‹ Traité élémentaire des réactifsChapitre 26 sur 64 · nt.i. r,:)kli lu<ia 301'jin.iH «-ib · texte numérisé non relu

nt.i. r,:)kli lu<ia 301'jin.iH «-ib

oiut) il ' / y> el'ill) .'U-. ;

L ALBUMiNEipeutûti’éiemployc'o pôùi’ reconnaître la présence des sels .mercurlelsieti les chl'orures de mercure; elle les précipile, de leurs solutionsi sous 'forme floconneuse blanche. G, es flocoAs sont insalitblesidans l’eau : soumis à l’action de la chaleur, ils se décomposent en donnant les produits des matières animales, puis , une vapeur blanchâtre, opuqué, quÉblanchit une lame de cuivre dé-

capée qu’on expose à son action. Ce réaclif est assez sen-

'■ ... ; -MMI ' i ' ■

sible pour indiquer la présence du perchlorure de mercure dans un liquide qui n’en contient que o,ooo5. On

peut s’eu servir comme de la gélatine pour recounaître lu présence du tannin en solution.

Alcool. Ce liquide, soit à l’état anhydre, soit étendu (l’eau , est employé fréquemment dans beaucoup d’analyses. Il ofl're, en effet, un moyen simple d’opérer un grand nombre de séparations entre des corps dont il dissout les uns sans agir sur les autres, tandis qu’un autre véhicule, l’eau par exemple, les dissoudrait tous à la fois. Cette propriété précieuse s-’applique aux mélanges de certains sels, aux p'ro'dViits immédiats des animaux et des végétaux, a quelques oxides meme.

On parvient, ^ , à, l’aide de l’alcool, à séparer le sucre cristaUisable contenu dans les divers sucres bruts des co-

lonies du sucre incristallisable. Le premier est insoluble dans l’alcool à 42° é froid. La plus grande partie de la matière extractive etle sucre incristallisable sont entraînés en solution (1). On épuise le sucre par plusieurs lavages avec l’alcool au même degré, on le jette sur un filtre, on le fait sécher et on le pèse, on retranche ensuite du poids obtenu le poids des matières iusoluhles dans l’eau , qu’on sépare en dissolvant dans ce véhicule le résidu de la solution alcoolique, filtrant cette soluliou aqueuse et pesant les matières restées sur le filtre. On doit retrancher encore le poids de l’cau^^que le sucre essayé contenait , et que l’on détermine préalablement en le faisant dessécher

(1) Ce proccilt; a été mis eu ])ralii| ne dans plu.ieiirs raffineries de sucre, pour obtenir en peu de jnms du sucre blanc raifîné. Oïd a Bbaiidonné à cause des diuigei's du fi uijui rcsiiltaii ni nécostairemeiU du la grande (|uaiUilè de vajiuurs alcuuli(|ucs nipanducs dans 1rs aUeliui s.

T)<AITli de» RÉACTIPS.

à l’étuve. Si le sucre essayé était mélangé de gomme ou de quelques substances extractives, 'insolubles dans l’al-r pool et solubles dans l’eau, il faudrait se servir d’un autre procédé. L’un de ceux que l’on peut indiquer, consiste à laver le sucre égoutté avec une solution saturée de sucre pur; toutes les substances solubles dans l’eau se dissou-: draieut à l’exception du sucre seul; celui-ci resté sur le filtre, mis à égoutter entre plusieurs feuilles de papier non çollé, indiquerait par son poids le sucre prlstallisable pontenu dans le sucre soumis i l’expérience. Il faudrait pn déduire, toute fois, le poids des matières insolubles daqs l’eau, comme qous Tayons dit plus haut, Ce mode d’essai exige certaines précautions essentielles : il faut que le sirop du sucre pur soit saturé à la température à laquelle qn agit, et que cette température ne puisse va? rler pendant l’expérience ; il faut aussi se garantir de l’humidité et du dessèchement que l’air peut causer. On volt qu’il est difllcile do remplir toutes ces conditions , aussi pet essai pe donne-t-il que des résultats approximatifs.

On parvient, par le moyen de l’alcool, séparer la gaîadine du gluten, Pour cela, on soumet à l’action de l’alçool à 36" cette dernière substance, extraite des fa? rinos, après l’avoir divisée préalablepaent pour augmenter les surfaces : la solution alcoolique filtrée et rapprochée ^ slccité donne un résidu qui est de la gaîadine. Celte substance peut être purifiée par des lavages au moyen de l’éther, qui pe la dissout pas, tandis qu’il opère la solu? tlon d’une petite quantité de matière jaune étrangère.

L’alçool sert encore à séparer des champignons le sucre qu’ils contiennent. A cet effet, on traite l’extrait aqueux des champignons, apres l’avoir évaporé à siccilr, par l’ai-

TRAITÉ DES REACTIFS. 2ip

cool à 34° jusqu’à épuisement complet. On obtient une solution de couleur fauve, qui, par l’évaporation, devient brune très-foncée; rapprochée en consistance sirupeuse, elle laisse déposer en se refroidissant une matière sucrée pulvérulente que ses propriétés particulières permettent de considérer comme une espèce distincte du genre sucre. ( Voyez les Mémoires de M. Braconnot, de Nancy, imprimés dans les annales de chimie, t. 7901 88.)

L’alcool s’emploie aussi pour isoler la partie cristalline

delà manne appelée manni te. Pour obtenir cette substance,

on traite la manne par d’alcool; on fait chauffer; on

filtre, et par le refroidissement cette matière se précipite

presqu’en totalité sous forme cristalline blanche; on la

purifie en répétant la solution et la cristallisation au

moyen d’une uourelle (ju^anlité d’alcool.

On précipite la daliline fi) de sa solution dans l’eau / - • liOHt • ^ oir . .

r 1 alcool.

par

i-'i ri"Mj ■jii. I -■

L alcool sert encore a obtenir la ceüne àu spcrmacété u duo» clqtnoT uIimUiU aleine ; on traite cette matière par 1 alcoo

ou blanc de balei

ine: on traite cette matière par l’alcool , r, -’t .- '<■ , Jjii !■

bouillant; on fi|tre , et on laisse refroidir la liqueur, qui

J, , . . ’b. ! Op f'-.V •!! U 1/;., . luiu 1 '

déposé la cetme sous forme de lames cristallines. On

, ’ •'•ni!.. ,10 , , I . ii‘jji.t!« oit ; ;

1 obtient a I.etat de puretc, en répétant cette operation , . -‘.•'P, Oti é‘j'

plusieurs fois. Cent parties iTalcool bouillant à 0,821 de , .... '1 (vUi-iiov'l.’' -ai-;,

densite dissol vent 2,.5o de Céline. fCïievreul ) '

1 • ’npiK. .. .,i>'i l£jf,o ,.l ■

On obtient, au rpoyen de l’alcool, 1 acide p'arlieuliei ‘ ‘t, '-'! ,'np nu omiiié.at. :

(1) Pi incipc immédiat découvert nouvellemenl dans l<-s btilbei

dcfc dahlias ( Payen , journal de pharnint'iç , n'* i823.)

dp fièvres inlermittenles, on le traite par l’alcool à chaud; qn filtre rapidement, e^ l’acide rosacique se précipite parl’èyaporatiqn.

Le pt’océdc pour obtenir l’acide amniotique est aussi fondé sur la propriété' qu’’a cet acidp de ac dissoydre dans l’al'icoql bouillantj et de ae précipiter par refroidisseméqti * .^liloc.'iT i'-r» vih Ti ' mi m,

On opéré} tl{i 'riibyfetï'déî'’ictlcqoll’j Iti Bép'arqtion du murjate de féi^5"i|üiléSt'y0lliiïilleldana’cse^Vél«culc ; du munate de bai^tbl qiM"i^'ipdiyt'>s;*y'>tligg(Vti'dr'c. ’'PduT'ytparvenir , qq Vpdh|l’’lé-'É(i'èlSlhlg^'dfiS'deùxTnütiiîiteS''cn’poudre trèsfine ,''’ct ’dif i'ès laVé'fiiféé^dtfif’albo^ôhj'ns'qp’à *ce que celui du dernlbi'dâv'à'^Gr'hé'd'iSrine pltis'do tracés de muriate de fpr, é'é'(!|^e'l’èp!'r'eoqnrtai't(ptir l’hydro-cyanate ferriiré de pola,‘lè’é'j’^e'''^cl Uotinldntilsn'>piéG[piDéob1'eU'rqiiand il y a encope çl^Bàt}é Iît^t'ddé'dé>|iç!sitc3iqüafïtrtés de'ce sel métal- (iqa'e, ^q'm') oo < otnr.»iïlu», olilrinnp m (oomI- '

L’bldô'ol g’'érHploieploü!'précipvl!w}e'tîarlrodes vinaigres de vin'n6fï’distlllôSi,i'ïî«Ete'^opriiétélesl foridée sur ce que l’afÏÏnité dbdMlcnqî 'jfouh l’tetlu'lest'phTS' ‘grande que celle dc’ l’eait'^péur lé‘'Sét/"Iietta'i'tiwtei de ptvtasse^'qui ne peut ycstèŸ'étl feôlià1îio'flidtliis'’llailcoril''lfRiWe,^oi précipite.

On sç sert de l’alcool pour sépnrer les sels dpliqucs-: cens qui se' trouvent dans le résidu de l’évaporation des eaux minérales.' Om doit Gtnployer, pour cet usage, l’alcool absolu ('OU à'0',8o5- poids spécifique). S’il contenait de l’eau , il pourrait dissoudre quelques portions des sels qui ne sont insolubles que dans l’alçool anhydre : il faut aussi qne le résidu soit desséché , afin qu’en se dissolvant dans l’alcool, il n’ajoute pas d’eau à ce véhicule. L’opération se fait de la manière suivante : on met l’alcool cq contact avec le résidu pulvérisé, ou cliaull'c en agitant

tRAITÉ DES nÉACïlPS. 321

fit l’on filtre, l’alcool passe avec les sels qu’il a dissous , los ► sels insolubles restent sur le filtre j on les lave avec une r nouvelle quantité d’alcool pour enlever les dernières ( portions de solutions salines restées adhérentes entre los parties des sels insolubles; on, évapore la solution alcooi lique, qui donne, ipour résidu les sels que l’alcool a dissous; on les examine par divers réactifs. Voyez l’analyse des sels. ) On,fail séclrerile résj<Jitij’ç^ié(fjU;r,le filtre, et on peut en séparerilesis.cls;|neuiSol,ul>|l«t(flans.li’eau qui se sont ; jirécipilés .dans laa'' éMsiporatjop‘*;Cft,îolaynqî: à plusieurs reprises avec l!eau.distj.liée;,.,0;ft,réqoij;nlegi)çqqx^d.qiCc^ lavage , on les éyapw’e|,|(p,ujÈot|n,r,xi)p^l!ïQ IfiS |Ç!ls„r,ésullans de cette évaporalion.v etiC^vC^ qui siipèiïestçAguii jp filtre.

On se sert.auspL delllal(looljpo.urnpréqipÂlQr.j?ljUsjeurs sels de leursjfiolulliioaacfliuïS'jrflauuiiJnfitqt ; en, général , pour cela, quebk sQlulipa,)Saln|ejfeoj.tjiÇi^ppenl;fpq^, et y ajouter de l’alcool en quantité suffisante; ce corps , par une affinité prédisf oiiaai,te.|rfiPi(ÇQtrrb^aê,t\]rpii'q joe^Jé^scl s’en précipitoobliefi JHjJütjs^nfoiolieetsuîfaio'ilde-.ipalftSfe , le muriate de linmêaivebqse^lojiiiit'éatocdp jiwrytojj Jp kptrnte acidulé de potasse ^ ctq. t^letai,'i$eiHt {lÈn.'l:[Qéo(faft;,ppk cette séparation n’oaqpus.oééiiiplléteioluiïef.pnjbtie rfôsfc.en

solution dans l’aldool tifijubliipap l’oôrui. i ob rn^ ■> t i' ’ On emploie l’DlcotoLpounsÆipiH'eiUaijeésine ,des extraits obtenus par le traitqipenf dqsfjraaU)ère6(>ég«l!a,I,eSià J’eau bouillante; la résinpijiidjqis rPo.o^sTjnàyant léilé [entraînée par l’eau, en raisonidciqon.iostr.ôiaiiejdin'iifliop let, à l’aide de quelques subslar»ccSiquètli’ial{scüiippaÿnont.ut jiio Il sert aussi é dissoudre i diretetemcaiifci lai résine des ])lanles que l’on a l'ait dessécher. On la sépare ensuite en précipitant la solgtion résineuse alcoolique concentrée

aaa thaité des réactifs.

par l’eau , qui dissout les principes susceptibles de former une solution aqueuse, et laisse la résine se déposer dans le liquide : l’alcool qui s'y trouve ayant été assez affaibli pour n’avoir plus d’action sur celle résine. C’est de cette manière qu’on obtient les résines de Jalap , de Turbith, etc. , etc.

L’alcool peut servir aussi à précipiter la gomme de sa

solution aqueuse rapprochée. La gomme, par ce moyen,

est précipitée sous forme de flocons; la njatiéro résineuse

qui l’accompagne quelquefois , et qui. est entraînée en so-

lution dans l’eau; à laiaVear de ‘cettè dernière substance,

est dissoute, et laisse précipiter la gomme qui, après avoir

été bien lavée avec^de |^alco3l*p(ïït'^^re redissoute dans „ ' ("a ftaiimi <?••( «neb ^.oàym.i'im -i;>v

1 eau.

i ojiiifi'l if. b'i/K!r.<,‘

ün a FecommanjUG, avec.raison^ ce reactif pour re-

connaitre la purete.de niqilJ <?e ricin f huile de palma- , . ^ lo , 'i(|qn 11' , ,, ,

christu. Cette huile pure étant cntièrèment soluble dans-

IH, ùliocj ;:liq *1' , ,,

l alcool, tandis que la solution est incomplète si- elle est

,, , osfii'i" V'I iLl •. -

mélangée d huile ^rapse ; les, huiles grasses sont cependant solubles dans l’alcool; mais elles ne s’y dissolvent

I iioii) ri , 1(1.1 11, 1 •>i( ‘iI'H. . (

que dans la proportion de 3 à 8 millièmes, tandis que

^ ^11.5 •,ltp •Ij'jijiu.rfo 1 - ’

l'huile de ricin y est ÿoluble en toute proportion.

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