‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 68 sur 284 · NANTES · texte numérisé non relu

NANTES

sAin-XASAins.

61,900 nul.

Les noies suivantes, jointes aux données que fournit le tableau, permettront d'expliquer les différences qui existent entre les étéments des divers prix de revient.

caicnfai de !• Bodheiie «t Boehefort. — Le chemin de la Rochelle et Rochefort a été construit pour deux voies, avec une seule voie posée.

La longueur de ce chemin est d'environ 158,000 mètres. 11 a présenté des difficultés d'exécution assez grandes. Le cube des terrassements par mètre linéaire a été de 31"'^ Le prix du mètre cube de terrassement de 1 fr. 93 c. Les ouvrages d'art ont été construits en moellons à surfaces parementées. Le plus important e^ le viaduc de Lusignan, qui a coûté en nombre rond 1,100,000 fr. Le prix des autres viaducs a varié entre 80,000 et 400,000 fr. U prix du mètre superficiel avarié de 100 à 1 76 fr. Plusieurs stations ont été d'un prix élevé. Telles sont celle de Rochefort, qui a coulé 1,700,000 fr.; de la Rochelle, 1 ,600,000 fr.; Niort, 1 ,100,000 fr.: d'Aigrefeuille (station d'embranchement), 1,650,000 fr. La longueur des voies d'évitement a été de 16,000 mètres, de service 24,000. Le nombre d'aiguilles, 124. Le nombre des plaques, 96, dont 4 grandes. Le prix moyen de l'hectare de terrain a été de 5,306 fr.; la largeur moyenne de l'emprise, 32"" par mètre.

ChenlB de Tmmi aa Bians. — La partie nouvellement construite du chemin de Tours au Mans a 94,000 mètres de longueur. Ce chemin, comme celui de la Rochelle, a été construit pour àm voies, mais on n'en a posé qu'une seule.

Gomme ce chemin suit de longues rampes et de longues pente* continues dans des vallées sinueuses et assez accidentées^ le profil présente presque partout une succession de déblais et de remblais assez considérables. Il a fallu en outre construire 104 ponceauiet aqueducs pour l'écoulement des eaux, et 45 ponts pour passages par-dessus ou par-dessous le chemin de fer, ce qui représente un ouvrage pour 627 mètres, ou 1,60 par kilomètre.

Le passage des rivières a en outre nécessité trois grands ponts, j dont le plus grand, sur la Loire, a coûté au delà de 1 ,300,000 fr.i et les deux autres seulement 100,000 et 21,000 fr.

CHEMIN DE SAIaM-NAZAIRE. 196

Le cube des terrassements a été par mètre courant de 57"%54; le prix de reyient de i fr. 37 c. par mètre cube-

Pannî les stations, la plus chère, celle de Chàteau-du^Loir, a coûté que 207,000 fr. Les autres ont coûté beaucoup moins.

La longueur des voies d'évitement est de 8,700 mètres, et celle des Yoies de garage 6,400; le nombre d'aiguilles 51, de plaques 16, dont une grande.

Le prix moyen de l'hectare de terrain a été de 6,552 fr., la largeur moyenne de Temprise, 53"*",14.

Ckamàm de 8«iiit-NaMiire. — Le chemin de Saint-Nazaire, conslmit comme les précédents pour deux voies avec une seule voie posée, s'est trouvé dans des conditions d'exécution très-défavorables.

La sortie de Nantes a présenté de sérieuses difficultés, parce que pour éviter de tomber dans la Loire, il a fallu trancher le rocher granitique de Sainte-Anne sur une hauteur de 20 mètres, démolir cinquante-deux vieilles maisons qui formaient le quartier le plus malsain , mais Tun des plus habités de Nantes, et rétablir les nombreuses communications coupées par les voies.

Depuis la gare des Mauves jusqu'au Salarges, le chemin de fer court sur les quais de Nantes entre deux clôtures légères en fer, coupées de très-nombreux passages à niveau ; mais au delà des Salarges, origine réelle du chemin deSaint-Nazaire, les voies rentrent dans leur état normal, et tous les sacrifices nécessaires ont été faits pour les rendre aussi sûres que possible.

Dans toutes les parties où le chemin est situé dans le val de la Loire, il a été établi à 2 mètres au-dessus des plus hautes crues, c«ur un remblai qu'il a fallu défendre contre les eaux par un perré du côté du fleave, et par des gazonnages de l'autre côté; lorsque le chemin s'écarte de la Loire, il coupe aussitôt les nombreuses ravines qui descendent du sillon de Bretagne, et le profil en long présente une succession non interrompue de déblais et de remblais qui ont exigé des dépenses d'autant plus considérables, qu'une grande partie des tranchées sont ouvertes dans le schiste et dans le granit.

Toute la station de Saint-Nazaire est également dans une large

Iranchée en granit descendue au niveau des quais du bassin à DoU el malheureusement ces quais ont été abaissés à 0",50 en contrehaut des marées de vives eaux, et une décision ministérielle a rejeté les offres que la Compagnie avait faites pour obtenir le relè?ement des quais d'au moins C^SO, a&n de rendre plus faciles le chargement et le déchargement des navires.

11 résulte de ces diverses circonstances que les dépenses de construction du chemin de Saint-Nazaire sont assez élevées, nonseulement pour la sortie de Mantes et pour la gare de Saint-Nazaire, mais également pour tout le chemin, à cause de sa position exceptionnelle dans le val submersible du fleuve, ou sur le flanc de coteaux mamelonnés très-accidentés.

Les plus petites courbes n ont pas moins de 2,000 mètres de rayon; les pentes et les rampes sont très-douces et ne dqiassent pas 0°',004, encore sur de très-petites longueurs; ces conditions, que facilitait la conformation du sol, doivent d'ailleurs singulièremeot favoriser les grands transports de marchandises auxquels ce chemin est destiné.

Les nombreux ruisseaux et canaux ou étiers qui sillonnent le pays ont nécessité un grand nombre de petits ouvrages, parmi lesquels^le plus considérable est le pont deMeaux, composé de trois arches avec travées en tôle, ayant ensemble une ouverture de 33 mètres ; mais il n'y a eu à construire aucun grand ouvrage d'art.

Le cube des terrassements a été de 30 mètres, le prix du mètre cube de terrassement a été de 2 fr. 28 c. Le seul ouvrage d'art de quelque importance est un pont qui a coûté 164,000 fr.

Parmi les stations, celle de Saint-Nazaire a coûté 1,500,000 fr., celle de Savenay 950,000 fr. La longueur des voies d'évitement est de 400 mètres, des voies de garage 12,250. Le nombre d'aiguilles est de 61, de plaques, 60, dont 2 grandes.

Le prix moyen de l'hectare a atteint 18,000 fr. La largeur moyenne de l'emprise a été de 35'",60.

La recette kilométrique des trois lignes que nous venons défaire connaître donnera une idée de leur importance comme trafic.

La recette kilométrique a été, en 1861 , sur le chemin de la Bo-

CHEMINS YIGINÂUX D*ALSACE.

lOT

chelle, de 15,000 fr.; de Tours au Mans, de 12,000 fr.; de Saînt- Nazaire, de 15,000 fr. environ. Depuis cette époque, leur rendement n'a pas augmenté d'un cinquième.

CbcMiiM ^witÊmmuK d'AiMM«. — On a désigné sous le nom de dimim de fer vicinaux d'Alsace, des chemins de fer construits sous le rapport technique, absolument comme les embranchements ordinaires, mais établis non-seulement au frais de TÉtat et de la compagnie de l'Est, mais encore au moyen de subventions en argent ou en terrains fournis par les départements et les communes trarersées.

La dépense s'est partagée de la manière suivante entre le dépar« temeot, les communes, TÉtat et la Compagnie,

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