‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 48 sur 119 · Période : Ramollissement et gonflement des · texte numérisé non relu

Période : Ramollissement et gonflement des

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ganglions lymphatiques ; altération de la peau qui, devenue d’un rouge bleuâtre, fournit, par plusieurs ouvertures, une matière puriforme avec des concrétions blanchâtres. Les ulcères qui suivent se cicatrisent difficilement et sont sujets à récidive.

5.e Période .• Métastase du vice sur les yeux, sur les articulations, sur les os qu’ils dépouillent du phosphate calcaire, sur les poumons ( de là, la phthisie pulmonaire tuberculeuse ), sur les glandes du mésentère ( de là le carreau ), avec fièvre hectique et marasme ou consomption.

Complication avec la syphilis, le rachitis, le scorbut et, alors, carie des dents, saignement des gencives.

Traitement : Guérison difficile.

Si une mauvaise nourriture paraît favoriser le développement de la maladie, il faut la remplacer par des substances animales les plus nutritives , ordonner la respiration d’un air pur, l’insolation , l'habitation d’un lieu sec, l’exercice, des frictions sèches, du vin, la décoction' de houblon, des bains de mer, des vêtemens chauds.

Lorsque les tumeurs existent, et qu’il y a embarras gastrique, on purge légèrement avec de petites doses de mercure doux ( en prenant garde de causer le ptyalisme et des superpurgations qui aggraveraient la maladie); on emploie les toniques tels que les oxides de fer combinés avec le muriate d’ammoniaque, ou le carbonate de soude (.préférable à l’éponge brûlée), le vin de quin-

EN PARTI CÏÏLIÏP, 2QD

quina , l'élixir anli-scropliulcux de Peyrilhe, l’eau de mer en boisson. Les altérans, tels que les mercuriaux, les antimoniaux unis aux sudorifiques , ont peu de succès.

Le muriate de Baryte si vanté , cl l’arsenic sont dangereux dans des mains inhabiles.

Sur les tumeurs sans douleurs, 011 applique des huiles camphrées aromatiques, l’onguent mercuriel , l’ emplâtre de savon avec celui de rigo cum mercurio , les cataplasmes de ciguë. Les vésicatoires, les cautères sont conseillés, ainsi que l’électricité, le galvanisme.

Si on n'a pu empêcher la suppuration, on la favorisera par des lotions de saumure, ou par des cataplasmes stimulans.

Lorsqu'il y a des foyers profonds près des articulations, il faut les ouvrir avec la lancette ou percer un séton.

Sur les ulcères, 011 applique des cataplasmes avec de la mie de pain trempée dans une solution dune once de carbonate de soude par pinte d’eau, ou des plumaceaux enduits de cérat saturne, et par-dessus, des compresses imbibées d'eau salée ou de mer, et souvent renouvelées.

Pour corriger la mauvaise nature du pus et détruire les excroissances, cérat avec très -peu de vert-de-gris, précipité rouge, alun calciné.

Quand les ganglions mésentériques sont engorgés, on donne, deux fois par semaine, comme alternant, deux à quatre grains de rhubarbe.

Épidémies

IJ faut être plus réservé, s’il y a paroxysme fébrile le soir, daus l’usage des toniques que dans celui des purgatifs légers. Les frictions soir et matin sur l’abdomen, les bains chauds, sont utiles. Le régime consistera en gruau, vermicelle, salep, semouille, ajoutés à du bouillon gras.

Bronchocèle, vulgairement goitre ou gouètre.

Caractères : Tumeur à la partie antérieure du cou, provenant du développement total ou partiel de la glande thyroïde.

Il ne faut pas confondre celte maladie avec la tumeur aérienne qui arrive aux femmes à la suite de leurs grands cris lorsqu’elles accouchent.

Causes : Température froide et humide ; sexe féminin ; constitution lymphatique; eaux contenant beaucoup de 4sels calcaires.

Symptômes : Tumeur, le plus ordinairement, sans inflammation ni changement de couleur à la peau; susceptible d’acquérir un très -grand volume et de gêner quelquefois , par la compression de la trachée-artère et de l’œsophage, la respiration et la déglutition.

Traitement ,* Les goitres récens guérissent assez fréquemment par de légers purgatifs ( tels que le calomélas joint au jalap, les pilules de Béloste ), souvent répétés; par des sachets remplis de poudres résolutives et absorbantes , comme les muriales de soude et d’ammoniaque, d éponge cal-

EN PARTICULIER. 2q5

cinéc, de plâtre; par les eaux alcalines sulfureuses, et par l’opiat composé (l'éponge demi-calcinée , de cannelle en poudre et de miel. Lorsque le «roitre est dû à l’influence des localités, il faut

changer de lieu ou de climat.

Les goitres anciens ne guérissent jamais , à moins qu’ils ne s’enflamment et ne suppurent; alors on applique des cataplasmes et des emplâtres maturalifs , et on suit le traitement des abcès. L’extirpaliou du goitre squirrheux est trop dangereuse pour conseiller de la pratiquer.

Caractère : Exanthème ou éruption pustuleuse attaquant particulièrement le cuir chévelu.

Causes : Chez, les enfans des pauvres, toujours mal propres et mal nourris, la teigne peut se mon trer spontanément ; souvent elle se communique par contact immédiat avec la peau excoriée, ou l’emploi d’un peigne imprégné de la matière de la teigne qui ronge la peau. Elle est quelquefois l’effet du virus écrouclleux ou vénérien invétéré. Quoique celle maladie paraisse particulière aux lieux humides , cependant elle se rencontre quelquefois dans des pays élevés et crayeux, par exemple, a Saint- Vast-lès- A miens.

Symptômes : Les formes que celle maladie présente dans ses différentes époques en font admettre cinq variétés :

£9® Epidémies

ï.° La jurfuracée ou porrigineuse , vulgairement crasse de la tête : légère desquamation de l'épiderme, suintement d’une humeur qui, desséchée, offre des écailles semblables à du son et à une poudre farineuse.

a.0 La faveuse ou semblable à des cellules d'abeilles : Tubercules arrondis, déprimés en godet h leur centre , de couleur jaune grisâtre , lesquels s’accroissent , se réunissent et forment ainsi des croûtes épaisses et informes qui, enlevées, se reproduisent.

3.° La granulée ou rugueuse : Tubercules irréguliers , inégaux , bosselés , d’un gris brun , sans excavation à leur centre. Elle est plus rare que la faveuse.

4-° La muqueuse , sécrétant une matière visqueuse et gluante. Pustules ou vésicules suivies d’ulcérations superficielles d’où s’écoule une humeur tenace qui ressemble à du miel grumelé ou à de la bouillie.

Le professeur Pinel pense que la muqueuse est la croûte laiteuse ou achores des enfans.

5.° L’ amiant) ’iacée semblable à l’amianthe à petites écailles très-fines et argentines, d’une couleur nacrée, entourant les cheveux ; peau rouge et sillonnée.

Traitement : Très-difficile chez les scrophuleux. Quand la peau est seule attaquée, propreté -, diminuer 1 irritation à l’aide de cataplasmes érnolliens et de corps gras.

Lorsque l’irritation a cessé , faire usage des substances excitantes pour changer l’état maladif de la peau, telles que des lotions avec la solution de carbonates alcalins, de savon, de muriate suroxigéné de mercure, de muriate de soude, la décoc* lion de tabac; des applications de moutarde, d'onguent avec muriate de mercure doux, ou muriate de mercure ammoniacal , ou acétite de cuivre ( verd de-gris ) , ou manganèse joint a la fleur de soufre et a la poudre de charbon de bois. On conseille aussi la gomme ammoniaque ramollie dans du vinaigre, le cataplasme de ciguë , un vésicatoire sur la partie, l’évulsion des bulbes des cheveux avec de petites pinces ou des bandelettes de poix de Bourgogne (moyens proposés par Duncan et re jetés par Murray qui ne pense pas que la maladie soit dans les bulbes des cheveux, mais bien dans le corps réticulaire de Malpighi ).

Intérieurement, on administre les pilules de Bélostc, le sirop anti-scorbutique, celui de Bellet, et des purgatifs, quand l'indication se présente. Les cautères et les vésicatoires sont souvent avantageux; le régime végétal convient.

Dartres.

Caractères : Phlegmasie ou éruption chronique de la peau, de forme très -variable, et s’étendant, comme en rampant, sur différentes parties du corps.

Causes .* Constitution bilieuse ; délicatesse et grande sensibilité de la peau; été; mauvaise nourriture; mal-propreté; tristesse; hérédité ; écrouelles; scorbut; vice vénérien ; suppression des flux menstruel, hémorroïdal; métastase goutteuse ou rhumatismale; fièvres intermittentes trop tôt arrêtées; masturbation ; grossesse ; virus des ulcères dartreux ( ce que nie le docteur silibert ).

Symptômes .- La forme de 1 humeur desséchée les fait distinguer en :

i.° furfuracées , dont les écailles petites ressemblent au son ( partie grossière du bled ) , ou sont porrigineuses , c’est-à-dire comme de la crasse;

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