PREMIERE SECTION
N OMS DES POISONS,
1EURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.
SECOURS A DONNER
Arsenic naturel, en masses irrégulières noires , elles présentent , clans leur eassure , un aspect gris métallique qui se rapproche de celui de l’acier : fondu , volatilisé à vase clos, il cristallise en lames tétraèdres ; il a quelquefois l’aspect de stalactites , alors il est friable , (inodore , insipide ) , à moins qu’il ait été frotté ou qu’il soit resté longtemps en contact avec l’air humide ou l’eau, qui oxident ce métal , et lui donnent une couleur noire et une odeur alliacée.
Poids spécifique ,5, 23, se sublime a i8o°, sans se fondre. Chauffé avec le contact de l’air, il s’oxide, donne une fumée blanche d’une odeur d’ail très-prononcée..
La théorie semble indiquer que ce métal n’agit qu’en s’oxidant -, aussi les secours que nous indiquons sont applicacables aux oxides d’ arsenic -
Pas d’ Antidote.
Déterminer autant que possible , et à temps , le vomissement ; — faire prendre ensuite les boissons adoucissantes en grande quantité-
Bismuth ( Voyez Oxides )- Cuivre, Id.
Étain- , Id..
Mercure, vif argent, métal blanc brillant, fluide à la température ordinaire de l’atmosphère , solide à 09°, 44 audessous de zéro , volatil à 3/| .7° centigrades , n’agit d’une manière énergique sur l’économie animale que lorsqu’il est pris en assez grande dose ; il détermine alors un effet purgatif, qui cesse aussitôt que l’on n’administre plus ce métal.
Cesser d’administrer ce métal ; faire prendre du quinquina en décoction.
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Or. Voyez ses sels.
Plomb. Voy. ses sels.
Cobolt. Mort aux mouches. On donne dans le commerce le nomde coboltàdes mines arsenicales de cobalt, ou cette dernière substance est en très - petite quantité. ( Voy. Arsenic). Les solutions de cobalt sont des poisons. ( Voyez ses sels. ).
Voyez Arsenic métal.
ILES CORPS COMBUSTIBLES SIMPLES. $Q"i*
RÉACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE
CES SUBSTANCES
La chaleur le volatilise et le fait reconnaître par la fumée blanche qu’il répand ( oxide d’arsenic ) -, elle a une odeur d’ail très-prononcée.' — La conversion de ce métal en acide par l’acide nitrique ; la saturation de l’acide formé , par la potasse ; le précipité bleuâtre que ce sel donne avec le cuivre , sont des caractères qui font reconnaître l’arsenic ; mis sur des charbons ardens , développe une odeur d’ail ; traité par l’acide nitrique il forme , avec les solutions de chaux de baryte de strontiane , des arséniates de chaux de baryte , etc. , qui , décomposées, dégagent une odeur alliacée.
Les caractères physiques de ce métal, le font aisément reconnaître ; cependant , s’il était divisé par quelques substances, ; il faudrait exposer le mélange à l’action du feu.
Le mercure se volatilise ; on peut le recueillir sur des lames de cuivre qui blanchissent, deviennent brillantes et douces au toucher; ces caractères disparaissent si l’on expose la lame blanchie sur des charbons ardents : le mercure se volatilise de nouveau , et la lame de cuivre reprend sa couleur primitive.
La chaleur comme pour l’arsenic, donne une fumée blanche et développe une odeur alliacée très-forte.
BEÜXfEME SÉCTÏOÿfj
NOMS DES POIS ONS
LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.
Ile SECTION.
- Ammoniaque. Alcali volatil fluor ga-
C\ combus- zeuze, odeur sui generis , qui le fait faciietibles combi- nient reconnaître , et qui force à fuir sa nés entr'eux présence.— Bleuit fortement le papier de tournesol rougi, — verdit les papiers de dahlias, de mauves, le sirop de violettes , — communique à l’eau son odeur et ses propriétés alcalines ; le gaz ammoniac se dégage de ce liquide à toutes les températures.
Chlorure d’ântimoine. Beuve d’antimoine. Substance solide , blanche , demi-transparente , cristallisable en octaèdres plus souvent amorphe, attire fortement l’humidité de l’air, et Reau que contiennent les corps organisés ; saveur acre , caustique , très-énergique , laissant sur la langue une tache blanche.
Proto-chlorure de Mercure., Précipité blanc , mercure doux , calo mêlas ; solide, blanc, transparent, en prismes tétraèdres h pyramides aiguillées , ou en larges plaques à refflets métalliques ; rayé par l’ongle en jaune serin, — souvent en poudre blanche , légèrement jau~ iiâltre , brunissant par son exposition à la lumière solaire, tache par frottement les doigts et le papier , insoluble dans l’eau dans l’alcool, soluble dans le chlore volatil, inodore , presqu’insipide.
Deuto chlorure de Mercure subitnié corrosif solide , blanc, (lorsqu’il est récemment sublimé ) ; en masses serrées, cristallines, ou en faisceaux aiguillés prismatiques, en cubes, en prismes quadrair gulaires à sommets dièdres. Soluble dans
SECOURS A DONNER
Contre le gaz inspiré en grande quaj tité , faire respirer le chlore gazeux <: l’acide hydroclilorique , mélangé av beaucoup d’air atmosphérique.
Si l’on avait le temps? provoquer i vomissement en faisant prendre une qua : tité d’eau qu’il est convenable de rend: légèrement alcaline , ou chargée d’ui grande quantité de magnésie.
— Eau albumineuse.
— Les antiphlogistiques puissants.
N’est vénéneux qu’à une assez fort dose. — S’il n’a pas été privé , par le h vage , de tout le deuto-chlorure de me cure, il devient un poison violent. !
faut alors administrer les mêmes secoui | que pour le deuto-chlorure ( Voyez c mot). Provoquer le vomissement, e donner ensuite des boissons préparée avec de l’eau et des blancs d’œufs en gra de quantité.
— Adoucissants.
Provoquer le vomissement par le moyens mécaniques ou par des bois sons émétiques.
Eau chargée de blanc d’œuf, de gomme , de mucilage de
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COMBINAISON DES CORPS COMBUSTIBLES ENTr’eUX .
RÉACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE CES SUBSTANCES
L’acide hydrocklorique mis en contact avec ce gaz, donne lieu à des vapeurs Blanches , opaques, qui condensées , produisent le sel ammoniac ( hydrochlorate d'ammoniaque. J
L’acide nitrique produit les mêmes vapeurs ; combiné avec le gaz ammoniac, il donne lieu à un sel qui, à une température élevée , se décompose d’une manière particulière ( Voyez, Nitrate d’ammoniaque)..
L’eau donne lieu à un précipité blanc qui, lavé , est de l’oxide d’antimoine simple qu’on peut ramener à l’état d’antimoine métallique par le charbon , a l’aide de la chaleur.
— Avec l'eau liydro-sulfurée ou un hydrosulfate, on obtient un précipité dont la couleur varie du jaune orangé au rouge brun, (kermès où sulfure d’antimoine orangé, soufre doré ).
— Le zinc et les hydrosulfates peuvent encore donner des indices. {Voyez les articles qui concernent ce métal, et les liydrosulfates , Traité des Réactifs).
Insoluble dans l’eau. — La chaleur le sublime sous forme de vapeurs qui, recueillies sur une lame de cuivre, lui donnent une couleur blanche ; la surface est rendue brillante et douce par le frottement , à l’aide de la chaleur la couleur blanche disparait.
Mis en contact avec les solutions alcalines de potasse , soude, chaux, baryte, ammoniaque, il prend une couleur noire; l’intensité de cette couleur est d’autant plus grande , que l’alcalinité de la solution est plus marquée.
— Les hydrosulfates alcalins le noircissent aussi.
La chaleur le sublime sous forme de vapeurs qui , recueillies sur une lame de cuivre, la blanchissent.
Le bareau aimanté recouvert d’un vernis résineux, revilie le métal. (Murray).
Avec les solutions alcalines de potasse , de soude , baryte , précipité jaune orangé ; avec l’ammoniaque précipité blanc-
DEUXIÈME SECTION r
NOMS DES P 01 SON S
LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.
SECOURS ADONNER
l’eau , plus à chaud qu’à froid. Plus soluble dans l’alcool , plus encore dans l’éther sulfurique , sa solution rougit le papier de tournesol, saveur métallique dite cuivreuse , qui est excessivement désagréable.
de graine de lin. — *Eau sucrée , — le gluten ou la farine délayée dans l’eau, — les opiacés et anti-phlogistiques.
Sulfure de mercure. Hihiops minéral. (Mélange de métal et de sulfure* de mercure), poudre noirâtre ou noire, d’un poids spécifique assez considérable , non déterminé , inodore , légèrement styptique , excite la salivation.
Exciter les vomissemens.
— Boissons albumineuses abondantes.
— Antiphlogistiques.
Sulfure de mercure. Cinabre , vermillon ; en masses amorphes ou en poudre, d’un rouge plus ou moins vif; cristallisant en masses aiguillées, fibreuses ou en prismes hexaèdres ; inodore ; saveur analogue à celle du précédent, mais plus prononcée. — Poids spécifique— 10,218.
Sa poudre bien préparée donne le vermillon dit de Hollande.
Provoquer les vomissemens.
Boissons albumineuses.
Antiphlogistiques.
Nous n’avons pas connaissance que des empoisônnemens par cette substance aient été constatés sur l’homme.
Sulfure d’antimoine hydraté , Kermès, poudre légère, d’une couleur rouge violacée, saveur particulière
Le Kermès n’est un poison que quand il est pris à forte dose. On doit alors faciliter les vomissements qu’il excite, don-