DE LA RAGE
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On peut nous faire observer que le traitement de la rage , est entièrement étranger au plan de notre ouvrage; mais la gravité des accidents que cette affreuse maladie peut occasionner , nous semble un motif bien suffisant pour nous excuser de nous être écartés , un instant , de la route que nous nous étions tracée.
Toutes les fois qu’une pei’sonne a été mordue par un chien, dont l’état de santé est suspect , et surtout lorsque l’on a reconnu chez lui cet état de la maladie connue sous le nom de rage f d’hydrophobie , indiquée principalement par l’écume à la bouche , le regard étincelant , la gueule basse , un état convulsif plus ou moins fréquent , une fureur non motivée , etc. On devra , aussi promptement que possible , faire cautériser la plaie dans toute sa profondeur ; par celui des agens ci-dessous que l’on pourra se procurer , ou trouver sous la main.
1® Le fer rougi au blanc ;
2° Le beurre d’ antimoine ;
3® L’acide nitrique ; ,
4“ L’acide sulfurique ;
5® La potasse ou la soude caustique ;
6® La pierre infernale ou le nitrate d’argent cristallisé ;
7° L’ammoniaque ;
8® La chaux vive ou le sous-chlorure de chaux ?
APrENDICE , r>E r.A RAGÉ. 533
Comme II arrive souveirt que la plaie est plus proloudc;
) que large , et que par cette cause le caustique pénètre dlfk ficilement dans toute sa profondeur ^ il convient dfe la dé- I brider convenablement ; lorsque dans le cas contraire , l’in* dividu a été largement déchiré de manière à rendre la eau* térisation Impossible , à cause de l’énorme surface des plaies > on doit se borner à les laver abondamment avec de l’eau dans laquelle on pourrait ajouter un peu de chlore oti de solution de sous-chlorure de ch aux i
Lorsqu’une personne ne peut se procurer les spCours que nous Indiquons , en attendant quelles puisse les obtenir , elle doit laver la plaie à grande eau , chercher , en la faisant saigner, à expulser le vii’us hydrophobique. Si c’est l’extré* mité d’un membre qui a été mordu, tel que les doigts, elle pourrait chercher à retarder l’absorption par une ligature faite au dessus de la morsure*
Nous n’indiquerons pas ici les traitements secondaires ^ soit que rien n’ait prouvé d’une manière suffisante leur efficacité, soit parce que les personnes mordues ont le temps de les obtenir des médecins , auxquelles elles doivent toujours se confier , le plus promptement possible , après un tel accident.
Comme lePharmaclen*Botanlste , et particulièrement les élèves , dahs les excursions nécessaires à leur instruction , peuvent être mordus par une vipère. Nous Indiquerons les signes auxquels on peut reconnaître ce reptile , et les soins qu’on doit donnfir à ceux qui ont eu le malheur d’être mordus. La vipère est longue de deux pieds , grosse d’un pouce,
434 ArPENl^ICE, DE LA. EAGE.
Yiuiant du gris cendré au gris verdâtre, ou au gris foncé 5 on observe sur son dos , depuis la nuque jusqu’à l’exlréinilé de
la queue , une bande noire dentée eu zig-^ag; son ventre et
le dessous de sa queue sont garnies de plaques transversales de couleur d’acier poli 5 sa tête a la forme d’un as de pique tionqué à la pointe, et dont le corps serait représenté par la partie allongée rentrante de cette figure. La tête est recouverte de petites écailles très-nombreuses, son sommet ,4 présente deux lignes noires qui vont en s’écartant d’avant en arrière , et représentent un V 5 les yeux sont couverts; ■ les l’egards sinistres, la langue bifurquée. Le caractère es-^ sentiel de cet animal, est d’avoir deux dents en crochets . mobiles qiri occupent , à la mâchoire supérieure , la place des dents canines d’autres animaux. Le traitement contre la morsure consiste à faire pénétrer dans la profondeur de la plaie , une substance caustique , telle que l’alcali volatil , un fer rouge , l’àcidfe nitrique , le beurre d’antimoine , la pierre infernale , etc. Administrer à l’intérieur ' l’ammoniaque liquide à la dcss de 8 à 10 gouttes par verre d’eau , ensuite consulter un médecin pour le reste du traitement.
Les piqûres ^abeilles ^ des cousins, des guêpes , etc..
«.ont traitées par l’alcali volatil , ou à défaut par l’acide acél-ique.
ÀPPENDlCEk
APPENDICE
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X^LUsiÉURS movens nouveaux, ayant été indiqués pendanl le cours de l’impression de cet ouvrage , nous les avons recueillis afin de mettre nos lecteurs au niveau des connaissances actuelles , dans tous les procédés analytiques. Nous y insérerons une notice sur l’emploi du chalumeau , et nous terdiinerons en décrivant l’appareil de WouU', oublié dans les chapitres précédents.