‹ Traite elementaire des synonymes grecsChapitre 82 sur 256 · Εἶναι : être, exister · texte numérisé non relu

Εἶναι : être, exister

Il éfail un temps où les dieux existaient, mais où il n'existait pas encore d'espèces mortelles. Quand fut venu le temps, où elles devaient naîlre à leur tour, nv ποτε χρόνος, ὅτε θεοὶ μὲν ἤσαν, θνητὰ δὲ γένη οὐχ ἣν. ᾿Επειδὴ δὲ χαὶ τούτοις χρόνος ἦλθεν εἰμαρμένος γενέσξως... (Plat, Prolagoras, 320 C.)

REMARQUE. — Au francais élre {ce livre es{ sur la table: la maison es{ Sur la route; cette ville esf en Grèce, etc.) corresponpondent des verbes d'un sens plus précis, par exemple τίθεσθα!: Ou χεῖσθα:, οἰχοδομεῖσθα!:, οἰχεῖσθα!:, etc. La phrase mème justifie l'emploi de ces verbes οἱ précise la nuance, [Vov. ὃ 507, 111].

246. — Iepurévar : étre devenu par suite d'un développement naturel, éfre naturellement. γον. ὃ 676. Φύσις : nature, Edgvñs : qui a des dispositions naturelles pour. ᾿Αφυής : qui n'a pas de dispositions naturelles pour.

Ne te semble-t-il pas que la partie divine de notre être es/ naturellement faite pour commander et être maîtresse ; la partie mortelle, pour obéir et être esclave? οὐ δοχεῖ σοι τὸ μὲν θεῖον οἷον ἄρχειν τε χαὶ ἡγεμονεύειν πεφυχέναε, τὸ δὲ θνητὸν ἄρχεσθαί τε χαὶ δουλεύειν : (Plat., Phédon, 8) À.

247. — Τυγχάνειν : étre par hasard, se trouver, échoir. Τύχη : hasard. νον. ὃ 462.) La prytanie élail alors échue à la tribu Antiochis, ἔτυχεν ἁμῶν ἡ φυλὴ ᾿Αντιοχὶς πρυτανεύουσα. (Plat., Apologie, 32 B.) REMARQUE. — Il ne faut pas confondre τυγχάνειν, qui signifie le hasard, Vévenlualilé, avec γινδυνεύειν, qui signifie la probabilité.

Te... dote À TT LE T » PQ,

llest bien probable que tu dis vrai, χενδυνεύεις ἀληθῆ... λέγειν. (Plat., Banquet, 205 D.)

--- Ὑπάρχειν : élre à la disposilion de, étre assuré à. [Voy. ὃ S 671.|

Il faut qu'un salaire soil assuré à qui voudra bien exercer le

pouvoir ; Ou une amende, à qui ne l'exercera pas, μισθὸν δεῖν ὑπάρ-

χεῖν τοῖς μέλλουσιν ἐθελήσειν ἄρχειν..., ἢ ζημίαν, ἐὰν μὴ ἄρχη- (Plat., République, 347 A.

XLVIIF DEVIN, ORACLE

. — Χρῆῇσαι: rendre un oracle. XpäoBat : se faire rendre

un oracle, consulter un oracle.

Quand Aleméon, fils d'Amphiaraus, errait après le meurtre de sa mére, Apollon, dit-on, rendit un oracle lui enjoignant

? a = HSE ἢ LA = ΄ = , 1 \ d'habiter ce pays, λέγεται. . ᾿Αλχμέωνι τῷ ᾿Αμφιᾶρεω, ὅτε τς ἀλᾶσθαι αὐτὸν μετὰ τὸν φόνον τῆς μητρός, τὸν ᾿Απόλλω ταύτην τὴν

γῆν χρῆσα" οἰχεῖν. (Thucyd., Il, 102, 5.) — Cylon consulta l'oracle de Delphes, et le dicu lui répondit de s'emparer de l’acropole d'Athènes, pendant la plus grande fête de Zeus, χρωμένῳ δὲ τῷ Ἰζύλωνι ἐν Δελφοῖς ἀνεῖλεν ὁ θεὸς ἐν τῇ τοῦ Διὸς τῇ μεγίστη ἑορτῇ χαταλαθεῖν τὴν ᾿Αθηναίων ἀχρόπολιν. (Thucyd., I, 126, 4.)

— Μαντεύεσθαι : faire acle de devin inspiré (μάντις), prédire et aussi consuller un devin, un oracle; μαντεία : prédiction (abstrait); μαντεῖον : prédiction (concret.)

Voilà ce qu'avant de quitter ce tribunal, je vous prédis, à vous qui m'avez condamné, ταῦτα μὲν οὖν ὑμῖν τοῖς χαταΨψηφισαμένοις μαντευσάνμενος ἀπαλλάττομαι. (Plat, Apologie, 39 D.) — Vos ancètres, puis le reste des Amphictvons consullèrent le dieu sur le châtiment qu'il fallait appliquer à ces hommes, οἱ ὑμέτεpot πρόγονοι, ἔπειτα χαὶ οἱ ἄλλοι ᾿Αμφιχτύονες, μαντεέαν ἔμαν τεύσαντο παρὰ τῷ θεῷ, τίν: χρὴ τιμωρία τοὺς ἀνθρώπους τοὶ

μετελθεῖν. (Eschine, II, 107.)

— ᾿Ἀναιρεῖν : répondre (en parlant d'un oracle.)

Chéréphon osa demander à la Pythie s'il y avait un homme plus sage que moi. Elle répondit qu'on ne saurait trouver per-

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