‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 109 sur 119 · Le gaz aciîe hydrosulfurique ou hydrogène sulfuré · texte numérisé non relu

Le gaz aciîe hydrosulfurique ou hydrogène sulfuré

Incolore; odeur très - désagréable , approchant de celle d’œufs pourris; soluble dans l’eau ; plus léger que l’air atmosphérique; rougissant la couleur de tournesol; très-inflammable, déposant du soufre par sa combustion, de même que par le contact de l’air et par l’acide muriatique oxy-

géné.

Effets: Mal-aise; envies de vomir; convulsions ; respiration irrégulière; pouls embarrassé; veux fermés et ternes ; pupille dilatée et immobile ; asphyxie; apoplexie et mort.

Chez ceux qui sont asphyxiés : bouche pleine d’écume; visage rouge ; veiues distendues; ventricule droit et artères pulmonaires gorgés de sang; langue enflée ; corps tuméfié , rouge et restant chaud très-longtemps.

Traitement : Contre ces trois gaz, exposition au grand air; respiration de l'ammoniaque, du gaz

muriatique oxygéné ; irritation des narines avec la barbe d’une plume; aspersions d’eau froide; frictions du corps avec de l’eau-de-vie camphrée, de l’eau de Cologne, ou avec une forte brosse; lavemens avec séné et sel d’epsom ; insufflation d’air dans les poumons; sinapismes aux pieds et vésicatoires. On est quelquefois obligé d'attendre cinq à huit heures avant de faire cesser la mort apparente. Quand l’asphyxié est rappelé à la vie, on le met dans un lit chaud, placé en un lieu bien aéré, et on lui donne , par cuillerée , du vin de Malaga ou d’Alicante , de Rota , de Madère. Dans le cas de mouvemens convulsifs, potion anli spasmodique. Je n’ai jamais vu la saignée de la jugulaire réussir.

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