‹ Traité élémentaire des réactifsChapitre 47 sur 69 · DES ACIDES MINÉRAUX, VEGETAUX ET ANIMAUX · texte numérisé non relu

DES ACIDES MINÉRAUX, VEGETAUX ET ANIMAUX

RÉACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAIT

CES SUBSTANCES

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Éi

La solution de soude , même concentrée, nTest pas précipitée parl’hydrochlorate de platine*, les sels formés par les acides avec la soude, diffèrent beaucoup de ceux formés avec la potasse. ( Ployez les sels de soude: sulfate , hydro chlorate , nitrate, acétate J.

L’acide sulfurique donne , avec avec sa solution, un précipité presque’insoîuble dans l’acide nitrique, recueilli sur un filtre lavé et séché, traité au chalumeau, il donne' à la flamme une couleur rouge pourpre.

L’acide nitrique forme avec la baryte un sel soluble qui, mis dans l’alcool, donne à ce liquide la propriété de brûler avec une flamme pourpre.

La conversion de la strontiane en sels, et l’examen des propriétés de ces sels , est encore un moyen de reconnaître cette base. ( T-oyez iés sels de strontiane).

La chaleur à l’aide du charbon, ramène cet oxide à l’état de métal qui se condense sur les parois du vase, si l’on emploie une cornue. {Voyez arsenic).

Mis sur les charbons ardents il se volatilise en donnant naissance à une vapeur blanche, ayant une odeur alliacée désagréable. On peut réduire l’ackle arsénieux en arsénite , en le traitant à chaud, par la potasse ou la soude ; le précipité, que ce sel produit dans la solution de sulfate de cuivre, est vert pomme , f vert de sckeele ) séché -, chauffé sur des charbons , il donne une

odeur d’arsenic.

La solution de l’acide arsénieux est précipitée en jaune , par l’ hydrogène sulfuré, le précipité sulfure d’arsenic , orpin , devient surtout apparent en ajoutant un aide en excès.

Les hydrosulfates produisent dans la solution d’acide arsénieux un semblable précipité ; mais il faut ajouter un acide pour déterminer la précipitation du sulfure; sans cet excès d’acide le précipité n’a pas lieu, etc.; l’acide détermine aussi la précipita»

5o6 QUATRIEME SÊCTÏOîT,

NOMS DES POISONS

LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.

SECOURS A DONNER

un i5me. L’eau quia dissous ces quantités d’acide arsénieux , rougit le tournesol ;

• — l’alcool et l’huile en dissolvent un70me ou un 8oeme. — Il se combine aux bases , et forme des sels ( Arsenites')

v . - -iHI

Même traitement que pour le précédent.

— L’eau chaude en grande quantité!

Acide arséniqtje. Solide, blanc ineristallisable , très-caustique, rougissant fortement le papier de tournesol , plus vénéneux que l’acide arsénieux à cause de sa grande solubilité \ il est même déliquescent. — Plus pesant que l’eau , — à une forte chaleur il passe à l’état d’acide arsénieux, donne des vapeurs blanches , développant une odeur alliacée il se combine aux oxides métalliques et forme des sels ( Arséniates ).

Acide Hydroclorique. Acide muriatique , esprit de sel , gazeux, blanc, invisible , incolore , rougit les couleurs bleues végétales , ■ — odeur suffocante sui generis , éteint les corps en combustion, attire l’humidité de l’air, et prend alors la forme de vapeurs blanches. Poids spécique = 1,24. , l’eau en dissout 464 fois son volume. Cette solution constitue V acide hjdrochlorique liquide blanc •, jaune si c’est de l’acide de commerce , dégageant , l’un et l’autre , des vapeurs blanches, rougissait le tournesol, ayant une odeurstf ü>cante , une saveur acide caustique

Eau alcaline légère , et mieux un lait de magnésie.

- — Boissons albumineuses abondantes.

— Les adoucissants et les anti-phlogistiques.

TJE'S ACIDES MINÉRAUX, VEGETAUX ET ANIMAUX. 5*0 T'"

RÉACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE

CES SUBSTANCES

tion d’une quantité de soufre ? mais H est facile de reconnaître si le précipité produit est du soufre ou de l’orpiment. ( £ 'o;yez ces mots).

L’eau de chaux de baryte de strontiane , déterminent un précipité, blanc qui, recueilli sur un filtre lavé, séché et exposé au contact de^ la chaleur sur des charbons ardents , donne des ■vapeurs argénicales.

Essayé par le sulfate de cuivre, on obtient, au lieu du vert de scheele un précipité bleuâtre qui, échauffé après avoir été lavé et séché, donne des vapeurs blanches d’une odeur alliacée.

La solution de nitrate ddargent, dans laquelle on fait passer du gaz acide hydrochlorique, ou l’on verse de cet acide liquide, donne un précipité blanc cailleboté qui, lavé et seclié à l’ombre , est insipide , inodore , insoluble dans un excès d’acide nitrique concentré , soluble dans l’ammoniaque , d’où l’on peut le séparer par l’évaporation, sons forme de cristaux de couleur jaune brunâtre, (chlorure d’argent cristallisé) humide et exposé à l’air, le chlorure d’argent passe au violet, il est alors plus difficilement soluble dans l’ammoniaque , une partie même du précipité reste à l’état, d’argent métallique qu’ou trouve au fond du vase ; le chlorure d’argent peut être ramené à l’état métallique , en le chauffant dans un vase de fonte, avec une petite quantité d’eau, ou avec de la potasse. Les sels de mercure avec l’acide hydroclorique donnent : le proto-nitrate , un précipité blanc soluble dans l’eau, proto-chlorure de mercure, le deutqnitrate de sublimé corrosif, soluble dans l’eau , etc.

La combinaison de cet acide avec les hases, forme des sels qui / se font facilement reconnaître {Vçyez l’histoire des liydroehlorates). La chaleur qui le volatilise peut aussi servira le luire reconnaître.

QUATRIÈME SECTION-

NOMS DES FOI SONS

LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.

Acide hydrosijleurique. Hydrogène sulfuré , gazeux, il est incolore, invisible, ayant une odeur d’œufs pourris trèsprononcée, — il éteint les corps en ignition, — rougit le tournesol, le décolore. (La chaleur fait reparaître la couleur). Poids spécjlique=i, 19. L’eau en dissout, à la température ordinaire , 3 fois son volume ; elle acquiert une odeur fétide , désagréable , semblable à celle du gaz. Cette solution est connue aussi sous le nom d'Eau hydro suif urée..

Acide nitrique. (Eau forte) , blanc, lorsqu’il est pur-, (celui du commerce est jaune), transparent ; concentré, il laisse toujours dégager des vapeurs, d’une odeur s ni genens ; — saveur acide trèscaustique , il rougit fortement le tournesol ; poids spécifique =i,554 '• il corrode la peau en là jaunissant.

Acide piiosphorique. Solide , vitreux, fixe , blanc transparent; aspect cristallin, rougissant fortement le papier et la teinture de tournesol. Poids spécifique = 2,85, inodore, très-caustique.

A l’état liquide , il est blanc , fortement

SECOURS A DONNER

Faire respirer du chlore étendu d’air j et avec précaution ; exposer le malade à un air vif. Donner à 1 intérieur une petite quantité d’une solution légère de chlore; une partie de chlore liquide saturé , sur 100 parties d’eau, (Ce moyen employé, par l’un de nous, a parfaitement réussi). Une solution légère de sous-chlorure dechaux. 5o parties d’eau,

1 de sons-chlorure de chaux, peut être donnée à très-petite dose. Secours généraux pour ranimer l’action vitale.

La solution d’eau hydrosulfurée , prise en très-grande quantité , exigerait des soins semblables. On peut cependant prendre à l’intérieur des eaux hydrosulfurées. ( Ex. , les eaux de Barrèges d’Enghien , etc.)

Eau chargée de magnésie en grande quantité, (ou de craie à défaut de magnésie, — solutions alcalines non caustiques.

• — Blanc d’œufs ou gélatine délayés en grande quantité dans l’eau.

Les boissons adoucissantes en grande quantité , les antiphlogistiques les plus puissants.

Eau chargée de craie et mieux de magnésie en grande quantité.

- — Blanc d’œufs ou gélatine délayés dan» l’eau.

— Boissons adoucissantes .

— An t i p hlogis ti que s .

DES ACIDES MINÉRAUX, VEGETAUX ET ANIMAUX. 5ü()

REACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE

CES SUBSTANCES

Les solutions d’argent , de mercure, de bismuth sont précipitées en noir par ce réactif’.

L’acide arsénieux est précipité en jaune , il est nécessaire d’ajouter un léger excès d’acide, (acétique, sulfurique, liydroclilorique) qui détermine plus vivement la précipitation.

Le chlore, l’acide nitreux précipitent le soufre de l’acide hydrosulfurique.

La chaleur le réduit en vapeurs.

La potasse combinée à l’acide nitrique , donne un sel (nitrate de potasse) facile à reconnaître. (P'cysz ce sel dans l’ouvrage).

Le cuivre mis en contact avec cet acide le décompose et donne lieu à un dégagement de vapeurs rouges. ( rut lantesj deutoxide d’azote , qui absorbe l’oxigène de l’air pour passer à l’état de gaz acide nitreux.

La combinaison de l’acide nitrique avec toutes les bases salifiable donne des sels (nitrates) qui peuvent, au besoin, faire reconnaître cet acide.

Chauffé a\ec du charbon, dans un creuset de terre, à une haute température, il y a dégagement de gaz oxide de carbone ou d’acide carbonique, et de phosphore qui brûle avec flamme en répandant une légère odeur d’ail qui lui est particulière.

L’eau de chaux décèle l’acide pliosphorique qui, en très-petite quantité , est démontré par un précipité floconneux. Demitrans-

QUATRIEME SECTION

N O M S DES POISONS

LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.

«cule , se colorant à l’air comme l’acide, sulfurique.

SECOURS A DONNER

t>lVlS°n.

décides végétaux.

Aciue sulfurique concentré. Huile de vitriol , liquide , incolore quant il est bic u pur , noirâtre quand il est altéré par des matières organiques ; oléagineux, d un poids spécifique de 1,845, rougit fortement les couleurs bleues végétales ; ti es-caustique , charbonne les matières végétales et animales ; mêlé à l’eau il donne lieu àj un dégagement de chaleur, qui peut porter la température jusqu’à 1000 ( eau bouillante).

Acide citrique. H eide du citron. Solide , blanc J transparent ; il cristallise en prismes rhomboedaux , dont les angles solides sont de 6o° à 120° , terminés par quatre faces trapézoïdales très-acide, rougit le papier bleu de tournesol et les teintures bleues végétales, — contient un 6™e d’eau, de cristallisation ; soluble dans 0,76 d’eau, la chaleur le décompose comme les substances végétales.

Mêmes secours que pour l’acide pli osphorique.

L’un de nous a essayé (avec beaucoup de succès , sur un russe qui venait d’avaler de l’acide sulfurique ,) de provoquer des vomissements abondants par une grande quantité d’une solution de sous- ; carbonate de soude très-étendue, ensuite' des mucilages et du lait. « L’eau dégage » lorsqu’on la mêle avec de l’acide sul- » furique , une grande quantité de calo- » rique, ne serait-il pas convenable de « donner. dans les premiers moments, de » la magnésie suspendue dans l’huile 1 »

Magnésie délayée dans l’eau; au défaut de magnésie on peut employer la craie, ou de l’eau légèrement alcalisée par le sous carbonate de soude.

—-Les adoucissants.

« L’acide nitrique n’est poison que » quand il est pris en trop grande quan- » tité , c’est-à-dire , en solution concen- » trée ».

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RÉACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE

CES SUBSTANCES

lucide très-volumineux ; ce phosphate recueilli sur un filtre lavé et séché , est soluble dans l’acide nitrique sans effervescence. Le phosphate de chaux chauffé fortement, au chalumeau, est indécomposable : dans un creuset de ten-e il se vitrifie.

Les nitrates d’argent , de mercure , de plomb , sont encore des réactifs qui font reconnaître l’acide phospliorique ( Voyez ces articles ).

Une température très-élevée le réduit en vapeurs blanches , très-âcres , d’une odeur particulière , causant une grande altération dans l’économie animale ; à une température plus élevée encore , décomposable en acide sulfureux et en oxigène; chauffé a ioo° avec des matières organiques ou du charbon fin , il dégage beaucoup d’acide sulfureux.

La baryte et ses sels sont précipités par cet acide en un sulfate inodore , insipide, insoluble dans l’eau, réductible par le charbon en sulfure d’oxide de barium.

L’acétate de plomb peut être employé comme réactif de cet acide . ( Voyez ces mots ).

Le caractère principal de l’acide citrique est de ne pas donner de précipité lorsqu’on ajoute, dans sa solution, de l’hydro-clilorate dépotasse • « l’acide tartrique, quia le plus d’analogie avec l’acide citrique ne présente pas ce caractère ».

QUATRIÈME SECTION

NOMS DES POISONS

LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.

Acide oxalique, ( Acide du sucre).

Solide , blanc , cristallisable eu prismes quadrangulaires à sommets dièdres, contenant 27,centmes d’eau de cristallisation; il rougit fortement le tournesol ; saveur l très-acide, décomposé par la chaleur I comme les substances végétales.

Acide tartrtotte. ( Tari areux , tartarique ). Solide , blanc , transparent, lames ou prismes hexaèdres . inaltérable à l’air, (quand il est privé d’acide sulfurique ), contenant i3 parties d’eau de cristallisation, liquide à ioo° centigrades, il bout à i2o°, chauffé' à un plus haut degré il

SECOURS A DONNER

Même traitement que pour l’acide nitrique .

» L’acide oxalique est quelquefois un « poison, parce qu’il est impur et sali et par la présence de l’acide nitrique qui « a servi à le préparer , pris à petite dosO » il n’est pas dangereux ».

Même traitement que pour les acides citrique et oxalique.

«N’est pas regardé comme poison, il » ne le serait que s’il était pris en solu- » tion concentrée ».

se décompose et donne lieu à un acide particulier, Acide pj ro - ta r trique.

3e d v. son Acide hydrocyanique. Acide prus- J — sique. Liquide, transparent, incolore;

Acides saveur d’abord fraîche , ensuite irritante ? animaux rougissant le tournesol, — odeur forte, très-délétère ; lorsqu’il est mêlé à une très-grande quantité d’air, son odeur ressemble à celle des amandes. Poids spé- ! edeque de 0.7, à 0,76.5, très-volatil, se ! congèle au dessous de i5°, versé sur du S papier uiie partie se volatilise , tandis S que l’autre reste cristallisée.

Soluble dans l’eau , plus soluble dans l’alcool , il s’enflamme à l’air par l’approche d’un corps -en ignition. «L’acide » que nous décrivons est l’acide de M>

» Gay-Lnssac; l’acide médicinal est le] » même, étendu d’eau; il est moins éner- ] » gique ».

Prendre un émétique; faire usage d’huile de térébenthine et de tous les excitans qui peuvent réveiller la sensibilité et la contractilité..

L’alcali volatil , suivant le docteur Muray, est un anlidoio sûr, de l’acide liydrocyanique.

On ne doit prendre cet alcali qu’avec ménagement, 10 à 12 gouttes dans un verre d’eau.

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