XXIII. — OHM, UNITÉ TECHNIQUE DE RÉSISTANCE
Sa valeur fut fixée comme il suit
iohm = io»U.E.M.[R]G.G.S.
ou bien encore
, ohm — — -î— - U.E.S. [r] C.G.S.
La résistance ainsi définie s'appelle Vohm théoriquCy parce qu'elle diffère légèrement de l'étalon construit par le Comité de l'Association britannique qu'on désigne par le symbole B.A. ohm, les Tables de résistance qui nous fourniront les données nécessaires pour les exercices numériques se rapportant généralement à ce dernier.
Une autre unité pratique, peu différente de l'ohm, est l'unité SiemenSy qui a été construite et employée d'abord par le célèbre électricien de ce nom (* ). C'est la résistance d'une colonne de mercure à o<»C., de i" de longueur et de i'^'"*i de section.
Nous indiquerons, au paragraphe suivant, la valeur de l'ohm B, A. et cefie du siemens.
En attendant, et pour donner une idée de la grandeur de l'ohm, nous dirons qu'un fil de cuivrepurrecuit, de i"" de dia-
(*) C'est en réalilé à Pouillet qu'il convient d'attribuer la création de l'unité mercurielle. P. M.
mètre et de 5o" de longueur environ, offre à o®C. une résistance de I ohm. La résistance du fil de cuivre du commerce est plus grande; il suffit d'une longueur de 3o"» à4o" de ce fil, le diamètre étant encore i"", pour former une résistance de i ohm. Le charbon d'une lampe Swan (dernier modèle anglais) (*), qui consiste en un filament d'environ 12^7 de longueur et o%oi3 de diamètre, a, pendant son incandescence normale de la force de 20 bougies (2), une résistance d'environ 143 ohms. Dans les lampes moins perfectionnées, cette résistance est beaucoup plus faible (§XXVI). La résistance du corps humain d'une main à l'autre a varié, pour quatre personnes, de i5oo ohms à 3400 ohms.