REFLECTION
Noir de fumée loo
Eau lOo
1 Papier «i écrire 98
1 Glace à 0° 85
Mercure 20
Plomb brillant 19
Fer poli x5
E-tain, or, arj^ent, cuivre 12
Cuivre jaune 100
Argent 90
Elain en feuilles : . . . 80
Acier no
Plomb '. . . 60
Etain mouillédemercure lO
Verre 10
Verre huilé 5
D après ce tableau , on voit que si l’on veut que la surface d un corps s’échauffe vite, ou que celle d’un corps chaud perde rapidement sa chaleur acquise, il faut dans les deux cas les recouvrir d’une légère couche de noir de fumée ou de papier à écrire.
Si, an contraire, on desire qu’un corps conserve sa chaleur acquise, ou qu’il n’en acquierre pas de nouvelle, on pourra recouvrir sa surface d’une feuille d’argent polie , d’etain , etc.
La tendance du calorique à s’échapper des corps, à été nommée tension ou température; c’est en raison de la température des corps que leur chaleur devient sensible à nos organes , et que son action est plus forte sur différentes substances. L’écoulement de la chaleur est proportionnel aux différences de température entre les corps chauds et le milieu environnant, la quantité de chaleur écoulée dans un même temps et à température égale, est proportionnelle é la surface du corps d’où elle émane.
Les corps inégalement chauds mis en contact, donnent lieu à des échanges de chaleur , en sorte que l’équilibre s’établit plus ou moins promptement en raison de leur capacité pour la chaleur, et de leur conductibilité; ou pour les corps non-conducteurs , tels que l’eau, les gaz, etc. , en raison de la mobilité de leurs molécules.
Conductibilité. Tous les corps dans lesquels la chaleur pénètre facilement, ont été nommés bons conducteurs, tels sont , en les plaçant dans l’ordre de leur conductibilité, f d’après des expériences récentes faites avecsoin par M.Despretz), i“ l’argent, 2“ l’or, 5“ le cuivre, 4“ le platine , 5° le fer, 6° le zinc, 7“ l’étain, 8° l’acier, 9° le plomb.
Les corps que la chaleur ne pénètre que difficilement ont été appelés mauvais conducteurs ; les gaz, les liquides, la porcelaine, la terre des poteries conduisent moins qu’aucun des métaux ci-dessus; le charbon, les bois secs, le verre, les résines conduisent moins encore; et rien ne transmet plus difficilement la chaleur, suivant Rumfort,
THA1TK DES RÉACTTES. 3y
que les substances formées de filamcns très fins, de petites écailles ou de parcelles qui se touchcnl par trèspeu de points, comme le cuir, la laine en flocons, la soie en brins, le duvet", etc.
Dilatatioji. En général, les corps en s’échauffant, occupent un volume plus considérable, et lorsque la chaleur diminue ils reprennent par degrés leurs dimensions primitives; cette variation de volumes que la chaleur opère, a donné les moyens de comparer les températures à l’aide d’instrumens nommés thermomètres.
Comme on se sert dans.divers endroits de thermomètres dont les graduations sont différentes, il est utile pour l’intelligence des diverses observations ou des expériences thermométriques , de connaître les rapports qui existent entre ces thermomètres. Le tableau suivant présente ces jjraduations comparatives.
25 THA.nÉ des uéactifs.
TADÎÆ,VU DE COMPARAISON des trois thermomètres les plus en usage : celui de Réaumur , le thermomètre centigrade et celui de Fahrenheit , à partir du 4o' degré au-dessous delaglace, ou — •R- est le termeoùle mercure perd sa fluidité ^ et cristallise.
THERMOME TKE