‹ Traité élémentaire des réactifsChapitre 57 sur 69 · POTASSIUM · texte numérisé non relu

POTASSIUM

Mr" Thénard et Vauquelin ont reconnu que le potassium

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pouvait servir à démontrer la présence ^îu phosphate éfe eli au v , lors même que sa quantité était moindre qu’un demi milligramme. On opère delà manière suivante : La substance que l’on soupçonne contenir un pliospliate étant desséchée et mise en poudre , on la mélange avec deux fois son volume, environ, de potassium 5 on introduit le tout avec une baguette de vërre au fond d’un petit tube éprouvette , et l’on chauffe fortement 5 le mélange acquiert une couleur brune , et dégage dès qu’on le met en contact avec quelques gouttes d'eau , le gaz hydrogène phosphoré reconnaissable à son odeur et à ses propriétés chimiques.

Mr Berzélius , en essayant de réduire l’acide fluorique par le potassium , paraît être parvenu à obtenir les métaux de la silice de la zircône et des autres terres. Il a examiné particulièrement les propriétés du silicium Ce métal chauffé au rouge et mis en contact avec la vapeur de soufre, devient incandescent. Si la combinaison est complète , elle est sous forme d’une masse blanche, terreuse , elle décompose l’eau avec une extrême rapidité. Il se dégage du gaz hydrogène sulfuré, et l’eau dissout la silice. On peut obtenir cette solution tellement concentrée qu’elle s’épaissit pendant l’évaporation , se coagule, et laisse déposer quelques portions de cette terre sous la forme d’une masse gélatineuse transparente.

Le silicium s'enflamme à une chaleur rouge dans le chlore, il en résulte un liquide sans couleur, ou un peu coloré en jaune, d’une odeur qui r appelé le cyanogène , ce liquide est extrêmement volatile, mis dans l’eau il se fige et laisse déposer la silice en gelée. Le silicium que Mr Berzélius avait envoyé -à M. Dulông , et que nous avons vu à la société philomatique, était en poudre brune. Mr Berzélius indique le procédé suivant pour obtenir ce métal. Le fluate double de silice et de potasse ou de soude, chauffé à la température voisine du rouge pour en chasser toute l’eau hygro-m étriqué , est introduit dans un tube fermé d’un bout 5 on y introduit également des morceaux de potassium qu’on mêle avec la poudre en les

Appendice,

chauffant jusqu’à foudre le métal, et en frappant légèrement le tube. On cliauffe à la lampe cl avant la chaleur rouge , il se produit une légère détonation , le silicium est réduit. On laisse refroidir la masse, on la traite par l’eau tant que celle-ci peut dissoudre quelque cliose. On observe d’abord un dégagement de gaz hydrogène, parce rru’il s’est formé du siiiciure de potassium qui ne peut exister dans l’eau. La substance obtenue est un hydrure de silicium que l’on cliauffe dans un creuset de platine couvert jusqu’à la température rouge, eu augmentant le feu par degrés. L’hy. drogène seul s’oxide , et le silicium reste à l’état de pureté. Ce métal n’est plus alors susceptible de brûler dans le gaz oxigène.

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