LXXV. FRAPPER
396. — Παίειν : porter un coup (on considère surtout l'action de celui qui frappe, et sa responsabilité).
Alors, je t'ai frappé : c'est la vérité, ἐνταῦθα ἔπαεσά, σε’ ἀληθῆ λέγεις. (Xén., Anabase, V, 8, 10.)
397. — Τύπτειν : frapper (on considère surtout celui qui est frappé et les conséquences de l'acte).
Peut-être te frappera-t-on, même au visage, pour t'humilier,
χαὶ σε ἴσως TURTAGEL τις χαὶ ἐπὶ χόρρης ἀτίμως. (Plat., Gorgias,
398. — Πλήττειν : frapper.est poélique au sens propre. Mais πληγῇ : coup recu, est usité en prose. Πλῆχτρον : plectre.
Quand je vois un homme qui, dans un àge plus avancé, s'occupe encore de philosophie, au lieu d'y renoncer, il me fait l'effet de vouloir des COUPS, ὅταν... δὴ πρεσ ὀύτερον ἴδω ἔτι φιλοσο-
φοῦντα χαὶ μὴ ἀπαλλαττόμενον, ns μοι δοχεῖ ἤδη δεῖσθαι... οὗτος ὁ ἀνήρ. (Plat., Gorgias, 485 C.)
399. --- Πατάσσειν : frapper, battre avec bruit. Πάταγος : bruit produit par deux corps qui s'entre-choquent. [Voy. ὃ 76.] .
Sache endurer la honte d'éfre ainsi frappé (il s'agit d'un soufflet), ἔασόν τινα... σύ γε θαρρῶν πατάξας τὴν ἄτιμον ταύτην πληγήν. (Plat.; Ce :521:D5
400. — Βάλλειν : frapper de doin, atteindre (avec une pierre, une javeline, une flèche, ete.).
ἊΣ δ "de FRAPPER. 95;
401. — Κόπτειν : frapper à coups répétés, et aussi abattre en frappant. Κόπτεσθαι : se frapper, en signe de deuil, La tête, la poitrine.
Τ| 56 rendit chez Léontiadès ; ayant frappé à la porte, il dit. ἐπορεύετο ἐπὶ τὴν τοῦ Λεοντιάδου οἰχίαν" κόψας δὲ τὴν θύραν, εἶπεν... (Xén., Helléniques, \, 4, 7.) — Abattre des arbres : δένδρα χόπτειν. Donc, κόπτειν χώραν : abattre les arbres d'un pays ennemi (τέμνειν signifie couper les moissons).
REMARQUE. — Selon Moœæris, κόπτειν τὴν θύραν signifierait frapper à la porte pour demander à entrer; et Ψοφεῖν τὴν θύραν : frapper à la porte pour avertir les passants qu'on va l’ouvrir; mais cette distinction ne semble pas fondée, car peut-être les portes ne s'ouvraient-elles qu'exceptionnellement äu dedans sur le dehors.
402. — Κρούειν (moins fort que χύπτειν) : frapper de facon à ébranler; mouvoir en frappant, d'où toucher les cordes d'un instrument (avec le plectre). Kpodots : jeu d'un instrument à cordes. Κροῦμα : air joué sur un instrument à cordes. [Voy.$ 118, R°.)
Hippocrate donnait dans ma porte de grands coups de bâton, Ἵπποχράτης... τὴν θύραν τῇ βαχτηρία πάνυ σφόδρα ἔκρουε. (Plat. Protagoras, 310 ΔΑ.) — Quand tu prends ta lvre, ni ton père ni ta mère ne t'empèêchent d'en foucher les cordes avec le plectre, ἐπειδὰν... τὴν λύραν λάδης, οὐ διαχωλύουσί σε οὔθ᾽ ὁ πατὴρ οὔθ᾽ ἡ μήτηρ... Ἀρούειν τῷ πλήχτρῳ. (Ρ]αί., Lysis, 209 B.) --- Réciter, chanter avec accompagnement d'un instrument à cordes :λέγειν, ἄδειν παρὰ Ἀροῦσιν.
REMARQUE. — On voit par le premier de ces exemples qu'il n’est pas exact, comme l'ont prétendu certains atticistes, que les Attiques aient dit κόπτειν τὴν θύραν, mais non xpoberv τὴν θύραν.
403. — Πταίειν : heurter pour ébranler ou renverser; | d'où, au neutre, donner contre un obstacle, échouer. Πταῖσμα : faux pas, échec.
En cas d'échec, ἄν ποτε συμβῆ τι πταῖσμα. (Démosth., X, 13.)