i" £j7>dnV/ice. «L’homme s’est élevé en un jotir
par une pente de i4centimètres par mètre, à la hauteur •
de aga3 raàtres, avec une charge de 7 kilogrammes ;-soiv> poids est de 5G kilogrammes; la marche est forcée. ... ^ ' i84- Civ*-
La marche étant modérée, le poids de rhomme.6o ki-
logrammes, et la hauteur aooo mètres . . . . - taot
a* Expwiencx. L'homme marche en 'plaine , "sans charge,, il £)it en un jour 6060G pas, et s’élève à chaque ^
pas de 3 centimètres.; son poids Cst*(%6o kilograminés. .. 109
• 3* lE'j^è/'iencc. Porteur de bois par un escalier.,.* . . . 109 ,
4* fx/’èrimçe. Porteur de houille par un escalier. . . *iiaà lao 5*» 6", 7*, 8’ Expériences. L’liomi||p appliqué à une
ponlie. . . . ^ ; w . .. . . 75— — 48— 4<>
9* f’Tyièrmiq^J.'homme appliqué à làmanivelle d.’un i
treuil..^. ■■ . V - • . -*^f. . . ^ . ti6
to!, Expérience.. Porteur à la brouette ( art. ’Sg ). . . . 35
i i* Expérience. Homme de halage, tirant un bateau*
à la hricolle . \ * 110
* . Acüun journalière de l’hommo en efTcts de transport. ,
L’unité Ut d'effet de transporL est le poids de 1 000 kilogrammes uansporté à la distance horizontale d’un mètre. ,
•' ' * tlaîtés d'rflVt aiüt.
• I» Homme voyageant en plaine, sans charge (poids de l’homme, 70 kilograaunes; chemin, 5o kilomètres). 35oo. Ut
a» Soldat «hargé de ao à i5 kilogrammes , faisant
ao.kiloinètrcs par jour . 1800 k tgoo- .
“3° Soldat romain (marche forcée de 4® kilomètres par jour - . • • • • 44oo à 4800 a.
5 a . ' ■ TRAITÉ '
UajtcA <1 cHci <ie iraotpûvi.
4“ Porteur siir crochets (poids de l’homme non com- * •« .
pris) -.79* *
■ 5“ Porteur à la brouette ( poids de l’homme non compris). . ioi5
6“ Porteur avec traîneau ou petit charriot,
Sur un terrain inégal , argileux 6a6
Sur un chemin en planches'. . . . looo
•j ‘ L’homme traînant un bateau chargé 55oooo
On remarquera que les nombres portés à la colonne des unités dynamiques indiquent des effets mécaniques qui sont produits horsdu moteur; qu’on a toujours fait abstraction d^ efforts inconnus qui résultent de l’action musculaire ou de la -force vitale; ce qui explique les différences considérables de l’action jonrnalicre de l’homme considéré comme moteur. mode d’action d’un moteur animé est variable, et quel que soit ce mode, il y a une partie de son action qui est latente, et qu’on ne mesure pas.
■ . Du Cheval, considéré comme moteur.
Il y a plosieurs races de chevaux plus ou moins estimées, selon l’usage auquel on les destine. Les.chevaux arabes sont recherchés pour la selle, et les chevaux anglais pour la course. En France, am distingue le clieval flamand, normand, breton, limousin, navarrin, ardennois. Ces di- ■ verses espèces s’emploient pour l’agriculture, le charroi elle carrosse. I.«s races diffèrent beaucoup entre elles par la grosseur. Le poids moyen d'un bon cheval de trait français .est, suivant M. Huzard, membre de l'Académie royale des sciences, de aaS à a5o kilogrammes. I^a taille moyenne, qui se mesure sur une verticale, depuis le sommet du garrot jusqu’à terre, varie de i4 à i5 décimètres. On voit néanmoins dans plusieurs contrées, et notamment en Belgique, une race de chevaux de trait, remarquable par le poids moyen des individus, qui s’élève jusqu’à 5oo kilogrammes.
Certains chevaux sont capables de faire deux courses successives, cfaaaine de 5 à 6 minutes, et de parcourir chaque fois 4 kilomètres; là plus grande vitesse est dans ce cas de i a à 1 5 mètres par seconde.
M, Bouvard , membre du Bureau des longitudes et de l’Académie royale des sciences, a observé qu’au Charop-de-Mars de Paris un cheval portant son cavalier, et courant sur un chemin plat, sinueux, de la forme d’un 8, parcourait ^S']5,5 mètres en 3' 3i', ou an’. Aux courses de Nevvmarkct,
uii.ct)«val a parcouru 6784 mèlres en 7 3o'. Un cheval attelé a un diar a parcouru au Champ'dc-Mars, sur un chemin de la forme d'un huit renversé 00 , 1478 mètres en a' i3*.
Ces trois expériences donnent, pour la pius grande vitesse du cheval , en i" : ' *
La première. ...... ia,ai mètres.
- , La deuxième 1 5 /• ■ ’
. La troisième Ji,ii ’ . '
Aux courses de Paris de 1826, pour les prix royaux, la jument anglaise /mfy- of the Laie, hors d’âge , a parcouru la carrière du Champ-de-Mars , de 4 kilomètres, à la première épreuve, en S' 4*»ct à la seconde, en 5’ 10'; ce qui donne, pour sa vitesse par seconde, i3Îia et 12,90 mètres, he cavalier qui montait la jument pesait $7,3 kilogrammes (*).
On assure que le chien lévrier eSt capable de suivre à la course le meilleui'^hcval anglais, et que le renne, attelé â un traîneau , court avec une vitesse do 8 mètres par seconde. '
La cavalerie fait par minute , • * . ’ , <•
au pas ordinaire lao pas, et parcourt 100 métrés; ’
' au trot 180 pas, et parcourt aoo /</.;
au galop 100 pas, et parcourt 3ao id.; .T :
ce qui donne, pour la longueur du pas ordinaire du cheval, o«,83; pour la vitesse correspondante à ce |>as, 1,66 mètre par seconde; pour la vitesse' au trot , 3,.l mètres, et pour la vitesse au galop, 5,3 métrés.
73. On remarquera que le pas de l’homme, plus ou moins accéléré, est toujours à' peu près de la même longueur. L’inégalité du pas du cheval provient de ce qu’il s’élance en courant, et franchit un espace qui s’ajoute au pas ordinaire. M. Dose, de l’Académie royale des sciences , a vu dans l’Ami'rique septentrionale, des-^sauvages qui sautaient en marchant ;^t il assure que cette manière de marcher, très-favorable pour une vitc^ accélérée et continue,^ est aussi celle qui fatigue le moins.
(*) Le réglement relatif aux courses annuelles pour les prix royaux, n’exige pa; que les ctieTaox ftdniU au concours soieni pesés; H serait cependant ncceassnirc de conoaitre le poids» de ces animaux , ^ur établir la comparaison des forces musculaires qu'ik ont développées en parcourant lès mêmes distances^^ ^
• Ün bon cb«al, chargé d’environ 8o kilogrammes (•) (le poids du cava^ lier compris), peut jwrcourir journrllementw*»» 7 ou 8 heures, 4» kilomètres; ce qui donne, pour sa vitesse, <le i-,4 k i“,5 par seconde.
• 74 Dans les entreprises de roulage, on calcule ordinairement la charge .IcLiiarrcltes à raison de 70e à 7^0 kilogrammes par cheval, sans y comnrendre le poids de la voiture. Ce poids est d’environ aüoéülogrammes par chaquecheval de l’attelage; cequi porte la charge totale à tooo k.lograra*nes. Le* tirage d’un bon cheval de roulicr est d’environ i4o kilogrammes, ou le seolièiLde la charge totale. La direction de ce tirage étaiiUobliq^ue par rapport au terrain, l’effort du cheval est décomposé, et la partie de cet effort mi surmonte'le fi ottemopt est plus grande que le frottement même, qu’on itiine pour les routes ordinaires le ] de la charge. L’attelage du rouher parcourt, sur un bon chemin horizontal , de 38 à 4o>ilomètres en 8 ou q hetires sur a4. A 4o kilomètres en 8 heures, la vitesse du cheval est a
peu près • 4 mètre par secomle. '
• i chevaux attelés aux diligerfBes, allant toujours le trot, et f.fltant poste ou 8 kilomètres à l’heure, parcourent journellement de 34 k 38kilo-
- Ltres (movenuc, 36 kilom.); le tirage de chacun d’eux est d environ ,)o kilogrammes Vissai sur lu science des Machines, M.Gueni-
• veau , page -18T) ; leur vitesse en l' est de a,a métrés.
l 'action journalière du cheval de roulier étant exprimée en clfeU dynamimies par le produit des deux nombres i4o kilogrammes et 4o kilométrés ’et celle du chèval de diligence par le produit des deux nombres £ kilogrammes et 38 kilomètneir, ces deux effets sont dans le rapport de
.' 5600 k34ao, ou de 1 63 à 100, tandis que les vitesses sont entre elles
• «imimerok 100. la plus petite vitesse correspondant au plus grajid effet
PmmTomparer les actions jounialières des chevaux de i-ohlier et de
.(•) Ç/,«/Sr rf-a# chex-ala^U hHH chariot d-artUUrie tt porteur d’un eoldat du train.
Soiawrlb
, Sabre «I giberne ‘ ‘ ‘ ‘ ’
Perte-m^a. c.,,K>«e, bridon d’direavo.r, «c * .voine. .
VUcMu'chcéal, f»rtwir d* derrière. ... r -
Harnais com^ét-dudil porteur .
Huselle,''b^o, filet. ; ’
to
CltARCt TOTALE
lit
<liligeiioe' en effets (le* transport, nous admettrons que les (barges sont proportionnelles aux tirage Le rap|X>rt du tirage étant, d'après TobservatioD, et la charge du cheval de nfulier 760 kilogramiAes , celle du chet^l de diligence sera 4da kilogrammes, et les effet^c transport seront entre eux comme les produits X 4o‘“""’ et 48a“'®' X 36“*“ , ou
comme 173 à 100. Le plus grand'^^et de transport corres|iqnd encore à la plus petite vitesse. ,
On évalue k 10 tonneaux le cliargemcnt qu’un cheval peut traîner sur * un chemin de fer horizontal , avec une vitesse de 3,aa kilomètres par heure. Prenant pour unité de transport le tonneau (1000 kilogrammes), porté à la distance horizontale de 1 kilomètre, l’effet de transport du cheval en une heure sera exprimé par 3a,a. Si le cheval de roulage porte 750 kilogrammes à kilomètres en 6 heures , l'effet de transport en une heure . sera seulement 3,7$ , ou environ 'la huitième partie de l’effet qu’on aurait obtejiu sur un chemin de fer.
Les expériences que nous allons rapporter donnent 100 kilogrammes pour le tirage moyen des chevaux employés dans un manège; la vitesse correspondante à ce tirage varie de 4 è 8 décimètres par seconde.-
. tf: - • '
- PilEMiER etK-VIPLH. "
Maorge établi ches M. Gflüns, teinturier i Paris, rue Blanche-Castille, île S.-Louis.
75. Ce manège est à un seul cheval, qui travaille 5 à 6 heures par jour
en trois relais; en une heure, il élève, au moyen d’une pompe, a8 muids d’eau (chaque muid de a68 litres) à i3-mè)rcsde fîautcur, ou 97 j mètres cubes d’eau, à la hauteur de i mètre; ce qui donne, potir l’action journalière de 6 heures sirr a4 , 585 mètres cubes d'eau à la hauteur de I mètre. - ; •
DECXIÈME EXEUPLE.
Mag% é tabli it .\ntom , près Paris, au-tfessus d'une carrière i plâtra.
76. Ce manège est à un seul cheval qui travaille ta heures par jour. L’effet de ce travail est d'élever, au moyen d’un treuil, g6 tonneaux de plâtre, du fond de la carrière k une hauteur de a3,4 mètres; chaque tonneati pèse cnviBoii 375 kilogrammes, et le poids du plâtre élevé en un jour est égal k celui 3e 3Goooo kilogrammes; ce qui donne, pour l'action journalière, 84a unités dynamiques.
^ Le cheval, attelé k l’extrémité d’on leviçr de 3,575 mètres, parcourt en
trbe minute une circonférence de aa,4 métrés, en* une seconde l’arc de
37 centimètres, et en 10 heures de travail i3,4 kilomètres. j- »
Le tonneau est élevé en 7 minutes; à chaque ascension, le cheval s'arrête pour changer la direction de son mouvement de rotation. En supposantTa durée du travail effectif de 10 heures ,'«t connaissant, par le peson à ressort, le tirage, qui est de 100 kilogrammes, on a, |>our la force ' développée en une minute, 100 kilogrammes multipliés par a3,4 mètres, ou a,34 grandes unités, et en la heures 1684 grandes unités dynamiques, qui ont produit l’effet dynamique utile exprimé par le nombre 84'i, moitié du précédent. En ne comparant que la force développée en une minute,.^ l’effet dynamique utile correspondant , on a pour la mesure de cet effet le poids du tonneau, 3y5 kilogrammes, multiplié par la hauteur a3,4 mètres, produit qu’il faut diviser par 7,5, puisque le tonneau n’est élevé qu’en 7 ; minutes. La force étant a,34, Peffet dynamique litile est moitié de ce nombre, ou 1,17.
■ THOISlkxe EXEMPLr.
Maiicgc établi dans la brosserie dite du Bon Pasteur, rue Mouri'ctard , n‘ 80.
' 77. Trois chevaux, attelés au même manège, élèvent, an moyen d’une pompe, i55 muids d’eau à la hauteur de i3a pieds, et la durée du travail correspondant à cet effet varie entre 4 «t 5 heures , suivant que les pistons des pompes sont en bon ou en mauvais état. Cette action des trois chevaux équivaut à >784 grandes unités ; ce qui donne pour chaque cheval 5g5 unités. ‘
Le diamètre de la circonférence décrite par les chevaux est deôpètres, et ils font i3 tours en 5'; cljaque tour est de 19 mètres; ce qui donne pour la vitesse par seconde environ o",8, longueur du pas ordinaire du cheval. Ijc tirage de chaque cheval étant de 100 kilogrammes, la force développée en 4 heures est de 11 85, nombre presque double de l’effet utile SgS.
Le manège connnnnique à volonté le mouvement aux pompes ou à un moulin à moudre l’orge germée. Les troisichevaux attelés font en une heure la mouture de cinq sacs d’orge, du poids d’environ 100 kilogrammes chacun.