POTASSIUM
M” Thénard et Vauqnelin ont reconnu que le potassium
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pouvait servir à démontrer la présence du phosphate dt? chaux , lors même que sa quantité était moindre qu’un demi milligramme. On opère de la manière suivante : La substance que l’on soupçonne contenir un phosphate étant desséchée et mise en poudre, on la mélange avec deux fois son volume, environ, de potassium ; on introduit le tout avec line baguette de verre au fond d’un petit tube éprouvette , et l’on chauffe fortement 5 le mélange acquiert une couleur brune , et dégage dès qu^on le met en contact avec quelques gouttes d’eau, le gaz hydrogène pliosphoré reconnaissable à son odeur et à ses propriétés chimiques.
M“' Berzélius , en essayant de réduire lucide fluorique par le potassium , parait être parvenu à obtenir les métaux de la silice de la zircône et des autres terres. Il a examiné parliculièrement les propriétés du silicum. Ce métal chauffé au rouge et mis en contact avec la vapeur de soufre, devient incandescent. Si lacombinaison estcomplète , elleest sousforme d’une masse blanche, terreuse , elle décompose l’eau avec une extrême rapidité. 11 se dégage du gaz-hydrogène sulfuré, et l’eau dissout la silice. On peut obtenir cette solution tellement concentrée qu’elle s’épaissit pendant l’évaporation , se coàgule, et laisse déposer quelques portions de cette teiTe sous la forme d’une masse gélatineuse transparente.
Lesilicium s'enflamme à une chaleur rouge dans le chlore, il en résulte un liquide sans couleur, ou un peu coloré enjaune, d’une odeur qui rappèle le cyanogène , ce liquide est extrêraementvolatile,mis dans l’eau lise fige et laisse déposer la silice en gelée. Le silicium que Berzélius avait envoyé à M. Dulong , et que nous avons vu à la société philomatique, ét.ait en poudre brune. Berzélius indique le procédé suivant pour obtenir ce métal. Le fluate double de silice et de potasse OUI de soude, chauffé à la température voisine du rouge pour en chasser toute l’eau hygro-métrique , est introduit dans un tube fermé d’un bout; on y introduitégalement des morceaux de potassium qu’on racle avec la poudre en les
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chauffiint jusqu’à foudre le métal , et en frappant légèrement le tube. On chauffe à la lampe et avant la chaleur rouge , il se produit une légère détonation , le silicium est réduit. On laisse refroidir la masse , on la traite par l’eau tant que celle-ci peut dissoudre quelque chose. On observe d’abord un dégagement de gaz hydrogène, parce qu’il s’est formé du siliciure de potassium qui ne peut exister dans l’eau. La substance obtenue est un hydrure de silicium que l’on-chauffe dans un cx'euset de platine couvert jusqu’à la température rouge, en augmentant le feu pardegi’és. L’hy. drogène«eul s’oxide , et le silicium reste à l’état de pureté. Ce métal n’est plus alors susceptible de brûler dans le gaz oxigène.