n J morsure de la vipère
Syphilis ou Maladie vénérienne ou Vérole.
Caractère : affection soit Locale par suite d'une application du virus vénérien sur une partie d’une membrane muqueuse ou bien sur un endroit excorié ou ulcéré, soit générale par absorption de ce virus qui signale sa présence sur différentes parties du corps.
Causes : cohabitation 'avec une personne attaquée du vice vénérien ; succion du sein d’une nourice infectée ( un enfant gâté peut aussi par celle voie communiquer le virus ) ; transmission de père en fils.
Symptômes. Ils se distinguent en ceux de l’affection locale ou primitive, et en ceux de l’affection générale ou consécutive.
Symptômes de F affection locale.
Cette affection produit :
La gonorrhée ,
Les chancres ou pustules humides ,
Les bubons primitifs.
i .° G onorrhée ou Catarrhe urétral ou Blénotrhagis ou Chaude-pisse.
Caractère : Le plus souvent écoulement blanchâtre de l’urètre et du prépuce chez 1 homme, de l’urètre et du vagin chez la femme, effet de
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l'irritation de la membrane muqueuse de l’urêtre par contact immédiat du virus vénérien.
Symptômes. i.er? période. Dès l'invasion, quelquefois peu d'heures et rarement 6 jours après l’infection , démangeaison au frein de la verge , bientôt douleur, gonflement de l’orifice de l’urètre • ardeur lors de la sortie de l’urine ; écoulement
d’une matière d’abord limpide, ensuite jaunâtre.
2 ,c période. Du 1 5 au 20e jour, écoulement d’un liquide jaune verdâtre, fréquente envie d’uriner, hémorrhagie légère en urinant, inflammation des glandes de couper, reserrement de l'urètre, courbure de la verge constituant la chaude-pisse cordée. Quelquefois l'inflammation se propage à la prostrate , à la vessie , aux uretères. Lorsque le prépuce est tellement gonflé qu’il ne peut plus être retiré en arrière , cet accident s’appèle phymosis , et quand le prépuce ne peut plus recouvrir le gland, il est dit paraphymosis. Par fois au-dessous et le long de l'urètre, il y a de petits gonflcmcns qui peuvent suppurer et faire naître des fistules.
Dans les femmes, cette maladie infecte i.° la partie inférieure du vagin , de là écoulement verdâtre ou jaunâtre j 2.0 l'orifice de l’urètre, la vessie et les viscères du bas ventre; 3.° les glandes sébacées des grandes et des petites lèvres et de la commissure postérieure de la vulve.
Elle peut se terminer i.° par résolution, 2.0 par métastase ( celle sur les glandes des aines forme
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les bubons sympathiques : celle sur les feslicules , l«i chaude-pisse tombée dans les bourses , souvent la suite d injections astringentes, du défaut dans le régime, dun exercice forcé sans suspensoir ) ; o.° par dégénérescence en chronique , particulièrement chez les vieillards; on l’appèle alors blé norrhée ; /\." par ulcération, ou rétrécissement, ou carnosités de l’urètre.
Sa durée est ordinairement de a 3o jours , mais le plus souvent davantage.
Traitement. Les injections , dans le principe , doivent être rejetées ainsi que les mercuriaux : si on veut absolument les employer, les injections narcotiques sont préférables aux astringentes.
Suivant la saine pratique , on doit , dans l'invasion , donner les boissons délayantes , mucilagineuses, les émulsions anodines et calmantes, peu d’alimens et de facile digestion.
Si l’inflammation est intense , sangsues au périnée; bains locaux dans une décoction narcotique,
Lorsque l’inflammation est diminuée, nourriture plus abondante, boissons légèrement Ioniques.
Le phymosis et le paraphymosis sont combattus par injections , fomentations émollientes , cataplasmes froids arrosés d’acétate de plomb, ( vulgairement extrait de Saturne ). Quand l'inflammation est considérable, saignée locale, et même Section du prépuce dans le cas d’étranglement.
La gonorrhée cordée se combat par des linges imbibés d’une solution d’opium , et les boissons
calmantes. Lorsqu’il y a tumeur au périnée, saignée locale, cataplasme arrosé d acetale de plomb, laxatifs fréquens , frictions d’onguent mercuriel. Si la résolution ne s’opère pas , ou ouvre promptement l’abcès pour qu'il ne se fasse pas une ouverture dans l’urètre.
L’inflammation de la vessie requiert saignées , bains, fomentations et lavemens émolliens.
A la dysurie produite par les injections astringentes , on oppose les boissons mucilagincuscs auxquelles on ajoute, plusieurs fois par jour, quelques gouttes de teinture de tabac.
Si les testicules se gonflent : suspensoir; cataplasmes émolliens et narcotiques , pour diminuer dans cette partie l’irritation qui ferait cesser 1 écoulement. Dans le cas de ce gonflement , cataplasmes répercussifs , dès le principe , avec la boue de coutelier, ou des compresses imbibées d’extrait de Saturne ; mais l’inflammation des testicules étant forte, il faut recourir aux anli - phlogistiques sans mercuriaux, et irriter le canal de l’urètre avec une ou deux gouttes d'ammoniaque ou une dissolution de pierre à cautère ou de pierre infernale. Quand, par suite dun traitement impropre, la suppuration est établie , on ouvre 1 abcès dans la partie la plus déclive.
Par son ucrete , la matière de la gonorrbée produit des excoriations, des ulcérations au prépuce et au gland , aux grandes lèvres .chez la femme 5 il faut alors laver ces parties plusieurs fois le jour avec une solution d’acétate de plomb.
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Les porreaux cpii sont la suite de la gonorrhée doivent être touchés avec la poudre de Sabine qui détermine une grande suppuration sans produire d’eschare.
Lorsque la gonorrhée se complique de bubons sympathiques , on empêche la suppuration par des cataplasmes narcotiques, et on facilite l’écoulement autant que possible , par des boissons délayantes cl légèrement diurétiques.
Dans la dégénérescence en chronique : bons alimens, vins, martiaux ( préparations de fer ), quinquina, injections avec dissolution d’alun ou de sulfate de zinc ou d’acétate de plomb liquide.
Pour être sur d’une parfaite guérison, on termine le traitement par quelques pilules de Béloste mercurielles , sur - tout chez les femmes où une grande surface muqueuse pourrait conserver long temps des principes contagieux. Si ces pilules produisent la diarrhée, on leur substitue celles laites avec vingt-quatre grains de mercure doux et de camphre, douze grains d’opium et suffisante quantité de sirop : le malade en prendra uue matin et soir pendant dix jours.
I.es carnosités ou excroissances charnues et fongueuses, formées dans l’urètre et qui empêchent le passage de l’urine, sont difficiles a guérir. Autrefois, pour les détruire ou pour dilater ce canal, on se servoil de bougies : aujourd’hui les sondes de gomme élastique ont justement la préférence.
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