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CHAPITRE II

connus de tous les astronomes, a combiné une chambre claire, basée sur un système entièrement différent de celui de tous les autres instruments du même genre.

La fig. 46 représente l’instrument tel qu’on peut l’employer avec un microscope amené dans l’horizontale, la pièce F étant engagée dans le tube du microscope.

Si le microscope est vertical, on emploie une pièce de raccord représentée dans la fig. 47. La pièce H est engagée dans le tube

Fig. 47.

du microscope et la chambre claire est montée à l’extrémité G. On comprend que les rayons arrivant de l’objet par le tube II sont réfléchis en N et dirigés vers la chambre claire.

Quant à l’instrument lui-même, rien n’est plus simple que sa construction, représentée en coupe verticale dans la fig. 48, et une

Fig. 48.

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simple inspection du dessin suffit pour faire comprendre la disposition adoptée par l’opticien.

MICROSCOPES COMPOSÉS

Les rayons lumineux arrivent de l’objet à travers la lentille C et tombent sur le petit miroir argenté A, à la surface duquel ils se réfléchissent sur la glace B à faces parallèles, et de là, à l’ouverture E, parviennent à l’œil de l’observateur.

L’image se trouve alors projetée au pied de l’instrument, sur le papier que l’œil voit directement dans la verticale par l’ouverture E.

En D sont deux petites lentilles à long foyer que l’on peut interposer, ensemble ou séparément, entre l’œil et le papier, suivant les circonstances.

Pour les forts grossissements, au-dessus de 500 diamètres, on remplace la glace transparente B par une glace teintée, aussi à faces parallèles.

On voit que cette chambre claire s’emploie sans oculaire ; mais, en général, le grossissement obtenu est trop considérable, et l’image ne serait qu’en partie comprise dans le champ de l’instrument si le docteur Hofman n’avait donné le moyen de lui faire subir plusieurs diminutions, grâce à la pièce additionnelle représentée dans la fïg. 49. Cette pièce porte deux lentilles plan-convexe de longueur

Fig. 49.

focale différente nos 2 et 3, et peut être engagée dans le tube II (fig. 47). Elle pénètre, par conséquent, dans le tube du microscope. En adaptant la lentille n° 3 toute seule, on obtient une première diminution de l’image. Si celle-ci sort encore du champ de la chambre claire, on peut employer la lentille n° 2 isolément, et si celle-ci ne suffit pas, combiner les deux lentilles pour obtenir une diminution suffisante de l'image (!). »

Nous avons essayé cet instrument avec la plus minutieuse at-

(’) Pelletan, Journal de Micrographie, 1880.

tentîon, et nous n’hésitons pas à dire qu’il est de beaucoup supérieur à tous les autres. Cette chambre claire a surtout le grand avantage de montrer la pointe du crayon avec la plus grande netteté, en même temps que les plus fins détails de la préparation. Le dessin se fait ainsi sans fatigue, et avec une extrême facilité; et tous ceux qui ont employé les chambres claires à prismes ou à miroir percé savent quelle difficulté il y a pour percevoir à la fois les deux images du crayon et de la préparation.

Enfin la combinaison du docteur Ilofman permet de porter remède à un grave inconvénient des chambres claires en général : je veux parler de la grandeur exagérée de l’image projetée sur le papier et de la diminution du champ qui en résulte. Grâce aux lentilles additionnelles, le micrographe est absolument maître de l’image, il l’agrandit ou la réduit à volonté. En somme, cet appareil approche beaucoup de la perfection, et nous ne doutons pas de le voir bientôt adopté par tous les micrographes.

Des spectroscopes. — Les spectroscopes dits à vision directe sont les seuls employés en micrographie; on sait que ces instruments sont formés par plusieurs prismes de substances différentes

Fig. 50.

accolés les uns aux autres. Chaque prisme ayant un pouvoir réfringent différent permet de compenser par leur association la

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déviation que chacun d’eux ferait subir au rayon lumineux, tout en laissant la dispersion se produire.

La combinaison la plus employée est celle qui porte le nom de Sorby; nous représentons l’instrument tel que le construit M. Prazmowski (fig. 50). Cet instrument s’adapte sur le microscope en guise d’oculaire.

Une fente variable peut à volonté être augmentée ou réduite par le bouton placé sur le côté. Au-dessus de la fente sont logés le prisme et une lentille achromatique ; au-dessous de la fente variable se trouve un petit prisme à réflexion totale, disposé de façon à masquer la moitié de la fente du spectroscope et permettant de faire parvenir dans cette fente les rayons lumineux réfléchis par le miroir mobile extérieur.

Nous reviendrons plus loin sur la manière d’employer cet instrument.

Des micromètres. — Les micromètres servent à mesurer soit le grossissement donné par les objectifs, soit les dimensions réelles des objets microscopiques.

Les seuls micromètres employés maintenant consistent en des plaques de verre sur lesquelles sont tracés, à l’aide de la machine à diviser, des traits parallèles d’un écartement connu; 0m, 001 peut ainsi être exactement divisé en 100, 200, 500 et même 1000 parties égales.

Cette plaque micrométrique s’emploie tantôt sur la platine du microscope, au lieu et place de la préparation : c’est alors le micromètre objectif; ou bien elle se met dans l’oculaire] : c’est le micromètre oculaire.

Micromètre objectif. — La plaque de verre divisée s’enchâsse le plus ordinairement dans une lame de laiton; elle peut aussi s’appliquer sur une lamelle porte-objet ; nous parlerons plus tard de son usage.

Micromètre oculaire. — Dans celui-ci, la plaque divisée se place entre les deux lentilles de l’oculaire, de telle façon que l’œil puisse percevoir nettement les divisions de la plaque. Mais, comme ce point varie avec la vue de chaque observateur, il convient de rendre

cette plaque mobile Fig. 52.

de bas en haut. Pour obtenir ce résultat, la lentille supérieure de l’oculaire est rendue mobile et peut être maintenue à la place voulue par une douille à vis.

Compte-globules. — Les médecins font souvent usage maintenant d’appareils qui permettent de compter les globules sanguins que contient une quantité déterminée de sang.

M. Vérick a eu l’idée de réunir dans une petite trousse (fîg. 51) les objets nécessaires à cette opération.

Les deux instruments principaux contenus dans cette trousse sont le mélangeur Potain et la chambre humide de Malassez.

Mélangeur Potain ( fig . 52). — Cet instrument se compose d’un fin tube capillaire en verre présentant sur son trajet, au voisinage de l’une de ses extrémités, une dilatation ampullaire, dans l’intérieur de laquelle se trouve une petite boule en verre, parfaitement mobile. A l’une des extrémités du tube, on adapte un petit tuyau de caoutchouc:

MICROSCOPES COMPOSÉS

l’autre extrémité du tube est effilée en pointe. Cet appareil représente donc en somme une pipette graduée très exactement, de telle sorte que la capacité de la partie dilatée soit 100 fois plus grande que la capacité de toute l’étendue du tube capillaire, depuis l’ampoule jusqu’à l’extrémité terminée en pointe. Un trait placé de chaque côté du renflement indique d’une façon précise le niveau auquel les proportions se trouvent exactes.

Les graduations sont faites de telle sorte que l’on peut obtenir des dilutions sanguines au yj, au et jusqu’au ce qui est très suffisant.

Nous verrons plus tard quel est le mode d emploi de cet appareil

Chambre humide graduée de Malassez ( fi g . 53). — Celle-ci a

Fig. 53.

été combinée de façon que, le couvre-objet reposant sur des vis que l’on peut faire saillir plus ou moins au-dessus du porte-objet, on peut obtenir une lame de mélange sanguin d’une épaisseur déterminée. D’un autre côté, le porte-objet portant à sa surface un réseau micrométrique (fig. 54), il est facile de limiter avec précision des étendues déterminées de la préparation et de compter facilement les globules sanguins. En général, les chambres humides sont réglées pour donner des préparations de { ou de de millimètre d’épaisseur. Le réseau micrométrique est formé de rectangles ayant } de millimètre de haut sur - de millimètre de large : ils sont

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