VARIATIONS PRINCIPALES DE LA RÉSISTANCE
n'était à chaud que de aS à 76 ohms (*). Dans les charbons employés pour la lampe à arc, la résistance diminue pareillement avec réchauffement (2).
Pour calculer l'augmentation de résistance produite dans les métaux par réchauffement, on emploie généralement la formule
i-h at-h bt^,
en supposant, d'après Matthiessen,
Pour presque tous les métaux purs 0,0088240 h- 0,000001260
» le mercure 0,0007485 — 0,000000898
» Targentan o,ooo4433 h- 0,0000001 Sa
Ainsi, par exemple, le cuivre recuit a pour résistance :
Le plomb à la température de 3oo^, c'est-à-dire près de son point de fusion, aurait pour résistance
M. Arndlsen a trouvé, pour les métaux, le coefficient moyen 0,0036783 {Mém, cit» de A. £mo) qui diffère peu du coefficient de dilatation thermique des gaz, o,oo366 = ^; ainsi la résistance électrique d'un métal changerait en raison de sa température absolue et, à 273^0. environ, elle serait sensiblement doublée.
Dans les alliages, la résistance est presque toujours plus forte que celle des métaux qui les composent et varie peu si l'on change entre certaines limites les proportions de ces métaux. En outre, la variation de résistance due au changement de température est généralement moins sensible dans les alliages que dans les métaux purs. M. Mascart a trouvé, pour les étalons de résistance fabriqués avec du fil d'argentan et construits par M. Siemens, divers coefficients supérieurs à
(' ) GoRDOx, A pract. treat. on elect, Lightingy p. 66.
(') ScHELLEM, Ouvr. Cit., p. 4o5. — HOSPITALIER, Formulaire, p. i55.