte numérisé non relu

PRIX DE RETIENT DES TRAVAUX D^ASSALMSSE)IENT

n'atteint qne très-rarement le chiffre que j'ai donné; -^ la moyenne du prii du métré «ube de pierre cassée s*élève rarement à 6 francs : la dépense est bien plus faible encore quand on emploie des scories ou même des cailloux roulés. Je suppose enfln que le prix du mètre carré de gazonnement est de 0 fr. 60 ; dans cette somme est naturellement comprise Tindemnité due au pro^ priétaire du terrain. Mais il arrive presque toujours qu'il est impossible d'en extraire des parcelles de terrain comprises dans la zone d'acquisition, et alors le prix ne se compose plus que du transport et d'une main-d'œuvre bien facile. Si maintenant on remplace le gazon par des plaques de glaise, le prix du recouvrement en question deviendra presque nul.

En réunissant les différents prix trouvés précédemment, on verra que la dépense pour matériaux nécessaires à la construction d'un mètre courant de caniveau est ainsi composée :

Briques (a) 0 fr. 56

Mortier (*) 0 16

Pierres cassées (c) 0 23

Gazon (d) 0 50^

Total 1 fr. 05

2* — Main-d'œuvre.

rowlllr. — 11 est reconnu qu'un ouvrier peut faire 'la fouille de 50 mètres^ courants de caniveaux en douze heures, compris le règlement. Le prix moyen d'un terrassier étant de 3 francs la journée de dix heures, on aura pour i mètre courant de fouille de caniveaux:

llXlÇrJOc.^

10x30 -"fr. ixc. i^»,.

Mm^ommeHe» — Un maçon peut, dans des circonstances ordinaires, construire 50 mètres courants de caniveaux en douze heures, et il faut un manœuvre pour deux maçons. Le prix de la journée d'un maçon étant de 4 francs pour dix heures de travail et de 3 francs pour celle d'un manœuvre, le mètre courant de maçonnerie de caniveau doit revenir à :

P24h.x4fr.00c.^ ^12h. x3 fr. 00c.\i 10 h. j "^ i 10 h. ) =0 fr 13 c. if).

100 mètres. J

Le transport de matériaux tels que briques, mortier, gravier, gazon, se fait assez avantageusement au moyen de hottes. L'ouvrier peut circuler plus facilement sur les banquettes des caniveaux, et il y a beaucoup moins de dégâts à craindre que lorsque les transports se font à la brouette.

Les hottes que j'ai fait faire à Vendeuvres cubent en moyoïne 0*,020 ; elles sont en osier et doublées en UAe à l'intérieur*

Tra— pwpt» — 1* Pierre cassée. De la manière indiquée ci-dessus» un

ouvrier peut transporter 3 mètres cubes de pierre cassée en dix heures. Ce qui porte à 79 mètres la longueur des caniTeaux, qui peuvent être remplis en dix heures par la quantité transportée par un ouvrier.

En supposant qu'il faille un chargeur pour deux porteurs» 2 x 79 mètres ou i58 mètres courants de caniveaux seront remplis en dix heures par trois ouvriers. À 3 francs la journée de dix heures, ces 158 mètres coûteront 3 X 3 fr. = 9 fr. 00 de transport et 1 mètre courant :

»Jl^^£: = 0fr.(»7{,).

Je ne parlerai pas du transport du gazon, le prix en étant compris dans tes 0 fr. 60 comptés plus haut.

Réunissant donc les prix ci-dessus de la main-d*oeuvre, on aura pour le prix d'un mètre courant de caniveaux :

Fouille. (e) 0 fr. 072

Maçonnerie (f) ^ 13

Transport de pierre cassée (Ç) ^ Û57

ToTii 0 fr. 259

Joignant à celte somme le prix du transport des terres provenant du déblai des caniveaux^ 0*,10 x 1 fr. 00 = 0 fr. 10 et le prix des matériaux, on verra qu un mètre courant doit revenir, dans des circonstances ordinaires, à i fr. 05 + 0 fr. 26 + 0 fr. iO = i fr. 41.

RKVÈTEVEMTS.

Un chantier bien organisé pour le pilonnage des terres servant au recouvrement des talus doit être composé dans la proportion suivante :

2 diargeurs, 2 routeurs, 4 lanceurs, 1 régaleur, 4 pilonnetu^, 1 régleur, 1 chef d'atelier.

J'ai reconnu que le travail de ces quinze ouvriers peut produire 75 mclre^ carrés de revêtement de 0*,30 d'épaisseur en une journée de dix heures. Si on suppose que les terrassiers soient payés à raison de 0 fr. 30 Theure et le dier de chantier 0 fr. 50, la dépense de main-d'œuvre pour 75 mètres carrés de pilonnage sera donc de 47 fr., et pour 1 mètre carré de 0 fr. 626 (a).

Le recouvrement des talus en trois coudies, comme Tûidique M. Saziliy, esi abandonné depuis fort longtemps; void comment il faisait:

Supposons uA talus à consolider; une. première couche de terre remplissiil

PRL\ DE REVIENT DES TRAVAUX DâSSAIMSSEMëNT. o05

les redans ; après le ballage de cette première couche le talus droit était rétabli et les redans devenaient par conséquent inutiles. On répandait ensuite deux autres couches a, bt que Ton pilonnait ou plutôt que Ton battait séparément. De cette manière on formait dans le recouvrement lui-même des surfaces lisses qui facilitaient le passage des eaux de plaie ou des dégels. Des revêtement^ semblables avaient très-peu de solidité : on les a remplacés par des revèteloents pUonnéspar couches horizontales de Or^ibk 0",20 d'épaisseur.

J'ai dit ailleurs la manière de pilonner les terres des recouvrements; j'ai dit aussi le nombre d'ouvriers nécessaires à la bonne organisation d'un clianiier de pilonnage. 11 ne me reste plus qu à indiquer la manière dont je dispose un atelier.

H est avantageux de n'entreprendre les travaux de recouvrement que sur une longueur totale de 30 mètres divisés en trois entre-prolils de 10 mètres.

Les ouvriers sont ainsi placés dans cliacune des parties de la travée de 30 mètres : dans Tune travaillent les quatre pilonneurs; dans une autre, un régaleur et les quatre lanceurs; et enfin, dans la troisième, le régleur : les routeurs doivent décharger les terres dans Tentre-profii où travaillent les lanceurs et le régaleur.

De cette manière, le travail se fait beaucoup plus régulièrement ; l'ouvrier ne perd [tas de temps, et il a bien vite compris le travail dont il est chargé.

J ai l'espoir qu'on ne trouvera pas mal que je parle de l'organisation d'un atelier : il est bien reconnu que de la bonne organisation d'un chantier il résulte souvent des économies considérables et un travail mieux fait.

J'ai supposé tout à l'heure que les terres du recouvrement étaient prises dans les cavaliers de dépôt provenant du retroussis de terre végétale qui se fait généralement en commençant le déblai des trancliées. Mais, quand par avance on reconnaît la nécessité d'assainir les talus d'une tranchée, il est très-avantageux de réserver au-dessus des talus une quantité de terre végétale suffisante au recouvrement et que l'on n'enlève que lorsqu'on en a besoin. C'est ainsi que l'on a pu avoir à proximité des terres toujours bien fraîches. On avait pris les dispositions nécessaires pendant le déblai pour qu'il restât au-dessus de la banquette, au niveau de la partie supérieure des glaises, un volume de terre végétale et sable argileux correspondant à celui nécessoire au recouvrement de la partie argileuse du talus.

Dans de semblables circonstances, il suffit alors de deux piocheurs, deux lanceurs, un régaleur, quatre pilonneurs et un régleur ; ajoutons-y un chef d'atelier, nous aurons, en évaluant le prix de la journée comme ci-dessus, une dépense de 35 francs au lieu de 47 francs, ce qui ne porte plus le mètre carré de pilonnage qu'à 0 fr. 460. On voit donc qu'en agissant comme je viens de le dire on fait une économie réelle de 0 fr. 16 par mètre carré de pilonnage.

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