‹ Traite elementaire des machinesChapitre 4 sur 46 · M '• PRÉFACE · texte numérisé non relu

M '• PRÉFACE

d’Ârchi'mède, les soufflets, etc. Je ne me sois pas d ’aillenrs proposé de décrire toples les Machines de cette seconde classe j un grand nombre de celles qui avaient été inventées ont été abandonnées, et remplacées par un petit nombre d’autres, dont l’expérience a fait connaître les avantages. Parmi ces dernières, il en est quelques-unes, telles que la vis d’Archimède, dont l’explication repose sur de nouvelles propositions de Géométrie à trois dimensions, que j’ai démontrées dans ce Traité.

Quant aux Machines dont on comprend le jeu par une simple description , les bornes de cet Ouvrage ne permettaient pas qu’on en fît mention ; il suffira , pour les ctMinaître, de lire les o’uvrages périodiques relatifs aux Arts, les Encyclopédies françaises et anglaises, ou d’autres collections semblables.

Après avoir exposé, dans le premier chapitre, les principes généraux, soit de Géométrie ou de Mécanique, qui servent de base à la construction des Machines et à la comparaison de leurs effets , on a développé, dans le second chapitre, la théorie des Machines élémentaires, connues sous le nom à' engrenages; cette théorie est une des applications les plus importantes de la Géométrie descriptive; eHe n’avait été qu’ébauchée avant que cette Géométrie fût autant connue qu’elA’est maintenant. Les engrenages comprennent les cames, les crémaillères, les roues et lanternes à fuseaux cylindriques on conkjnes, tnttiries roues qui loaruent autour de deux aXes parallèles ou inclinés.

Le troisième chapitre comprend la description des prindpales Machines employées dans les constructions, telles que les poulies, les treuils, les grues, sonnettes. Machines à molettes, chapelets, Machines à receper les pieux, à curer les ports. Les planches qui accompagnent cette description ont été dessinées axte le plus'^ grand soin par M. Girard (*); il serait à désirer que ce chapitre fût plus

(*) M. Girord est ittiché à l’École potylechoique depuis sa crcitioa ( année 179S ); il a constamment travaillé avec séle, intelligence et désintéressement ii la confection des dessins que nous avons laissés dans les porte-feuilles de cette École, pour l'enseignement de la Géométrie descriptive et de es applications.

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éteotlu. Nous avions d’abord eu lu jirojet d^ire un pone - feuille ^ oomplet de Machines à l’usage des ingénieurs des ser^'jccs publics, et de réunir sur chaque dessin gravé tout ce qui est nécessaire pour exécuter la Machine représentée par ce dessin. *

On ne peut pas douter de l’utilité de ce travail; niais nous jicnsons que ce recueil ne peut être exécuté que par des ingénieurs qui ont déjà lait construire les Machines avant de les décrire, et'qu’il formerait seul un ouvrage qui* ne peut pas /aire partie d’un Traité élémentaire des Machines. > .

Il ne serait pas moins important de préparer le porte-feuille des élèves artistes qui fréquentent les Ecoles d’Arts et Métiers; on le formerait principalement des dessins des Machines-outils,* de celles qu’on emploie pour la fabricaüon des étoffes de soie, de lin de coton ; on y comprendrait les instrumen» d’horlogerie, de géodésie, et cette utile Machine, inventée par Vaùcanson pour faire la chaîne qui porte le nom de ce célèbre mécanicien. Mais on doit remarquer que ces^ inventions, toutes très-ingénieuses, dont f ensemble n'honoré pas moins l’esprit humain que la découverte des méthodes scientifiques, n’ont pas pour objet spécial l'emploi et l’économie des forces motrices. Le mérite d’une mpntre dé notre célèbre Biégoet, par exemple, oonriste^ans la régularité du mouvement des aiguilles qui marquent le temps,' mais on n’examine ps quelle est la force employée tà tendre le ressort qui lait tourner ces aiguilles; la mesure des quantités de mouvement transmis ou communique est étrangère à l’objet dirmécanisrae; il en est de même de presque toutes les Machines-outils, dont le but jirincipal est de produire avec économie, un ouvrage plus parfait que celui qu’on obtiendrait du simple travail des mains. Au contraire, le mérite d’une Machine qui reçoit l’action d’un moteur pour la transmetue à une résistance donnée, dépend essentiellement du rapport entre la force dépensée et l’effet dynamique produit pr cette force.

L’expression algébrique de ce rapport dans les diverses Machines, appartient à la mécanique rationnelle des géomètres, et notre Traité dans lequel nourayons recherché la valeur numérique de ce rapport ^

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