‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 58 sur 119 · Le vomissemcul de sang ou hémnlémèse · texte numérisé non relu

Le vomissemcul de sang ou hémnlémèse

4.0 Le flux mésentérique ou hémoriliagie alviuo; 5.° La ménoriliagio ;

G.0 L’hémaluiie ou pissement de sang.

-lum; picssion \ doif I>as arrêter, sut la selle.

I à l’cgaid des femmes lymphatiques.

fièvres

scs sont presque toujours fausses cl le plus souvent fuuoslos. On les voit dans les mpliquécs d'adynamie et il’aluxie, la pcjite-vciolc contlueutc, la scarlatine, le

femmes échappent le plus souvent aux dangers de ces pernicieuses hémorrhagies.

tiolcnique.

1 toutes les affections de poitrine.

J'omissemens précédés de nausées, de cardinlgic de pouls précipité, dur, illégal avcciioid des oxlijimilé

< Ciise la plus fiéqucntc dans l’in flamnmlion de la muqueuse des narines , le 7.* j. ( Cet écoulement est quelquefois critique daus la fièvr riiigioténique.

{Les crachats cuits ou critiques terminent ordinaiiem Lorsipi’eu pareil cas, l’cxpecloialion ne peut s’élobl d’une péripneumonie , est un signe l'uuesle. Le crache

Ils 11e servent souvent qu’il alléger les symptômes cl stomacal.

Le vomissement de matières fétides, sanguinolentes sans vomissement dans une maladie aigue, son) un ni

né;.-.,;..,., ..?■ t.iN- .le .1

cales, picotement et grouillement du v ^ sueur nulle , urines raies cl ciues.

y. ... r Uan» beaucoup de maladie* arnues-cl quelque* ol.w.»

o • - 1 Elles jugcnl tes embarras gastriques, l'hépatite , la

B» C\ "1UCS’ S La fièv. e nn qucusc, les calarihes, l’hydiopisie coni ' Le dévoiement séreux, fiéquent, abondant , qui ne

1 dcbul cl dans le cours

h favoriser l'heureuse issue de 1« maladie, en enlevant la complication d’embarras

noires, livides, avec Loquet , syncope, coniulsions, est mortel. Des nausées 'répétées uvnis présage.

G.0 Organe s’opèrent

'Sueurs , précédées de froid, bientôt de pouls vif. élevé, < Elles jugent toutes 1rs maladies aiguës. Il faut distinguer les critiques de celles des rcdotiblem.

où elles tels sont / dermoïde

1 do la péau.

} De»

ondulant , peau brûlante avec punit et visage rouge,

” j cri,ilIUC5 { véroli

,-argues /

( symplôinaliqucs tel chroniques. Exemple ; le p.

, Eruptions dans les maladies

glanduleux. .

7 \ux d'urine précédé d’une sensation gravalivc de l’hypogasfr

li va ti on fréquente dans l’angine tollsillniro. Elle se voit quelquefois dam les fièvres muqueuse et bilieuse , la petite-vérole,

1 ' ‘ IVirlii'ii'i1. tl.'iri* 1 ' lièvres rnntqlrnuiTrs (î’arlv unmie el é’jilnxîe . du r.c nu IA '

fikbciiscs dans h

,nt|y»

duiis les maladies aiguës

/ r rolides , rarement critiques ; presque loujr 7 liions , presque jamnis c 1 i tique». Complication <1.

( m/lcmcnt des testicules , avantager* •’ ,"*

S Le gonflement du

gonflement de diverses parties du corps. ^ compliquées d'ataxie,

t syinplômatiq"e dans les Gèvi l lwrion on pustule gangréneuse f ( lili(iuc , si ion appar ition a

f Signes : prolongation «le / épôts purulcns symptomatiques. < afTaiblissemcpl considérable 1' 11 ■ I 1 1 1 lit II. : mine claire, tenu , ;

■)■• Signes précurseurs ( Diminution dans 1 d’une esc heureuse. J de l’en.

pcripuenmonie bilieuse, la dysenterie, commentante, la mélancolie.

ulnge pas dès le début d’une maladie

uliellcs sont défavorables fi l’exception de celles des membres ihréiicurs dons les catar rhes.

rliairc rouge ou blanche et quelquefois ciislalliuc, juge la maladie lo n.° jour ; mais s. paraissent le 3.° ou 4.0 jour.

!3| fleheux.

de celles des lièvics inlerroiltcnlcs.

es que pétéchies, taches de pourpre ampoules ortiées, érysipèles, dartres, millet, aphllics. igus,

l\ùnisîe ou ictère. L’ictère qui a lieu dès le premier jour des nn ladies csl symptomatique et toujouis funeste; il est ciitiquc dons le 2.c septénaire , si les selles sont bilieuses

1 Ce flux juge les maladies aiguës. Dans la fièvi , avec clialouillerociit huilant dans les parties génitales, é frèére bilieuse, sédiment rouge; semblable ù

’ gangréneuse.

l’urine de couleur ualurcllc.

inflammatoire . sédiment blanc; dans la du pus, le sixième jour , dans l’angine

ipliquéès d’adynamie et d'ulaxie, du 7.' au 141e jour, uio-atnxiqucs.

et les afTcctions catarrhales.

■isage, des mains, des membres abdominaux, de toutes les parties du corps sont des crises partielles qui j la péripneumonie él quelquefois la petite-vérole.

:S compliquées d’adynnmic cl d’ataxie , cl mortel.

qiaisc Ses symptômes alaimans, ii la tumeur se circonscrit en lcreâinant la maladie. lu h la fin des maladies aiguës, èlir-toul de la pc ilc-véïole.

•Sngrène | foutes les tumeurs cl tous les exanthèmes dans b s mallidics aiguës peuvent se gangréner : exemple. Escanhc gangréuctke de la peau du coccix et des grands frochan

aux extrémités.

daus les cavités intérieures, dons les parenchymes des vise l

;cnt les fièvics muqueuses vcrmiucuses

partielle; uriuc claire; ténu , abondante.

nombre cl dons la force des ballemcns du pouls qui devient nnlu , un de la langue; soif moins intense; moiteur ; peau douce a s; urines troubles, sédiment forme par de* paillettes

I chaleur alternatifs

'sible ni | favorables, ; sueur x dangeicux,

irons et d’un rouge pale.

:i • ' i si - 1

! .mim ’ln •' f

AVEC LES MALADIES REGNANTES, etC. DI 7

héroïque qui, non-seulement après avoir irrité les fibres musculaires de l’estomac et des intestins, produit des vomissemens et des évacuations alvines , mais aussi porte son action sur le système de la circulation, augmente la sécrétion des uriucs et provoque la transpiration. Le point inflammatoire, ou douleur rhumatismale , dans les fausses pleurésies cl péripneumonies , est subitement enlevé ou dissout par la suite des heureuses commotions que détermine le tartre stibié qui empêche des congestions intérieures souvent fâcheuses.

La constitution annuelle de i S i (3 a été printannière et automnale. L’été et l’hiver suivant y ont apporté de très-légères modifications. Des pluies presque continuelles , une température humide plus douce que froide, la cherté des vivres, leur mauvaise qualité, ont produit, sous ’i constitution médicale mucoso -gastrique , les fievr?s mucoso bilieuses quelquefois compliquées d adynamie, souvent d’ataxie et toujours de vers, des catarrhes pulmonaires, des angines, des rhumatismes, des diarrhées, des fièvres intermittentes, des apoplexies séreuses.

Hiver de 1816 à 1817.

Cet hiver a été généralement humide et peu froid. Le thermomètre de Réaumur a offert le plus souvent, 5 - 10 degrés de chaleur. Les vents du nord, vers le 12 janvier, ont amené quelques beaux jours; mais la température froide et la sérénité de l'atmosphère ont été de courte durée.

Les vents d'ouest et particulièrement le sud-ouest.

se sont bientôt fait ressentir,

Le 8 février , nous avons aussi joui du beau spectacle de l’aurore boréale dont tous les journaux ont parlé. Pendant tout ce mois , le temps a été moins humide qu’il n’avait été depuis un an. Les personnes sédentaires, qui ont voulu jouir d’un beau soleil et se sont exposées a son influence, ont éprouvé des affections dépendantes d’un passage subit de l’obscurité à une vive lumière.

Dans les premiers jours de mars, tempêtes de l’équinoxe avec des coups de vent violens précédés et suivis de fortes averses; du 5 au 4, vent furieux. Enfin un temps serein , tel que nous n’en avions point encore vu depuis quelques mois, a paru ; mais la température s’est refroidie : le soir et le matin, le thermomètre était à un dégré audessous de glace; et dans le jour, remontait à 5- 5 8 degrés de chaleur. Jusqu’au 24, il gelait, et il neigeait plusieurs fois le jour. Le a5, pluie abondante qui a adouci Je temps ; le thermomètre marquait 6 à 14 degrés.

Dans celle saison parurent la coqueluche et des éruptions de toute espèce ; le catarrhe guttural et quelquefois le pulmonaire ont compliqué la rougeole dans le peu de jours que les vents du nord ont soufflé; mais en général, la rougeole fut bénigne. J’ai rencontré dans ma patrique quelques scarlatines compliquées d’angine trachéale chez des enfans a qui on avait donné des echauffaus

AVEC LES MALADIES REGNANTES, etC . OIQ

dits cordiaux qui ne conviennent qu’aux sujets faibles (t).

Le refroidissement de l'atmosphère qui a eu lieu à la mi -mars jusqu’au 25, a produit des pleurésies où les sangsues appliquées in loco doloris , ont été plus avantageuses que la saignée générale.

Des saisons très pluvieuses ont toujours fait pronostiquer des maladies nombreuses et graves, mais nous avons vu ici le contraire; car, malgré des pluies intarissables , il y a eu peu de malades , et encore étaient - ils légèrement attaqués. Les franches inflammations ne se sont point montrées; nous n'eûmes à traiter que de légères phlegmasies qui eurent plus particulièrement leur siège dans les membranes muqueuses et le système cutané.

Printemps de 1817.

Le printemps a commencé de bonne heure et a été assez sec ; le thermomètre n’est point descendu au. - dessous de zéro de glace et ne s’est pas élevé au-dessus de iA-~ 16'- 22 0 de chaleur. ' — ■■■ -

(0 J ai vu aussi «tes scarlatines miliaires ou vésiculaires. Elles duraient plu* de temps, parce que la sortie des pustules n’avait lieu que lorsque la rougeur était sur le point de disparaître. Dans ce cas, la maladie avait beaucoup d’analogie avec la rougeole. Les Te'sicatoires, comme dérivatifs, m’ont servi contre les affections comateuses et les convulsions. Je n’ai jamais employé' les purgatifs qu’a près la chute des écailles.

5‘20 conxotitujn'ce de i/ATMOsniknE

Les vents les plus ordinaires furent nord, sud,

sud-ouest.

Au commencement d’avril , la température a été douce ; vers le milieu , les vents toujours du nord ont été violens, et la clialcur a Varié de o de glace à i/j ° au-dessus. La fin du mois a été froide, le ciel était le plus souvent brumeux. Les passages brusques d’une douce chaleur au froid ont occasionné des rhumes j des catarrhes pulmonaires ; le croup ; la pleuro - pneumonie ; des hémorrhagies pulmonaire , intestinale et urinaire ; des fluxions hémorrhoïdaires ; des coliques; la diarrhée; l’entérite; la péritonite; la constipation et des embarras intestinaux.

Dans les huit premiers jours de mai, les vents nord- est, est, et sud-est, ayant le plus soufflé, il en est résulté une sécheresse excessive qui , agissant sur notre économie, a produit des phlegmasies de la membrane muqueuse des intestins et des voies pulmonaires. Depuis le 9 jusqu’à la fin, pluies douces, abondantes et souvent répétées; Je tonnerre a grondé plusieurs jours de suite. Le thermomètre a màrqué, le matin , \ - 5 °, et vers le milieu du jour, 14.16° de Réaumur. Les vents dominans ont été sud, sud-ouest, ouest.

Ce mois a offert des lièvres bilieuses, des catarrhes particulièrement oculaires, des rhumatismes aigus, des sciatiques, des accès de goutte, des péripneumonies bilieuses, peu de pleurésies, des attaques de paralysie et d apoplexie. Les femmes en

couche,

AVEC LF. S MALADIES REGNANTES, ètC. 02t

couche, très-exposées aux inflammations des membranes séreuses, ont été pins affectées de pleurésie, ou même d’inflammation des méninges, que de péritonite.

Juin a présenté d’abord une température douce et humide qui commença à développer une constitution gastrique ou bilieuse; mais bientôt cette température étant devenue froide et pluvieuse sous l'influence des vents du nord, la constitution catarrheuse annuelle s’est de nouveau manifestée : on vit alors des lièvres intermittentes de tous les types; mais le temps étant redevenu beau, quelquefois orageux et très-chaud ( puisque le thermomètre de Réaumur s’est élevé jusqu’à 22 °, et que son minimum dans tout le mois a été de 7-G.0 ), les affections gastriques ont bientôt reparu cl se sont soutenues jusqu’à la lin du mois avec des variations produites par quelques jours humides et tempérés.

Eté de 1817.

Cette saison a été presque constamment chaude; Sa température a varié de 8 à s5 degrés. Les vents ont été sud-est , sud, sud -ouest et quelquefois ouest.

Dans les premiers jours de juillet, température douce et molle occasionnée par des pluies excessives : alors diarrhées bilieuses, choléra -morbus , fièvres mucoso - bilieuses plus ataxiques que putrides.

Depuis le 20. r jour jusqu’au 25. e, temps toujours

pluvieux, affections bilieuses. 11 faut observer que les personnes soumises aux mêmes influences de la constitution bilieuse ont offrit des effets bien variés.

Les dix derniers jours de juillet ont été beaux ; le thermomètre de Réaumur s’est élevé à 18-19 °.

Les affections gastriques ont dominé.

Les céphalalgies, les éblouissemens, les vertiges ont nécessité quelquefois l’application des sangsues chez les sujets pléthoriques.

Les premiers jours d'août ont été beaux et d’une chaleur modérée. Il y a eu des choléra -raorbus , des entérites. Le 8.e et le g.e jour, le temps avait paru changer, mais le ciel est redevenu serein, et quoique la constitution atmosphérique semblait devoir favoriser les affections gastriques , cependant sous son empire se sont montrées des affections catarrhales, des fièvres intermittentes, des rhumatismes appartenant à la constitution humide et froide. Ce phénomène ne tiendrait -il pas à la disposition alors occulte de la constitution profondément humide de l’air, insensible aux instrumens hygrométriques ?

La fin d’août a été froide et pluvieuse : le thermomètre de Réaumur a, dans son minimum, offert 8 °, et dans son maximum , 1 1 -1 2 °.

Ce qui prouve d’une manière péremptoire la concordance de l’état atmosphérique avec les maladies régnantes, c’est que de suite les affections gas triques inflammatoires se sont converties en muqueuses, même chez ceux doués d’un tempérament bilieux très Irauché.

A^EC LES MALADIES REGNANTES , etc. 3a3

Septembre a été constamment chaud : le thermomètre de Réaumur, dans sa plus grande élévation, a marqué 2 2 à 25 0 ; son minimum a été de io°. Le matin , jusqucs vers les dix heures , l’atmosphère a été le plus ordinairement obscurcie par un épais brouillard; ensuite l’astre du jour brillait de son plus bel éclat. Quelques jours orageux ont produit, avec le tonnerre, de la grêle, qui a fait quelques ravages dans plusieurs cantons au nord d Amiens.

La constitution bilieuse régnant chez nous depuis quelque temps , s'est convertie en adynamique, ce qui a aggravé singulièrement les maladies régnantes telles que les entéro bilieuses, les choléra , les diarrhées bilieuses. Au village de Rozieres , pa^s eleve, en plein Santerre, il a régné, pendant tout 1 été et dans le cours de r automne , une fièvre bilieuse adynamique qui , eu égard au traitement évacuant dans le principe de la maladie, n a point été meurtrière.

Jusqu’alors, depuis près de deux ans, il n’y avait, a Amiens, que des maladies sporadiques mucoso-bilieuses, souvent vermineuses, très rarement adynamiques ou ataxiques, et des affections analogues a la température des saisons, quoique des villages à une, deux et même neuf lieues de celle ville, offraient depuis ce temps des fièvres mucoso-bilioso- ataxiques, quelquefois adynamiques, et presque toujours vermineuses.

Mais, dès le commencement de septembre, il

5)24 CONCORDANCE DE l’aTMOSPUERE

s’est développé à Amiens une fièvre de caractère? bilieux dans le principe, qui, au 14 et 20, est de* venue [adynamique et ataxique. Chez ceux qui , dans le commencement, avaient un dévoiement continu, l’adynamie 11e tardait pas à se prononcer. Elle arrivait, à la fin du premier septénaire, chez les individus débilités par la saignée ou des purgatifs répétés. Bientôt alors la bouche se séchait, la langue se couvrait d’un enduit plus ou moins noir. Le traitement le plus favorable consistait, dès l’invasion de la maladie , en un vomitif, un ou deux purgatifs salins, et en boissons délayantes, acidulées, etc.

Malgré que mes moyens médicaux fussent toujours conformes aux symptômes de la maladie, j’eus cependant la douleur de voir périr, a Amiens, un vieillard respectable et un de mes amis (1) , par

(1) De retour à Amiens depuis quelques jours d’un voyagé long et pénible, M. G.., négociant, ( âgé de 38 ans, d’un tempérament bilioso-nerveux et d’une assez forte constitution ), s’étant exposé imprudemment pendant deux heures à l’action d’un soleil brûlant, et n’ayant point eu l’attention de changer de linge , fut pris, le soir , d’un violent mal de tête qui augmenta dans la nuit , durant laquelle il fut trèsagité. Néanmoins, il sortit le lendemain au matiu pour affaires ; mais il fut forcé de se coucher vers midi.

Appelé aussitôt, je le mis à la diète, je lui prescrivis de l’eau de tilleul avec sirop de capillaire comme diaphoreti-* que. Le lendemain, l’embarras gastrique étant très-prononcé, l’émétique diminua sensiblement le mal de tête, la

AVEC LES MALADIES RKGNANTE8, etC. Ô?.5

suite d’accidens les plus graves auxquels j'opposais de vains efforts.

tension et la douleur de l’épigastre. Le 4.e jour, la constipation me fit prescrire du petit-lait aiguise' avec de la crème de tartre que je répétai encore le surlendemain} tout allait au mieux par l’empl •’ des délayans, de la limonade, des bains de pieds , des laveinens , et le 14e annonçait une terminaison heureuse, lorsque ce jour même le malade se mit dans une colère extrême qu’pu eût beaucoup de peine à calmer.

Dès ce moment les caractères d’ataxie se montrent, le malade 11e parle presque plus, même lorsqu’on l’y force; une triNtessc pro onde s'empare de lui, il 11e fait que soupirer. Le i5.f, la langue étant recouverte d’un enduit jaunâtre et épais , l’émétique en lavage fut administré, et produisit peu d’e et ; deux jours après, une assez forte constipation me fit employer une dose de sel de seignette qui procura de légères évacuations alvines. Le 18. e, le délire étant fort, les vésicatoires aux jambes furent appliqués, et je demandai en consultation mon confrère Griois : nous combattîmes, par les ; ntispasmodiques et les slimulans, les aceidens nerveux qui allaient croissant. Tout-à-coup, dans la soirée du 2i.e jour, une hémorrhagie alvine , de la plus grande force , mit le malade a deux doigts de sa perte; mais, quoiqu’elle ne se reproduisit pas, les aceidens nerveux furent si intenses, par suite de celte effrayante évacuation, que nous ne punies par les nervins, les antispasmodiques, les cordiaux, les analeptiques mêmes, que réparer très-faiblement les pertes que la nature avait faites et calmer les désordres du cerveau, et, malgré tout ce que nous fîmes pour disputer à la mort sa victime , notre ami succomba au 27^ jour de celle fièvre gastro-ataxique.

Automne de 1817.

Dans les derniers jours de septembre, atmosphère plus froide, brouillards très- épais le matin jusques vers midi. La fraîcheur de l air ne ralentit cependant pas les effets de la constitution muqueuse ou bilieuse putride. Au matin, le thermomètre de Réaumur indiquait 9 à 14 0 au dessous de zéro; au milieu du jour, 18 à 19 °.

Quelques congestions sanguines abdominales s’étant présentées, sur-tout par suite de la suppression du flux menstruel ou hémorrhoïdaire , l’application des sangsues à l’anus a été d’un grand secours. I.es sangsues au thorax ont été aussi très utiles dans le cas de pleurodynie, chez les sujets d’une forte constitution et d'un tempérament plus sanguin que bilieux ou lymphatique; mais l’émétique, comme dérivatif, et un emplâtre vésicatoire sur le point douloureux, ont été plus avantageux aux malades qui étaient faibles, et lorsqu'il y avait une complication gastrique très-prononcée.

Octobre. Le premier jour de ce mois a été, à Amiens, très - pluvieux ; les autres jours ont été seulement brumeux et froids, malin et soir. I.e thermomètre de Réaumur, à ces deux époques de la journée , était à 1 ou 4 degrés au-dessus de zéro de glace ; et aux heures où la chaleur se faisait sentir davantage , il marquait au plus 7 à 8 degrés. Les vents ont soufflé le plus constamment nordouest, ouest. Celle constitution froide et humide

AVEC I.ES MAT.ADIES RECNAIS’TES , efC.

tempéra tout-a fait la constitution médicale bilieuse. Les symptômes adynamiques , qui jusqu’alors avaient compliqué les fièvres mucoso -bilieuses ré <mant es, disparurent insensiblement. On vit des fièvres intermittentes de tous les types, des fièvres muqueuses rémittentes vermineuses avec des complications ataxiques chez quelques-uns, des rougeoles qui, par des moyens échauffans administrés par les parens, à linsçu des médecins, ont été suivies de catarrhes pulmonaires dont la terminaison a presque toujours été malheureuse. 11 y eut des attaques d’apoplexies, plus séreuses que sanguines, et des attaques de paralysie ; quelques rhumes violons avec point de côté simulant la pleurésie. Le bas-ventre, par fois, fut affecté de douleurs plus nerveuses qu’inflammatoires et qui se terminèrent heureusement à l’aide de boissons délayantes et adoucissantes, ou spontanément par une diarrhée mucoso bilieuse que de légers minoratifs, soit en potion, soit en lavement, provoquaient en cas de constipation. Chez les sujets forts et vigoureux, je fis avantageusement appliquer des sangsues à l’anus, ayant soin cependant de faire couler peu de sang.

Les quinze premiers jours de novembre ont été primitivement très-brumeux, ensuite pluvieux. Cependant le baromètre est presque constamment resté au beau, et il est descendu les jours où le soleil s’est montré radieux. Les vents ont soufflé le plus souvent sud- ouest, est.

Les maladies régnantes ont été des catarrhes pulmonaires avec crachement de sang , beaucoup d embarras gastriques, de fièvres mucoso- gastriques compliquées particulièrement de symptômes nerveux ou alaxiques, et presque tous de vers.

J’ai eu à traiter un homme de trente-un ans, d’un tempérament bilioso-nervo lymphatique qui, jusqu’au io.e jour de sa maladie, a présenté les symptômes d'une fièvre mucoso - bilieuse rémittente 5 à cette époque, il s’est développé tout-àcoup, sans abus d'évacuans, des symptômes neryeux, d’abord légers, accompagnés d’une sueur excessive, bientôt suivie de convulsions affreuses dans lesquelles le malade a succombé au i ie jour. Les irrilans employés comme dérivatifs, tels que les sinapismes aux jambes, le Uniment avec l'alcali volatil, ont été infructueux dans celte complication qui m’a présenté tous les caractères de la fièvre sudaloire, vulgairement suelte, que je regarde comme une variété de la fièvre muqueuse ataxique.

Ce mois présenta aussi de fréquentes attaques de paralysie que les saignées générales ou locales ont aggravées ou rendues mortelles en occasionnant la prostration des forces vitales.

La rougeole , qui s’était montrée épidémiquement dans plusieurs communes rurales, dès le mois d’août ( ainsi que la petite-vérole ), s’est introduite à Amiens 5 et le catarrhe pulmonaire, qui en est la suite, a été funeste à beaucoup d’enfans qu on 4 négligé de faire vomir dans le premier temps de

AVEC LES MALADIES REGNANTES, etC.

la maladie, et auxquels on a donné, pour obéir à une vieille routine, des substances échauffantes dans la vue de provoquer l’éruption.

La rougeole s’est communiquée presqu’ aussi tôt à la pension de St. -Aclieul, distante d’une demilieue est d’ Amiens, et favorablement située sur un sol élevé , composé de craie et d’argile.

Sur cinq cens élèves que renferme ce bel établissement, remarquable par l’ordre, la discipline qui y régnent, et par sa salubrité, soixante , de 7 à 18 ans, en quinze jours, ont été atteints de la maladie. Je n’ai perdu qu’un enfant qui, depuis son entrée ( il y avait un an ) , m’avait offert tous les symptômes de la phthisie pulmonaire et qui ne put résister a l’affection catarrhale qui accompagne toujours, d’une manière plus ou moins vive, l’éruption rougeolique. Ce malheureux enfant périt six semaines après, avec les symptômes de la phthisie pulmonaire. Les soins les plus assidus et le traitement le plus convenable ne purent que lui prolonger ses douleurs et son existence.

Les vingt premiers jours de décembre ont été très-pluvieux et tempérés : le thermomètre , le plus ordinairement a 7 degrés de chaleur, est rarement descendu à zéro de glace.

En résumé, l’automne a été, dès son commencement jusqu’en novembre, assez beau, mais froid; ensuite la température s’est adoucie; il est tombé beaucoup de pluies qui ont toujours entretenu la constitution catarrheuse ou muqueuse, depuis si long temps stationnaire.

L’an 1817a été généralement plus sec que pluvieux. Nous avons joui quelques temps de très*, beaux jours; mais l’automne, qui ordinairement est plus chaud dans son principe que l’été , étant devenu tout -à-coup froid et humide, a empêché la maturité des raisins, et nos arbres ont bientôt été dépouillés de leurs feuilles. Quoiqu'il en soit, celle année a présenté peu de maladies, malgré la cherté des grains et leur mauvaise qualité, circonstances qui naturellement semblaient nous présager les suites fâcheuses d’une disette plus factice que réelle. D'un côté, la plupart des ouvriers et même les personnes aisées dans les temps ordinaires, ne pouvant se livrer à l’intempérance que suscite souvent la facilité de se procurer à bon compte les denrées de première nécessité; cl d’un autre, la température des saisons n'ayant point offert de g- a;:des anomalies, il est facile d'expliquer pourquoi il n’y a pas eu autant de maladies qu’on aurait pu le craindre.

11 est, en outre, à remarquer que dans plusieurs cantons les fièvres bilieuses ou muqueuses adynamiques , existant depuis plusieurs mois et tempérées par le froid et l'humidité de l'atmosphère, ont attaqué particulièrement ceux que la fortune mettait au-dessus du besoin, et se sont rarement montrées chez l'indigent.

Hiver de 1817 à 1818.

A la fin de décembre , froid de 5 à 7 degres qui

AVEC LES MALADIES REGNANTES, etC. 53 1 a duré -7 à 8 jours , et qui a produit passagèrement quelques fluxions de poitrine. La température s' est tout-à-coup adoucie, le thermomètre a marqué a à 4 degrés au dessous de zéro de glace. 11 a plu beaucoup, quoique le baromètre fut au beau temps. Alors on vit des fièvres intermittentes, des angines, des d 'voiemens, quelques lièvres muqueuses rémittentes , plutôt nerveuses qu’adynamiques. Dans ce dernier cas, j’eus occasion d’observer que l'émétique, les purgatifs exaspéraient les symptômes et produisaient des accidcns, quand les saburres du tube intestinal n’en nécessitaient pas l’emploi. Les toniques donnés de trop bonne heure ont été aussi désavantageux.

Le mois de janvier a été pluvieux et d'une température douce. Le thermomètre est rarement descendu à zéro de glace : il a marqué , le plus souvent, a a 4 degrés au dessus.

Les vents du nord ont tout-a-coup fait cesser l’humidité des premiers jours de février. Le thermomètre a marqué 2-5 degrés au dessous de zéro.

La température de la mi-février a été variable : i! est tombé beaucoup de pluies et un peu de neige. Pendant cinq jours, le thermomètre est descendu à 3 - 4 degrés au dessous de zéro.

Vers la fin, temps plus chaud que froid; vents impétueux; pluies abondantes; neige fondue. Thermomètre, 4 à 12 degrés au dessus de zéro.

D après 1 étal atmosphérique de cet hiver, il n’y

a pas eu, à Amiens, d’inflammations essentielles, même chez ceux d’un tempérament sanguin, parce que le système artériel n’a éprouvé du froid qu’une légère excitation, et celui-ci a porté seulement son action sur les membranes muqueuses , ou naissent toutes les espèces de catarrhes.

Printemps de 1818.

Les dix derniers jours de mars ont peu différé des vingt premiers ; le vent a toujoui’s soufflé ouest ou nord-ouest.

Avril. Le froid et les tempêtes se sont appaisés à l’approche de ce mois. Le printemps s’est franchement annoncé. A son milieu, le thermomètre marquait du matin h trois heures après midi, jusqu’à i5 ou i5 degi’és. La fin de ce mois, par sa douceur et son humidité , a été favorable à la végétation pour laquelle on avait conçu de grandes inquiétudes.

Mai. Le commencement a été chaud et humide. Tl y a eu quelques orages et peu de grêle. Le thermomètre du soir au matin a montré G à 17 degrés de chaleur. Dans le milieu de ce mois les pluies ont été abondantes, de courte durée, et très-rares vers la fin.

Juin. Tout ce mois a été sec et très-chaud; peu de nuages ont obscurci notre atmosphère.

J. a constitution médicale, /lans le cours du printemps, a été très -peu inflammatoire et presque

AVEC LES MALADIES RÉGNANTES, €lC.

toujours catarrlieuse. Les angines, les affections cérébrales, intestinales, ont pris une teinte de la diathèse bilieuse ou gastrique qui , à fur et à mesure que la chaleur s’est élevée, a augmenté d'intensité. Si la saignée ou les sangsues ont été salutaires aux sujets forts, vigoureux et d’un tempérament bilioso sanguin, ce moyen a été défavorable aux lymphatiques et aux valétudinaires , parce qu’il a augmenté, en produisant la faiblesse, leur susceptibilité nerveuse. Chez ces individus, les excilans employés ensuite par des médecins qui n’en ont que le nom , ont produit plus de mal que la saignée n’avait fait de bien. Dans cette circonstance, il ne faut pas non plus donner des alimens trop substantiels pour réparer les forces, parce qu’alors le sang, se reproduisant avec nue activité prodigieuse, augmente l’excitation des vaisseaux artériels, et il s’en suit des crachemens de sang, des étourdissemens et des pesanteurs de tète.

En mai i il y a eu des apoplexies foudroyantes, des congestions sanguines à la poitrine , au basventre , qui ont nécessité la saignée ; mais les lymphatiques , pris de crachement de sang, se sont mieux trouvés de l’application de vésicatoires.

Les pluies abondantes de la mi-mai ont momentanément compliqué , de l’affection muqueuse , les congestions sanguines du cerveau, de la poitrine, et du bas-ventre. La fin de ce mois ayant été sèche, les catarrhes et les rhumatismes, effets do 1 humidité, ont disparu. Des embai'ras gastriques

et des fièvres tierces qui ont succédé, furent vaincus par l’émétique, non seulement comme évacuant, mais encore par les secousses qu’il imprime à tous les tissus organiques.

L’ipécacuanha, uni aux mucilagineux, a triomphé de l’opiniâtreté des coqueluches, à l’aide de la sécheresse de l’atmosphère.

Les chaleurs et la sécheresse, continuant, ont rendu les affections gastriques plus fréquentes en juin.

Été de 1 8 1 8.

Celle saison a commencé au i5 mai : peu de temps après, la constitution catarrheuse, régnant presque exclusivement depuis deux ans et demi, s’est affaiblie et s’est trouvée insensiblement remplacée par la gastrique ou bilieuse. La sécrétion de cette humeur, augmentée par l'irritation que produisit sur le système biliaire 1 impression d’une chaleur plus ou moins vive , mais toujours sèche ( les vents d’e$/ étant les plus dominans ), a occasionné toutes les affections bilieuses ou gastriques. Aussi , d’après le rapport qui existe entre une température chaude et sèche et la constitution médicale, les embarras gastriques, les choléra-morbus, les fièvres bilieuses intermittentes, rémittentes et Continues, ont- elles régné presqu’exclusivement.

La sécheresse et la chaleur, portant aussi leur action sur le système cutané , ont favoi’isé la continuation de la rougeole , qui s’est montrée le plus

avec les maladies régnantes , etc. 535 souvent bénigne par l’effet favorable du chaud sur celte éruption, que le froid et l’humide rendent si souvent dangereuse. Outre la rougeole, la peau a souvent présenté des exanthèmes pris quelquefois pour la gale.

Cette constitution, v aiment estivale, a porté son influence sur toutes les maladies intercurrentes; aussi , les rhumatismes, les angines, les ophtalmies, les coqueluches, les catarrhes pulmonaires, les diarrhées, les dysenteries, en portèrent-ils le cachet; cl toutes ces maladies ont été traitées le [dus avantageusement possible avec l’émétique comme vomitif, ou en fraction, pour agacer seulement les intestins,

11 paraît difficile de donner la raison pour laquelle le rhumatisme a été si fréquent sous une température sèche et chaude; cependant, en y réfléchissant, on voit que la prédominance de la hile, dont on ne peut nier la propriété irritante, a pu idiophaliquement ou symphatiquement produire des douleurs vives dans le système musculaire.

Les chaleurs d août ne furent pas aussi grandes que celles des mois de juin et de juillet; la sécheresse fut continue.

Le thermomètre, dans son plus haut, a marqué 22 à 20 degrés.

Au commencement de ce mois, le vent a soufflé le plus souvent nord est ; le baromètre est descendu a 27 pouces G ou 8 lignes ; des pluies abondan-

5r>(S CONCORDANCE DE i/atMOSPUEUE

tes ont rafraîchi l’ atmosphère, et ont fait un bien infini aux animaux et aux végétaux. La x’ougeole a été moins fréquente.

Dans notre pays , celte maladie se compliquant toujours de saburre , on ne peut la traiter par les anti phlogistiques seuls 5 l’émétique me réussit trèsbien, et j’ai grand soin de ne pas purger pendant le travail de l’éruption, et de ne le faire que quand la desquamation est terminée.

Les rhumatismes 11’onl pas été très-fréquens. La diarrhée, qui a attaqué beaucoup d’individus, était plutôt due aux fruits qu’a la tempéi’ature de l’ain Sur la fin du mois, vent constamment nord-ouest ; thermomètre, à i5 - 19 0 au milieu du jour. La rougeole a disparu et a été remplacée par quelques éruptions vagues. Des douleurs rhumatismales , par fois portées au ventre, y ont déterminé une diathèse inflammatoire dissipée par les sangsues, les bains et un régime adoucissant.

Le mois de septembre , dans le commencement, a été sec et modéré. Le milieu a été humide et tempéré; quelquefois frais par l’influence des vents ouest, nord ouest , et la saison a pris son caractère propre à notre climat. Le baromètre est descendu à 27 pouces 1 1 lignes. Le thermomètre a marqué 9 à i5 degx'és.

La constitution bilieuse a été remplacée par la mucoso-bilieuse ; alors, fausse péripneumonie, fièvre gastrique rémittente et intermittente avec des symptômes bénins en appax’exxce , chez les individus

AVF.C LES MALADIES REGNANTES, etc. 3 O'J

dus faibles qui ont présenté des lésions du système nerveux; esquinancie tonsillaire assez fréquente, qui s’est terminée quelquefois par abcès.

Dans le cours de l’été de 1818 il n’y a point eu d’épidémie, parce que la sécheresse de l'atmosphère s’est opposée au relâchement de la libre organique. L’adynamie ne s’est montrée que rarement et chez des sujets faibles et d’un tempérament lymphatique.

A Amiens, l’été de 1 8 1 8 a été peu maladif. La constitution muqueuse , qui , depuis plus de trois ans, y exerçait sporadiquement son empire, a pris la teinte de la gastrique qu’occasionnent de vives chaleurs. Chez quelques individus, l’affection bilieuse a été des plus intenses et accompagnée de symptômes effrayans d’ataxie. Je puis en donner un exemple frappant.

Une femme du faubourg de Noyon, âgée de 42 ans, d’une forte constitution et d’un tempérament bilieux, sujette aux affections gastriques, fut atteinte, en juillet dernier, d’une lièvre rémittente bilioso ataxique.

Appelé le 12, je trouvai la malade ayant un peu de lièvre , la peau brûlante , et la langue sabui raie. Lé 10, elle prit un grain d’émétique en lavage qui l'évacua par haut et par bas sans excès. Le 14, à huit heures du malin, elle était assez bien . a 10 heures, frissons, chaleur Vive et ensuite sueur abondante. Le i5, continuation de la

558 CONCORDANCE DE l/ ATMOSPHERE sueur, douleurs abdominales, froid des pieds, vomissemens , après avoir bu, qui continuèrent.

, Le 16, sueur avec diarrhée bilieuse, fétide, excessive, et symptômes d’ataxie très-intenses : alors une potion cordiale, la décoction de quinquina et les vésicatoires furent infructueux, et la malade expira dans l’ après midi.

Vers le même temps je fus appelé au secours d’un individu, âgé de 56 ans, maréchal ferrant en la commune de St. - Sauveur-lès-Amiens. Cet homme robuste cl d’un tempérament bilieux, fut atteint tout-à-coup, après avoir travaillé au tourbage, d’une fièvre gastrique des plus intenses, caractérisée par céphalalgie insupportable, fièvre ardente avec paroxysme violent le soir. Le 2.e jour de l’invasion, surdité , vue presqu éteinte , peau d’un jaune cuivreux, flux bilieux colliquatif. Le 5.e jour , prostration des forces la plus complète j et à la fin du premier septénaire, délire et mort par suite d'épuisement.

J’appris de l’officier de santé de cette commune que dix jours auparavant, un jeune homme de 18 ans, fort et vigoureux, avait éprouvé la même maladie, qui se termina heureusement du 7.e au 8.e jour par une diarrhée bilieuse et des sueurs, critiques, sans expectoration, malgré une forte douleur pleurétique. La convalescence fût longue. Pour tout traitement : Vomitif dans le principe et boissons rafraîchissantes.

A la fin de l’été , la fièvre mucoso-gastrique se

AVEC LES MALADIES IŒCNANTES, etC. 5 3()

compliqua, chez les bilieux, de dysurie ou difficulté d’uriner, qui diffère de la strangurie ou stillation , c’est-à-dire écoulement d’urine, douloureux et qui se fait goutte à goutte, et de l’ischurie ou suppression des fonctions sécrétoires des reins.

IJ exista aussi dans Amiens, à cette époque, des esquinancies; entr’autres, une angine exanthématique qui me paraît mériter d’être citée.

Un maître menuisier, ûgé de 5G ans, d'un tempérament lymphatique, éprouva tout-à-coup une légère difficulté d’avaler qu’il prit pour un mal de gorge. Ce ne fut que le lendemain, dans l’après-midi, que le docteur Griois fut appelé, parce qu’alors le gonflement de toutes les parties de la bouche, et particulièrement des glandes sousmaxillaires , était tel que le malade ne pouvait presque plus avaler, et que la respiration devenait très-difficile. La peau du visage, et sur tout celle du cou , présentaient une éruption scarlatineuse. L’indication qui s’offrit naturellement, vu l’enduit muqueux de la langue et un grand nombre d’apbthes, fit prescrire un grain d'émétique dans quelques cuillerées dcau. Le tartre slibié agit peu, il ne produisit qu’un vomissement dans la nuit, point de selles : le malade ne pouvait rester couché ; une salivation abondante d’une humeur visqueuse et fétide ne lui laissait pas de repos. Je fus appelé le lendemain, les accidens étaient à leur comble, il y avait impossibilité de le faire boire. Les gargarismes, les cataplasmes anti -septiques, les vé-

sicans , les nervins stimulans furent employés ; mais il périt de suffocation et de gangrène interne , le 6.e jour, avec tous les symptômes d'adyuamie et d’ataxie.

Automne cle i8i3.

La fin de septembre a pris son caractère propre à notre climat, lie vent , le plus souvent nordouest, a amené des pluies abondantes qui ont revivifié les terres. Soir et matin, l'atmosphère était très brumeuse. La rougeole, existant sporadiquement, s’est compliquée du catarrhe pulmonaire i mortel pour quelques-uns , sur tout chez ceux ou les écliauffans ont été employés .Les rhumatismes, la goutte, les angines muqueuses ou bilieuses, les maux de dents, les rhumes de poitrine avec des stries de sang dans les crachats, la diarrhée, la dysenterie, se sont montrés.

Dans la vallée de la Somme, je ne saurais trop recommander aux individus faibles l’usage de la flanelle sur la peau , même dès les premiers jours d’automne, parce que celle saison est ordinairement pluvieuse et froide. Cette flanelle, par une excitation douce et constante du système cutané , alimente sans cesse la transpiration insensible et détourne , autant que possible , des irritations internes qui pourraient souvent donner lieu à de graves accidens.

Octobre. A l’exception de la première semaine, ce mois a été remarquable par sa sécheresse et sa

AVEC LES MALADIES RF.CNANTES , €tC. 34 I

sérénité, au milieu du jour. On ne se rappelle pas chez nous de l’avoir vu aussi beau. Si les matinées cl les soirées n’avaient été fraîches ( le thermomètre de Réaumur marquait 4 à 5 0 au dessous de zéro ), on se serait cru transporté au mois de mai. Aussi la végétation , sous une température douce, nous a t-clle offert des secondes floraisons. Les pommes-de- terre , une des principales nourritures du peuple, dans notre département, ont beaucoup gagné, et leur récolte a été meilleure qu’on n’aurait osé l’espérer, d’après les grandes sécheresses de l’été.

Les maladies peu nombreuses n’ont offert, ça et là, que des embarras gastriques, des coliques bilieuses, des" vers, des fièvres mucoso-bilieuses qui , chez les sujets faibles , sont devenues ataxiques et, chez les forts, quelquefois adynamiques, sur tout lorsque la saignée a été employée.

LTn vomitif ou un éméto cathartique dans le principe, et quelquefois suivi d’un purgatif salin, ont suffi pour arrêter la maladie ou la rendre trèsbénigne.

En octobre, il y eut aussi des péritonites ou entérites chez les nouvelles accouchées. Ces maladies devinrent funestes aux femmes auxquelles on appliqua beaucoup de sangsues sur le ventre et qui prirent plusieurs purgatifs de suite , ce que j’ai vu en tr’ autres à Péronne(i)où j’ai été appelé pour

(1) Péronne est une pelite ville de guerre ayant un château—fort , a 12 lieues est d Amiens, située dans une valléo

54 2 CONCORDANCE DE l’atmOSPIIERE

M111C B. mère de famille , âgée de 5a ans , qui était au 8.e jour d’une périlonéo-entérite. La sensibilité et le météorisme extrême de l'abdomen, les soubresauts des tendons, les mouvemens convulsifs des muscles de la face et des membres, un hoquet fré-

très-humide , environnée d’eaux stagnantes ou très-lentement renouvelées. Elle est fortifiée , assez bien bâtie. Un y compte, eu comprenant les faubourgs, 85oo habita ns et i5oo maisons. Elle est traversée par une grande rue située sur la monticule de St. Furcy qui s’élève du sud au nord, et où aboutissent huit petites rues. Celle du Collège, basse et dominée par le rempart , est sale et très-humide, sur-tout près des fontaines. L'eau de celles-ci est bonne et meilleure que l’eau des puits. L’église, d’une construction gothique, est très - mal - saine , parce qu’elle ne reçoit l’air qu’au midi et à l'es/. Le cimetière est hors de la ville , à Y ouest.

Les maladies les plus ordinaires sont des fièvres intermittentes desdifférens types. Elles sont devenues plus rares en cette ville depuis la plantation d’un petit bois dit quinconce, sur une hauteur, à Y ouest, et de jeunes arbres sur les remparts, en remplacement de vieux ormes très - touffus^ qui s’opposaient à la libre circulation de l’air.

Depuis trois ans, la coqueluche, la rougeole y ont atteint beaucoup d’enfans par contagion. Des fièvres muqueuses et bilieuses, des rhumatismes, des paralysies et des catarrhes s’y sont montrés sporadiquement.

Dans les plaines avoisinant Péronne; la fièvre gaslroadynamique a été épidémique , et particulièrement à V il— lers-Faucon, village de 5oo feux. Son contour, très-boisé, la mal-propreté des maisons, des rues boueuses, par rapport au sol argileux, y ont entretenu cette maladie.

atec tes ma la ri es régnais tes, etc.. 5<p qucnt et très-fatigant, les paupières à demi-closes, me lïreul malheureusement pronostiquer une mort d’autant plus prochaine que sa position ne permettait l’emploi d’aucun- moyen eu qui on prit avoir réellement couliance.

La petite- vérole, qui avait paru en octobre, sporadiquement, s'est montrée chez M. Ledien- Canda, imprimeur, rue des \ ergeaux, et a attaqué successivement le frère et la sœur qui avaient été vaccinés dans leur jeune âge.

La rareté du fait nécessite de ma part quelques détails.

M. Eloi Ledien , âgé de 19 ans, qui reçut a l'âge de 18 mois l’impression du virus vaccin, dont il porte des marques sensibles, fut pris tout à coup, dans la soirée du 22 octobre, d’un violent mal de tête. Le lendemain, continuation de la céphalalgie et mal aux reins.

.Appelé le 24, je trouvai la langue chargée, je prescrivis pour le lendemain un vomitif. Après son effet, de petits boutons apparurent au visage, et, les jours suivans, sur les autres parties du corps. Je demandai s'il avait été vacciné. Sur la réponse affirmative, j observai la marche des boulons sans mot dire. Le 4e jour de 1 éruption, fièvre plus violente qui a duré deux jours, nausées, vomissemens, étourdissement, insomnie, picotement de tout le corps et sur-tout des pieds. Je prononçai alors que c’était la petite-vérole. Au G.° jour , parfaite suppuration , tuméfaction du visage

544 concordance de l'atmosphère et des autres parties, constipation pendant huit jours. Le 7.e jour, paupières très-gonflées et douloureuses. 1 e 8®, plus de fièvre. Du g au 10 de l’éruption, dessèchement des boutons alors très gros et remplis d'un pus jaunâtre, yeux sensibles et faibles dans la convalescence.

A peine ce jeune homme commençait à se rétablir, que sa sœur, âgée de 22 ans , fut prise d’un grand mal de tête, d’envie de vomir, de maux de reins et de brisement dans tous les membres. On était loin de craindre la petite-vérole, puisque cette demoiselle avait été vaccinée à l’âge de 5 ans , et que d’ailleurs la cicatrice du vaccin est trèsprononcée.

Le 2.® jour la fièvre se déclara, et des anxiétés tourmentèrent la malade. Le 3.e, la langue étant très-chargée , un vomitif fut administré. Jusques là il y eut constipation continuelle. Le 4e jour, éruption au visage de petits boutons peu nombreux ; tout le corps en fut bientôt couvert, mais légèrement.

Le 3.e jour de l’éruption . la fièvre , qui avait cessé, reparut, les boutons grossirent jusqu’au 6, mais il n’y eut point gonflement au visage ni aux autres parties du corps. La base des boutons ne présenta qu’une très-petite aréole. Le 6.e jour, ces "boutons, assez gros et remplis d’un liquide d un blanc Selle et sans dépression au centre, creverent, et leur dessiccation eut lieu entièrement , même plus promptement que chez le frère.

avec les mat.adies régnantes, rtc. 345

Les docteurs Griois, Seigneur - Gens , et Mi- , qui ont visité ces deux malades, ont reconnu comme moi les caractères essentiels de la variole.

Ces deux faits appuient seulement une ancienne observation , qu’il est des individus qui peuvent contracter deux fois la petite vérole ; mais ils ne portent point atteinte à la vaccination dont les lieu veux et constans effets feront éternellement bénir l’auteur d’une si précieuse découverte. Ainsi, quoi que j'aie reconnu la variole après une vaccination régulière, je suis bien loin de penser que cela puisse infirmer la vertu préservative de la vaccine, car les faits qui lui sont contraires, sont si rares qu’on peut les regarder comme nuis. D'ailleurs, les suites si fréquentes et si funestes de la petite- vérole devraient - ils jamais permettre aux pareils de sacrilier ce qu’ils ont de plus cher au sol préjugé qui leur fait rejetter un moyen reconnu efficace ?

Les premiers jours de novembre ont été beaux et plus chauds qu’ils ne le sont ordinairement en pareil mois. Nous avons momentanément joui de 1 été de la Saint-Martin d’hiver. Le thermomètre de Réaumur a marqué 8 à 10 degrés au dessus de zéro. La belle verdure des champs nouvellement ensemencés récréait agréablement la vue. Nos prairies offraient quelques débris des richesses de flore: mais tout-a-CQup l’atmosphère s’est refroidie,

les brouillards épais nous ont enveloppés soir et matin.

Le 18, le vent s’est mis au nord, et ayant continué les ig, 20 et 21, il y eut commencement de gelées qui cessèrent les 22 et 25, jours pendant lesquels le veut, ayant soufflé sud, amena de la pluie qui continua jusqu’à la fin.

Ce fut alors que reparut la constitution muqueuse , qu’une longue sécheresse et de vives chaleurs avaient anéantie; les fièvres gastriques ou bilieuses en prirent bientôt la teinte : aussi, les symptômes ataxiques furent-ils plus fréquens que les adynamiques. Les angines tonsillaires furent plus avantageusement combattues par le tartre slibié ou par un émélo-calhartique, des cataplasmes, des gargarismes et despédiluves légèrement stinmlans, employés comme x’ésolutifs et dérivatifs, que par la saignée, ou les sangsues appliquées à la gorge, comme quelques uns le recommandent : car j’ai toujours remarqué que quand l’état atmosphérique est humide ou froid, les évacuations sanguines produisent toujours des accid’ensou déterminent une convalescence longue et pénible.

J’ai eu à traiter, vers le milieu de ce mois, deux enfans attaqués du croup qui, heureusement, ont été sauvés par le tartre stibié répété même jusqu à trois fois chez l’un d'eux. J'ai vu aussi périr de suffocation un enfant, au second jour de cette affection, pour qui les sangsues au cou et le sulfure

AVEC LES MALADIES REGNANTES, etc. 547

tle potasse avaient été mis en usage. 11 est inconcevable que le sulfure de potasse , qui est une substance si irritante, kit encore autant de partisans, puisque de célèbres médecins conviennent que J’efb’cacité de ce moyen peut être contestée, vu que de tous les cas de guérison du croup , il n'en est aucun où il ait été seul employé.

Vers la lin de ce mois , il s'est aussi montré , à Amiens, des rhumatismes goutteux, des fluxions dentaires, des érysipèles à la tête, des lièvres muqueuses vermineuses, la phthisie, le catarrhe pulmonaire et la variolette.

Le catarrhe parotidien s'est déclaré épidémiquement, à la pension de Saint-Acheul , sur plus de soixante-dix élèves de 8 à iG ans. Cette maladie a été très bénigne. Des cataplasmes émolliens , l’émétique en lavage suivi d’un léger purgatif lors qu’il y avait embarras gastrique, une température douce, ont en grande partie constitué le traitement. Chez deux élèves seulement, il y a eu complication de la lièvre muqueuse avec des symptômes dalaxie.

La température des dix premiers jours de décembre a été douce et humide. Point de neige, ni de glace , mais beaucoup de pluie. Les fluxions à la tête . les ophtalmies , les rhumatismes avec embarras gastrique, ont été très fréquens. La lièvre muqueuse qui, depuis le mois de juin, ne régnait plus que sporadiquement et qui n'attaquait que les personnes faibles , a reparu tout-à-coup dans notre

5q8 CONCORDANCE DE e’atMOSPHERE

ville, el le plus souvent avec des symptômes d'ataxie ; et épidémiquement’dans plusieurs communes des arrondissemens d’Amiens et de Doullens, comme on le verra ci-après (i).

Le 1 1 de ce mois, le vent a soufflé nord. La constitution liiémale s’est franchement établie et a duré jusqu’au 17; le thermomètre, dans le milieu du jour, s’est rarement élevé au-dessus de zél’o de glace -, la nuit , il a marqué 4 à 7 degrés audessous. Les maladies ont pris une légère teinte inflammatoire' contre laquelle cependant la saignée et les sangsues ont été peu avantageuses, sur tout chez les sujets faibles où les embarras gastriques ont toujours prédominé. Le 18, la température s’est adoucie sans pluie et sans neige. Le thermomètre s’est élevé au dessus de zéro dans le jour, où il est resté dans les nuits des 19, 20 et 21, Le rhumatisme goutteux, le catarrhe pulmonaire, la coqueluche, l’esquinancie tonsillaire, les fluxions à la tête, se sont plus particulièrement montrés à cette époque.

(1) Chez ceux où la saignée et les sangsues ont été employées, ces maladies ont été fréquemment funestes, ott la convalescence a été longue et pénible, parce qu’une effusion de sang, dans toute affection produite par une cause débilitante , ne fait qu’aggraver le mal. On ne doit donc point s’en laisser imposer par des symptômes fugaces d’une fausse inflammation suite de la faiblesse des vaisseaux lymphatiques qui , permettant l’introduction des molécules sanguines, eu impose aux hommes peu clairvoyans.

AVEC. LES MALADIES RÉGNANTES, ttC. o/f9 La température (le I'an»i8i8 jusqu’au i5 mai, a été presque constamment humide et plus souvent modérée que froide : aussi, jusqu’à cette époque, la constitution médicale a-t-elle été en rapport, comme on la vu, avec celle de l'atmosphère.

La fin du printemps, l’été et jusqu'au milieu de l’automne, le temps a été constamment serein et chaud, de telle sorte que les personnes les plus âgées ne se rappellent pas d’avoir vu une si longue suite de beaux jours. Si la récolte des fourrages pour les bestiaux a souffert beaucoup , par suite d’une sécheresse excessive; si les graines céréales ont éprouvé, dans les petites terres, de grands échecs, les fruits rouges et ceux à pépins ont acquis la plus parfaite maturité.

Le produit de nos pommiers a été tel que le défaut de futailles a occasionné quelques pertes.

Les maladies de cette annee ont été généralement peu nombreuses. La constitution muqueuse a été, depuis le mois de Juin, remplacée par la gastrique (i). Les arrondissemens d’Amiens et de

(i) Je tiens du docteur Griois , médecin des prisons, quedepuis 1 8 1 5 la conciergerie et la maison d’arrêt d’Amiens n ont plus présenté le typhus qui a régné en 1814 et qui a fait tant de lavages sur les prisonniers amenés des arrondissemens voisins, dans l’état le plus déplorable. On y a vu seulement des affections mucoso-gastriques et des hydropisies par suite d’affections d’âme , jusqu’en 1819.

Sur cent personnes environ, il en meurt, chaque année, cmq h six de maladies qui sont le plus ordinairement en rapport avec les saisons.

Z5o CONCORDANCE DE l’aTM06PHERE, tic.

Doullens n’ont plus offert d’cpldémies jusqu’à la fin de novembre , époque où elles ont reparu dans la vallée de la Somme et particulièrement dans les communes où l’on rouit le chanvre et le lin dans des mares dont l’eau n’a aucun écoulement, et dont la vase trop l'emuée a occasionné des exhalaisons délétères qui ont compromis la santé des ouvriers, et sur-tout de ceux qui , mal nourris , ont travaillé avec trop d’ardeur.

En juin 1818, il est mort, à la conciergerie , un jeune homme de 19 ans, d’une phthisie pulmonaire aiguë compliquée d’hydrothorax. A l’ouverture du cadavre, on a trouvé le poumon gauche entièrement détruit et la cavité thoracliique de ce côté remplie d’une eau claire et inodore.

■MALADIES EPIDEMIQUES DE l8l5 A l8ig. 55 1

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