Νυστάζειν : laisser tomber la tête en s'assoupissant
Ce
être somnolent. Au sens figuré, ce verbe se dit du nonchalant, qui est comme endormi.
Le plaisir d'être riche ne tient personne éveillé; mais tu verras que la peine d'avoir fait une perte empêche toujours de dormir. — Oui; et tu verras aussi que le plaisir de recevoir ne permet pas non plus à personne de s'assoupir, τῶν... πλουτούντων οὐδεὶς ἀναγχάζεται do’ ἡδονῆς ἀγρυπνεῖν. τῶν δὲ ἀποβαλλόντων τι ὄψει οὐδένα δυνάμενον καθεύδειν ὑπὸ λύπης. --- Μὰ Δί᾽... οὐδὲ γε τῶν λαμθανόντων τι νυστάζοντα οὐδένα ἂν ἴδοις ὑφ᾽ ἡδονῆς. (Χέη., Cyropédie, NII, 3, 43.) — Le plus grand avantage de cette étude est qu'elle éveille l'esprit naturellement assoupr et paresseux, τὸ δὲ μέγιστον, ὅτι τὸν νυστάζοντα za ἀμαθῆ φύσει ἐγείρει. (Plat., Lois, T47 B.)
LIIL DOULEUR.
— ᾽Αλγηδών (qui équivaut, en prose, à ἄλγος, poétique) : douleur physique. ᾿Αλγεῖν : souffrir, au physique et au moral; ἀλγεινός : qui fait souffrir ; περιαλγήῆς : qui souffre beaucoup; ἀναλγῆς : qui ne souffre pas (distinct de ἀναίσϑητος : quine sent pas et qu'on ne sent pas. [Voy. ὃ 800.
Ni douleur, ni plaisir, μήτε ἀλγηδὼν μήτε τις ἡδονή. (Plat. Phédon, 635 GC.) — Examinons si l’on souffre plus à commettre
l'injustice qu'à la subir, σχεψώμεθα, ἄρα... ἀλγοῦσεο μᾶλλον οἵ ἀδιχοῦντες ἢ οἱ ἀδιχούμενο!. (Plat., Gorgias, 475 Β.)
. ---- Ὀδύνη : douleur vive el subile. ᾿Οδυνᾶσθαι : éprou-
ver une douleur vive et subile ὄδυνηρός : qui cause cette douleur; περιωδυνία : douleur aiquë ; περιώδυγος : qui Cause une douleur aiquë.
N'entends-tu pas dire à ceux qui éprouvent une douleur aiquë qu'il n'est rien de plus agréable que de cesser de souffrir ? οὐχοῦν χαὶ TOY περτωδυνία τινὶ ἐχομένων ἀχούεις λεγόντων, ὡς οὐδὲν ἥδιον τοῦ παύσασθαι ὀδυνωμένων : (ΡΙαί., République, 583 D.)