‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 77 sur 284 · I IIS K · texte numérisé non relu

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',[Fig.^9. — Ensemble de l'appareil.

Fig. 10. — Coupe de la dajBlr de iravail.

Fig. 11. — Plan el coupe de la cbamiire de Iravail.

DESCRIPTION DE L'APPAREIL EMPLOYÉ. nh

ioaner une grande résistance, parce qu'il devait, pendant la durée iu travail, supporter tout le poids des maçonneries supérieure."!, [H'ésente une forme légèrement cintrée, et son ossature se compose le quatre grandes poutrelles transversales de 70 cent, de hauteur environ et de quatre rangs de petites poutrelles longitudinales de 20 cent, de hauteur, sur lesquelles est rivée la tôle de 1 cent., qui forme le plafond proprement dit. Les cheminées ont 70 cent, do diamètre intérieur et s'élèvent deux par deux sur Taxe du pont, dans des cadres formés par les grandes et petites poutrelles mentionnées.

«Le caisson proprement dit ou balardeau s'élève au-dessus delà chambre de travail, et est composé d'une série de zones horizontales en t61e, dont les épaisseurs sont sucessivement de 5, 4 et 3 millimètres. Ces zones étaient ajoutées peu à peu, au fur et à mesure, de renfoncement, de manière que Fenveloppe formant batardeau dépassât toujours le niveau des plus hautes mers. L'ensemble du caisson présentait un léger fruit, de telle sorte que les dimensions de IS'^jlO et S'^jSO à la base se réduisaient au niveau du dessus des fondations à li'^ySO et 3°',20. Les dimensions de la pile à ce même niveau étaient de 11"',60 et 5 mètres, de sorte que la retraite prévue était seulement de 10 cent, en tout sens, p

La chambre de travail pesait, y compris les entretoises en fonte, 27,600 kilogrammes, le caisson proprement dit ou batardeau pesait 15,400 kilogrammes en moyenne, de sorte que, pour chaque pile, le poids total des parties métalliques était de 43,000 kilogrammes.

La chambre d'équilibre se composait d'un cylindre de 2'",50 de diamètre et de 5 mètres de hauteur, dont la partie basse était en communication libre avec la chambre de travail, par Tintermédiairc des cheminées, et dont la partie supérieure comprenait les deux sas i air.

On voit que le procédé suivi à Lorient diffère essentiellement des Mations par tubes, non-seulement par la création d'un seul massif pour une pile, mais de plus en ce que le remplissage, au lieu d'èlre fait après le fonçage terminé comme dans les tubes, est exécuté en très-grande partie pendant ce fonçage et sert même a le IV. 15

m) APrENDICE.

provoquer, on voit également que si sous ce dernier rapport le procédé ci-dessus décrit offre une nouvelle application du principe suivi au pont de Kehl, il présente quelques diflërences dans les d'bpositions adoptées ; qu'ainsi, notamment comme il s^applique à(lo< superficies de fondation beaucoup plus restreintes, on n'a pas eu à installer des norias enlevant les déblais à l'air libre, ce qui aurait compliqué les appareils sans produire d'avantages notables pour un cube de déblais peu considérable, et dans un terrain tel que celui que nous avions à traverser. »

L'auteur entre dans des détails d'exécution qu'il serait trop ioiu de reproduire dans leur entier, nous nous bornerons à indiquer certaines diiïicultés qui se sont présentées dans l'exécution de otravail, et qui tenaient aux conditions particulières dans lesquelles on se trouvait.

On a commencé l'opération par la pile rive droite, celle dont la profondeur devait être la plus considérable. La surface du terrain était sur ce point à 4 mètres au-dessous du niveau moyen do la mer, j mais par son propre poids et par celui des premières assise:» dr maçonnerie, le caisson s'était enfoncé d'environ 80 cent, dans ce teiTuin, de sorte que c'est seulement à cette profondeur qo'oni commencé les travaux à l'air comprimé. Ces travaux de fonçage, qui paraissaient d'abord devoir être exécutés très-rapidement, ont. au contraire, exigé un temps assez long, parce que, pour éviter b déversements, il fallait n'approfondir qu'avec beaucoup de précaution. Ces déversements étaient très à craindre, par suite de la fomic longue et étroite du caisson, du peu de consistance du terrain, dans lequel on opérait, et enlin de l'effet des marées. Pour appn*ctcr cette dernière action, il faut considérer, qu'afin d'être bien maître de la descente, il faut tenir constamment le caisson à peu près en équilibre sous l'effet de la pression intérieure due à la compression de l'air, effet qui tend à le faire remonter, et sous celui de son propre poids qui tend à le faire descendre. Or, si cet équilibn^ existe au moment de .la basse mer, par exemple, il cessera évidemment d'avoir lieu à la haute mer, puisque le caisson étant immeri' sur une plus grande hauteur, aura perdu beaucoup plus de son poids, et alors le caisson, aynnl une tendance à remonter, pourr?

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