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en avril, mai, juin et juillet 1818, une fièvre mucoso-adynamo- ataxique.
Sur vingt individus atteints depuis le commencement de l’épidémie jusqu’à la terminaison, quoique la plupart aient présenté des symptômes trèsgraves d’adynamie et d’ataxie, un seul, âgé de 55 ans, est mort au i^-6 jour. J observerai qu’étant le premier atteint de la maladie qui s’était développée chez lui spontanément, un oflicier de santé n’a été appelé que la sur-veille de la mort , et qu'il n’est point étonnant que ses soins aient été infructueux.
Je dirai en passant , que c’est dans le cours de celte épidémie qu’une température franchement estivale suspendit brusquement la constitution muqueuse qui sévissait depuis si long -temps.
Englebelmer et Titennout.
Ces deux villages, du canton d’ A dieux, arrondissement de Doullens, à sept lieues nord d’Amiens, réunis en une commune , sont situés sur une hauteur. O11 y compte 170 maisons et 700 habilans. Les rues , presque toutes étroites, sont très boueuses dans les temps de pluies , parce que le sol est argileux. Cependant, le pays est assez sain : les maladies ordinaires sont, au printemps, dans le cours de l’été et au commencement de l'automne, des affections bilieuses, plus ou moins inflammatoires.
Il y a régné en 1818, depuis les premiers jours
4*0 MA LADIES Él’inÉ.MIQUES
de mars jusqu’en juillet, une fièvre muqueuse rémittente, vermineuse chez presque tous, adynamique chez quelques uns, et ataxique chez beaucoup: Dans ma première visite, en mai, j’ai trouvé atteints de cette maladie soixante -dix individus, dont quarante-quatre indigens. Une fille de 20 ans venait de succomber au x5.c jour d'invasion, par suite d’évacuans répétés intempestivement et qui ont produit les symptômes les plus graves d’ataxie.
L’état de faiblesse dans lequel je trouvai les malades , me fit proscrire la saignée et les purgatifs violons. Comme la langue était, chez tous, couverte d’un enduit muqueux, plus ou moins épais , je prescrivis, dès l’invasion, le tartre stibié comme vomitif, et ensuite en lavage deux ou trois jours après, s’il était utile de tenir le ventre libre, ou j’ordonnai la crème de tartre dans de l’eau miellée.
La maladie chez 200 individus, depuis le commencement de mars jusqu’en juillet, s’est terminée heureusement du 14 au 20 Par des sueurs, une diarrhée muqueuse ou bilieuse, et des urines sédimenleuses.
Dans tout le cours de l’épidémie cinq habitans ont péri du i5.e au 2i.c jour, dont trois filles de 10 à 20 ans, et deux hommes de 23 à 29 ans. L’un des deux est mort d’une indigestion . dans sa convalescence.
La boisson ordinaire était de l’eau d’oseille, de l’eau d’orge miellée et acidulée avec le vinaigre,
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quand la toux n’était pas violente. Dans la a.e et la 5.e périodes, lorsqu'il y avait diarrhée , eau de riz à laquelle on ajoutait un peu de vin amer, et, de temps en temps, gros comme une noisette de diascordium délayé dans une cuillerée de vin. La constipation était combattue par des lavemens émolliens ; les vers , par la décoction de coraline ou de tanaisic; le délire, par les vésicatoires aux jambes comme dérivatifs de la congestion passive du cerveau. Contre la céphalalgie, bains de pieds, compresse imbibée de vinaigre et appliquée sur le front. Les potions éthérées, les pilules de nitre et camphre ont été employées avantageusement contre les symptômes nerveux, lorsque ces moyens ne desséchaient pas la langue.
Dans le cas de faiblesse extrême, potions cordiales, vin composé. J’ai remarqué souvent que le quinquina eu infusion n’est utile dans l’adynamie que lorsqu’il 11e produit pas trop de chaleur.
Neuville -au- Bois.
Ce village , du canton d’Oisemont , de l’arrondissement et a dix lieues ouest d’Amiens, est situé dans une belle plaine, adossé contre un bois de cinquante arpens au nord, un peu plus élevé que le village. Cette commune, quoique saine en appa- 1 enee , ne lest point parce que les eaux pluviales sont retenues par une argile compacte qui entré
4 12 maladies Épidémiques
pour beaucoup dans la composition du sol. D'ailleurs, un grand nombre d'arbres y empêchent la circulation de l’air et s oppose au dessèchement des rues, même dans les temps les plus secs. Aussi y règne- 1 il souvent des lièvres inucoso bilieuses continues et des dysenteries putrides lorsque 1 etc est sec et chaud; et, dans les chaleurs modérées, des lièvres mucoso- bilieuses rémittentes et quelquefois intermittentes.
La maladie pour laquelle j'ai été envoyé, était une lièvre mucoso-bilieuse compliquée d’éruption miliaire, de vers, d’adynamie, de dysenterie chez quelques uns, et de points rhumalisans dans quelques autres. Cette maladie y a existé depuis le commencement de mai 1818 jusqu’il la fin de juin suivant, et y avait été apportée d’une commune voisine.
Sur vingt individus de a/j. a 6o ans, atteints de la contagion, deux femmes ont succombé. De petites pluies, à la mi-mai, ont arrêté tout- à coup cette épidémie qui avait des caractères effrayans.
Métignj et Laltu.
Ces deux villages sont situés dans un vallon au sud et à une demi-lieuè d’Airaisne, où la rivière de ce nom prend sa source.
D’après le rapport que m’en a fait M. Tripier, fils aîné, que ses connaissances en médecine font honorablement distinguer, il s’est déclaré en mars iSi8, dans ces deux communes contiguës, oîiyaut
DE ï8l6 A Ï817. 4l3
ensemble 90 feux et 070 habitons, une lièvre épidémique muqueuse dans le premier septénaire, adynamique dans le second, et ataxique dans le 3.p, avec des vers chez presque tous , et une éruption pourprée chez quelques uns. Les sueurs abondantes, dès le principe, ont été funestes à la plupart de ceux qui les éprouvèrent.
Sur quatre-vingts malades de tout âge, et presque tous indigens, il en était mort huit avec les symptômes d'ataxie et d’adynamie, et escharre gangréneuse au coccix; l’un d’eux mourut d’une hémoptisie passive avec pétéchies, au 17.'’ jour de la maladie.
J, a terminaison heureuse se faisait par les urines ou les crachats, du 17.® au 21. e jour.
1 ,a constipation a été plus favorable que la diarrhée.
J observerai que je n’ai point été appelé dans ces communes, parce qu’il n’y eut jamais un grand nombre d'individus indigens attaqués k la fois, et que la mortalité, grâce aux soins et k la vigilance de INI. Tripier, 11’a point été aussi grande que la gravité de la maladie pouvait le faire craindre.
Je tiens aussi de M. Tripier que Sorel, village du canton d’Hallencourt, arrondissement d'Abbeville, offrant 60 maisons et 260 habitans, situé sur un sol élevé, au nord, k une lieue d’Airaisne et k huit lieues ouest d’Amiens, a été infecté, en juin 1818, d’une maladie présentant les caractères les
4 l4 MALADIES ÉPIDÉMIQUES
plus graves d’une fièvre mucoso-bilieuse compliquée d’ataxie el d’adynamie avec sueur excessive et éruption miliaire.
Dans l’invasion : frissons , courbature , vives douleurs sus - orbitaires et épigastriques, oppres sion de poitrine, langue couverte d’un enduit plus jaune que blanc , baleine fétide.
Le 2.e jour, sueur excessive; apparition du millet, plus sensible au tact qu'à la vue.
Le vomitif, les vésicatoires , l’exposition au grand air, ont suffi pour combattre ce dangereux ennemi.
Sur quarante malades, traités dans l’espace de quinze jours par M. Tripier, deux ont succombé, dont une femme enceinte de 7 mois et demi, et une fille de 21 ans, qu’il n’a pas osé faire vomir, parce quelle était dans ses menstrues.
De vingt autres malades, traités par un officier de santé des environs, trop partisan de la saignée et des purgatifs dans le cours de la maladie, sept ont péri.
Depuis les maladies d’Englebelmer , de Neuvilleau-Bois, de Métigny, la fièvre muqueuse épidémique n’a paru dans aucune commune des arrondis semens qui me sont confiés ; je ne la vis plus que sporadiquement et sur les sujets d’un tempérament lymphatique et d’une faible constitution. Les vives chaleurs de l’été la rendirent très-rares sur la fin de cette saison.
La constitution bilieuse ou gastrique, jouissant de toute sa force , a imprimé son cachet sur des
de iSi5 a 1819. 4*5
Sujets forts et d’un tempérament bilieux qui avaient commis des erreurs dans leur régime , ou qui s’étaient exposés à une transition brusque d’un air très-chaud à une température fraîche.
Cependant dès que l’automne eut repris son caractère ordinaire, c’est à-dire fut devenu humide et froid, la fièvre muqueuse, qui n’avait cédé que momentanément à la vigueur de la constitution estivale, reparut aussitôt. D’abord elle n'attaqua, çà et là, que des individus faibles; mais les communes situées dans les vallées humides, oii les prairies avaient été long-temps couvertes d’eaux stagnantes, et presque subitement desséchées par la vive ardeur du soleil , présentèrent bientôt la fièvre muqueuse épidémique. C’est sur tout dans les lieux où l’on rouit le chanvre et le lin qn’elle attaqua le plus de monde.
A Lœuilly , village du canton de Conty , et à 4 lieues d’Amiens, situé dans la vallée et sur les bords de la Selle, j’ai visité, le i du mois de décembre 1818, dix individus attaqués de la fièvre muqueuse-vermineuse avec des symptômes d’adynamie et d ataxie. Depuis octobre jusqu’à ce mois, vingt -quatre personnes avaient été atteintes, et trois filles, de io à 5o ans, avaient succombé.
A Crouï , du canton de Picquigny, village situé dans la vallée de la Somme, à quatre lieues ouest d’Amiens, sur un sol argileux qui rend les rues très-boueuses, j’ai visité, le 9 décembre, quinze malades. Sur vingt personnes attaquées depuis le
mois d’octobre jusqu’à ce jour, quatre étaient
mortes depuis le i.er décembre.
Soues , village du canton de Picquigny, situé dans une vallée où coule la rivière du London ou Petit-Oissjr , du sud au nord, à cinq lieues ouest d’Amiens, m’a présenté, le n décembre, treize malades. Ce pays est très -sain; les épidémies y sont fort rares; les vents qui y dominent le plus sont ceux du mi^li et du nord.
A Montrelet, du canton de Domart, arrondissement de Doullens, j’ai trouvé, en décembre dernier, quinze malades atteints d’une lièvre épidémique de la même nature que celle qui a régné dans celle commune en octobre, novembre et décembre 1817. Sur trente-deux individus, depuis le commencement de la maladie , qui date du mois d’octobre 1818, deux ont été victimes de la saignée et de l’abus des. purgatifs.
Naours, village de 41 2 maisons, dans une vallée sèche , ouverte de Yest à Y ouest, recevant , daus les temps très-pluvieux , des eaux sauvages qui s’écoulent facilement, m’a présenté, le 16 décembre ,. onze malades. Sur trente , depuis le mois d'octobre, un seul avait succombé.
La fièvre muqueuse- vermineuse s’est aùàsi déclarée, en octobre 1818, à Touttencoh.it. Ce village, du canton d’ Adieux, de l’arrondissement de Doullens, abrité au midi par un bois de 55oo arpens , est situé dans une vallée sèche, sur un terrein plus crayeux qu’argileux. On y compte 270
. maisons
de i8i5 a 181g. 4r7 '
maisons et i ioo habitans , la plupart indigens. Les rues sont nombreuses , étroites et très - boueuses en hiver; cependant ce pays est sain; les épidémies sont rares; en 1770, il y en eut une qui fut très -meurtrière.
Le 25 décembre 1818, j’ai trouvé cinq convalescens et vingt-sept personnes atteintes d une fièvre muqueuse - vermineuse compliquée d’adynamie et d'ataxie , existant dans cette commune depuis le mois d’octobre même année.
De cent vingt individus, jusqu'à ma première visite, onze, dont quatre hommes et sept femmes, avaient péri, par suite de la saignée qui fut aussitôt défendue , et le traitement dont je n’ai qu'à me louer, fut établi et confié à M. Brasseur d’Hérissart , l’officier de santé du lieu n’étant point reçu.
A N eu ville -sous - Lœuilly, village de 56 maisons, situé dans une vallée où coule, du sud au nord, la rivière de Selle , dont l’eau est limpide et crue, j’ai visité, le 5o de décembre, onze malades. Sur dix-huit , depuis le mois de novembre , aucun n’a péri.
A Candas , du canton de Bernaville, arrondissement de Doullens, j'ai trouvé , lors de ma visite du 11 janvier 181g, seize malades et quatre convalescens d’une lièvre épidémique de la même nature que celle qui a existé à la fin de i8i5, et dont il a été parlé ci-dessus ( page 56g ).
Cette maladie, compliquée de vers, d'adynamie et d ataxie, et quelquefois d’éruption miliaire, y
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existe depuis le mois de novembre 1818. Une température humide, la mal propreté , le défaut d’air des lieux habités où s’entassent beaucoup de personnes, en sont les causes. Trente individus avaient été attaqués jusqu’à ma première visite, et trois filles de 21 à 25 ans avaient péri par suite d'une hémorrhagie alvine passive dans le 5.e septénaire.
A Bonneville, village de 200 feux, du canton de Domart, arrondissement de Doidlens, à cinq lieues nord d’Amiens , situé sur une hauteur dont le sol est argileux et caillouteux, et très-boisé au sud, il s’est établi , depuis le mois de novembre 1818, une fièvre muqucuse-vernnneuse-adynamique et ataxique. Jusqu’au 1 1 janvier 1819 ( époque de ma première visite ), cette maladie, s’est déclarée chez quatorze individus de l’âge de 5o à 58 ans, dont quatre garçons. Il a péri trois femmes 5 une de 54 , une de 58 et une de 54 ans. Je n’ai trouvé que trois malades et huit convalescens, dont plusieurs avaient été grièvement atteints.
J’obsei’vcrai qu’il a régné , il y a 1 5 ans , en cette commune, une fièvre gastro-adynamique qui, sur 25o pei’sonnes, en a moissonné 80; mais il faut convenir que la saignée était alors Irès en usage.
A Mirvoux, village de i5ofeux, du canton de Villers Bocage, de l’arrondissement et à trois lieues est d’Amiens, situé sur un sol argileux et siliceux, dans une vallée sèche, ouverte de l 'est à 1 ouest et environné de bois au nord-est, j’ai trouvé, le 14 janvier 1819, dix neuf habitans pris d’une fièvre
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muqueuse - adynamo - ataxique , et onze convalescens.
La maladie, y existant depuis janvier 1818, attaquait, çà et et là, un Ou deux individus ii la fois : elle y avait été apportée de Talmas, où elle régnait alors, par une femme qui avait été soigner une personne qui en était atteinte.
Sur 1 a5 malades, depuis un an, il était mort un jeune homme, au ai.® jour d'invasion, et une femme de 40 ans, au I9e-
Ces dernières épidémies existant encore au moment de l’impression de ce chapitre, je ne puis en faire connaître l’issue. Je dirai seulement que l'humidité de l'atmosphère en augmente la vigueur dans la plupart des communes infectées.
D’après mes propres observations, souvent d’accord avec celles de nos maîtres, ces considérations générales sur la statistique des communes où a régné la fièvre muqueuse épidémique dans les arrondissemens qui me sont confiés, me portent à retracer plus particulièrement le caractère de celle maladie, ses causes , ses symptômes , ses accidens, ses dégénérescences , les modifications que l’âge, le sexe, la constitution individuelle et les variations de l’atmosphère y ont apportées, et enfin les pronostics qu’on peut en retirer.
Caractère.
Le caractère de la fièvre muqueuse consiste essentiellement dans la diminution de l’action des
420 MALADIES EPIDEMIQUES
vaisseaux absorbons, et dans l'augmentation de celle des exhalans, par suite d’une légère excitation : de là, turgescence muqueuse accompagnée de nausées, de vomissement, de diarrhée le plus souvent de matières muqueuses, et suivie de la débilité de tous les systèmes organiques. En admettant que la fièvre muqueuse ou gastrique soit l’effet d’une excitation de la membrane muqueuse du tube intestinal, ou d’une irritation plus ou moins forte de l’appareil biliaire après l’emploi d’un excitant interne ou externe, je suis loin de reconnaître, comme le docteur Broussais , une vraie inflammation de ces organes, puisqu'il peut exister, malgré son improbation , une irritation nerveuse sans qu’il en résulte une phlegmasie , ce que prouvent journellement les névroses locales ou générales. On a observé et écrit avant lui , que la phlogose des membranes muqueuses , sur tout de la gastrique , peut occasionner des fièvres de différens caractères ou les compliquer ; mais on n’a jamais prétendu, comme ce novateur, que, sans l’ irritation des membranes muqueuses , il ne peut y avoir de
Causes.
Ces causes sont particulièrement une atmosphère froide et humide qui soutire sans cesse le fluide électrique dont Mesmer, Galvani ont voulu faire un principe sui generis, mais qui n’est qu une modification de cet agent subtile , pénétrant tous les corps et tendant toujours à se mettre en équi-
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libre. Sa soustraction , par 1 humidité , produit nécessairement la faiblesse, puisqu’il est le stimulant de notre organisme. D’après cela, il est facile d’expliquer comment les absorbans ont perdu de leur action, sur tout chez les personnes faibles ou indigentes habitant des lieux bas et humides. Cette constitution débilitante de l’atmosphère, existant chez nous depuis un long espace de temps, a agi, non seulement sur l’homme , mais encore sur les végétaux et les animaux qui lui servent de nourriture.
Pour éviter des répétitions, je renvoie à l’exposition des causes de la fièvre muqueuse dont il est question à la page 127,
Symptômes j complications et accidens.
Cette fièvre épidémique s’est présentée sous des formes variées. Les pays élevés , les vallées sèches , les lieux humides, les chaleurs momentanées de l'atmosphère, les constitutions individuelles l’onL diversement modifiée. Dans toutes les communes où j’ai; été envoyé et dont je viens de parler, j’ai rencontré rarement la fièvre continue simple, mais le plus souvent rémittente et quelquefois intermittente dont les accès , qui avaient lieu le matin ou le soir, s’annoncaient par de légers frissons commençant par les pieds et suivis d’une chaleur modérée. Pendant l’intermission ou cessation de la fièvre, il y avait inertie et langueur* u 11e turgescence muqueuse , et souvent , une diarrhée par èx-
423 MALADIES EPIDEMIQUES
sudation artérielle des intestins épuisait les forces. La durée de la maladie était souvent longue ; dans ce cas , il n’y avait point de crise sensible , les jours se ressemblaient. Le pouls était presque naturel.
La maladie ne commençait pas toujours de la même manière : l’invasion était lente , bénigne en apparence chez quelques uns, brusque chez d'autres , accompagnée presque toujours de toux et souvent de points de côté. La douleur des lombes et des membres était fréquente, et quelquefois accompagnée du gonflement des articulations. Le soir, il y avait paroxisme en double tierce, sans frisson ni sueur dans le principe. Rarement la terminaison se faisait le 7e jour par aphthes ; urines avec dépôt briqueté ; hémorrhagie nasale ; flux utérin ; sueur et expectoration muqueuse. Le plus ordinairement, au second septénaire, la fièvre devenait, chez les sujets faibles, [intermittente quotidienne ou quarte 5 et chez les sujets forts, dans un temps chaud, les symptômes gastriques étaient bientôt suivis de l’adynamie caractérisée par un redoublement plus violent, le coucher sur le dos, une chaleur mordicante de la peau, une soif vive, quelquefois par une suppression de selles, d’urines et de sueurs , et souvent par une diarrhée fétide , des vers rendus en plus ou moins grand nombre par la bouche et l’anus , le ventre météorisé, le délire, la prostration absolue des forces musculaires, la langue sèche et noirâtre: plusieurs, dans le redoublement, éprouvaient des crampes aux nienv.
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hres abdominaux et un froid incommode ; quelques uns présen (oient des pétéchies ou une éruption miliaire. Les hémorrhagies alvincs ou nasales passives, provenant de l’asthénie des vaisseaux capillaires sanguins ( opinion très- contraire à celle du docteur Broussais qui les attribue à une irritation ) se voyaient fréquemment. L’adynamie était presque toujours chez les sujets d’un tempérament bilieux , l’effet d’un traitement actif, irrégulier et inconsidéré.
A dater du io.c jour d’invasion, lorsque 1 adynamie était légère, il y avait, le malin, rémission, et le soir, paroxisnies qui disparaissaient le i5.e, ou allaient en diminuant jusqu’au 25/. L’amélioration de l’état maladif s’annoncait du 20 au 27.® par la moiteur de la peau , l'humidité des bords de la langue, le retour des sécrétions et excrétions, le rétablissement des fonctions intellectuelles, l’accroissement des forces, la facilité de se coucher sur un des côtés; et enfin, la convalescence prolongée par l’effet de l’humidité de l’atmosphère, était accompagnée d’œdématie des membres abdominaux ou de leucophlegmatie.
Je dois dire aussi que la complication a simulé quelquefois, chez les sujets forts, la fièvre inflammatoire. Cependant, un praticien un peu exercé ne pouvait prendre ce masque pour la réalité ; la faiblesse du pouls et la prostration rectifiaient son jugement, et il 11e s’en laissait pas imposer par la rougeur du visage et des yeux , effet de liulro-
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duction des molécules du sang dans les vaisseaux lymphatiques , par 'suite d’une faiblesse qui ne leur permet pas de résister à celte injection.
Du ii au 12, se déclaraient, sur tout dans les vallées humides, sous une température modérée, des symptômes ataxiques différant d’intensité , eu égard à la constitution et au tempérament de l in dividu, tels que lésion des organes de la sensibilité , d’où provenaient un délire léger ou plutôt une rêvasserie continuelle , la surdité , la cécité , l’aphonie ou perte de la voix. Quelquefois la sensibilité était lésée dans un sens inverse, la vue et l’ouïe étaient parfaites , il y avait soubresauts des tendons , mouvcmens convulsifs ( constamment l’effet d’une irritation primitive ou sympathique du cerveau ) , carphologie ou grande agitation des bras et des mains comme pour saisir quelques corps, et la respiration était précipitée. Toujours ccs symptômes d’ataxie , dans la fièvre muqueuse, étaient accompagnés d’adynamie (i), et un des
(i) Je ne saurais trop répéter que je rejette 1 opinion du docteur Broussais qui veut que les symptômes d’adynamie et d’ataxie ne soient que l’effet d’une inflammation locale , et je repousse l’idèe qu’il émet que l’irritation d’un organe ne peut déterminer de fièvre qu’après avoir excité non seulement le cœur, mais préalablement toutes les membranes muqueuses. En cela, je lui reprocherai, comme bien d autres, de méconnaître la cause de certaines maladies où les forces vitales sont abattues , d’être trop exclusif en attribuant
des phénomènes résultant de causes très-différentes , à une
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caractères particuliers à celle lièvre compliquée d'adynamie et d’ataxie était de maintenir les forces de la plupart des malades et de leur permettre des erreurs graves dans le régime , sans qu’il s’en suivît promptement d’inconvéniens remarquables ; mais quand les symptômes fâcheux tardaient à se développer et qu’on négligeait de remédier aux premières atteintes , alors l’état des malades devenait alarmant, et la maladie prenait ensuite des modifications dangereuses.
Ce n’est point par système , je le dis encore , que je ne crois pas à l’existence des fièvres ady-
canse toujours identique. Son plan d’étude basé uniquement sur la doctrine des fluxions et des inflammations, d où il fait dépendre toute espèce de fièvre, dont le siège principal est, selon lui, dans l’estomac, paraîtra toujours ridicule à un médecin qui s'occupe plus du diagnostique d’une maladie, qu’à compter le nombre de ses malades.
L’inflammation des intestins, le choléra-morbus, les maladies cutanées, dus à l’action irritante immédiate de la bile , démentent également l’assertion du docteur Broussais qui soutient que les fièvres bilieuses ne sont que l’effet d'une irritation assez vive de la membrane muqueuse du tube intestinal et du système biliaire saus altération acrimonieuse de la bile.
Peut-on croire qne bonne foi ce docteur professe que la fétidité des excrémens dans les fièvres putrides est l’effet dun excès d’inflammation, ainsi que la diarrhée, le délire, le météorisme du ventre , les pétéchies , les hémorrhagies passives; qu’il propose la saignée et les débilita ns dans la pustule maligne et l’esquinancie gangréneuse , parce
42f> MALADIES EPIDEMIQUES
mimique et ataxique essentielles ; l’observation et l’expérience m’ont démontré le contraire dans le pays où j’exerce depuis dix-neuf ans, soit comme médecin des pauvres, des hôpitaux et des épidémies, soit dans ma pratique journalière. Je déclare n’avoir remarqué jusqu'ici les symptômes adynamiques et ataxiques que dans le septénaire de la fièvre muqueuse ou gastrique continue. Je suis fâché de ne pas être d’accord, sur ce point, avec beaucoup de médecins qui, sur la foi des plus grands maîtres, admettent l’existence des fièvres adynamique et ataxique essentielles et distinctes l’une de l’autre. D’ailleurs , la confusion qui se trouve dans les descriptions de la fièvre putride de
qu’il regarde toutes ces affections comme l’effet d’une inflammation par irritation locale ou générale; et qu’il soutienne que le scrophule et le cancer sont l’effet d’une inflammation sans la participation d’un virus ?
Le docteur Broussais reproche avec justesse à Hernandez de regarder la faiblesse musculaire, comme le seul caractère des fièvres adynamiques, puisque celte faiblesse peut dépendre d’une oppression des forces vitales; mais il a tort quand il prétend que la faiblesse n’est jamais essentielle, car les fièvres muqueuses contrarient son opinion.
Lorsqu’on oppose à ce novateur que tous les jours , dans les fièvres avec symptômes ataxiques , on appaise, non par des anli-phlogistiques , mais par des stimulans, le délire, les convulsions et autres accidens nerveux , qu’il attribue faussement à l’inflammation de l’estomac et des intestins, il répond sans se déconcerter que dans ce cas, la phlegmasie n’est plus dans les organes, et que les stimulans agissent alors comme dérivatifs,
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Huxam, Pringle, Tissot, Le Pecq de la Clôture, etc., 11e peut que corroborer mon opinion, puisque des symptômes muqueux bilieux , adynamiques et ataxiques se trouvent entremêles au point quon est très - étonné de voir que ces hommes célèbres aient qualifié de fièvre putride essentielle un amalgame de divers symptômes.
Modifications de la Fièvre muqueuse.
La fièvre muqueuse épidémique que j’ai traitée dans trente-six communes , m’a présenté de grandes modifications produites par l’âge, le sexe, la constitution individuelle et l étal de l'atmosphère.
i°. L ' dge : Les enfans et les vieillards , en général, y étaient moins sujets que les jeunes gens ou les personnes de 18 à 40 ans. L’observation met ici en défaut l'opinion de Cclse , que le moyen âge est celui où l’on court le moins de danger, parce qu’on n’est ni fatigué par l'ardeur bouillante de la jeunesse, ni par le froid glacé de la vieillesse : œtas media tutissima est, quia neque juventutis calore , neque senectutis frigore infestatur.
2.0 Le sexe : Le plus souvent les femmes éprouvaient moins d accidens , lorsque les règles survenaient dans la première période de la maladie, parce quà cette époque elles ont une influence avantageuse sur son cours. C’était le contraire quand ce flux avait lieu vers la fin, parce qu’il augmentait l’état de faiblesse. Les fausses couches , dans le commencement , étaient moins à craindre que dons la vigueur de la maladie, sur-tout quand il y avait perte abondante.
5.° La constitution individuelle (i) .-Les jeunes gens dont le tempérament n’étoit point encore formé , dont l’organisme était faible, furent moins grièvement attaqués que les hommes robustes plus susceptibles de contracter l’infection.
4-° L 'état de l atmosphère : Une température humide, douce ou froide était plus favorable au développement de la fièvre muqueuse et à sa propagation , qu’un air sec , chaud ou froid 5 un temps de neige et de glace la compliquait souvent d’affections du système pulmonaire. Frigida veluti niæ et glacies / pectori sunt adversa , tusses mo~ vent , sanguinis eruptiones et distillationes efficiunt. Hipp.
Pronostics.
On entend par Pronostic le jugement que l’on porte avec sagacité sur ce qui arrivera au malade.
La connoissance des signes (2) qui font prédire les terminaisons favorables ou fâcheuses, est sans contredit aussi importante que celle des signes diagnostiques qui font distinguer une maladie de toute autre. Cependant, il est reconnu que dans les affections aiguës, le pronostic n’est pas toujours
(0 Neque i «no rare medtcum oporlet , quee sit evgri nalura. Cels.
(2) Les signes sont , comme le dit judicieusement le doo> teur Landré Beauvais , une conclusion que l’esprit tire des. symptômes au alte'rations de quelques parties du corps, produits par une cause morbifique et perceptible aux sens*
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cerlain : Morborum acutorum non in totum certœ sunt prænuntiutiones , neque salutis , neque mords. Ilipp.
Les principaux signes pronosliques de la lièvre muqueuse compliquée d'adynamie et d’ataxie sont le défaut d’action d’un vomitif, le saignement du nez, l’état du pouls, le catarrhe pulmonaire, le délire , la prostration , etc.
i.° Les vomissernens spontanés dans la fièvre muqueuse, dès l’origine, sont un bon signe; dans ce cas, il ne faut poifit agir : Ci/m verà virent, quiescere prœstat. Hipp.
a.0 Le défaut d'action d’un vomitif dans le principe , suivi d’une grande prostration , est un mauvais signe ; c’est le contraire s’il produit des évacuations abondantes, faciles, diminuant la céphalalgie, procurant un calme prolongé et une sueur modérée.
5.° Le saignement de nez ou épistaxis qui soulage , doit être regardé comme avantageux ; une hémorrhagie nasale abondante supprimée tout-àcoup par des remèdes violons, cause des convulsions : Largæ sanguinis ex naribus erupliones per vim suppressæ , interdi/m convulsiones accersunt. Hipp.
4.0 L état du pouls : Dès le commencement le pouls petit , serré , concentré , cependant facile à déprimer , est un signe fâcheux ; le pouls dans un état presque naturel avec strabisme, contraction des pupilles et refroidissement du système cutané.
45o MALADÏÊS ÉPIDÉMIQUES
dénote un danger inuninenl , de même que l’intermittent, le faible et mou, le petit et vite, l'irrégulier, le verrai culaire , le formicant, le convulsif
5. ° La respiration très- précipitée ou rare, intermittente , suspendue , stertoreuse , sibilante , annonce une mort prochaine.
6. ° Le catarrhe pulmonaire : comme complication, il ne mérite une sérieuse attention que lorsqu’il est très-intense, et qu’il se prolonge au de -la du S.° jour.
7.0 Le délire : Lorsqu’il est modéré et qu’il survient la nuit, en laissant des intervalles lucides, il est peu inquiétant 5 accompagné de fureur ou de tristesse , succédant a une hémorrhagie , il annonce une terminaison fâcheuse. Quand il accompagne l’assoupissement, l’on est menacé de convulsions : desipientia cum sopore , conculsiones minantur. Ilipp. La difficulté de respirer et la sueur, jointes au délire, causent la mort : desipientia cum difjicultate spirandi et sudore , lethalis est. Hipp. Le coma qui suit le délire, est mortel : post delirium, coma, lethale. Gai.
8.° La prostration absolue des muscles locomoteurs : dans le principe, elle donne bien moins d’espérance que lorsque les forces se soutiennent.
9.0 Le défaut de concordance entre T exercice des fonctions et les diverses symptômes : Le délire sans altération des traits du visage, la langue belle avec amertume de la bouche, la fièvre modérée avec chaleur mordicante , sont des signes fâcheux.
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io.° La surdité : Dès l’invasion , elle donne bien plus de crainte que quand elle a lieu a la lin de la 2.e période. La surdité dans une maladie aiguë, qui se manifeste après des hémorrhagies et des évacuations alvines de matières noires, est un mauvais signe : in præcipiti malo quœ post sanguinis eruptiones et post nigrorum per ah'um refus ioneS, surditas obrenit , malum denuntiat. llipp. I/hémorrhagie nasale et la diarrhée enlèvent la surdité qui survient dans les fièvres aiguës : surditatem in febribus enatmn , sanguinis ex naribus pro/luviurn , ac alvi perturbatio tollit. llipp.
n.° L’ odeur très-fétide et nauséabonde des malades, sur tout quand les symptômes d’adynamie et d’ataxie sont très-intenses, donne des craintes.
12.0 La peau : bile a une chaleur âcre dite niordicanle qui affecte désagréablement les doigts , dans la complication adynamique; elle est quelque fois aride (1), ridée et même vieillie, rugueuse, et couverte de saletés, lorsque l’ataxie est très prononcée : ces signes sont inquiétans : in febre lenuiter exudantes , maligne habent. Hipp.
i5.° Les exanthèmes : Ceux qui empêchent les crises, sont désavantageux, lorsqu’ils sont répercutés par la saignée ou des purgatifs. 11 en résulte souvent des accidens graves.
(0 Quitus cutis obtendilur arida et dura, ii sine sudore moriuntur. Hipp.
432 MAT.ADIES EPIDEMIQUES
i 4-n L 'horreur des médicamens : La répugnance qu’ont certains malades pour les médicamens, soit qu'ils les gardent ou les roulent dans la bouche , soit qu'ils les rejettent presqu’aussitôt, présage une suite fâcheuse.
1 5.° Les terreurs de la mort : Avant le délire , elles sont à craindre.
16.0 Les déjections divines : La diarrhée légère, dans la ieie période , est avantageuse ; elle est nuisible dans le cours de la maladie , lorsqu'elle n’est pas critique. Les selles séreuses, continues ou mêlées de sang, sont souvent funestes, ainsi que celles noires, très fétides et involontaires : exitialis est clejectio pin gui s et nigra , ac livida curn odoris gravilate. Hipp. Les selles trop copieuses ou trop fréquentes , affaiblissent alvus , si vehementiiis fuit, an sœpiits ducitur , hominem infirmât. Cels.
17.0 Le météorisme du ventre : Avec de vives douleurs, il est très- dangereux.
1 8.° Les urines : Quand elles sont rares et semblables à de la lie de vin, elles laissent de grandes inquiétudes ; c’est le contraire lorsqu’elles sont abondantes et quelles ont un caractère critique. Ceux qui laissent échapper leui'S urines sans le sentir, sont en danger : urince quæ non sentientibus effluunt alias, perniciem denunciant. Hipp.
19.0 Les sueurs : Celles d’expression et froides aux extrémités, sont mauvaises : sudores Jrigidi in j'ebre quidem aculd abord , mortem significant. Hipp. Une sueur excessive, dans une maladie, qui
reste
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resle Icn/jours au même degré de violence, est également dangereuse : sudor una cum febre, acuta morbo urgente , malus. Hipp.
30.° Les signes les plus à redouter sont : pâleur, sécheresse et gangrène des plaies des vésicatoires; coucher sur le dos avec les cuisses croisées et entortillées; Louche héantc (1); langue noire, racornie, comme ligneuse, tremblotante, et qui ne rentre pas quand elle est tirée ; boissons qui tombent dans l'estomac comme dans un tonneau, par leur propre poids et presque sans contraction de l'œsophage ; atonie du système circulatoire ; soupirs (3) ; aphonie (3) ; réponse brusque (4) ; hoquet ( inspiration forte et subite causée par une contraction involontaire du diaphragme ) ; frissonnement fréquent avec grande faiblesse (5); carphologie; soubresauts des tendons; convulsions (6); tétanos ; paralysie de la vessie ; vomissemens spas-
(1) Lelhale quoque et hianti ore assidue dormire et ubi supinus jitcel eruribiis valdè contortis et amplexis. Hipp.
(2) ln morbis aculis gemebundæ spiraliones , malœ. Hipp.
(3) Véhémentes insaniœ , cum vocis defeclione , pernicieni instant, t ocis drfecliones cum singullu , pessimœ. Hipp.
(4) Ah homine moderato , ferox et audax responsum , ma « lum portendit. Hipp.
(5) Si febre non intermittente, rigor fréquenter incidat , evgro jam debili , lelhale est. Hipp.
(6) Ex prof usa purgalione convulsio aut singullus succedens, malum. Hipp.
Ex medicamenli purgantis potione , convulsio lethalis.
Hipp. 28
4 54 maladies Épidémiques
modiques el tintemens d’oreilles (i); fac« hippocralique ou cadavéreuse dont les caractères sont : front couvert d’une sueur froide, yeux enfoncés, paupières à demi- closes ( laissant entrevoir la sclérotique pendant l’assoupissement) (2), nez effilé , pommettes saillantes, tempes creuses, lèvres décolorées ou livides et pendantes, oreilles sèches el froides.
La langue rouge el comme vernie avec ptyalisme , 11’est pas toujours un signe fâcheux, ce que j’ai observé plusieurs fois.
J’ai aussi remarqué que la difficulté d’avaler, chez quelques uns, provenait, ou de purgatifs trop répétés dans le cours de la maladie , ou de cordiaux el du quinquina pris dans le principe. Que de gens ont été victimes de ce dernier moyen employé a haute dose par certains médecins qui ne voient presque par-tout que des fièvres pernicieuses de Torti !
Le traitement de la fièvre muqueuse devrait naturellement trouver ici sa place $ mais désirant entrer à ce sujet dans quelques détails qui pourront intéresser, relativement à l'action des médicamens, je préfère en former le septième chapitre.
(1) V.omilus virulerid el æruginosi, cum capitis dolore , surclitcile el insomnid prurnplam insaniam signjicant. Hipp.
(2) ln præcipilibus malis oculi obseralio , ou1 2 perfraclio , malo e*t. lhpp.