‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 104 sur 119 · Des obstruans · texte numérisé non relu

Des obstruans

Espèces.

Caractères spécifiques.

Craie

ou carbonate de chaur.

{ Corps blanc, friable, | cence avec les acides.

faisant eflerves-

Plâlre ou gypse ou

sulfate de chaux.

Saveur insipide ; peu soluble dans l’eau qui est dite sele'niteuse quand elle en contient ; point d’clTervcscence arec l’acide sulfurique.

«Terre de couleur blanche , composée d’alumine , de silice et de carbonate de

niKlu:. « , ’ , . ,

j chaux; douce au toucher; nappant la ' langue.

Ces substances, mêlées avec le pain, le sucre, la cassonnade, forment dans les intestins , où elles rencontrent des matières sécrétées , une pâte qui tapisse les parois et bouche les pores exhalans et inhalans , ce qui gêne la digestion , l’absorption du chile, et produit, par suite, des douleurs d’estomac, des pesanteurs, le vomissement, le défaut d’appétit, une constipation opiniâtre, la fièvre hectique , le marasme et la mort

A l'ouverture du cadavre, on trouve l’estomac et les intestins tapissés d une croûte semblable au tuf, qui se précipite dans l’eau, et qui fait effervescence avec l’acide sulfurique , excepté le sulfate calcaire ( gypse ).

Traitement : Eau saturée de gaz acide carbonique ; acides étendus de beaucoup d’eau.

§ II

Poisons minéral'x-ciiimiques-irritans.

L’action de ces poisons dépend de la nature de leurs principes constituans qui les font distinguer

! j Produits de l’union d’un principe acidifiant dit oxy- ( faène avec un principe particulier appelé radical.

Alcalis el terres ' I suhalcalines. J

Métaux de deuxième classe ( d’après MM. 77re’nar et Orjila ) k l’état d’oxydes.

Premier degré oxydation ou

cn<

Oxydes.

Combinaisons non acides de l’oxvgène avec les corps combustibles; divisés en

protoxydes

deuloxydes j ytoxides j

au minimum.

Deuxième degré d’oxydation.

Troisième degré d’oxydation.

Oxydation parperoxydes t faite ou au maxim uni.

tr

Sulfures,

ou

foie de soufre.

Sels.

Combinaisons du soufre avec des bases.

Combinaison d’un acide avec un alcali, une terre ou un métal.

1 irritans ^

corrosifs.

astringens.

dessicatifs.

Les effets généraux des poisons irritans offrent trois degrés de violence, en raison de leurs principes délétères plus ou moins actifs.

Dans le i.er, la vie cesse en moins de ù.l\ heures par une succession précipitée d’nccidens atroces.

Dans le |2.e, ils sont moins rapides : le vomissement , les syncopes, les palpitations pénibles, la pâleur de la figure et des ongles, la teinte noire des lèvres, cnlr’ autres accidens, subsistent du 5.c au g.0 jour avant la mort. Sur le cadavre , les changcmens sont moins considérables que dans le i.ei degré; l'estomac est légèrement enflammé et conserve rarement les restes du poison.

Dans le 5.e, les accidens sont encore moindres et susceptibles de secours. Des affections nerj veuses , la chute des cheveux en sont les suites ; et, long-temps après la guérison, la peau présente des ébullitions.

On ne saurait trop rappeler que les symptômes des poisons irritans sont presque tous équivoques, puisquils appartiennent à plusieurs maladies aiguës : en effet, le hoquet, les convulsions, les crampes , les défaillances, un froid universel , l’excrétion sanguine , s’observent dans la dysenterie, le choléra-morbus , les fièvres ardentes , putrides * malignes et l’entérite; alors le cadavre présente des traces semblables à celles d’un poison corrosif, qui pourraient donner lieu à des enquêtes juridiques.

Le vomissement subit, après un repas, peut dépendre du volume des alimeus qui surchargent l’estomac et de leur qualité -, d’ailleurs, la stupeur, la puanteur, la lividité, la contraction des parties, les tremblemens, les convulsions, 11e reconnaissent ils pas bien des causes ? •

La meilleure preuve de l’empoisonnement, est donc, ( !je le dis encore ), la présence du poison dans les matières rejetlées, ou dans le tube intestinal après la mort,

Après ces considérations succiutes sur l’action et les effets généraux des poisons chimiques îrritans, nous allons exposer, rapidement, les caractères, les effets et le traitement de leurs diverses espi ces.

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